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Publié le 6 Avril 2009

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La Chine, comme l’Egypte - permettent d’appréhender sur le long terme, l’évolution de la morale sexuelle et des pratiques qui s’y rattachent. Si l’on considère que le plus ou moins grand libéralisme en cette matière donne de précieuses indications sur le statut de la femme, on comprendra que l’Empire du Milieu tienne ici une place de choix. L’histoire de la morale sexuelle en Chine montre une grande labilité en alternant des périodes de liberté et de raidissement modifiant dans le sens de la rigueur, une liberté par ailleurs, remarquable. Ce climat de liberté sexuelle va, par ses propres excès, facilité le rétablissement de l’ordre moral avec le Confucianisme comme philosophie.


L’avènement du Confucianisme au IV° siècle avant J.C qui rétablissant le culte de la famille et la piété filiale qui mit un premier coup d’arrêt à cette grande liberté des mœurs.


Confucius est né vers 551 avant J-C et sa vie reste mal connue. La tradition en fait un haut fonctionnaire du royaume féodal de Lu. Exilé, il dut mener une vie errante jusqu'au jour où, dans sa vieillesse, il put regagner sa patrie. Il ne voulut pas créer une nouvelle doctrine, mais seulement maintenir une vieille tradition de sagesse. Il réunit et publia des œuvres de la littérature classique chinoise et en tira une morale stricte, selon laquelle l'individu a pour devoir de s'adapter à l'ordre universel en remplissant toutes ses obligations, dont les principales sont le culte des ancêtres, la fidélité et l'obéissance aux supérieurs et le respect des anciennes coutumes. Il s'intéressa peu aux problèmes religieux, demandant seulement que l'on suivît les rites traditionnels. Il était intimement associé aux structures de l'Ancien Empire.

L’apparition du Confucianisme
est une réponse à la dépravation des mœurs de la société chinoise. Cette philosophie porte en elle l’idée qu’il faut donner une nouvelle vigueur au système familial patriarcal qui fonde lui-même la force et la stabilité de l’Etat. Bien entendu, ses changements se firent au détriment des femmes, de leur statut et de leur liberté.


A partir de la fin de l'époque Song (960 1279) apparaissent, dans les livres concernant l’Art de la chambre à coucher, divers tabous sexuels généralement limités à l'inceste, à la pédophilie et à la zoophilie. Le lesbianisme est traité sans rigorisme puisque le Yin peut être dépensé sans trop de risque. De même pour la plupart de ces ouvrages, l'homosexualité masculine n'est pas décriée pour la simple raison que la perte de yang entre deux partenaires masculins demeure minime.


Quelques ouvrages, plus rares, traitent de perversions sexuelles comme le masochisme et le sadisme en se gardant bien, par ailleurs, d'apporter une considération morale et en se bornant à relater les dangers encourus lorsque les choses vont trop loin. Une fois, encore, on peut constater la grande liberté de propos de ces encyclopédies médicales qui, il est vrai, étaient destinés aux classes favorisées. De leur coté, les paysans disposaient d'un almanach illustré, édité sous la responsabilité de l'empereur, qui ne manquait pas de promulguer divers conseils souvent très crus.

Au XIV° siècle sous la dynastie des Ming, un régime autoritaire rétablit les principes confucéens tombés en désuétude. Les invasions mandchoues au XVII° siècle furent aussi un temps marquant du retour « aux bonnes mœurs » et à la pudibonderie qui caractérisa dès lors la société chinoise. Au XX° siècle, le communisme maoïste repris à son compte cette sévérité. Des tentatives de rétablissements des anciennes mœurs taoïstes furent noyées dans le sang et jugulées par des peines de mort ou de bagne.

 

La sexualité taôiste – plaisir et santé

 

Si on considère la Chine impériale d'avant la conquête mandchoue et à plus forte raison la Chine antique on se rend rapidement compte que la sexualité faisait partie intégrante de la société, de la littérature, de l'art pictural, de la médecine et même, dans une certaine mesure, de la philosophie classique puisqu'elle entrait, pour une bonne part, dans les pratiques taoïstes liées à l'art de la longue vie et à la recherche de l'immortalité.


Pour les lettrés chinois du temps jadis, la sexualité, était simplement perçue comme l'une des activités humaines essentielles permettant le plein épanouissement de l'individu dans la société.

Si les Bouddhistes pouvaient émettre quelques restrictions à cette conception très naturiste de la vie, Taoïstes et Confucianistes étaient par contre, et pour une fois, en accord avec ce principe. Les Confucianistes considéraient, en effet, que l'harmonie familiale, donc du couple, était à la base de l'harmonie de l'empire.

De plus la procréation d'une descendance permettant d'entretenir, au travers des multiples générations, le culte des ancêtres. La sexualité ne pouvait que trouver une place importante dans la hiérarchie des valeurs privées sinon publiques. Le bon équilibre physique, énergétique, psychique et magique de l'empereur lui-même était lié à l'accomplissement de sa sexualité. Certains des plus grands empereurs entretenaient à cet effet plus de huit cent concubines et une immense partie des palais leur était réservée.

Cela n'allait pas sans poser quelques problèmes dans le rituel du choix d'une de ces fameuses concubines ce qui entretenait, par ailleurs, de multiples intrigues de cour amplement favorisées par les eunuques. L'empereur se devait, également, de remplir ses devoirs avec la prestance liée à sa fonction et disposait donc de multiples conseillers, de multiples ouvrages, de multiples pratiques et de multiples potions pour conserver son rang de "Fils du Ciel" ou de "Dragon Jaune". Etant censé donner l'exemple jusqu'en bas de la pyramide immense que constituait depuis toujours le peuple chinois, ce système se reproduisait, à moindre échelle dans toutes les hiérarchies sociales. Un " homme d'une seule épouse " était alors considéré comme un indigent ou un marginal.

De leur coté, en réaction à ce système, les femmes chinoises furent probablement les premières à constituer des sociétés, presque des syndicats, dans lesquelles elles revendiquaient le droit d'user de leur corps en dehors d'un harem. Ces sociétés de femmes, souvent très puissantes, bien que fonctionnant sous le mode des sociétés secrètes, possédaient un statut presque officiel.

Par conséquence logique l'homosexualité féminine des "sœurs-amies" ainsi que la contraception médicale étaient considérées comme un simple fait social.. Parallèlement, la brèche ayant été largement ouverte par ces sociétés, l'homosexualité masculine ne suscitait que très peu d'opprobre jusque dans les milieux religieux où elle avait justement tendance à se développer et à alimenter de multiples commentaires plus ou moins compatissants. La société chinoise traditionnelle demeurait donc très libérale en ce qui est de la sexualité sous ses aspects les plus divers à l'exception d'un interdit majeur considéré comme un " crime inhumain " sanctionné par la peine de mort : l'inceste.

Les traités médicaux et alchimiques

Lorsque la sexualité est naturellement considérée, ce qui était le cas en Chine, comme un moyen d'épanouissement personnel, elle entre tout aussi naturellement dans le cadre des " pratiques de santé " qualifiées d'"Art d'entretien de la vie " (Yangsheng) susceptibles de prolonger l'existence.

De tous temps, sauf aux périodes répressives, les médecins chinois, chargés de la santé de leurs patients, se sont donc attachés à formuler de judicieux conseils sur ce fameux " Art de la chambre à coucher ". Ils furent également relayés par ceux qui pensaient, avaient-ils réellement tort, que cette même sexualité permettait de prolonger l'existence et était l'une des portes vers l'immortalité. Les Taoïstes, en particulier, mirent au point de multiples méthodes destinées à conserver, entretenir, favoriser, accroître le "principe vital" lors de relations sexuelles liées à l'alchimie interne (Nei Dan). Dans cette optique l'homme et la femme possédaient leurs propres méthodes ainsi qu'un important éventail technique dont on a malheureusement conservé la vision restrictive et limitée de rétention du sperme et de l'éjaculation.

Dans ces " Jeux des Nuages et de la Pluie " l'adepte tentait, par le moyen sexuel, de reproduire avec un, ou une, partenaire les phénomènes macrocosmiques de la création et de la mutation. Une particularité essentielle de ces pratiques est qu’elles ne concernaient pas, uniquement les hommes qui auraient, alors, considéré leur(s) partenaires féminines comme de simples moyens d'aboutir à leurs fins. Les textes concernant la sexualité féminine dans cette recherche de l'accomplissement, s'ils sont nombreux, n'ont malheureusement pas suscité, jusqu'à une époque très récente, le même intérêt pour les sinologues que ceux concernant la sexualité masculine. Une fois encore lorsqu'il s'agissait de pratiques concernant l'homme, on les qualifiait de pratiques taoïstes de longue vie tandis que celles destinées aux femmes se retrouvaient le plus souvent classées dans les curiosités plus ou moins pornographiques.

La plupart des " manuels de sexe " qui nous sont parvenus datent donc de la dynastie Sui (581-618) et continuent à être considérés comme des classiques... " "Classique des Méthodes secrètes de la Fille de Candeur " (Sou Nu Pi Tao Jing), " Recettes de la Fille de candeur " (Sou Nu Fang ), " Prescriptions secrètes pour la chambre à coucher " (Yu Fang Pi Jiua), " Principes pour nourrir la vie " (Yang Sheng Yao Ki)... De cette période datent les définitions poétiques des fameuses postures.

Le Maître Tong Xuan en définit une trentaine :

" Union étroite ", " Dévidage de la soie ", " le Dragon qui s'enroule ", " le poisson aux quatre yeux ", " le couple d'hirondelles ", " l'Union du martin pécheur ", " les canards mandarins ", " les papillons voltigeants ", " les canards renversés ", " le pin aux branches basses ", " les bambous près de l'autel ", " la danse des deux phénix ", " le phénix et son poussin ", " le vol des mouettes ", " la gambade des chevaux sauvages ", " le coursier au galop ", " le cheval qui piaffe ", " le tigre blanc qui bondit", " la cigale collée à l'arbre ", " chat et souris dans le même trou ".


permettant de définir un répertoire fort complet de ce qu'il est possible de faire, ou de ne pas faire, dans le domaine de la sexualité.


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Par la suite, un chapitre de sexologie (Fang Zhong Che Fa) (Traité de la Chambre à coucher) complétera l'immense majorité des encyclopédies médicales. Dans ces encyclopédies médico-philosophiques, l’acte sexuel, au niveau du microcosme humain représente l'union du Ciel (Yang) et de la Terre (Yin) au travers de la montée des nuages (Yun) et de la descente de la pluie (Yu). Cette union cosmique ou sexuelle représente donc l'unité dans l'harmonie des contraires.


Position du vol des mouettes

Il est donc conseillé d'éviter l'acte sexuel dans diverses occasions...lorsqu'on est fatigué, lorsqu'on a trop mangé ou trop bu, lorsqu'on est en colère ou abattu, lorsqu'on a des soucis, lorsqu'il y a de l'orage, de la tempête, du brouillard intense, des perturbations climatiques liées aux périodes lunaires ou aux taches solaires, à certaines périodes de l'année lorsqu'il fait trop chaud, trop froid, trop sec ou trop humide...etc.

On s’attarde beaucoup sur les manœuvres préliminaires et les différentes positions du coït à proprement parler. La satisfaction personnelle et celle de la ou du partenaire est le but recherché. Ces descriptions s'accompagnent de nombreux conseils avisés généralement délivrés sous la forme d'exemples poétiques.

On trouve aussi des explications plus ou moins succinctes sur l'aspect thérapeutique de l'acte sexuel comportant ou non des pratiques d'alchimie interne, basées sur la rétention, destinées à " faire revenir l'essence au cerveau ". Il est souvent précisé que l'Art de la chambre à coucher s'il ne peut à lui seul amener à l'immortalité, n'en demeure pas moins une excellente panacée contre la plupart des maladies et la déchéance physique "

Les Chinois avaient tout à fait remarqué que les êtres humains n’ont pas accès au bonheur et à la santé s’ils sont privés de contacts intimes tendres et sensuels réguliers. Nous allons citer ainsi les dialogues « pédagogiques » de l’Empereur Houang-Ti avec Sou-Nu qui est la Déesse de l’Amour et du plaisir.


« Tout affaiblissement de l’homme doit être attribué à sa façon défectueuse de faire l’amour. »


L’évolution du désir et la satisfaction de la femme fait l’objet d’une ample littérature qui montre l’importance que le mâle chinois portait à la jouissance de sa compagne. Il est décrit généralement  cinq signes et dix indices.


Les cinq signes sont :


« - Le visage de la femme rougit et ses oreilles se réchauffent.

- Le nez de la femme devient humide de transpiration et ses mamelons durcissent.

