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Publié le 2 Décembre 2009

Chére(e)s ami(e)s lecteur(s) et lectrice(s)


Une journaliste sérieuse de M6 m'a contacté et recherche des couples acceptant de témoigner de leur désir de sortir de la routine du quotidien. Je vous donne les informations et les références de Madame Alexandra Ducarme

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Bonjour,

 

journaliste pour M6, je prépare à l'heure actuelle un documentaire sur la sexualité.

Dans ce cadre, nous aimerions pouvoir entrer en contact avec un couple qui aimerait

sortir de la routine. J'ai trouvé vos coordonnées en me rendant sur votre blog.

 

Pourriez-vous en parler aux couples que vous rencontrez ? S'ils souhaitent avoir plus

d'informations, ils peuvent me contacter sur ma ligne directe au bureau

au 01.53.17.99.39 (entre 10h et 19h) ou sur mon portable au 06.34.19.52.17


alexandra.ducarme@yahoo.fr

Un appel ne les engage à rien

 

 

Cordialement,

 

Alexandra Ducarme

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Je vous dis d'avance merci pour le bon acceuil que vous ferez à Alexandra.

Philippe

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Rédigé par philippe

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Publié le 28 Mai 2009

La masturbation est encore chargée de gène voire de réprobation. Elle peut sembler le signe d’une immaturité génitale – et de fait, elle peut être un signe d’immaturité. Mais dans l’immense majorité des cas, elle est une caresse que l’on le fait pour soi tout seul, pour un plaisir sans partage et sans l'alibi de la reproduction de l'espèce. La masturbation existe dans le couple et fait partie des caresses normales entre deux êtres qui s’aiment et qui satisfont la scopophilie – plaisir de voir – dans le couple. Combien de couples n'osent pas s'avouer mutuellement, encore moins se montrer, qu’ils leur arrivent de se caresser… en cachette de l'autre, à celui-là même qui partage leur vie sexuelle !

Comme le dit Woody Allen « Si je fais si bien l'amour, c'est que je me suis longtemps entraîné tout seul » et il est vrai que c’est ainsi qu’il faut voir la masturbation pour les femmes comme pour les hommes, loin des malédictions et des divagations de quelques religieux grincheux. C'est une étape très importante dans l'apprentissage de notre sexualité que l’on doit pratiquer sans culpabilité.

C’est un acte naturel qui participe à la découverte du corps et de la sensualité, mais qui malgré tout reste, dans l’esprit de beaucoup, une sexualité adolescente. Un adulte qui se masturbe est considéré avec une certaine suspicion alors que la masturbation quel que soit l’âge, le fait d’être célibataire ou en couple, est un acte sensuel valable et normal sans conséquence pour la santé. La masturbation est d’ailleurs considérée comme la sexualité du célibataire.

La masturbation c’est un savoir que l’on acquiert sur soi et sur son accès au plaisir que l’on pourra ensuite projeter sur un partenaire afin de partager des moments de plaisir avec l’être de son choix.

La masturbation naturelle, sans culpabilité aboutit à l’orgasme qui s’accompagne de la libération d’endorphines (morphines naturelles) dans le système nerveux. On perçoit alors un profond sentiment de bien être et d’euphorie – peut être parfois de courte durée si par exemple la culpabilité réapparait – c’est la dépression d’après coït. Les romains disaient « post coitum animal triste est » Apres le coït l’homme est un animal triste ;

Mise en place de la masturbation addictive

Les jeunes adolescents et des adultes des deux sexes se masturbent parfois dans le seul but d’obtenir cet état d’euphorie pour combattre stress et dépression. Cette masturbation peut devenir compulsive et addictive car le geste masturbatoire peut se répéter plusieurs dizaines de fois en 24h. On peut arriver a une réelle dépendance.

La sexualité masturbatoire n’est plus un acte libre mais elle devient pathologique et préjudiciable pour la vie sexuelle ultérieure. La masturbation addictive est en général de courte durée car ce qui est recherché c’est le flash éjaculatoire ou orgasmique chez les femmes. C’est ainsi que se mettent en place les mécanismes d’une future éjaculation précoce chez les garçons.

Les exercices de masturbation que vous propose le sexothérapeute sont là pour vous rééduquer et vous apprendre a vous déconditionner de l’éjaculation précoce. Il s’agit essentiellement de prolonger la durée de la masturbation entre 15 et 30 minutes, c’est une rééducation sensuelle et éjaculatoire agréable qui s’opposera tout naturellement à votre besoin de masturbation compulsive et vous réconciliera avec tous les aspects de votre corps et de votre sexualité.

Je vous invite à lire l’article que j’ai écrit précédemment sur L’Ode à Brian et si vous souffrez de masturbation compulsive ou d’éjaculation précoce, je vous conseille de mettre en pratique ces techniques avec l’aide de votre partenaire. Très bientôt, je mettrai en ligne d’autres conseils pour vous aider.

 

 

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 28 Mai 2009

 

Le fuck friend (sexe avec un ami sexuel) est une nouvelle pratique sexuelle qui a concerné, ces dernières années, surtout la femme active et essentiellement urbaine. Il est source de plaisir et à un effet antidépresseur pour ces dames. A savoir les trentenaires et quadragénaires qui fournissent l’essentiel des adeptes. Ces femmes très engagées dans une profession, dans une vie trépidante, choisissent un ami sexuel de préférence doué sexuellement, toujours le même, avec qui elles passent parfois des journées ou des soirées "cul».

Notre approche de la sexualité évolue très vite, c’est un fait indéniable, et le fuck friend montre que les femmes accèdent maintenant à un nouveau rapport au plaisir sexuel identique à ce que pratiquent les hommes depuis des lustres en toute tranquillité d’esprit. Les femmes adeptes du fuck-friend, du chat érotique font la différence entre la sexualité et l'amour, comme les hommes, elles ont séparé les deux.

Il s’agit d’avoir des rapports sexuels sur rendez-vous, sans implication affective avec une personne habituelle dont la qualité principale est de vous faire jouir sans difficultés et sans plus de formes. C’est un ami sexuel, pas un petit ami, pas un amant a qui l’on fait des confidences, c’est une association, un espace où expérimenter son penchant pour les « jambes en l’air », sans engagements, ni sentiments. Le contrat est clair entre les deux partenaires : plaisir, complicité mais aucune place pour les confidences, les sentiments, la jalousie et d’une façon général pour toute les causes de dispute. Bien qu'il soit régulier, le fuck friend n'est connu ni de la famille, ni des amis, et ce n'est surtout pas un confident, ni un souffre douleur.

L’ancienne culpabilité de vivre une sexualité « pour le plaisir » se voit de plus en plus dépassé par un instinct jouisseur féminin, un instinct de femelle, plus assumé. Les adeptes du fuck friend ne multiplient pas les « one night stand » mais favorisent la régularité de la relation et donc une certaine forme de sécurité.

Elles ont une autre motivation: celle de ne pas s'engager, elles ne le veulent pas pour éviter un quotidien décevant, elles refusent aussi les aléas de la relation amoureuse. Sans sentiment, la femme n’a pas de plaisir dit-on a l’envie sans même trop y réfléchir. A vrai dire, il s’agit d’un lieu commun, très connoté par la morale patriarcale. Mon expérience est que de plus en plus de femmes ont un accès simple et responsable à leurs désirs sans passer par la case sentimentalisme. J’ai constaté que de plus en plus une relation amicale fondée sur une estime pour un homme s’avère suffisante à la femme pour souhaité un rapport sexuel sans après, promis ou juré.

 Les raisons de cette nouvelle pratique sont multiples. Certaines femmes ont surinvesti leur carrière professionnelle, y compris d'un point de vue émotionnel et affectif. L’hyper investissement dans la carrière professionnelle leur procure de grandes joies comme certaines frustrations. Une ou même plusieurs aventures relationnelles décevantes peuvent également être à l'origine de ce comportement. Mordre la poussière à nouveau, non merci ! Elles ont juré, et plutôt deux fois qu'une, qu'on ne les y reprendrait plus ! Mais de là à se priver d'une liberté fraîchement acquise...

L'option fuck-friend répond davantage au besoin de se protéger, même si elles préfèrent revendiquer en premier lieu leur droit au plaisir... Leur vision de l'amour est pessimiste, et s'y abandonner n’est pas en tête de liste de leurs priorités.

Quant à la sphère amicale, elle s'est s'établie autour des collègues avec qui elles ont des affinités. Ce sont des femmes qui ont peu de temps, et encore moins l'envie d'en perdre pour un événement aussi peu maîtrisable et rentable que l'amour.

J…. 33 ans est une adepte du fuck friend dit "Si j'ai des problèmes au boulot, de santé, ou avec mes parents, ce n'est pas à lui que j'en parle – En somme, on prend notre pied, mais on ne se prend pas la tête. »

Cette pratique reste très majoritairement féminine et se développe au point de menacer la pratique de l’échangisme et du sexe via internet.

La relation avec l’ami sexuel est d’une durée de vie assez limitée. C’est le plus souvent un agréable intermède, une étape de transition qui évolue et dure tout au plus de un a deux ans. En effet, il semble que la femme si libérée soit-elle, ne se contente pas éternellement d’un tel fonctionnalisme au service d’une satisfaction crue du désir sexuel.

Comme l’homme marié ayant des maitresses quitte rarement sa femme, une femme adepte des « amis sexuels » ne tombe que très rarement amoureuse de son étalon au point de l’épouser.

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Rédigé par philippe

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Publié le 21 Mai 2009

Une enquête menée sur 53 000 personnes et publiée dans le Journal of the American Médical Association (JAMA) montre que la circoncision ne protège pas les homosexuels contre la transmission du HIV. Cependant, il est indéniable – étude faite en décembre 2006 - que cette même circoncision chez les hétérosexuels réduit de 60% le risque de contamination d’une femme séropositive vers un homme séronégatif.

Pourquoi ?

Le prépuce offre des conditions idéales de chaleur et d’humidité pour la persistance, la multiplication et la pénétration du virus. Le prépuce est composé de cellules très vulnérables au virus, il est de plus sujet aux microlésions lors de la pénétration coïtale qui sont autant de portes d’entrée pour le HIV.

En conclusion, la circoncision est une méthode efficace pour LIMITER le risque de transmission du HIV dans le sens de la femme contaminée vers l’homme sain. Cependant, il ne faut pas que les hommes circoncis développent un faux sentiment de sécurité. Il s’agit seulement d’une réduction du risque et uniquement pour les hommes.

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Rédigé par philippe

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Publié le 12 Mai 2009

La syphilis est une maladie infectieuse sexuellement transmissible, très contagieuse causée par la bactérie treponema pallidum. (Tréponème pale) de la famille des spirochètes Elle provoque des lésions cutanées et des muqueuses et peut s’étendre à des nombreux organes. La maladie évolue en phases successives. La transmission de l’infection est strictement interhumaine et se fait par voie sexuelle. La syphilis est transmise par contact sexuel (vaginal, anal ou buccogénital) avec une personne infectée. La bactérie de la syphilis se transmet en particulier par contact direct avec les plaies syphilitiques qui apparaissent principalement dans la région génitale des hommes aussi bien que des femmes. La syphilis accroît le risque de transmettre ou de contracter l'infection à VIH.

Après avoir été durant des années une maladie incurable et mortelle, la syphilis se guérit aujourd’hui facilement grâce à des antibiotiques. On peut traiter les personnes atteintes de syphilis depuis moins d'un an avec une dose de pénicilline. Pour celles qui l'ont depuis plus longtemps, il faut plusieurs doses.

La symptomatologie

La syphilis primaire :

Cette phase survient après une incubation de 3 semaines en moyenne (mais jusqu’à à 3 mois parfois). A l’issue de l’incubation, apparait une lésion rosée, indolore, non inflammatoire, propre, bien limitée devenant dure et laissant sortir un liquide clair qui peut ne pas être remarquée.(on l’appelle le chancre). Il est localisé au niveau des organes génitaux (gland, peau des testicules, grandes lèvres, clitoris, paroi du vagin, col utérin). Il peut être également extra-génital (lèvres, langue, amygdale, anus). Peu après la guérison de la plaie, on constate une éruption sur tout le corps (y compris sur la paume des mains et la plante des pieds), des ganglions lymphatiques enflés, la fièvre ou la fatigue qui disparaissent en quelques semaines.