- La respiration de la femme devient audible, sa voix se fait rauque, ses yeux sont clos et sa gorge sèche.

- La Perle Rouge (la vulve) devient glissante. Ces fluides deviennent plus abondants à chaque mouvement de l’homme.

- Les Lotus Dorés (les pieds de la femme) se soulèvent très haut pour enserrer l’homme. »


Les dix indices sont :
 

« - La femme entoure l’homme des ses deux bras tandis que la partie inférieure de son corps s’anime. Elle lèche l’homme et essaie de l’exciter. Par-là, elle lui montre que son désir est ardent.

Son corps parfumé est couché, ses membres tendus et immobiles, elle respire fort par les narines. Par-là, elle indique son désir qu’il recommence à mouvoir son membre en elle.

Elle ouvre ses paumes et joue avec la Tige de Jade endormie, la frottant contre elle. Par-là, elle indique qu’elle est affamée de lui.

Ses yeux et ses sourcils sont mobiles, elle émet des sons gutturaux ou taquine l’homme de la voix. Par-là, elle indique qu’elle est très excitée.

De ses deux mains, elle écarte ses pieds et ouvre sa Porte de Jade. Par-là, elle indique que son plaisir est intense.

Sa langue pointe, comme dans un demi-sommeil ou une demi-ivresse. Par-là, elle indique que sa vulve réclame des coups alternativement profonds et superficiels, vigoureusement donnés.

Pieds et orteils tendus, elle essaie de retenir en elle le Marteau de Jade, mais elle ne sait pas exactement de quelle façon elle désire qu’il porte ses coups. Elle murmure à voix basse. Par-là, elle indique que le flot du Yin monte en elle.

Elle obtient soudainement ce quelle désire et bouge son bassin. Elle transpire       légèrement tout en souriant. Par-là, elle indique qu’elle en veut davantage et encourage l’homme à continuer.

Le doux sentiment de volupté subsiste toujours, son plaisir grandit. La marée de Yin est là. Elle serre étroitement l’homme. Par-là, elle indique qu’elle n’a pas atteint l’orgasme.

Tout son corps est brûlant et humide de transpiration. Ses mains et ses pieds se détendent. Par-là, elle indique qu’elle est maintenant comblée. »


1 : Les huit bienfaits de la relation charnelle.


L’Empereur Jaune demanda :


« Est-ce que certaines pratiques peuvent améliorer des maux particuliers ?


La Fille de Candeur (Sou-Nu) dit :


« Il y a huit bienfaits dans le commerce sexuel.

Le premier est de concentrer la semence. On dit à la femme de se coucher sur le flanc, jambes écartées. L’homme est étendu entre ses jambes, sur le flanc, lui aussi. Ayant porté dix-huit coups, il s’interrompra ; cette méthode concentrera la semence de l’homme et guérira aussi les saignements de la femme. A pratiquer deux fois par jour pendant une période de quinze jours.


Le deuxième est de reposer l’esprit. On couche la femme sur le dos, on dispose un coussin sous ses fesses, et elle allonge les jambes, l’homme s’agenouille entre ses cuisses et introduit son membre. Ayant porté vint-sept coups, il s’interrompra. Cette méthode reposera l’esprit de l’homme et guérira aussi chez la femme les refroidissements du vagin. A pratiquer trois fois par jour pendant une période de vingt jours.


Le troisième est de faire du bien aux organes internes. On dit à la femme de se coucher sur le flanc et de relever les jambes. L’homme le corps en travers, serré contre elle introduit son membre. Ceci fait, il porte trente-six coups et puis s’interrompt. A pratiquer quatre fois par jour pendant 20 jours consécutifs.


Le quatrième fortifie les os. La femme est couchée sur le dos et l’homme l’invite à plier le genou gauche, la jambe droite restant allongée. L’homme se couche sur elle, introduit son membre et porte quarante-cinq coups bien d’équerre. Cette méthode harmonisera les articulations de l’homme et guérira les congestions de la femme. A pratiquer cinq fois par jour pendant dix jours consécutifs.


Le cinquième bienfait est d’harmoniser la circulation du sang. La femme est allongée sur le coté en pliant son genou droit, la jambe gauche allongée. L’homme la pénètre en prenant appui sur ses mains. Il porte cinquante-quatre coups et s’interrompt. Cette méthode favorisera la circulation sanguine et soulagera les douleurs vaginales de la femme. A pratiquer six fois par jour pendant vingt jours.


Le sixième bienfait est d’accroître le sang. L’homme est couché sur le dos. La femme s’accroupit sur lui, fesses soulevées, et l’homme, ayant introduit sa verge, l’élève et l’abaisse jusqu’à ce qu’elle ait reçu un total de soixante-trois coups. Cette méthode accroîtra la force de l’homme et guérira la femme de ses règles irrégulières. A pratiquer sept fois par jour pendant dix jours.


Le septième fait du bien aux humeurs. L’homme invite sa partenaire à se pencher en avant et s’installer à plat-ventre en présentant ses fesses. L’homme se couche sur elle et introduit son membre par-derrière. Il porte soixante-douze coups, puis s’arrête. Cette méthode donnera un accroissement de la moelle.


Le huitième harmonise le corps. La femme se couche sur le dos, en repliant les jambes sous elle de façon que les pieds se trouvent sous les fesses. L’homme monte alors sa compagne en écartant ses jambes et s’arrête après avoir donné quatre-vingt-un coups. Ainsi les os de l’homme seront plus forts et le vagin de la femme n’aura pas de mauvaises odeurs. A pratiquer neuf fois par jour pendant une période de neufs jours. »


Ce sont le mysticisme sexuel chinois avec en arrière plan, les principes taoïstes anticonformistes et antiautoritaires, qui ont stimulé le développement du tantrisme indien.


Le Tantrisme est en effet, une protestation contre les conventions ambiantes. Il fait fi des traditions religieuses et philosophiques et plus particulièrement du système indien des castes. Dans le Vajrayana, le principe de la rétention du sperme est d’inspiration chinoise tandis que le culte du soleil provient du nord-ouest, plus précisément du Cachemire. Dans cette région s’étaient réfugiés les Manichéens fuyant l’invasion musulmane et de nombreuses idées - bouddhisme, manichéisme, nestorianisme se croisèrent et se fécondèrent dans des villes comme Balk ou Samarcande qui était pour cette dernière un centre d’enseignement zoroastrien. Ces divers cultes essentiellement solaires pénétrant en Inde par l’Iran conduisirent les pratiquants du Vajrayana a adopter le Dieu solaire pour en faire la pierre angulaire des doctrines ésotériques tantriques. Ainsi, nous pouvons raisonnablement penser que le Vajrayana se structura sous la pression d’un courant iranien et d’un courant chinois. Les frontières nord-ouest et nord-est de l’Inde étaient par ailleurs un terrain fertile pour l’éclosion de nouvelles idées du fait de croyances plus anciennes - le Bön - fondé sur la magie et la sorcellerie.
 

Après son heure de gloire en Inde, le Vajrayana s’éteignit pratiquement totalement en Inde au XII° siècle pour s’exporter au Tibet où il donna naissance au Lamaïsme avec ses divinités enlacées dans la posture du yab-yum. Le Lamaïsme fit retour en Chine par le biais de la Mongolie où il était religion d’Etat. Il fut pratiqué par les souverains mongols Koubilaï Khan et ses successeurs qui furent Empereurs de Chine (1280 - 1367).

Ces souverains étaient de fervents lamaïstes et le tantrayana était tenu

 en grand honneur parmi les Mongols et plus particulièrement le culte de l’énergie femelle. Koubilaï s’était entouré d’adeptes du tantrisme, il se vit initié au Kalachakra mandala et reçu la dignité de Monarque du Monde selon les rites de la cérémonie tantrique de Hévajra.
 

« Ha-Ma présenta aussi à l’Empereur le moine tibétain Kalinchen spécialiste du rituel secret. Ce moine dit à l’Empereur : votre Majesté règne sur tout dans son empire et possède toutes les richesses des quatre mers. Mais Votre Majesté ferait bien de ne pas penser à cette seule vie. La vie de l’homme est brève, c’est pourquoi il faut pratiquer cette méthode secrète de la Joie Suprême. L’Empereur se mit donc à pratiquer cette méthode, que l’on appelle - Discipline en couples. Toutes ces pratiques se rattachent à l’Art de la Chambre à Coucher. Puis l’Empereur fit venir des moines indiens pour diriger ces cérémonies et décerna à un moine tibétain le titre de Maître du grand Empire Yuan. Pour pratiquer ces disciplines, ils prirent tous des jeunes filles de bonnes familles, qui quatre, qui trois et ils appelèrent çà - sacrifier - Alors l’Empereur se livra quotidiennement à ces pratiques, assembla à ce dessein femmes et jeunes filles en grand nombre, et il ne trouva de joie que dans ce plaisir dissolu. Il choisit aussi parmi ses concubines un certain nombre de femmes pour leur faire exécuter la danse des seize Dakini et des huit mâles... »


Ce retour vers la Chine se fit non seulement par le biais des invasions mongoles mais aussi sous la pression des missionnaires tantriques provenant d’Inde sous la dynastie T’ang (618 - 907). Les lettrés chinois pour qui le mysticisme sexuel était encore vivace, reconnurent le bien fondé de ces enseignements. Cependant, ils n’identifièrent pas le fond chinois du Vajrayana sous les habits du Lamaïsme et considérèrent celui-ci comme une croyance étrangère et non une version exotique des principes taoïstes. Pour autant, ils réincorporèrent divers éléments indianisés aux croyances chinoises de l’époque.


Les principes qui dirigent et justifient la sexualité taoïste sont de nature à favoriser le plaisir et par conséquent la conception. Les principes féminin et masculin - le yin et le yang en s’opposant et se complétant, régissent toutes les manifestations du monde et à fortiori, la sexualité.


Les traditions chinoises archaïques établissent que le raffinement de la sexualité est un gage de santé et de longue vie.
Robert Van Gulik souligne:


« Accepter dans la joie et sans restrictions les aspects les plus variés de la procréation humaine, depuis les infimes détails biologiques de l’étreinte charnelle jusqu’à l’amour spirituel le plus élevé, dont cette étreinte appose le sceau et atteste la réalité. Parce qu’il est l’analogue humain du processus de création cosmique, on révère le commerce sexuel sans jamais l’associer à la culpabilité morale, sans y voir le moindre péché. On ne voyait aucune différence entre la pluie qui arrose les champs et la semence qui féconde les entrailles, ni entre le sol riche, humide, prêt pour les semailles, et le vagin que sa moiteur dispose à la pénétration »


 
a : Les principes du Tao.


Le Tao est le principe qui équilibre, régule et régit chaque chose dans l’univers. Suivre les prescriptions du Tao c’est connaître la liberté et la vie éternelle au sein du mouvement naturel du grand Tout. Le Tao-Te-Kin de Lao-Tseu dit que ce principe primordial est une Matrice, « La Mère sous le Ciel ».


« Il y avait quelque chose dans un état de fusion avant la formation du Ciel et de la Terre. Tranquille ! Ineffable ! Elle existe seule et ne change pas ; elle circule et ne se lasse pas. On peut la considérer comme la Mère de Tout-le-Ciel, mais j’ignore son nom, je l’appellerai Tao et, s’il faut lui donner un nom, ce sera Grand ! …l’Esprit de la Vallée ne meurt pas. C’est la femelle mystérieuse, c’est la racine du Ciel et de la Terre…Le Tao donna naissance à l’Un. L’Un donna naissance aux deux. Les Deux donnèrent naissance aux Dix mille Etres…Le retour à la Mère des Dix mille Etres est le mouvement du Tao… Là sont la beauté et la joie suprême. S’ébattre dans ce ravissement est le lot du surhomme »


La référence au mélange des énergies mâle et femelle dans le rapport sexuel n’apparaît dans des ouvrages écrits qu’aux débuts de l’ère chrétienne alors que la chine est taoïste depuis 1500 ans. La philosophie taoïste voit le monde comme un équilibre dont l’harmonie se manifeste à tous les niveaux. Tout élément de la création est composé dans une certaine proportion d’énergie yang ou d’énergie yin. Le yang représente surtout les qualités que l’on attribue au masculin alors que le yin se rapporte aux qualités féminines. Le corps vivant est donc parcouru d’un réseau complexe de canaux subtils yin ou yang dont la dysharmonie et le déséquilibre ouvre la porte à la maladie.