La syphilis secondaire :

Elle survient entre 1 mois et 1 an après le rapport sexuel contaminant. A ce stade apparaissent de nombreuses lésions cutanées et muqueuses (bouche, langue, vulve, gland, anus). On retrouve de nombreux ganglions palpables indolores, une fatigue, une température corporelle légèrement augmentée, des maux de tête. Parfois il y a l’apparition d’une méningite, d’une hépatite, des atteintes rénales et articulaires.

La syphilis tertiaire :

La neuro-syphilis apparait en l’absence de traitement, après quelques mois ou années asymptomatiques. On retrouve de même des pathologies cardiaques, hépatiques, digestives, rénales, laryngées, oculaires (cécité), paralysie ainsi que des troubles psychiatriques (la démence) puis la mort.

Le traitement

Les formes primaires et secondaires traitées correctement guérissent sans séquelle. Sans traitement, l’évolution se fait dans un tiers des cas vers la guérison spontanée, dans un autre tiers des cas vers les formes secondaires et tertiaires et dans un dernier tiers vers une syphilis latente. Il nécessite l’administration d’antibiotiques.

La pénicilline G représente l’antibiotique de référence. D’autres antibiotiques peuvent être utilisés en cas d’allergie à la pénicilline G (macrolides, cyclines).

La réaction d’Herxheimer est l’aggravation subite des symptômes 6 à 12 heures après la première dose d’antibiotique (fièvre, malaises, douleurs musculaires). Pour éviter cette réaction, on administre des corticoïdes 48 heures avant le début de l’antibiothérapie.

La surveillance comprend des examens sérologiques tous les 6 mois. Chez le patient infecté, le médecin recherche de façon systématique d’autres maladies sexuellement transmissibles (de façon systématique une infection à VIH) et les traite si nécessaire. Le médecin doit dépister et traiter si nécessaire les partenaires sexuels du sujet infecté.

Les comportements à risque

 • Rapports sexuels sans préservatifs

• Avoir plusieurs partenaires

• Avoir un partenaire qui a plusieurs partenaires sexuels

• Si vous avez récemment été soigné ou si vous suivez actuellement un traitement pour la syphilis, il vous faut veiller à ce que votre (vos) partenaire(s) sexuel(s) se soigne(nt) également pour prévenir une réinfection. Les partenaires sexuels doivent se faire soigner, même s'ils ne présentent pas de symptômes.

Quel est l'effet de la syphilis sur la grossesse ?

La mère peut transmettre la syphilis à son enfant avant la naissance, donnant lieu à la syphilis congénitale. Il est possible que les bébés atteints de syphilis congénitale soient aveugles, que certains de leurs autres organes soient sérieusement abîmés et qu'ils meurent.

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Rédigé par lobsang sonam

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Publié le 12 Mai 2009

Les perversions ou paraphilies sont un terme générique qui recouvre un large éventail d’attirances et pratiques, le plus généralement sexuelles différentes et déviantes par rapport à l’acte classique ou des comportements sexuels relevant de la norme. Cette catégorisation qui se fait au regard de la norme sociale, peut donc évoluer vers une plus grande sévérité ou une plus large tolérance – c’est le cas notamment de l’homosexualité.

Dans le DSM IV (un manuel classifiant les désordres mentaux), les paraphilie sont définies comme :

"Des fantaisies, impulsions, ou comportements qui s’étendent sur une période d’au moins 6 mois et qui sont à l’origine d’une souffrance cliniquement significative ou d’une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants".

Ces pratiques ne sont pas en elles-mêmes condamnables sauf si elles impliquent un partenaire non consentant (viol), un enfant (pédophilie) ou encore l’exhibitionnisme et le voyeurisme non consentis Elles tombent alors sous le coup de la loi et cette délinquance sexuelle entraîne généralement des sanctions lourdes et une forte réprobation.

L'addiction au sexe virtuel est une forme de voyeurisme.

 
Voyeurisme, exhibitionnisme et scopophilie

Il ne faut pas confondre le voyeurisme et l’exhibitionnisme avec la scopophilie. L’être humain possède en effet, une tendance naturelle au voyeurisme (et pas seulement sexuel.)

La scopophilie consiste donc à s’exhiber devant ou regarder des personnes consentantes et complices – sexualité de groupe, triolisme, échangisme. Dans ces conditions, la définition du DSM IV ne s’applique pas, car le fait de voir ou d’être vu fait partie intégrante des règles, des motivations et du plaisir du sexe de groupe ; II n’y a donc ni souffrance, ni désadaptation sociale, etc. mais le choix librement consenti et assumé par les différents partenaires de pimenter leur sexualité. Les clubs échangistes sont des lieux particulièrement appréciés par les voyeurs: de nombreux couples s'y rendent pour être vus et trouvent ainsi des amateurs ravis de les observer de manière plus ou moins discrète. Chacun y trouve ainsi son compte !

Nous aborderons donc dans cet article uniquement les formes perverses, maladives et délictuelles du voyeurisme et de l’exhibitionnisme.

Qu'est-ce que le voyeurisme ?

Le voyeurisme est un comportement sexuel déviant très répandu. Cette perversion, essentiellement masculine, désigne le fait pour un individu de jouir sexuellement de l'observation, dans des situations de la vie privée, d'autres personnes nues, en sous-vêtements ou en train de réaliser des actes sexuels La motivation du voyeur est de regarder un tiers exécuter un acte qu'il ne souhaite pas ou ne peut pas réaliser en raison de son éducation ou de son immaturité. L’excitation est fondée sur le viol de l’intimité de la personne observée, plus que l’acte en lui-même. Comme l’exhibitionniste, le voyeur reste à bonne distance et n’intervient pas sur sa victime.


Les causes communément admises du voyeurisme

Pour la psychanalyse, le voyeurisme trouve son origine dans la vie infantile et une éducation autoritaire et réprimant la sexualité. Le voyeur, bloqué à un stade sexuel immature est incapable de conduire une activité sexuelle normale et adulte.

Le voyeurisme devient pathologique lorsqu’il exprime à lui seul une source d'excitation sexuelle. Le voyeur préfère éviter le rapport sexuel et rester spectateur: le fait de voir et d'observer avec attention est sa seule source de plaisir. Le plaisir est décuplé par le risque d'être découvert en pleine observation

L’exhibitionnisme

 

Il ne concerne pratiquement que les hétérosexuels masculins. L'exhibitionnisme est le désir, dans le but d'exciter la personne qui la pratique, de montrer ses parties génitales en public à des étrangers, à des passants, à des adolescentes ou à des femmes adultes, tout en restant à une distance respectable, sans désirer ou solliciter un contact intime. La masturbation suit ou accompagne l'acte. L’exhibitionnisme peut être une pratique permanente, envahissante et exclusive ou itérative et limitée à des moments de crise ou de stress émotionnel (le besoin exhibitionniste devient parfois plus pressant lors des conflits conjugaux.) puis disparaître pendant de longues périodes. Certains exhibitionnistes s’exhibent malgré une vie sexuelle conjugale active;

 

Le fait que le témoin paraisse choqué, effrayé ou impressionné, accroît souvent l'excitation de l'exhibitionniste. Mais, la plupart des exhibitionnistes ressentent leur besoin comme difficile à contrôler et étranger à eux-mêmes, ils ne peuvent tout simplement pas s’en passer, et ils en éprouvent une souffrance qui se traduit par une altération du fonctionnement social, professionnel ou relationnel.

D’un point de vue psychologique, l’exhibitionnisme correspond à un profond manque de confiance en soi et au besoin de se rassurer en montrant sa puissance, combattant un sentiment inconscient de peur de castration. La réaction de la victime rassure (et/ou excite) l’homme par la peur qu’il déclenche mais provoque aussi la sensation que la femme jouirait de voir ce qu’il lui montre.

On distingue plusieurs formes d’exhibitionnisme :

Des formes dites classiques: un homme qui s’exhibe sans geste masturbatoire, ni volonté de chercher un contact plus intime. 

L’exhibitionnisme de type Garnier :un homme qui s'exhibe et se masturbe.

Le frotteurisme qui consiste à rechercher un contact physique avec des personnes dans des lieux publics comme les transports en commun par exemple. On peut considérer ce comportement comme une «variante» de l’exhibitionnisme, en effet, les «partenaires» ne sont pas consentants et ne peuvent s’échapper. Si l’exhibitionniste se place toujours là où on ne peut pas ne pas le voir, le frotteur se colle à ses victimes pour s’exciter.

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Rédigé par philippe

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Publié le 12 Mai 2009

Ce que l’on appelle le point G ou point de Gräfenberg est une zone érogène féminine mise en évidence par Ernest Gräfenberg en 1950 pour ce qui est de l’Occident. Cette zone était par contre connue en Inde par le Tantrisme (point G appelé Kanda) et par les Chinois Taôistes. (Point G appelé perle noire)

Cette zone se situe à l’intérieur du vagin dans la paroi antéro-interne du vagin à 4-5 cm de l’entrée du vagin (sensiblement une phalange et demie du majeur). Cette zone d’une surface variable (environ 1,5cm) est légèrement en relief et granuleuse au toucher et permettrait d'obtenir une excitation sexuelle et un plaisir intense.

 Elle augmente de volume en se gonflant - lors de l'orgasme, il peut avoir doublé de volume - .quand elle est stimulée avec un doigt ou avec la verge, en particulier si l'homme pénètre la femme dans la position de la levrette, ou si, dans la position du missionnaire, elle pose ses jambes sur ses épaules.

La stimulation du point G provoque une envie d'uriner, car il se situe en avant de l'urètre, (conduit menant de la vessie vers le méat urinaire). Ce signe disparait ensuite au profit de sensations très voluptueuses. Pour rassurer les dames, il est indispensable de noter qu’une femme ne peut pas uriner pendant son orgasme à moins que le muscle pubo-coccygien soit atteint d’une lésion. Ce muscle se contracte et ferme l’urètre et c’est le même muscle qui se contacte pendant orgasme.

L’existence du point G a été controversée mais les plus récentes découverte histologique semblent confirmer sa réalité anatomique.

Les manuels médicaux d’histologie emploient depuis quelques années le terme de prostate féminine pour désigner les glandes de Skene qui étaient connues mais considérées comme des glandes sans importance, présentant quelques similitudes avec la prostate  masculine mais à l’état atrophique.

Aujourd’hui, on pense que le point G correspondrait en fait, aux glandes de Skene appelées aussi prostate féminine. Ainsi, cette prostate jouerait un rôle important dans le déclenchement de l’orgasme de la femme lors de la pénétration et des mouvements de pression de la verge sur la paroi antérieure du vagin – tout comme la stimulation prostatique lors de la sodomie chez les homosexuels masculins – génère souvent un orgasme et une éjaculation. Cette zone serait, de même, impliquée dans le phénomène de l’éjaculation féminine, apportant ainsi la réponse aux femmes dites « fontaines »  qui présentent une véritable éjaculation lors de l’orgasme, ce que l’on avait, jusqu’à présent, du mal à expliquer.

Anatomie et localisation de la prostate féminine

Cette prostate pèserait environ 5 g et aurait un volume de l’ordre du quart du volume de la prostate masculine. Elle a la même structure histologique (glandes, canaux et muscles lisses), les mêmes secrétions (Psa), les mêmes pathologies (inflammation, prostatite etc.…) que la prostate masculine. Cette notion de prostatite chez la femme peut expliquer certaines brûlures ressenties lors des mouvements de va et vient coïtaux, alors que le gynécologue ne trouve aucune infection vulvaire ou vaginale locale.

La prostate féminine  est située le long de l’urètre très antérieur dans 60 à 70% des cas et dans 10% des cas elle est un peu plus postérieure, correspondant en fait au fameux point G Dans les autres cas elle est plus étalée le long de l’urètre ou à l’état rudimentaire. Cette prostate s’abouche dans l’urètre (près du méat urétral, là où sort l’urine) par des très fins canaux.