Les taoïstes pensent que la vie éternelle est possible et résulte du parfait équilibre des énergies dans le corps. Cependant, les Chinois se montrent réalistes et ne recherchent, a vrai dire qu’une longévité importante au moyen de techniques médicales et spirituelles. Ils font le constat que lorsqu’un couple fait l’amour, l’homme se sent plus fatigué que la femme et par conséquent s’endort. Si le sperme donne la vie et que l’éjaculation fatigue l’homme, il en découle que le sperme est un fluide vital, une essence subtile dont la conservation et l’économie sont des garanties de longue vie.


Toutes les pratiques sexuelles, y compris la sodomie - cette dernière pratique étant ignorée par le tantrisme indien - sont censées améliorer la longévité, mais cela doit suivre des règles contraignantes. Pour que l’union sexuelle renforce la vitalité de l’homme, il est évident que le mâle, tout en contrôlant son émission de sperme, doit satisfaire sexuellement sa femme qui a, dans la chine taoïste, un statut très respecté et où son plaisir n’est pas dénié.


La recherche de l’orgasme féminin a pour corollaire d’augmenter les sécrétions vaginales, donc la manifestation physiologique d’une inépuisable énergie. Un coït long et satisfaisant permet à l’homme de profiter du contact intime prolongé avec les sécrétions féminines porteuses du principe yin. L’homme, non seulement ne perd pas son énergie vitale mais peut absorber l’énergie que sa partenaire lui dispense largement. L’économie énergétique du rapport sexuel n’est d’ailleurs pas à sens unique car la femme gagne aussi de la vitalité en voyant sa « nature dormante » être animée par le contact intime avec le yang.
 

« Quand le Yang a l’harmonie du Yin, tous ses problèmes sont résolus et, quand le Yin a l’harmonie du Yang, tous les obstacles disparaissent. Un Yin et un Yang doivent sans cesse se prêter une assistance mutuelle. De sorte que l’homme se sentira ferme et vigoureux. La femme sera alors prête à le recevoir en elle. Tous deux se trouveront ainsi en communion et ils se nourriront de leurs sécrétions mutuelles… »


Faire l’amour dans de telles conditions revient à prolonger sa vie et sa santé. Il est bien évident que l’obtention du plaisir pour l’homme n’est pas ainsi chose facile tant sont intriqués l’éjaculation et l’orgasme masculin. L’expérience nous montre qu’il s’agit là d’un travail de longue haleine qui avait l’avantage de permettre un contrôle des naissances, tout en autorisant les contacts sexuels.


Dans ses manifestations extrêmes, cette conception de la sexualité et ces pratiques sans éjaculation systématique a permis de penser que le sperme remonté dans la tête avec un mélange d'énergie yin et yang et qu'il se produisait ainsi une fécondation mystique de l'homme. Le pratiquant accompli du Taoïsme redevient comme un nourrisson encore dans les nimbes du chaos maternel primordial dont l’énergie vitale est inaltérée.


« Et pourtant ses os sont faibles, et ses muscles sont mous, mais il serre fortement. Il ne sait rien de l’union sexuelle, mais sa verge se redresse. Il crie toute la journée et ne s’enroue pas. Cela vient du fait que son essence séminale est parfaitement intacte »


Afin de réaliser le Tao en lui, l’adepte désire se nourrir de l’énergie de la femme – mère et amante. Les « Libations des Trois Pics » (les lèvres, les seins, la vulve) issues de la femme sont les précieux nectars de longue Vie.


« Le plus élevé des Trois Pics, s’appelle le Pic du Lotus Rouge. Son fluide, la Source de Jade, jaillit de deux orifices situés sous la langue de la femme. Quand l’homme le caresse de sa langue, le liquide coule en abondance. Il est transparent et hautement bénéfique pour l’homme.
Viennent ensuite les Pics Jumeaux. Leur fluide, la Blanche Neige, jaillit des seins de la femme. Il est de couleur blanche et de goût sucré. Bénéfique à l’homme, il profite aussi à la femme. Il améliore chez elle la circulation du sang et règles les menstrues. Il détend le corps et son âme, elle y trouve le bonheur et la volupté. Les fluides de la Pièce d’Eau Fleurie (la bouche) et de la Porte Obscure (la vulve) en seront plus abondants. Des trois libations, celle-ci est de beaucoup la meilleure. Si la femme n’a jamais encore porté d’enfant et n’a pas de lait, l’effet sera encore plus bénéfique.


Plus bas se nomme le Pic de l’Agaric Pourpre ou la Grotte du Tigre Blanc ou la Porte Obscure. Son fluide, la Fleur de Lune, est soigneusement gardé dans le Palais du Yin

(l’utérus). Il est très lubrifiant. Mais la porte du Palais du Yin est presque toujours close. Elle ne s’ouvre que lorsque la femme éprouve le plaisir orgastique qui met la rougeur sur ses joues et adoucit sa voix jusqu’au murmure. Alors le fluide s’épanche librement. L’homme doit retirer son Pic de Jade de deux centimètres et demi mais poursuivre ses coups en même temps qu’il baise sa bouche et suce ses seins »


a : Le contrôle de l’éjaculation.


Il ne faut pas conclure que les interdits sexuels n’avaient pas cours dans la société chinoise. Tout d’abord, le couple devait avoir le souci primordial d’assurer une descendance qui perpétuerait le culte des ancêtres. Ceci était un devoir sacré auquel nul ne pouvait se soustraire. La naissance d’un fils était une véritable obsession, qui justifiait la pratique de la polygamie.

La continence faisait l’objet d’un véritable mépris et les femmes qui restaient célibataires étaient persécutées. Autre objet de réprobation, la masturbation masculine qui entraînait une perte d’essence vitale sans bénéfice. Cette pratique souffrait cependant quelques exceptions lorsqu’un homme était privé de femme trop longtemps et que le sperme stagnant était dévitalisé. Mais il s’agissait alors d’un acte hygiénique car le semen corrompu était sensé provoquer l’encrassement de l’organisme. La masturbation féminine et le lesbianisme ne souffrent d’aucune restriction ou condamnation, l’énergie yin étant réputée infinie. La fellation est aussi parfaitement admise, dans les mêmes conditions de réservation de l’éjaculation.


Détail curieux pour les occidentaux d’aujourd’hui, les Chinois se montraient d’une pudibonderie incroyable en regard du baiser sur la bouche qui faisait partie intégrante de l’acte sexuel. Il était donc inadmissible d’échanger cette caresse en dehors de l’intimité.


Les activités sexuelles orientées vers le seul plaisir imposaient à l’homme la conservation du sperme d’où la pratique généralisée du coït réservé. Ceci répondait à deux impératifs - ne pas perdre d’essence vitale - prolonger le plus possible le contact avec les sécrétions de la femme qui renforceraient la vitalité de l’homme. Ainsi, Tsai-Nu préceptrice de l’Empereur Houang-Ti dialogue avec Peng-Tsu.


« On croit en général, que l’homme tire un grand plaisir de l’éjaculation. Mais lorsqu’il apprendra le Tao, il éjaculera de moins en moins. Son plaisir n’en diminuera-t-il pas ?

Absolument pas ! Après l’éjaculation ; l’homme est fatigué, ses oreilles bourdonnent, ses yeux sont alourdis. Il aspire au sommeil. Il a soif, et ses membres sont inertes et ankylosés. Pendant l’éjaculation, il éprouve un bref instant de joie, mais il en résulte ensuite de longues heures de lassitude. Ce n’est pas vraiment de la volupté. Si l’homme au contraire, contrôle son éjaculation, son corps en sera fortifié, son esprit s’en trouvera ragaillardi, son ouïe plus fine et sa vue plus perçante. Même s’il a réprimé la sensation que lui procure l’éjaculation, l’amour qu’il éprouve pour la femme grandit. C’est comme s’il ne pouvait jamais la posséder en suffisance. Comment peut-on dire que ceci ne constitue pas une infinie volupté ? »


Les pratiques sexuelles chinoises font la part belle au contrôle de l’éjaculation. Car elle ne constitue pas le sommet de la satisfaction génitale entre deux personnes. L’émission de sperme est considérée comme une pratique «  à risque » car l’éjaculation est une perte d’Essence Vitale. L’éjaculation, de façon générale se doit d’être réservée à la volonté de procréer et à l’évacuation régulière « hygiénique » du sperme dévitalisé qui est réputé encrasser les canaux subtils du corps.


L’éjaculation est une pratique « perverse » au sens chinois du terme c’est à dire pathogène car l’homme qui n’exerce pas ou mal sa continence ne comble pas sa femme. La femme est réputée être comme l’eau qui met du temps à s’échauffer et aussi à se refroidir, il faut donc que l’homme ait une érection durable afin d’amener sa ou ses partenaires à l’orgasme mais aussi à les satisfaire plusieurs fois.


« Un homme doit cultiver l’art de retarder son éjaculation jusqu’à ce que sa partenaire amoureuse ait éprouvé l’orgasme… Il doit trouver quelle est sa fréquence idéale d’éjaculation et la maîtriser. Il ne doit émettre sa semence que deux ou trois fois sur dix »


Le Tao de la Communion édicte les principes qui doivent gouverner l’union sexuelle satisfaisant la femme et permettant à l’homme de conserver son
« Fleuve jaune », le king (le sperme). Le Maître Wou-Hien enseigne que le débutant dans la Voie du Tao ne doit pas être trop excité ni trop passionné et pour ce faire, il doit faire ses premières armes avec une femme qui ne soit pas trop séduisante et dont le sexe n’est pas trop serré, le contrôle étant naturellement plus facile avec une femme pour qui l’on n’éprouve pas de sentiments amoureux par trop exacerbés.


« Si elle n’est pas trop belle, le novice gardera la tête froide ; et si la Porte de Jade n’est pas trop resserrée, il sera modérément excité »


Cependant le Tao reconnaît que le sommet des délices sexuels n’est atteint qu’avec une femme que l’on aime. Mais le Tao de la Communion est avant tout une pratique énergétique et une discipline qui permet à la femme comme à l’homme d’atteindre la Vision béatifique par la possession sans fin de l’un par l’autre. Le but du Tao est la jouissance totale de la femme ainsi que l’obtention pour les deux amants d’une sérénité profonde par l’harmonie physique inséparable de l’harmonie spirituelle.


Une pénétration douce est recommandée suivi d’un retrait rapide si l’homme perd sa maîtrise :
 

« Il doit cesser immédiatement ses pénétrations et retirer son Pic de Jade de façon à rester engagé dans la Porte de Jade de deux ou trois centimètres environ. Il attendra d’avoir retrouvé son calme, puis il recommencera à porter ses coups trois fois superficiellement et une fois profondément »


Il y a essentiellement trois méthodes de rétention classiquement décrites : l’une mécanique par le retrait de la verge et la compression du gland, l’autre par la compression d’un point situé dans le plancher périnéal de l’homme entre les bourses et l’anus. Cette compression peut être le fait de l’homme mais aussi être administrée par la compagne si elle est une pratiquante experte. C’est la méthode fort connue du squeeze. La troisième méthode consistant à stimuler un point d’acupuncture au-dessus du sein droit, couplée à la technique respiratoire.


La deuxième méthode apparaît comme plus
« nobles », car elles sont fondées sur la maîtrise du souffle et deviennent ainsi un « yoga ». Alors que classiquement l’homme pousse son sexe dans le vagin de la femme en expirant et inspire en se retirant, le Taoïsme comme le Tantrisme recommandent de pratiquer à l’inverse, en inspirant et en expirant par le nez (Ceci est important et vérifié par l’histologie – les tissus de la muqueuse nasale sont de même nature que ceux du gland et du vagin). L’avantage de cette méthode est sa facilité d’utilisation.

En fermant les yeux et la bouche et en respirant profondément, sans forcer, par le nez, l’homme porte neuf coups superficiels et un coup profond (méthode de la neuvaine). Chaque poussée est coordonnée avec la respiration. Les coups superficiels sont correspondent à une pénétration située entre la Corde du Luth et la Perle Noire (soit de deux à dix centimètres), les coups profonds vont du Ruisselet au Propre de la Vallée (soit de sept a treize centimètres).


Les poussées de l’homme ne doivent pas être uniformes mais bien au contraire, varier dans leur rythme, profondeur et angle, chacune déclinant des sensations nouvelles et des effets différents augmentant l’ardeur et les appétits des deux amants.

« Introduisant et retirant, remuant de bas en haut, de gauche à droite, marquant des pauses ou bien une succession rapide, tous ces mouvements doivent se correspondre. Il faut appliquer chacun d’eux au moment voulu et ne pas s’en tenir toujours à un seul et même style parce qu’on y trouve son bon plaisir.»