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Rédigé par lobsang sonam

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Publié le 11 Mai 2009

L'infection herpétique est une maladie virale - Herpes simplex virus (HSV),  chronique récidivante et douloureuse provoquant des éruptions cutanées récidivantes et responsable du redoutable herpès néonatal. L'herpès est aussi la première cause d'ulcérations génitales en Europe principalement. L'herpès génital favorise la transmission du virus du sida. Cette maladie ne peut jamais être totalement guérie et impose donc au porteur de prendre des précautions, y compris en dehors des crises car il reste potentiellement contagieux.

Les récurrences herpétiques se produisent lorsque, en réponse à un stress physique ou psychique variable, les virus regagnent la peau pour s'y développer à nouveau. Ces épisodes sont plus ou moins fréquents d'un individu à l'autre, et d'intensité variable, mais fixes dans leur topographie.

HSV-1 responsable de l’herpès buccal, neuro-méningé, ophtalmique voire d'herpes génital en cas de contamination urogénitale. 

HSV-2 responsable de l’herpès génital.

La contamination est strictement interhumaine pour les deux types viraux. Plus de 90% des adultes ont été en contact avec le virus HSV[. Cependant, seule une petite proportion de ces individus développera des manifestations d'infection au virus.

La pénétration du virus dans l'organisme se produit à l'occasion d'un contact avec un sujet infecté (même s'il n'y a pas de manifestations cutanées) : les virus pénètrent chez l'hôte lorsqu'il existe une brèche cutanéo-muqueuse, et vont se multiplier dans les cellules épithéliales où ils sont responsables d'une dégénérescence cellulaire

Herpès labial

C'est le classique bouton de fièvre qui se transmet essentiellement par la salive. Cette infection à HSV-1donne une protection partielle vis à vis du HSV-2.

La forme la plus connue est la forme labiale. Elle évolue via plusieurs stades :

Signes préliminaires : démangeaisons, sensation d'existence d'un léger œdème, rougeurs...

Apparition de papules : la lèvre gonfle localement (il arrive qu'une grosse partie de la lèvre gonfle durant quelques jours avant de se localiser) et rougit.

Mûrissage des papules : les papules deviennent des cloques puis des vésicules transparentes contenant un liquide clair. Les vésicules finissent ensuite par éclater, libérant ainsi le liquide. À ce moment, le virus étant sorti, le risque de contamination est plus fort.

Dessèchement : après leur éclatement, les vésicules laissent place à des plaies souvent douloureuses (brûlures) puis sèchent assez rapidement pour former des croûtes qui disparaissent en quelques jours.

Un accès d'herpès labial dure de 8 à 15 jours. L'affection est contagieuse en tous temps, mais plus encore lorsque les lésions sont encore présentes (y compris sous forme de croutes, qu'il ne faut pas toucher, qui peuvent saigner légèrement sans que cela ne soit visible).

Herpès génital

C’est une maladie infectieuse sexuellement transmissible  causée par le virus herpes simplex (VHS) de type 1 ou 2.

Elle consiste en des démangeaisons, brûlures, petites cloques, plaies au niveau des organes génitaux.

Le traitement consiste en des antiviraux pour diminuer la contagiosité, réduire la douleur, la durée et la fréquence des crises.

Il s'agit d'un cofacteur important de transmission du VIH responsable du Sida. Il s’agit du premier épisode avec signes chez un patient n'ayant jamais été au contact du VHS jusque-là

On observe une éruption vésiculeuse et ulcérative aux points d’inoculation du virus ou à proximité. L’infection est localisée au niveau des organes génitaux externes, du pubis, du périnée et des régions péri anales, ainsi qu’au niveau du col de l’utérus, de l’anus ou de l’urètre, suivant le type de contact. Une adénopathie (gros ganglion) au pli de l'aine, douloureuse, est fréquente. L'éruption guérit sans traitement, en règle, en une dizaine de jours[.

Les problèmes urinaires, y compris les retards à l’initiation de la miction ou une difficulté à uriner (dysurie), sont fréquents chez les hommes et les femmes et ils peuvent durer longtemps.

De 40 à 70 % des primo-infections s’accompagnent de symptômes généraux (p. ex. fièvre ou douleurs musculaires).

Une méningite bénigne est observée dans 10 à 30 % des cas de primo-infection symptomatique. La ponction lombaire ramène dans ce cas un liquide stérile.

Le nouveau-né peut être contaminé par la mère lors de l'accouchement s'il existe des lésions actives secondaires au VHS au niveau de la sphère génitale maternelle, provoquant un herpès néo-natal aux conséquences dramatiques.

Si la primo-infection survient lors du troisième trimestre, un accouchement à terme par césarienne est impératif, prévenant ainsi la contamination. La même attitude est prônée en cas de présence de lésions d'herpès au niveau de la sphère génitale secondaire à une récidive.

 

Herpès génital et VIH

En raison des ulcérations génitales provoquées par l'herpès, le risque de contamination par le VIH est doublé.

 

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Rédigé par lobsang sonam

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Publié le 7 Mai 2009

Problèmes d’ordre sexuel

Par rapport à un panel de femmes qui n’ont pas subies d’abus sexuel, les femmes abusées rapportent que les rapports sexuels dans une chambre éclairée est intolérables, la nudité devant le partenaire aussi. L’acte abusif considéré comme trahison, les victimes ont du mal à faire confiance dans leurs relations avec les autres. L'abus peut briser les espoirs dans des relations pouvant aider la femme à se sentir aimé, protégé et désirée. Les victimes sont vulnérables pour oser se montrer nue dans une relation intime, le risque de trahison est obsédant.

Pour nombreuses personnes abusées sexuellement, la sexualité serait vue comme un fardeau plutôt que comme un moment de plaisir. Les dysfonctions sexuelles sont nombreuses: l'inhabileté à atteindre l’orgasme, éjaculation prématurée ou retardée chez les hommes, relation sexuelle douloureuse, peur de certains actes sexuels, incapacité à se relaxer et à prendre plaisir à l'activité sexuelle, ainsi que l'aversion sexuelle. L'environnement peut entraîner des flash-back qui interféreraient rendre impossible la rencontre intime avec un conjoint. La sexualité devient une source de confusion et serait aussi perçue comme un fardeau ou une agression. Les difficultés sexuelles pourraient se retrouver au niveau du cycle de la réponse sexuelle (pas d’orgasme, absence de lubrification) ou au niveau de l'ensemble de la rencontre sexuelle (peur de toucher, peur de pénétration, etc.)

Un nombre élevé des femmes abusées n’utilisent pas de contraception. En cas d’utilisation de contraception, les victimes préfèrent le stérilet (DIU), alors que les femmes sans histoires d’abus sexuels préfèrent les contraceptifs oraux.

Les partenaires de la personne abusée tentent de s’adapter, entrant à leur tour dans un jeu pathologique : par exemple, aux rejets fréquents de la part de la personne abusée, ils abandonnent leur sexualité, ou pour les hommes, s'exposent à travers des sentiments d'inquiétude, de découragement ou de culpabilité à une perte d’érection, et d’impuissance. Ces dernières réactions, à leur tour, pourraient se manifester sous forme d'anxiété, de dépression et de détresse émotionnelle.

Problèmes d’intimité:

L’intimité, est la capacité d’un individu à s'engager dans une relation concrète. Plus un individu est solide dans son identité, plus il pourra entrer en relation d'intimité véritable. L'abus sexuel et les difficultés d'intimité sont liés : les victimes d’abus sexuel connaîtront des troubles d'intimité profonds, pouvant aller jusqu'à refuser l'engagement dans des rapports potentiellement durables.

Gêne et insatisfaction du corps

Le corps étant le lieu du traumatisme, la victime a la sensation de "saleté" et de honte. L’arrêt de l’abus sexuel ne dissipe pas ces sensations, et les femmes adultes peuvent subir ces sensations et développer une anorexie, encouragées par une culture invitant le corps féminin à se conformer à idéal présumé de beauté, entraînant une obsession de la maigreur.

Comportement à risque et faible usage de la contraception

On note de nombreux comportements à risque: abus de substances stupéfiantes, sexualité à risque, utilisation des méthodes de contraception radicale (stérilets) à la recherche d’un plus grand sens de contrôle.

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Rédigé par lobsang sonam

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Publié le 7 Mai 2009

 

1 - Généralités et signes d’alerte

Le sexothérapeute évoquera un éventuel abus sexuel en présence d’une personne qui :

·         Souffre de dépressions à répétition.

·         Présente des troubles sexuels : manque de désir, dégoût, frigidité, impuissance, crainte ou mépris des hommes ou des femmes, peur de se marier, masturbation compulsive. Chez l'enfant, ce trouble de l'auto-érotisme, ainsi que certaines énurésies, peuvent faire penser à un abus sexuel.

·         Se détruit par l'usage abusif d'alcool, de drogue ou de nourriture. L'obésité, en particulier, permet à des jeunes filles ou à des femmes qui ont été violées de se rendre, inconsciemment, moins attirantes et de se protéger ainsi contre une autre agression.

·         Souffre de maux de ventre, d'infections gynécologiques à répétition.

·         A un style de relation avec les autres très caractéristique :

·         Soit, elle est trop gentille avec tout le monde,

·         Soit, elle est inflexible et arrogante

·         Soit, elle est superficielle et inconstante. 

Les femmes abusées présentent une honte, une insatisfaction de leur corps, moins d'amour-propre et une image négative de soi, des expériences moins positives à l'égard de la sexualité, des relations plus négatives avec des hommes. Il y a un lien entre l’abus sexuel et les problèmes de conduite alimentaire comme anorexie ou boulimie.

2 - Les différentes phases de la thérapie

La personne agressée doit verbaliser et notamment dénoncer son agresseur.

La victime a toujours beaucoup de difficultés à dénoncer son agresseur, alors qu’elle parlera plus facilement de l’acte en tant que tel.

Pourtant il faut que le thérapeute encourage la victime à se libérer de ce nom qui l’obsède. Cette parole libérée a une grande portée thérapeutique Une fois partagés avec le thérapeute ou avec l’entourage, les mots de la personne agressée ne sont plus interdits ce qui contrevient au désir du pervers qui souhaite que sa victime garde le silence.

La personne agressée met beaucoup de temps pour accepter qu’elle a été agressée sexuellement ;

L’inconscient ne connait pas le temps et il s’est arrêté pour la victime. C’est le plus souvent, lors de la survenue de symptômes psychologique ou physiologique (dépression inexpliquée ou troubles de la sexualité) que la personne va retrouver des images traumatisantes dont elle acceptera tôt ou tard de parler. Cette période est un choc terrible. Mais c’est l’étape indispensable pour entreprendre la reconstruction sous le contrôle d’un professionnel. Celui – ci devra montrer du tact, de la patience et de l’empathie pour laisser la personne intégrer à son rythme l’ampleur et la gravité de la blessure.

C’est justement la gravité du traumatisme et des ravages sur le corps et l’esprit qui conduira la victime à passer par des phases de déni« Cela n'a pas pu m'arriver.»

Le thérapeute encouragera la personne à continuer à parler même durant le déni. Elle sera d’autant plus stimuler dans sa quête qu’elle sentira qu’on croit ce qu’elle dit

La personne agressée sexuellement se sent coupable 

La victime est assaillie par le doute et sans toujours le verbaliser, elle pense qu’elle n’était pas innocente, que c était un peu sa faute, qu’elle aurait pu l’éviter, qu’une autre personne dans sa situation aurait pu s’enfuir ou résister.

Le psychothérapeute peut devancer ce questionnement en demandant

·         Qui détenait le pouvoir (parental, spirituel, moral, organisationnel, physique, psychologique) ?

·         Qui était l'adulte ? Le repère social ? Le référent ?

·         Qui était l'instigateur, l'organisateur de cet abus ?

·         Qui pouvait y mettre fin ?