Dès qu’il perd sa maîtrise, il retire son sexe de quelques centimètres ou totalement et demeure ainsi sans bouger. Il inspire alors en soulevant le diaphragme en même temps qu’il contracte son bas-ventre, comme pour contrôler sa miction. Le pratiquant profite de ces instants pour se souvenir de l’importance de la rétention du sperme. Il peut, retrouvant ainsi rapidement l’empire sur lui-même, reprendre son coït.


« L’homme qui applique cette méthode pourra contrôler son éjaculation sans en éprouver de désagrément, et son Pic de Jade ne perdra rien de sa fermeté. Il peut ainsi économiser son énergie. Il en retirera une remarquable sérénité. Il ne doit pas émettre son Fleuve Jaune avant d’avoir porté cinq mille coups. En procédant ainsi, il pourrait continuer presque sans fin et satisfaire sans mal dix femmes dans la même nuit. »
 

Concernant la méthode de rétention du sperme, Sou-Nu ne manque pas d’en entretenir l’Empereur Jaune afin de faire rebrousser chemin à la semence.


L’Empereur Jaune demanda :


« Le plaisir de l’acte sexuel, chez l’homme, réside dans l’émission de la semence. Or, si l’homme se refrène et n’éjacule pas, quel plaisir peut-il donc en tirer ?


La Fille de Candeur répondit :


« En vérité, après l’émission de la semence, le corps de l’homme est fatigué, ses oreilles bourdonnent, ses yeux sont alourdis de sommeil, sa gorge est sèche et ses membres inertes. Bien qu’il ait éprouvé un bref moment de joie, ce n’est pas vraiment une sensation de volupté. Si, au contraire, il pratique l’acte sexuel sans éjaculer, son essence vitale sera renforcée. Si l’homme a su réprimer sa passion, son amour de la femme augmentera comme s’il ne pouvait jamais la posséder à suffisance. Comment peut-on dire que cela n’est pas voluptueux ?


Si un homme se livre une fois à l’acte sexuel sans perdre sa semence, il fortifiera son corps. S’il le fait deux fois, son
ouïe sera fine et sa vue perçante. S’il le fait trois fois, toutes les maladies disparaîtront. Quatre fois, il jouira de la paix de l’âme. Cinq fois, et son cœur et la circulation de son sang seront améliorés. Six fois, et ses reins deviendront robustes. Sept fois, ses fesses et ses cuisses gagneront en puissance. Huit fois, son corps deviendra lisse. Neuf fois, il atteindra la longévité. Dix fois, il sera comme un immortel.
 

Si un homme commerce continuellement avec la même et unique femme, l’essence du Yin de celle-ci s’affaiblira et elle sera de peu d’avantage pour l’homme.


Le Yang prend modèle sur le feu et le Yin sur l’eau. Tout comme l’eau peut éteindre le feu, le Yin peut diminuer le Yang. Si le contact dure trop longtemps, l’essence Yin, absorbée par l’homme, se ferra plus forte que sa propre essence Yang et cette dernière en sera lésée. Ainsi ce que l’homme perd dans la relation sexuelle ne sera pas compensé par ce qu’il gagne. »
 

L’Empereur Jaune demanda :
 

« Quelle est la meilleure façon de ne pas émettre sa semence ?
 

La Fille de Candeur répondit :
 

« Cette méthode a été enseignée par un Immortel nommé Lu, qui obligea ses disciples à faire le serment, scellé par le sang, de ne pas divulguer inutilement ce secret car les gens incompétents s’exposeraient à des maladies graves.


Voilà l’essentiel de la méthode. Chaque fois qu’un homme sent qu’il est sur le point d’éjaculer, il doit fermer la bouche et ouvrir tout grand les yeux, retenir son souffle et se maîtriser fermement. Ill doit remuer les deux mains de haut en bas, et retenir son souffle dans le nez, comprimant le bas de son corps, de telle sorte qu’il respire avec son abdomen. Redressant son épine dorsale, il devra presser rapidement le point P’ing-Yi (au-dessus du sein droit) avec l’index et le majeur de la main gauche ; puis il laisse sortir son souffle en grinçant des dents mille fois.


Il doit imaginer que dans son Champ de Cinabre (
juste au-dessus du nombril) se trouve une essence lumineuse mordorée, jaune à l’intérieur, rouge et blanche à l’extérieur. Il doit imaginer ensuite que cette essence se divise en un soleil et une lune qui vont et viennent à l’intérieur de son abdomen, puis montent vers le point Ni-Hoan (entre les yeux), dans son cerveau, où les deux moitiés s’unissent à nouveau. C’est ce qu’on appelle le Soleil et la Lune en conjonction – Dans le même temps, qu’il permette à son membre plongé dans la femme, de reposer. Il absorbe aussi la salive de celle-ci par en haut et les sécrétions vaginales par en-bas. »
 

« De cette manière, la semence montera au cerveau et lui profitera, allongeant ainsi la durée de vie. »

 


De la bonne ou de la mauvaise utilisation des sécrétions sexuelles, (l’essence vitale) dépend non seulement le bien-être personnel et du couple mais également la santé, la vitalité et la capacité de prolonger le vie. Cela ne veut pas dire, suivant cette tradition fortement teintée de taoïsme, qu'il ne peut y avoir de longévité sans chasteté complète. Au contraire, celui ou celle qui sait utiliser à bon escient cette essence vitale non seulement n'en souffre pas mais en tire avantage. Il est souvent rappelé que l'Empereur Jaune eut deux mille cent femmes et devint immortel alors que de nombreux gens du commun n'ont qu'une seule femme et se détruisent la vie.

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Rédigé par lobsang sonam

Publié dans #Erotisme

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Publié le 3 Avril 2009

Plus il y a de gens qui s'intéressent à moi et au travail qui se fait ici, plus il y aura de gens qui s'y opposeront - une sorte d'équilibre. Dans le monde, c'est ainsi que les choses se passent; c'est un phénomène naturel.

On dira nécessairement toutes sorte d'idioties, car les gens qui s'opposent ne sont jamais venus ici... ils se fondent sur des rumeurs. Et les choses négatives ont leur propre parcours : Elles se répandent plus facilement, plus vite, car l'humanité toute entière vit dans la négativité...

Les gens sont inventifs. Quand vous racontez une rumeur à quelqu'un, vous y ajoutez quelque chose. Les gens sont créatifs! Et lorsque la personne partage cette rumeur avec quelqu'un d'autre, pensez-vous qu'elle le fera exactement comme vous le lui avez raconté ? Elle lui donnera une nouvelle couleur, un peu plus de profondeur, une dimension un peu plus large. Elle l'a rendra plus intéressante, elle l'exagérera.

Les rumeurs ont leur façon de se répandre et chacun y contribue. Elles n'ont plus rien a voir avec les faits. Mais cela se passe toujours ainsi... Je ne serai plus là et les rumeurs se poursuivront, elles se développeront. Elles deviennent des forces autonomes; elles n'arrêtent pas de grandir...

Ma béatitude ne peut pas être affectée par la haine des gens, par les oppositions. Mais pensez à ces gens qui vivent dans la haine - ils se torturent eux-mêmes, ils se font du mal, ils se blessent. Pendant combien de temps peuvent-ils continuer à le faire ? Tôt ou tard, leurs blessures voudront guérir. Et tôt ou tard, leur antagonisme brûlant se transformera en amour.

Osho


Qui est Baghwan Rajnesh appelé aussi Osho ?


Maitre spirituel indien, Osho Rajneesh est né le 11 décembre 1931. Dès sa plus jeune enfance, il se révèle indépendant et anticonformiste; il refuse la transmission du savoir sans en faire lui-même l'expérience. Très curieux, il lit énormément, la Bible notamment. Il fait de brillantes études universitaires (agrégation de philosophie en 1953) et en 1957 il devient professeur dans deux universités, tout en donnant des conférences. Il a étudié beaucoup de religions, l'hindouisme naturellement, le bouddhisme et le christianisme notamment, pour fonder finalement son propre enseignement, assez proche du tantrisme, avec un style très direct, fustigeant beaucoup de pratiques et d'attitudes religieuses. A partir de 1966, il se déplace à travers toute l'Inde en exposant ses conceptions sur les systèmes religieux et la psychologie de l'homme. Sa remise en cause des idées conventionnelles lui donne très vite la réputation d'instructeur rebelle.
 

Il a eu de nombreux adeptes jeunes qui ont amplifié l'aspect provoquant exploité par ses détracteurs pour le discréditer. Il s'installe à Bombay en 1968 où ses adeptes organisent un ashram en 1970 puis à Poona en 1974. Dans ce dernier ashram et dans divers centres qui se sont développés, les pratiques sexuelles très libres induites par ses idées ainsi que les problèmes financiers liés à l'organisation dont il se désintéresse le mettent en position difficile.


A ce moment, il a déjà mis au point une grande partie de ses propres techniques de méditation, pour l'humanité pleine de stress et d'angoisse, pour qui un profond processus de nettoyage est indispensable pour espérer atteindre une certaine évolution. Il s’inspire et commente les textes anciens de nombreuses traditions spirituelles 

Zen, Soufisme, Tantra, Bouddhisme, Christianisme, Taoïsme, les Upanishads, Patanjali, Héraclite. Rajneesh parlait également volontiers de personnages célèbres comme Freud, Jung, Adler, Maslow, Bouddha, Jésus, Socrate, les Soufis, Lao Tseu etc


En 1981, Osho Rajneesh décide de s'installer aux Etats Unis. L'ascension est fulgurante, mais la chute le sera aussi. Son enseignement remporte un tel succès en si peu de temps qu'il est dépassé par les événements, d'autant qu'il laisse à d'autres le soin de gérer l'organisation et les sommes colossales dégagées par les activités de toutes sortes. Suite à divers scandales qu'il a négligé d'éviter, Osho Rajneesh est arrêté en octobre 1985 pour non respect de la législation sur l'immigration, persécuté puis expulsé pour des motifs dérisoires. Il revient finalement en Inde en juillet 1986. L'ashram de Poona est rouvert six mois plus tard et Osho Rajneesh dirige en personne des causeries et méditations qui attirent des milliers de personnes.


Il meurt le 19 janvier 1990; ses cendres sont conservées avec cette inscription: "Osho - N'est jamais né, n'est jamais mort - Est seulement passé sur cette planète du 11 décembre 1931 au 19 janvier 1990".


Son enseignement


Osho Rajneesh disait de son enseignement: "Je suis le commencement d'une conscience religieuse totalement nouvelle". En fait, il a retenu ce qu'il a considéré comme les meilleurs enseignements de l'hindouisme, du bouddhisme - le tantrisme semblant le plus près de ses conceptions, sans oublier le christianisme.


Il est à la fois un maître zen, soufi et tantrique.


Maître zen

, car il choque et détruit toutes nos croyances et nos conditionnements ! Ses centaines de discours sur des thèmes aussi variés que la méditation, les émotions, le zen, le sexe, la mort, la politique, l'amour, l'éducation, la science, les religions ou la quête spirituelle nous obligent à nous regarder nous-mêmes et à faire confiance à notre propre intuition et intelligence plutôt que de suivre une croyance, une idéologie ou juste des habitudes. Il insiste : " Doutez et trouvez votre voie par vous-même ! ".


Maître soufi

, car il nous rappelle constamment que la méditation ne peut se séparer de l'ouverture du Cœur et que la vie est une célébration, une danse :Vous avez oublié de commencer à vivre ! L'homme moderne est devenu tellement sérieux. Redevenez des soufis... riez, dansez et profitez de la vie !


Maître de Tantra

, car il intègre le corps et le sexe dans la vision de la spiritualité: "vivez votre sexualité !", "toutes les religions y compris le christianisme répriment votre sexualité" et "je suis contre toutes formes de répressions car elles mènent toutes à la perversion..." et inversement, il nous met en garde contre l'excès contraire, une sexualité sans amour et il suggère à l'homme et la femme de faire évoluer le sexe, l'amour et la méditation par le Tantra.


Des centaines de psychologues, psychothérapeutes, médecins du monde entier y sont venus s'initier à ses pratiques..


Le tantrisme


Quelques explications s’imposent ! Le tantrisme est une doctrine indienne issue de l’hindouisme et du taoïsme, ensuite adoptée par le bouddhisme. Cette pratique ne connaît ni dualité, ni opposition ; le moi et le monde extérieur, l’homme (le yang) et la femme (le yin), l’esprit et la matière sont un tout. La pratique du tantrisme permet de les associer pleinement pour parvenir ensuite à un niveau de conscience supérieure et, en matière de sexualité, à une harmonie parfaite, libérée des contraintes extérieures. La vision tantrique nous enseigne que l'amour est sacré, et quand deux amants considèrent l'amour comme un acte sacré, ils reconnaissent l'aspect divin de l'autre, ce qui veut dire qu'ils reconnaissent leur potentiel infini, leur capacité à aller vers le potentiel le plus élevé en amour.


La vision tantrique nous enseigne qu'en chaque être, en vous, se trouve un esprit pur, naturel et innocent, comme un enfant. C'est cet esprit qui nous aide à explorer des visions situations nouvelles, ludiques et innocentes. Abandonnez la honte et la culpabilité, et retourner à votre être « extatique ».


Le tantrisme utilise la sexualité pour fusionner le corps et l’âme, le féminin et le masculin et atteindre, au terme d’un long processus de méditation, l’extase de l’esprit et du corps. Il est important de réaliser que le tantra est une voie spirituelle, comme le yoga ou faire l'amour peuvent être une porte pour l'éveil, pour se libérer, ce sont des pratiques qui s'apprennent, pour guérir les difficultés que vous avez dans votre vie sexuelle en générale et plus largement dans votre vie quotidienne.


Ces pratiques s’adressent aux couples hétérosexuels, mais également pour les couples homosexuels, car le Tantra vise, avant tout à favoriser le contact spirituel avec un autre humain, du même sexe ou du sexe opposé.


Le tantra s’inscrit en tant que rébellion contre la philosophie bramine, qui enseignait que pour accéder au divin, il fallait renoncer au monde. Le tantra s'est rebellé contre cette philosophie, et enseignait que le divin était déjà en nous et quand nous abandonnons  notre corps, nos sens à notre capacité au plaisir, en en prenant conscience par la méditation, nous pouvions accéder au divin et goûter à l'illumination.
 

Comment pratiquer une méditation tantrique ?


Commencez par arranger le lieu où se déroulera votre moment privilégié. L’endroit doit être confortable, futons, coussins et couvertures douces seront bienvenues. Disposez quelques bougies dans la pièce, parfumées ou non, faites brûler un bâton d’encens pour vous mettre dans l'ambiance


Méditez, recherchez le calme et rapprochez-vous de la nature autant que faire se peut. Buvez du thé additionné de quelques gouttes d’huile essentielle d’Ylang ylang (cananga odorata). Soignez votre corps avec un bain tiède – trop froid, il ne sera pas plaisant, trop chaud, il risque de vous endormir. Mangez beaucoup de fruits frais et légumes. Détendez-vous, relaxez-vous au maximum et n’oubliez pas de chasser le stress et de laisser de côté les angoisses du quotidien durant les heures qui précèdent Maithuna. Voyez l’eau comme un moyen de laver les tensions accumulées, et de vous focaliser le plus possible sur vos sensations.


Durant la célébration, vos cinq sens doivent être sollicités. L’odorat, par le biais de l’encens, des huiles essentielles surtout Ylang ylang ou des bougies parfumées, la vue, grâce à la lumière que vous aurez pris soin de tamiser, l’ouïe, avec une musique que vous aurez choisie pour l’accorder au mieux avec l’ambiance du moment. Restent le toucher et le goût.


Pour le goût, prenez le temps de préparer quelques fruits et légumes que vous dégusterez à deux durant la célébration de Yoni puja. Pour le toucher, prévoyez un temps de massage.


Yoni puja


Asseyez-vous confortablement, face à face, encore habillés, et regardez-vous dans les yeux. Concentrez-vous sur ce que vous aimez le plus chez l'autre. La maithuna débute par l’éveil du plaisir du goût. Chacun des deux partenaires doit faire manger l’autre. Respirez doucement et profondément… Embrassez-vous et caressez-vous du bout des lèvres et déshabillez-vous mutuellement, sans cesser de vous toucher. Lorsque vous vous sentez prêts tous les deux, commencez à vous déshabiller en prenant, une fois de plus, tout le temps nécessaire. Entamez ensuite le massage en partant du bas du corps. Concentrez-vous tout particulièrement sur la zone sacro-iliaque, située de part et d’autre de la colonne vertébrale : c’est là que se situe le centre de l’énergie sexuelle.


Ecoutez attentivement votre corps : c’est lui qui vous indiquera à quel moment passer à la pénétration. Une fois vos deux corps réunis, ne cherchez pas l’orgasme à tout prix ! Respirez profondément pour faire circuler les tensions sans y succomber. Il s’agit d'atteindre l’orgasme sans émission de fluides, et ce afin de ne pas perdre son énergie sexuelle. L’acte sexuel, appelé "maîthuna" n’est pas une course à l’orgasme, mais un moyen de faire monter l’énergie sexuelle (kundalini). Des années de pratique conduiront ainsi les plus persévérants à des orgasmes intenses, en communion avec l’Univers, loin du sexe tel qu’on le conçoit habituellement.


Laissez les sensations affluer, et ne fermez pas les yeux ; vous ne faites désormais plus qu’un avec votre partenaire. Si l’orgasme approche pour lui, des contractions efficaces du périnée devrait l’aider à se contenir, d’où l’intérêt de faire régulièrement des exercices du périnée. Pour la femme, ils permettent d’améliorer la circulation sanguine dans la zone génitale et, ainsi d’amplifier les sensations. Une fois la célébration terminée, prenez le temps du retour au calme. Savourez le moment et n’hésitez pas à échanger vos impressions !


Et si ce premier essai ne vous apportait pas de révélation particulière, ce qui serait cependant étonnant, une chose est sûre, cependant : le tantrisme, à défaut de vous conduire au Nirvana Absolu, vous apportera très certainement une meilleure connaissance de votre corps, une amélioration de votre sexualité ainsi qu'une plus grande complicité avec votre partenaire.

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Rédigé par lobsang sonam

Publié dans #Erotisme

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Publié le 3 Avril 2009

maithuna11.jpgMon expérience personnelle des pratiques tantriques.

Je peux témoigner, pour les avoir vécues, de l'excellence des pratiques tantriques dans le traitement des troubles de la sexualité tels que l’éjaculation précoce, l’anorgasmie, la culpabilité, la jalousie etc… Cependant, il faut y ajouter un bémol. Le tantrisme ne convient pas à tout le monde car si on le nomme  « la Voie Rapide » - et elle est rapide – elle s’appelle aussi « La Voie Dangereuse » et elle est aussi dangereuse et douloureuse.

 

Douloureuse car elle nous confronte à nous-mêmes de façon impitoyable – Nous constatons très vite notre capacité à nous attacher à l’autre en tant que dominant ou dominé, à expérimenter la possession et la fin de la possession, l’illusion et la fin de l’illusion, l’amour et l’illusion de l’amour, la puissance du désir et la souffrance inhérente à la perte de l’objet du désir.

 

Il faut bien comprendre que le tantrisme peut se pratiquer en couple stable et officiel, tel que je le décrivais ci-dessus, mais dans la forme du tantrisme de « la main gauche » - le partenaire n’est pas nécessairement notre partenaire « officiel », mais un partenaire choisi au hasard.

 

Et le maithuna va se pratiquer dans l’intimité du couple formé pour la durée de la célébration de Yoni puja ou bien au sein d’un groupe de 8 couples – Chakra puja – qui pratiquent l’union tantrique dans le même lieu. Le fait que cette célébration soit collective ne signifie pas qu’il s’agit d’une orgie car les couples restent stables et ne s’échangent pas.

 

Ce qui est utilisé dans cette configuration, c’est la puissance du groupe pour atteindre le paroxysme de l’union tantrique hors de toute culpabilité. Je n’ai jamais constaté de déviances lors de ces célébrations, ni de regards vicieux, ni d’attitude irrespectueuse. Tout au contraire, il règne entre les pratiquants, avant et après le maithuna, une ambiance tendre, complice, sans jugement et infiniment apaisée.

 

Enfin, avant d’aller plus loin dans l’évocation de Yoni puja et de Chakra puja, je conseille à chacun de ne pas se contenter de lire les livres d’Osho – comme je l’ai fréquemment constaté depuis que je suis au Liban – Le Tantrisme d’Osho ne se lit pas , il se vit et s’accepte comme un chemin de vie, une option philosophique. Et ce n’est pas simple à vivre au Liban – vous allez le constater en lisant ce qui suit.

 

Enfin, ne pratiquez jamais en dehors des conseils d’un enseignant qualifié et équilibré

 

Le contrôle de l’éjaculation.

 

Concernant le contrôle de l’éjaculation dans le tantrisme, il y a deux écoles. Dans la première théorie, le sperme est porteur de l’énergie vitale de l’homme. Perdre sa semence, c’est perdre aussi une parcelle de sa vie. Il est donc sage pour l’homme de retenir sa semence et d’en être économe. D’autres textes disent le contraire et recommandent de nombreuses unions avec l’émission de semence qui allongeraient et prolongeraient la vie. Comme chaque fois, lorsque nous rencontrons des avis divergents, il y a un grand risque que l’ignorance nous conduise à choisir et appliquer de façon fanatique l’une ou l’autre des solutions.

 Si les amants recherchent l’éjaculation de l’homme, où est donc le progrès ? Nous pouvons penser que l’homme (Shiva) va suivre sa pente naturelle, se focaliser sur son sexe au détriment de la diffusion de son plaisir à tout le corps. Si le plaisir (et non pas l’orgasme) de l’homme est certain, puisque lié automatiquement à l’émission du sperme, la femme (Shakti) risque bien de retrouver son traditionnel rôle de réceptacle et « d’outil à jouir ». Il n’y aurait là, rien de particulièrement exaltant pour Shakti, ni de très différent d’un coït banal. Mais si l’on se fixe de contrôler l’éjaculation et de pousser à l’extrême le côté mystique de l’amour charnel, il y a de fortes chances que le couple mystique perde la spontanéité et la fraîcheur qui jaillit naturellement de la béatitude de l’union.

 

Ces deux attitudes extrêmes seraient opposées à l’esprit des enseignements, si ce n’est à la lettre et, de plus, offensant pour la Déesse. La sagesse sera, une fois de plus dans la Voie du Milieu. Au cours de leur union, les deux amants auront à faire et vivre l’expérience que fit lui-même le Bouddha : trop tendue, la corde du luth casse ; pas assez tendue, elle ne chante pas.

 

L’attitude de la femme (Shakti)

 

L’auteur du Yoni-Tantra précise que : 

 

« la yogîni doit être lascive, libertine même, aimée et au-delà de toute forme de pudeur . »

 

Aussi la bhogyâ (Shakti) doit se montrer lascive, crier, user d’un langage obscène, supplier, s’agiter. Elle se sera parer, parfumée pour exciter le plus possible son partenaire. Et ceci d’autant plus que, pour elle, la réussite du rite se mesure, assure-t-on, à l’abondance de ses sécrétions vaginales ! Il y a là une dialectique des rapports sexuels tout à fait remarquable et qui apparaît nettement dans l’iconographie : sur la plupart des bas-reliefs érotiques des temples hindous, on voit le mâle immobile, inactif, quoique concupiscent, comme le montrent l’expression de son visage et son membre en érection, enlacé par une femme qui s’enroule autour de lui comme une liane et, si l’on peut dire, l’agresse de toutes les façons possibles.


Yabyum-tantrique.jpgLe Yabyum


Les amants s’unissent dans la position du Yabyum. Les mouvements sont peu amples, maîtrisés et dirigés, un seul des partenaires étant actif tandis que l’autre reste immobile et détendu. Cette union suppose donc une relative immobilité. Le plus souvent, c’est Shakti qui bouge afin de maintenir l’érection de son partenaire. Pour autant, il ne faut pas se polariser sur la rigidité de la verge, les fluctuations de l’érection étant normales au cours d’un rapport : La raideur de la verge n’est pas systématiquement indispensable à l’expérience tantrique que se soit pour l’homme comme pour la femme.

 

Il se peut qu’un désir plus impérieux naisse dans le ventre de Shakti. Il n’y a aucune raison pour celle-ci de ne pas y céder pourvu que Shiva reste vigilant pour limiter l’excitation de sa partenaire. En effet si les mouvements de Shakti deviennent trop amples ou s’accélèrent, elle risque de rompre l’union en expulsant la verge ou en provoquant l’orgasme précoce de Shiva. La situation peut bien sur s’inverser, et c’est alors Shakti qui va laisser Shiva à son excitation puis l’aider à se contrôler avant son éjaculation, pour revenir à la détente.

 

Le sexe tantrique est, à l’image de l’univers fondé sur le rythme. Maïthuna est une sorte de danse dont les pas et la mesure dépendent de chaque femme, de la saison, de l’heure. L’homme n’y peut pas grand chose, qui n’a qu’a laisser faire sa Shakti. Si celle-ci est expérimentée, il suffira à l’homme de laisser sa femme prendre l’initiative et l’initier à sa façon d’aimer. Si par contre Shakti est une femme habituée à la passivité, l’union sera plus délicate. Quand Shakti se sera empalée sur le lingam (verge) de Shiva, il n’aura qu’à attendre que l’émotion érotique de Shakti s’éveille. Quand la femme commencera à onduler naturellement, Shiva n’aura qu’à épouser doucement le rythme propre de sa partenaire. Ainsi Shiva aidera à la naissance d’une femme active, dynamique, épanouie et vivante - la future mère, l’épouse et la putain sacrée chère au tantrisme.