Il faut faire comprendre à la victime que ce sentiment de culpabilité est lié à la confrontation entre le vécu d’un enfant et les raisons pour lesquelles elle n'a pu empêcher d'être abusée : en raison de son jeune âge, de son ignorance, de sa totale confiance et son vécu actuel, où elle est plus âgée, moins ignorante, moins naïve et où elle sait se protéger. Elle se croit coupable parce qu'elle regarde les événements passés avec les yeux de l'adulte avertie qu'elle est aujourd'hui. Or, à l'époque, elle ne possédait pas les protections suffisantes pour empêcher l'abus.

 

On peut aussi l'aider à différencier le point faible dont s'est servi le pervers, par exemple un besoin de tendresse tout à fait légitime, une confiance aveugle, et le crime qu'il a commis, en profitant de ce besoin légitime d'affection ou de cette confiance, pour assouvir ses désirs immoraux.

 

La déconnection de ces deux éléments est souvent un moment de vérité et un soulagement pour la personne, qui fait son deuxième pas vers la guérison quand elle ne se sent plus responsable.

 

Le fait de parler peut coûter cher à la victime

 

A chaque fois que la personne abusée se replonge dans l'horreur de son passé, elle doit payer un prix très élevé. En essayant d'«oublier» l'abus, de tourner la page, elle avait construit un certain équilibre, par exemple avec ses proches.

 

Si elle décide de faire éclater la vérité, elle risque de désorganiser l’équilibre factice qu’elle avait construit avec ses proches. Il se trouve toujours de faux «bons conseillers» soucieux de leur tranquillité et du qu'en dira-t-on, qui l'accuseront de mentir ou d'exagérer, lui reprocheront de réveiller le passé et l'inciteront à oublier, voire à «pardonner». Elle peut même être perçue comme responsable de l'abus.

 

Le psychothérapeute devra donc la soutenir, l'encourager et assurer sa protection matérielle et psychologique. Il l'aidera à évaluer le prix de la lutte qu'elle devra mener pour sortir du bourbier de l'abus sexuel et à réaliser que son désir de s'en sortir sera souvent contrecarré par ceux qui devraient le plus l'assister : sa famille ou les responsables des institutions.

 

Il y a un consensus  de réprobation sur la personne qui a le courage de remuer ces choses immondes : qu'elle continue à être comme une morte vivante, ce n'est pas grave. Ce qui est le plus important, c'est qu'elle se taise.

 

Elle souffre de la honte

 

La honte est liée au regard que la victime porte sur elle-même; elle se voit comme souillée à vie. C'est son regard qui devra changer. Elle se pansera en changeant sa manière de se penser. Un abus sexuel marque la personne au fer rouge, la souille, la pousse à se cacher des autres. La honte qu’elle ressent est un mélange de peur du rejet et de colère envers l'abuseur, colère qui n'ose pas s'exprimer.

 

Le sentiment juste qu'elle devrait éprouver est la colère. Eprouver ce sentiment libérateur l'aidera à sortir de la honte. Il faut parfois du temps pour qu'elle parvienne à exprimer son indignation face à l'injustice qui lui a été faite. Cette expression de la colère pourra se faire soit de manière réelle, face au coupable, soit, si ce n'est pas possible pour sa sécurité personnelle, de manière symbolique. Dans tous les cas, c'est à la victime à en décider.

 

La personne agressé éprouve un sentiment d'impuissance  

L'abus sexuel a été imposé à la victime. Qu'il se soit produit une fois ou cent fois, avec ou sans violence, ne change rien au fait qu'elle a été dépossédée de sa liberté de choix.  

Elle n'a pas pu changer sa famille dysfonctionnelle, s'il s'agit d'un inceste. Ses proches ne l'ont pas protégée comme ils auraient dû le faire, sa mère ou sa belle-mère n'a rien vu ou fait semblant de ne rien voir.

Que l'abus ait été accompagné de violence ou non, qu'il y ait eu douleur physique ou non, la victime n'a pu y échapper, ce qui crée en elle faiblesse, solitude et désespoir. De plus, le coupable se sert de la menace ou de la honte pour la réduire au silence et recommencer en toute impunité, ce qui augmente son impuissance.

Elle ne parvient pas à mettre un terme à sa souffrance présente. Seule, la décision de se supprimer anesthésierait sa douleur, mais elle ne peut s'y résoudre, alors elle continue à vivre, et à souffrir.  

Le sentiment d'impuissance entraîne de graves dommages  

·         La personne abusée perd l'estime d'elle-même, doute de ses talents et se croit médiocre.

·         Elle abandonne tout espoir.

·         Elle insensibilise son âme pour ne plus ressentir la rage, la souffrance, le désir ou la joie. Elle enfouit et refoule dans son inconscient les souvenirs horribles de l'agression sexuelle.

·         A force de renoncer à sentir la douleur, elle devient comme morte. Elle perd le sentiment d'exister, semble étrangère à son âme et à son histoire.

·         Elle perd le discernement concernant les relations humaines, ce qui explique que les victimes d'abus tombent souvent à nouveau sous la coupe d'un pervers, ce qui renforce leur sentiment d'impuissance.

La personne agressée éprouve le sentiment d'avoir été trahie 

La plupart des gens estiment que rien n'est plus odieux que d'être trahi par quelqu'un qui était censé vous aimer et vous respecter.

La personne abusée se sent trahie non seulement par l'abuseur en qui elle avait confiance, mais aussi par ceux qui, par négligence ou complicité, ne sont pas intervenus pour faire cesser l'abus.

Les conséquences de la trahison sont : une extrême méfiance et la suspicion, surtout à l'égard des personnes les plus aimables ; la perte de l'espoir d'être proche et intime avec autrui et d'être protégée à l'avenir, puisque ceux qui en avaient le pouvoir ne l'ont pas fait ; l'impression que si elle a été trahie, c'est parce qu'elle l'a mérité, du fait d'un défaut dans son corps ou dans son caractère.

La personne agressée a le sentiment d'ambivalence 

Il consiste à ressentir deux émotions contradictoires à la fois. Ici, l'ambivalence gravite autour des sentiments négatifs (honte, souffrance, impuissance) qui ont parfois été simultanément accompagnés du plaisir, qu'il soit relationnel (un compliment), sensuel (une caresse), ou sexuel (le toucher des organes), dans les premières phases de l'abus.