 

Les rôles peuvent aussi être défini dès le début de l’union :Shakti commence puis elle est remplacée par Shiva et ainsi de suite. Chaque inversion des rôles s’accompagne d’une période d’immobilité et de « langage secret » - c’est à dire les deux sexes étant unis, un échange de petites contractions d’abord volontaires puis de plus en plus spontanées du yoni (vagin) auxquelles répondent des raidissements du lingam. L’homme va découvrir, avec l’entraînement qu’il peut se permettre tous les mouvements qu’il désire sans pour autant en venir à éjaculer. Il faut signaler au passage que ce déconditionnement du réflexe éjaculatoire s’applique aussi à la partenaire qui est souvent demandeuse du sperme de son partenaire.

 

Au début, les deux partenaires sont souvent déçus par le Yab yum, car elle se trouve à des lieux du coït conventionnel auquel nous sommes tous habitués. Avec l’expérience, les amants vont faire l’expérience de satisfactions de plus en plus intenses au point de ne plus pouvoir se satisfaire d’une union classique ou d’un partenaire « fébrile ».

 

Dans chacune des positions d’union qui vont être indiquées, il faut prévoir le confort et le sommeil car la pratique peut durer deux heures et plus. La somnolence au cours de l’accouplement n’est pas un problème. Elle serait même plutôt une chance si l’on considère qu’elle permet l’affleurement de l’inconscient et des échanges magnétiques plus intenses.

 

Le Yab yum est l’une des postures sexuelles tantriques de base. La femme est assise sur l’homme qui est également assis. Les colonnes vertébrales sont droites, ce qui permet une meilleure circulation de l’énergie. Serrés l’un contre l’autre, les deux amants ondulent doucement sans se quitter des yeux. Les corps ne bougent presque pas, seuls les sexes sont actifs. Le rythme respiratoire se synchronise avec les ondulations du corps. Quand la femme expire, l’homme inspire et inversement. La pénétration n’est pas nécessaire, mais elle est possible, si les amants en ressentent le besoin.

 

La posture du yab yum est très répandue dans diverses civilisations car elle répond à une évidence. Aristophane dans son mythe de l’androgyne primordial dit que les Dieux jaloux de la beauté des androgynes, pour les punir les ont séparé en deux parties et depuis celles-ci se cherchent pour rétablir l’union et la beauté primitive : si les sexes sont pensé comme complémentaires, c’est qu’ils proviennent, forment ou sont issus d’une unité primordiale. Comme l’écrit Isabelle Badinter :

 

« La sexion n’exclut nullement l’idée de communauté, ni le désir, l’amour pour sa moitié. Que l’Un ait des attributs(et des attributions) différents de l’Autre, que chacun fasse quelque chose que l’Autre ne peut faire ne doit pas être envisagé sous l’angle de l’opposition, mais comme un échange mutuel qui ne déprécie pas l’Un pour mieux valoriser l’Autre. L’androgyne mythique rappelle aux humains que, à eux deux réunis, ils sont l’image de la complétude, de telle sorte que l’un séparé de l’autre est mutilé et inutile »

 

 Du point de vue tibétain, pour les tantrika du Vajrayana,  le Yab yum est la représentation de l’union de Hévajra et de sa compagne Nairâtmya.

 

Au cours du rite d’évocation de la divinité, c’est la méditation dans laquelle le pratiquant tantrique se voit comme mâle - yab - uni à une déesse - yum - ou comme femelle unie à un dieu. Cette méditation peut être doublée d’un coït réel du tantrika avec sa partenaire...Au cours du rituel sexuel, le pratiquant doit méditer sur l’esprit d’éveil - bodhcitta...

 

Le terme de Grande Félicité - Mahasukkha - ne signifie pas seulement un état spirituel, mais aussi un fluide sexuel. Cette réinterprétation en terme physiologiques des catégories spirituelles montre que le tantra fait grand cas du corps, et met au premier plan, l’acte sexuel. Il s’agit d’une mystique érotisée qui attribue un rôle actif au principe masculin, passif au principe féminin. Tout comme le monde phénoménal résulte d’une division originelle de la réalité ultime en ces deux principes, inversement, la libération est conçue comme un retour à cette réalité, elle est la prise de consciences de leur unité essentielle. La pensée d’éveil est assimilé au bindu, la goutte - produit de la fusion de la semence le sperme - upâya - et de l’ovule [a vrai dire le sang menstruel]. Le bindu est l’oeuf, le germe, tout comme la pensée d’éveil est le germe de l’être en voie de rénovation...

 

Bernard  Faure fait aussi remarquer que le motif du yab yum peut être vu de deux façons différentes : la conjonction des opposés ou bien la soumission du mal au bien , car il ne faut pas perdre de vue que le Tantrisme utilise l’acte sexuel pour maîtriser les forces mauvaises.

 

« que le maître s’unisse d’abord à la partenaire et dépose la pensée de l’éveil dans le récipient du Lotus. Puis après avoir consacré le disciple uni à sa partenaire, il lui confère les cinq sacrements. Dans certains cas, la pratique sexuelle tantrique, un peu comme dans - l’art de la chambre à coucher - des chinois taoïstes, évoque une sorte de vampirisme sexuel, où la femme, à l’instar de l’homme, peut parvenir au stade suprême si elle s’avère   capable d’aspirer - par une contraction habile - le bindhu masculin et de le retenir, augmentant ainsi son pouvoir

 

Le début de la pratique en couple

 

L’objectif est de parvenir à lutter contre l’éjaculation précoce. L’homme est couché sur le dos et la femme le chevauche, la vulve frottant sur la hampe du pénis, sans toucher le gland. Il n’y a pas de pénétration, du moins pas avant que la partenaire ne le décide en absorbant le sexe de l’homme au moment de son choix. La femme s’accroupit sur l’homme allongé en lui faisant face ou en lui tournant le dos. Elle s’abaisse lentement sur le pénis en érection jusqu’à insérer le gland à l’entrée de son vagin. La femme bouge alors de bas en haut en maintenant une pénétration peu profonde, au rythme d’une respiration profonde. Quand Shakti s’immobilise, elle contracte les muscles de son périnée autour du gland. Avec l’entraînement, elle pourra combiner ces contractions avec des pénétrations plus ou moins profondes. L’image que l’on peut donner de cette pratique est que la femme caresse et aspire le sexe de l’homme avec son propre sexe.


Andromaque.jpgCochet-de-Lyon-2.jpgL’homme ne bouge pas de quelques minutes jusqu'à une heure ce qui permet à la femme de sentir les agréables mouvements de contraction de son vagin autour du pénis. Au début, l’homme pourra ne rien ressentir du tout et débander voir même s’endormir....mais avec un peu de patience et de pratique, il fera l’apprentissage d’une nouvelle perception et apprendra a être réceptif à des stimulations plus douces. Il n’est pas besoin de mouvements de grande amplitude pour satisfaire ou être satisfait par le partenaire. Les petites contractions du mula-bandha (contraction du vagin) à deux suffisent pour faire monter le plaisir et parfois à conduire à l’orgasme.

 

Cuilleres.jpg
Cette position présente le grand avantage de pouvoir être maintenue longtemps sans fatigue. La femme est allongée sur le dos, jambe droite pliée, jambe gauche allongée. L’homme est couché sur le côté, perpendiculairement à sa partenaire, la jambe droite de celle-ci sur lui et sa jambe gauche entre les siennes. Cette imbrication des corps et des sexes permet de faire durer l’union même si l’érection de l’homme est chancelante. Il arrive fréquemment que l’on s’endorme dans cette position. La position latérale de face ou de dos, bien qu’asymétrique, est très bien adaptée permettant des mouvements limités et une profonde relaxation.

 

 

Dans l’uttana-bandha, une variante de la position du missionnaire, mais plus adaptée à la relation sexuelle tantrique et plus confortable pour la partenaire. Dans la posture classique, la femme est écrasée par l’homme, qui a d’autre part de grandes difficultés à contrôler son éjaculation.

 

Il est conseillé à l’homme de s’accroupir entre les cuisses de la femme pour la pénétrer, ce qui lui permet de parfaitement maîtriser ses mouvements et son éjaculation s’il le désire. Cette position est très favorable à la stimulation du point de Graffenberg, situé à la partie antéro interne du vagin, en arrière de l’arc pubien. La femme est couchée, les fesses au bord du lit, l’homme debout entre ses cuisses. Elle relève les jambes et pose ses pieds sur les épaules de Shiva. Les deux amants se tiennent les mains, la femme peut ainsi bouger son bassin de bas en haut et ajuster les positions du sexe de l’homme

 

Yoni (vulve féminine) Puja

 

« la yonipûja est l’adoration par excellence, l’ignorer ôterait toute valeur aux autres formes du culte »

Yoni-Tantra

 

« Le Tantrisme constitue de ce point de vue une tentative d’étendre le salut à tous les êtres, mêmes les plus vils. Ainsi s’explique en partie son goût pour les divinités terribles, seules propres à impressionner le vulgaire. Mais surtout ce motif découle de la notion que les Bouddhas et les boddhisattvas s’adaptent aux êtres pour mieux les convertir par la méthode la plus appropriée, et manifestent eux-mêmes les passions fondamentales, haine et amour, pour mieux les transmuter en leurs contraires. Autrement dit, les bouddhas prennent le même aspect et agissent de la même manière que les êtres à dompter. » 

 

Au cours de cette pûja (célébration), le yoni de Shakti va être célébré et plus particulièrement la puissance créatrice inconnue que recèle le sexe de la femme. Ce tantra dit que yonipûja doit être célébrée chaque jour et qu’il s’agit de la meilleure préparation à la Chakra-pûja.

 

Au début, Shakti se place au centre d’un mandala que Shiva a dessiné sur le sol. Il s’agit d’un cercle enserrant un triangle. Puis Shiva va offrir un aphrodisiaque à la yoginî - il s’agit d’alcool - afin d’exciter les sens de la partenaire, de l’érotiser au maximum afin de lui permettre d’accéder à l’extase.

 

 Ensuite Shakti s’assied sur la cuisse gauche de Shiva qui va adorer son sexe non rasé. L’homme oint le yoni d’une pâte de santal ou d’huile d’Ylang ylang ( Cette huile a un parfum aphrodisiaque et elle est vasodilatatrice sur la muqueuse vulvaire et le gland de la verge) afin qu’il ressemble à « une fleur délicate ».

 

Shiva offre une nouvelle coupe d’alcool à sa partenaire et lui dessine une demi-lune sur le front entre les sourcils. Le couple médite alors sur les forces lunaires présentent en Shakti. Shiva pose ensuite ses mains sur les seins de Shakti en prenant conscience de son aspect maternel. Il prononce 108 fois le son racine de la vulve HRÎM.

 

Ceci accompli, Shiva peut donner à Shakti toutes les caresses, les attouchements sur les seins, la bouche, le sexe, l’anus, le ventre etc. de manière à amener sa partenaire à la plus grande jouissance. Ce qui est recherché ici, c’est l’abondance des sécrétions vaginales de Shakti - l’essence sublime ou Tattva Uttana - La quantité plus ou moins importante de ces sécrétions va conditionner la suite de la pûja.

 

A son tour, Shakti va oindre le lingam avec de la pâte de santal  ou d’Ylang ylang et l’introduire le lingam dans son yoni.

 

Maïthuna est alors accompli dans l’esprit du mélange et de l’absorption des essences féminine et masculine. Les sécrétions de l’homme et de la femme se mélangent et les tantrikas pensent qu’alors que la femme les absorbe par osmose au travers des parois de son vagin tandis que les hommes le font par le pénis (vajroli).

 

A l’issu de Maïthuna, Shakti s’allonge en arrière en ouvrant ses cuisses pour dévoiler son sexe au regard de Shiva.  Shiva rend hommage au yoni et prend un peu des sécrétions de la vulve et fait un Tilaka - un point - entre les yeux de la femme. Il procède de même sur lui-même.

 

Des tantras épars font état de célébration à trois où l’adepte accompli la pûja avec deux femmes.

 

L’épouse se place à la droite de son époux et la bhogyâ (objet de plaisir) à la gauche de celui-ci. Le tantrika doit d’abord adorer son épouse en tant que déesse souveraine : Durgâ pour les hindous ou Prajnâ-Pâramita pour les bouddhistes. L’autre partenaire est considérée comme une déité inférieure, une yoginî. Elle doit être consacrée à l’adoration par l’épouse qui va la préparer comme une offrande. Traditionnellement, la bhogyâ était une prostituée sacrée (dévadâsî) dont les services étaient payés.

 

Les pratiques en groupe - chakra puja

 

De façon constante, on trouve dans la littérature tantrique, la référence à des rites collectifs. Les textes affirment que la para-strî (la femme d’un autre) est la meilleure bhogyâ, c’est à dire que l’efficacité du rite est augmentée par le fait de jouir d’un(e) partenaire inhabituel. Les pratiques et asana sont les mêmes que ci-dessus, a ceci près que le niveau de transgression augmente nettement.

 

Les couples officiels restent constitués , il n’y a pas d’échange de partenaires.

Les couples habituels sont éclatés, il y a échange des partenaires.

 

Il s’agit de l’adoration en cercle qui rassemble, l’essentiel des rites tantriques. Si l’on doit décrire de façon abrupte cette pratique nous dirons qu’un soir, en un lieu discret, 8 femmes et 8 hommes se retrouvent ensembles.

 

Ils se connaissent depuis longtemps et ont de bonnes affinités. Chacune des femmes va déposer dans un panier un objet lui appartenant. Au hasard les hommes vont choisir un des objets et vont ainsi s’unir avec la propriétaire de l’objet en question. Les 8 couples se disposent en cercle, boivent de l’alcool, mangent de la viande, du poisson, des céréales. Tout le rituel va tendre vers le maïthuna afin de rendre cette expérience la plus intense possible et tout particulièrement au niveau spirituel. Pour finir chacun pratiquera Maïthuna avec son partenaire d’une nuit.

 

Le but de cette sexualité collective correspond à une conception magique. Le chiffre 16 est sacré D’autre part, les chiffres 8 et 16 se retrouvent sans cesse dans les tantras bouddhistes. La sexualité en groupe permet aussi de remettre en question et de dépasser la relation de possession homme - femme dans ce qu’elle a de plus individuelle et de plus privée pour aller au-delà de toutes les formes d’attachement (nous savons qu’elles sont puissantes en ce domaine) et vivre la sexualité comme une force transpersonnelle. Ceci suppose une maîtrise de la pratique de chakra-pûja, et des motifs clairs et authentiques pour l’accomplir bref néophytes s’abstenir car la peur, la jalousie et la souffrance sont tapies au plus profond de nous. Le tantra n’est pas fait pour être confortable certes mais, un temps pour tout ! ! ! !

 

L’adoration en cercle conduit les 16 participants à ressentir de la façon la plus concrète que l’union des principes masculin - féminin dépasse la simple relation duale du couple. La jouissance prise en commun, en dehors de l’amour-attachement, rend les célébrants incroyablement proches et complices au sein d’une relation riche et profonde, même dans la vie profane. Afin d’éviter des souffrances et des catastrophes chez des couples impliqués dans une union durable et qui participent à l’adoration en cercle, tous les tantrikas prennent des précautions afin que les unions qui vont avoir lieu avec des partenaires inhabituels, ne débouchent pas sur des flirts prolongés au-delà de la pûja. Il est déjà tacitement admis par les participants que ce qui va se passer n’a de raison d’être qu’à l’occasion et dans le temps de l’adoration en cercle. Cependant, sur le plan symbolique, chacun des couples va prendre un engagement de « mariage »devant les autres couples, cet engagement étant rompu à l’issue de la pûja.

 

Shiva demande clairement à l’ensemble des couples de donner l’autorisation de cette union, ce qui ne pose aucun problème du fait que chacun est venu en sachant la règle qui préside à la chakra-puja.

 

Shiva s’adresse ensuite à sa Shakti en lui demandant :

 

« D’un cœur pur ; acceptes - tu de me prendre pour époux ? »

 

Shakti signifie son acceptation en offrant du riz et des fleurs à Shiva puis pose ses mains sur celles de l’homme.

 

Le nouveau couple reçoit la bénédiction du groupe sous la forme d’une aspersion d’eau parfumée.

 

Shiva va ensuite va honorer Shakti au moyen des 5 offrandes traditionnelles. L’offrande de l’alcool est particulièrement importante dans la célébration tantrique. Le vin doit attiser le désir et stimuler la kundalini. Chaque Shiva saisit la coupe des deux mains et la présente à sa Shakti à la hauteur de ses lèvres, en plongeant son regard dans le sien. Elle l’accepte des deux mains, le savoure lentement puis rend la coupe à Shiva qui boit à son tour. La navette aura lieu plusieurs fois jusqu’à épuisement de l’alcool sans que les partenaires se quittent des yeux, ce qui augmente l’intensité du moment. A ce stade de la célébration en cercle, l’union sexuelle est toute proche et les partenaires étant unis par le hasard sont intensément excités par la nouveauté de la relation.

 

« Il sert l’alcool dans une coupe en cristal ou une coupe de noix de coco. A sa droite, il posera le plat de viande. Puis le précepteur « Sa Shakti étant assise à sa gauche, l’adorateur lui présentera une belle coupe en or, en argent, distribuera, ou fera distribuer, le vin dans les coupes, la viande dans les plats, selon l’ordre des préséances. Il boira et mangera avec ses adeptes, d’abord le meilleur plat de viande puis, le cœur réjoui, les tantriques lèveront tous leur coupe de vin. Ensuite méditant sur la kundalinî, siège de la conscience et de l’énergie spiralée, circulant de la langue à la base du corps, ils réciteront le mantra principal ; enfin, s’y autorisant mutuellement, ils porteront la coupe aux lèvres. »

 

Mahanirvana tantra

 

La coupe renvoie à la symbolique de la mort - les tibétains utilisent une calotte crânienne dont la face intérieure est plaquée d’argent - Le vin représente le sang symbole de vie bu dans la coupe qui symbolise à la fois la mort et le yoni. Lors de la pûja, l’idée de la mort doit être bien présente afin de valoriser les actes de manger et de faire l’amour.

 

Dans toutes les célébrations tantriques, un yantra (triangle rouge ou Srî-yantra), un phallus de pierre noire enchâssé dans une vulve est mis en évidence. Les 8 couples sont installés en cercle selon des modalités variables. La disposition des couples tantriques n’est pas identique dans tous les rituels.

 

Les participants répètent sans fin le mantra Om namo Shivaya tandis que le phallus est arrosé de miel et de lait. Le mélange s’écoule dans la vulve où une officiante le recueille pour l’offrir à tous les participants. Cette pratique, fort bien admise, est pratiquée aussi bien par les pratiquants de « la main droite » que par ceux de « la main gauche ».

 

A ce stade de Chakra-pujâ, la tension érotique bien que forte, ne s’accompagne pas d’attouchements ou de pénétration. Les poitrines sont dénudées et des voiles ou des étoffes légères dissimulent les bas du corps. Il y a très peu de lumière, mais l’obscurité ne doit pas être totale. afin que l’on puisse deviner les autres couples.

 

Lorsque l’excitation du groupe sera à son comble sur le signal de l’officiant, les Shaktis s’allongent sur le dos, la tête vers le centre du cercle, jambes et cuisses repliées. Parfois les Shaktis bras et jambes écartées, dessinent chacune un pentacle, l’étoile flamboyante symbolique. La tête, cinquième branche du diagramme, est le plus souvent orientée vers l’intérieur du cercle, bien que l’inverse se pratique aussi. Shiva s’incline avec respect vers Shakti, embrasse son yoni puis dessine un point rouge au-dessus du sexe de la femme puis entre ses sourcils. Il trace ensuite un trait joignant les deux afin de matérialiser le trajet que va suivre la kundalinî. Shiva donne des baisers à toutes les parties du corps de son amante en disant :

 

« Bénis soient tes genoux, qui s’ouvrent pour le cercles magique, béni soi ton yoni, source de félicité, béni soit ton ventre, source de vie, bénis soi tes seins, source de lait, bénies soient tes lèvres qui profèrent des mots magiques et sacrés, béni soit ton front derrière lequel réside la kundalinî éveillée »

 

Shiva prend alors la position en X, le visage tourné vers le centre du mandala vivant. Shakti pose ses mains sur les jambes de Shiva qui à son tour recouvre de ses mains, celle de sa partenaire afin de créer un point d’échange.

 

Shakti selon son désir et son rythme va progressivement se glisser vers Shiva jusqu’à ce que le pénis érigé vienne au contact de sa vulve. Il n’y a toujours pas de pénétration et les sexes sont toujours dissimulés par les vêtements amples. Les deux partenaires peuvent maintenant se caresser délicatement.

 

C’est Shakti, initiatrice, qui donnera le signal de l’union en introduisant le pénis de son partenaire dans son vagin selon l’asana tantrique qu’elle aura choisit. Après la pénétration, seul « le langage secret » (contraction du vagin autour de la verge) est autorisé. Shiva doit être en parfait contrôle de son éjaculation, qui, si elle se produisait interromprait la célébration du couple et la dynamique de l’ensemble du cercle.

 

Puis, progressivement les mouvements sont autorisés et les Shaktis peuvent se laisser aller à l’orgasme sous réserve de ne pas provoquer la jouissance des mâles. Comme une vague, l’orgasme va, tout naturellement, gagner l’ensemble des amantes mystiques.

 

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Rédigé par lobsang sonam

Publié dans #Erotisme

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Publié le 31 Mars 2009

Toutes les femmes le savent, les hommes adorent les seins. Quelques chemisiers transparents, un décolleté plongeant… en les faisant voir sans les montrer, les séductrices savent agir de leurs charmes. Mais combien d’amants savent caresser ces rondeurs ?

 

S’il est bien stimulé, bien caressé, le sein se contracte, le mamelon durcit à mesure qu’il se gorge de sang. En érection, ils sont très sensibles aux caresses expertes. Les réactions des mamelons varient d’une personne à l’autre. Mais la plupart des hommes et les femmes aiment les voir, les caresser, malaxer, sucer et massés lors des préliminaires ou pendant l’amour.

 

Les femmes sont les seuls mammifères dont les seins sont proéminents même lorsqu’elles ne sont pas enceintes ou n’allaitent pas. Il est fréquent que les deux seins ne soient pas identiques et si l’un est plus gros que l’autre. Quelles que soient leurs tailles, les seins sont tous réactifs aux caresses. La sensibilité de la poitrine n’a rien à voir avec la taille.

 

Certaines femmes peuvent connaître un orgasme par la seule sollicitation de leur poitrine. Tandis que d’autres resteront de marbre. Dans ce cas, pas besoin de vous acharner et partez à la recherche d’une nouvelle zone érogène.

 

Les mamelons

 

Chez les deux sexes, les mamelons sont extrêmement sensibles. Alors ne les négligez pas avant ou pendant l’amour. Leur stimulation pourra décupler les sensations de plaisir des amants. Avec les doigts ou la langue, les mamelons sont des zones clés.

 

Les aréoles

 

Située autour des mamelons, cette zone de couleur différente (du brun au rose) contient une multitude de zones nerveuses. Mamelons et aréoles constituent la première marche vers le septième ciel. Si une barbe longue peut stimuler en douceur ces zones, sachez qu’une barbe courte est souvent trop dure pour qu’une stimulation orale soit accueillie avec ravissement.

 

 

Stimuler les seins

 

Maintenant vous voilà face au sein des seins. Ne restez pas désarmé et découvrez les caresses qui transformeront votre partenaire en véritable tigresse ! Sachez faire preuve de légèreté, avec un doigt léger comme une plume, taquinez gentiment les mamelons. Ne vous attardez pas, sachez vous faire désirer pour que chaque sollicitation soit une surprise plus délicate que la précédente.

 

Du bout des lèvres ou de la langue, titillez le mamelon. Caressez-le et sentez-le s’ériger peu à peu. Prenez-le dans votre bouche, léchez-le, soufflez dessus, sucez-les... Coincez-le délicatement entre vos dents, pour mieux laisser votre langue aller et venir avec toute l’improvisation et le talent dont elle est capable.

 

Les petits plus

 

Un peu de lubrifiant ou de salive et vous pourrez savamment alterner des sollicitations orales et tactiles. Pincer les mamelons avec les doigts, sollicitez-les avec votre langue. Avec votre visage entre les seins, laissez votre imagination agir. Un glaçon peut également corser ces jeux sensuels. Ils permettront de se faire dresser les mamelons avant que vous ne les réchauffiez dans un bouche-à-bouche salvateur et sensuel.