Le fait que le plaisir soit parfois associé à la souffrance entraîne des dommages considérables : la personne se sent responsable d'avoir été abusée, puisqu'elle y a «coopéré» en y prenant plaisir ; le souvenir de l'agression peut revenir lors des rapports conjugaux; elle ne parvient pas à s'épanouir dans sa sexualité qui est pour elle trop liée à la perversité de l'abuseur; elle contrôle et même s'interdit le plaisir et donc son désir sexuel.

Le psychothérapeute doit expliquer à la personne qu'elle n'est pas responsable d'avoir éprouvé un certain plaisir, car il est normal qu'elle ait apprécié les paroles et les gestes de «tendresse» de l'abuseur. C'est la nature qui a donné à l'être humain cette capacité à ressentir du plaisir.

Ce qui n'est pas normal, c'est la perversion de celui qui a prémédité ces attitudes affectueuses pour faire tomber une proie innocente dans son piège. C'est lui le seul responsable.

Résumé des phases de la thérapie

La victime devra cesser d'écouter les voix intérieures qui la maintiennent dans la culpabilité et la honte et se mettre à l'écoute de la voix de la vérité, qui la conduira vers la libération.

Elle devra aussi abandonner les voies sans issues que des personnes bien intentionnées mais incompétentes (des aidants « peu aidés» !) lui proposent : nier l'abus, le minimiser, oublier, pardonner au coupable sans que celui-ci se soit sérieusement repenti, tourner la page, cesser de se plaindre, etc.

La voie menant à un mieux-être comprend deux étapes : regarder la réalité en face, et décider de revivre.

Regarder la réalité en face 

La personne devra peu à peu retrouver les souvenirs de l'abus, admettre les dégâts et ressentir les sentiments adéquats.

Retrouver les souvenirs de l'abus

La victime préfère souvent les oublier, tant cela la dégoûte ou la terrifie. Ou alors elle les raconte froidement, comme si c'était arrivé à quelqu'un d'autre. Mais ce déni est un obstacle à la guérison. L’abus ne doit pas être gommé, mais nommé.

Avec beaucoup de tact, on l'encouragera à remonter dans le passé, parfois très lointain, car seul un abcès vidé peut cicatriser.

Le retour des souvenirs refoulés se fera progressivement au cours de la psychothérapie. L'inconscient de la personne collabore activement par le moyen de rêves, ou d'images qui lui reviennent à l'esprit.

Certains événements font aussi resurgir les traumatismes oubliés, par exemple : une rencontre avec l'abuseur, une grossesse, la ménopause, un autre abus, le fait qu'un de ses enfants atteigne l'âge qu'elle avait lorsqu'elle a été abusée, le fait de se retrouver sur les lieux de l'agression, ou le décès du coupable.

Admettre les dégâts

Ce retour pénible dans le passé va lui permettre d'admettre les dures vérités suivantes :

·         J'ai été victime d'un ou de plusieurs abus sexuels. C'est un crime contre mon corps et contre mon âme.

·         Étant victime, je ne suis en rien responsable de ce crime, quoi que j'aie pu ressentir.

·         Suite à ces abus, je souffre de sentiments d'impuissance, de trahison et d'ambivalence.

·         Ma souffrance est intense, mais la cicatrisation est possible, si j'admets qu'il y a eu blessure.

·         Cette cicatrisation prendra du temps.

·         Je ne dois pas recouvrir mon passé d'un voile de secret et de honte ; mais je ne suis pas non plus obligé d'en parler au premier venu.

Ressentir les sentiments adéquats

La culpabilité, la honte, le mépris, l'impuissance, la haine, le désespoir, devront peu à peu être remplacés par les sentiments plus adéquats que sont la colère envers l'abuseur et ses complices, et la tristesse face aux dégâts subis. Cette tristesse ne doit pas mener à la mort, au désespoir, mais à la vie, c'est-à-dire à une foi, une espérance et un amour renouvelés.

Le thérapeute favorisera l'expression de ces deux sentiments, de manière réelle ou symbolique, mais toujours en toute sécurité, à savoir dans le cadre protégé des séances de relation d'aide.

Décider de revivre et refuser d'être morte

Pourquoi une victime d'abus sexuel devrait-elle décider de revivre, après tout ce qu'elle a souffert et souffre encore ? Tout simplement parce qu’il est meilleur pour elle de choisir la vie et non la mort.

Choisir de revivre signifiera pour elle :  

Elle trouve normal de vivre avec un corps et une âme morts ; paradoxalement, cela lui permet de survivre, en ne risquant plus de ressentir la joie ou la douleur.

Refuser de se méfier

La victime se méfie tous les êtres humains. Une femme violée, en particulier, voit tout « mâle» comme étant le « mal». Elle devra apprendre à transformer sa méfiance envers les hommes en vigilance, ce qui est tout différent.

Ne plus craindre le plaisir et la passion

Ces deux éléments la ramènent au drame qu'elle a subi, alors elle les fuit. Ce faisant, elle se prive de ces deux dons.

Ayant été victime du désir (pervers, mais désir tout de même) de quelqu'un, elle « jette le bébé avec l'eau du bain», c'est-à-dire qu'en rejetant l'abus qu'elle a subi, elle rejette en même temps tout désir, même le sien.

Elle doit réaliser que ce n'est pas parce que quelqu'un a eu un désir pervers envers elle qu'elle doit désormais renoncer à son propre désir.

Oser aimer à nouveau

Elle devra progressivement renoncer à ses attitudes auto protectrices et à son repli sur elle-même pour goûter à nouveau à la joie d'aimer les autres et de nouer des relations chaleureuses et sûres.

Elle quittera sa carapace pour retrouver un cœur tendre, capable de prendre le risque d'aimer ceux qu'elle rencontre. Elle abandonnera ses défenses, ce qui ne veut pas dire qu'elle ne s'entourera pas de protections. Une protection n'est pas une défense.

Elle découvrira alors que, s'il est vrai qu'une ou plusieurs personnes l'ont trahie, la grande majorité des autres sont dignes de confiance.


Les informations sont tirés de l'article de Claire et Jacques Poujol - voir adresse ci-dessous

http://www.relation-aide.com/art_description.php?id=161&cat=20

 

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