 

Lorsque l’excitation culmine, une sollicitation plus ferme peut accompagner l’extase de votre partenaire. Empoignades, massages, malaxages… C’est peut-être le moment d’une sollicitation plus virile. Attention cependant à ne pas brûler les étapes, restez à l’écoute de votre partenaire. Elle seule saura vous faire comprendre si vos jeux de mains sont les jeux coquins qu’elle préfère.

 

Des torsions du téton, des pincements délicats sans brutalité peuvent pimenter vos ébats. Mais si votre partenaire n’est pas sensible à ces sollicitations plus violentes. Sachez arrêter ce crescendo et descendez d’un cran.

 

 

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Rédigé par lobsang sonam

Publié dans #Erotisme

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Publié le 26 Mars 2009

 

 

 

La sexualité n'est pas exclusivement une affaire de couple n'en déplaisent aux églises et autres censeurs. La sexualité peut être aussi une activité solitaire, ou une activité en groupe. Cependant le modèle dominant est celui de la sexualité avec un (e) partenaire dont les liens varient selon les besoins et les attentes.


D'autre part, le couple n'est pas synonyme du mariage ou d'une structure sociale précise. De nombreux modèles de couple cohabitent dans nos sociétés et le lien entre l'activité sexuelle et le couple sont de plus en plus variées, et complexes.  

Les études montrent que la présence d’attachement (amour ) est trois fois plus important chez les femmes que chez les hommes. Les femmes déclarent aimer la proximité du partenaire durant l’acte sexuel ; les hommes ont tendance à envisager le sexe comme une fin, alors que les femmes le considèrent comme un processus de rapprochement émotionnel.

Le couple ouvert est une forme d'adultère consensuel et consenti. Ces couples ont fait leur apparition publique dans les années 60, prenant en compte les valeurs contemporaines de l'égalité homme – femme. Le mariage ouvert est une association égale entre deux amis qui respectent l'un l'autre en tant que personnes.

Les couples ouverts autorisant chacun à avoir sa vie personnelle et à décider ce qu’il désire partager. Ces couples acceptent que chaque partenaire partage émotion et sexualité avec d’autres personnes hors du couple. Selon les études, 15 % des couples mariés et 30 % des couples en union libre ont des relations sexuelles ouvertes.

Certaines églises ont accepté même de célébrer des mariages basés sur la non-exclusivité sexuelle comme l'église presbytérienne et l’église épiscopale en Amérique du nord. Ces églises demandent une interprétation des valeurs sexuelles traditionnelles et la mise en cause de la monogamie

 

Ces interprétations tentent de redéfinir la morale sexuelle et la fidélité dans des termes plus vastes que l’exclusivité sexuelle et la monogamie, offrant aux couples la possibilité de redéfinir fidélité et adultère selon leurs propres règles. Ces efforts sont dénoncés par la majorité des autres églises.

 

Contrairement aux idées reçues, les femmes dominent dans ses couples, ont plus de pouvoir et ses couples sont sexuellement plus actifs que les couples fermés. La femme a généralement plus de relations sexuelles et plus de partenaires dans ces couples que les hommes. Dans les relations de couples ouverts, l’honnêteté est essentielle, la non-exclusivité évite la jalousie, la tromperie, l’hypocrisie, la méfiance et l’angoisse de la perte.

L’échangisme est une épreuve contre la jalousie: admettre des personnes dans l'intimité d'un couple, peu importe leur sexe, provoque un risque de diviser le couple. Pour d'autre, au contraire il permet un renforcement de leur complicité. Pour d'autre encore, il diminue les risques d'infidélité dus à la tentation sexuelle de découvrir un nouveau partenaire. De ce fait, l'échangisme n'est réservé qu'aux couples ayant déjà une relation stable et dont les deux partenaires partagent exactement la même motivation à propos de cette pratique.

Un type d’adultère consenti

La fidélité exigée actuellement dans les couples et l’exclusivité sexuelle posent de nombreux problèmes dans une société de consommation et des plaisirs immédiats. En face de cette réalité, certains couples tentent d’éviter le divorce pour ses coûts financiers et émotionnels, le remariage et la difficulté de la famille recomposée en ajustant l’exclusivité sexuelle.

Des formes d'adultère consensuel et consenti font leur apparition pour équilibrer la difficulté de la monogamie traditionnelle. L’échangisme fait partie de ces modèles d’adultère consenti.

L’échangisme est un partage social et sexuel destiné entre adultes consentants où un couple peut avoir des relations sexuelles avec un autre couple ou avec un autre partenaire d’une façon concertée

Les études sont peu précises sur l’ampleur de ce phénomène, et varient entre 2-5% selon les statistiques américaines. De nombreux couples jugent l’échangisme comme un moyen efficace pour sortir de la monotonie conjugale et de la difficulté de la monogamie et pour renforcer compréhension, communication, et intimité dans leurs rapports conjugaux. Ils rapportent que l’échangisme peut lutter contre la routine, améliorer la sexualité en dépassant les inhibitions sociales et sexuelles.


D’autres couples mentionnent l’échangisme comme un facteur un facteur négatif qui accélère la dissolution du couple.

L’échangisme selon ses adeptes exige des codes de savoir-vivre bien précis, un partage social sexuel et émotionnel. Certains échangistes limitent leur activité avec un ou deux couple par crainte d’altérer la relation du couple, d’autres sont en recherche constante des nouveaux partenaires. C’est une fausse idée de penser que l’échangisme est une pratique sexuelle concernant une sorte d’élite ayant des idées libérales au sujet de la sexualité.

Il ne faut pas confondre l'échangisme et les styles de vie dénudés qui se pratique en famille et sans prétention sexuelle. L'échangisme se pratique en privé, et a fortiori à l'abri du regard des gens « conformistes », et ne relève pas de l'exhibition sexuelle en public, qui est prohibée.

Dans le langage courant, on emploie le terme « échangisme » dans le sens plus général de « sexualité de groupe », Il ne s'agit plus seulement de deux couples qui échangent leurs partenaires, le temps d’un rapport sexuel mais plus généralement d'un ensemble de personnes, hommes et femmes, qui ont des relations sexuelles les unes avec les autres.

Qui sont les échangistes ?

Prétendre que l'échangisme serait une forme de perversion sexuelle ne semble plus faire partie du débat actuel, cependant certains psychologues et psychiatres peuvent l'associer avec une homosexualité refoulée ou des troubles de la personnalité de type état limite. Aucune véritable étude scientifique n'existe en réalité sur ce sujet.

Les échangistes sont des gens ordinaires, le plus souvent dans la trentaine ou la quarantaine mais on en trouve de tout âge et de toute description. On estime qu'entre 1 % et 4 % des couples y ont déjà participé, mais il est difficile de donner des chiffres précis car le sujet est souvent tabou. Parfois les groupes dits « échangistes urbains » cherchent spécifiquement des adultes plus jeunes, entre vingt et trente ans, plus agréables à l'œil. La plupart des femmes échangistes sont femmes au foyer selon les études américaines. La motivation du couple échangiste est essentiellement une recherche de plaisir partagé : par la découverte de nouveaux corps, par la vue de son partenaire sous un "autre angle" et par le jeu de séduction qui va se jouer, non plus entre deux personnes, mais entre deux couples.

Les raisons profondes propres aux personnes attirées par cette pratique sexuelle ne sont pas transparentes. La perspective sociologique avance qu'il s’agirait d’une forme moderne de polygamie

Les échangistes ne sont pas un groupe homogène et viennent de plusieurs cultures distinctes et des milieux sociaux différents.

Si auparavant beaucoup de couples se trouvaient grâce aux petites annonces de journaux dédiés au libertinage, dorénavant Internet a pris le relais et les échangistes ou libertins se trouvent grâce à de nombreux sites dédiés à ces pratiques.

Certains sites d'annonces "certifient" les couples en tant que tels, car les échangistes se méfient énormément des fausses annonces d'hommes seuls cherchant à collectionner des photos de couples. Les certifications se font généralement après avoir rencontré autour d'un verre un autre couple déjà certifié ou alors la certification est prise en charge par le site lui-même qui se charge d'attribuer le fameux label. Par exemple un site peut demander aux couples souhaitant se faire certifier d'envoyer une photo d'eux tenant une feuille mentionnant le nom du site et leur pseudo. Par la suite ces couples pourront eux même certifier d'autres couples.


Le triolisme

 

L’envie de faire l'amour à trois ne constitue pas une anomalie sexuelle, mais seulement un besoin de changement et d'innovation.

Cette situation, comme tout autre mode de relation sexuelle, demande l'accord tacite des trois personnes en présence, elles doivent être majeures, consentantes et accepter le concept du triolisme : se consacrer simultanément aux deux autres personnes en présence. Les plaisirs ressentis durant cet exercice sont décuplés par l'ajout d'un partenaire supplémentaire, les connaissances du couple étant limité à leur relations courantes, celles-ci se trouvent enrichies des connaissances d'une tierce personne.


De part la loi du nombre, il est plus facile de faire connaissance lorsque le nombre de partenaires est plus limité. Une véritable complicité peut s'installer dans le trio.



L'amour à trois a l'avantage de ne pas être aussi difficile à aborder que l'amour en groupe, où dans ce cas, les participants s'échangent et se mélangent sans qu'il n'y ait obligatoirement de consentement ou d'atomes crochus entre les partenaires, cette situation implique l'accord complet de ce concept par les amateurs d'amour en groupe sans choix préalable. Sans compter le côté bestial d'une partouze, qui ne laisse de place qu'à l'acte sexuel et rien d'autre.


L'amour à trois est plus simple, voire plus romantique, la troisième personne est acceptée par le couple : une connaissance ou une rencontre et les jeux de l'amour sont possibles. Généralement la complicité existe déjà entre les initiateurs qui vont partager leurs expériences, la troisième personne amènera ses jeux amoureux et sa propre expérience.


Avec qui pratiquer le triolisme ?


L'étape suivante va consister à trouver le ou la partenaire au triolisme. Cette étape n'est pas si facile qu'il n'y parait, il va falloir contacter une personne qui convient au couple et qui accepte cette relation et leurs participants. Il faut que cette personne remplisse certaines conditions vues précédemment et qu'elle donne son accord...


Dans la plupart des cas de triolisme, cette expérience est réalisée dans des conditions particulières, non préparées, qui sont bien souvent issues de situations particulières : une soirée avec un ou une amie un peu arrosée, une ambiance propice etc.. bref le hasard. Provoquer la même situation est possible, et nous verrons ce sujet plus loin dans ces pages.


Tout le monde a dans ses connaissances une personne qui "ferait l'affaire", quelqu'un qui semble capable d'accepter cette situation et qui convienne au couple.


Mais attention, sachez que le passage à l'acte modifiera à tout jamais les relations que vous pourriez avoir eu avec cet ami(e), il/elle vous connait déjà "socialement", et il/elle vous connaîtra "physiquement", "sexuellement" et "intimement". Cela peut se passer le mieux du monde et améliorer encore la complicité de votre couple avec cet ami(e). Mais au cas où cela se passerait mal, vous pouvez y "laisser des plumes" et modifier vos relation avec votre conjoint et cette personne.


Si cet ami(e) est la seule personne qui soit à vos yeux susceptible d'être votre partenaire, n'oubliez pas que s'il s'agit de votre première expérience de triolisme, vous serez sûrement maladroit et mal assuré, ne gâchez pas tout par la précipitation et avancez plutôt par étape : un flirt à trois, des caresses mutuelles. Faites d'abord connaissance "physiquement" et laissez vous le temps d'assimiler cette situation avant de vous connaître "sexuellement".


Hétéro ou bisexuel ?


Dans un couple hétéro, les pratiques sexuelles individuelles du couple sont déterminantes dans le bon déroulement du triolisme.


Si aucune personne du couple n'a de tendance bisexuelle, la relation se limitera à une relation d'échangisme ! Dans une formule Femme-Femme-Homme, la relation se limitera à un homme désirant assouvir son fantasme : une relation avec sa compagne, puis une autre (ou l'inverse). Dans ce cas de figure, l'homme a intérêt à "assurer", surtout que ces dames sont généralement insatiables...
 

Si une personne du couple a déjà eu des relations homosexuelles ou bisexuelles, c'est elle qui influera sur la formule du triolisme :

si la femme est bisexuelle la formule sera : "Femme-Femme-Homme" afin de lui trouver une compagne bisexuelle, et de permettre à l'homme de ne rien modifier dans ses habitudes hétérosexuelles.

idem pour le cas d'un homme bisexuel. Quand le couple est bisexuel, les choix deviennent alors multiples.
 
Les pratiques sexuelles du troisième partenaire sont également très importantes :


si le partenaire est exclusivement homosexuel, le triolisme deviendra un bête 2 + 1, on retombe dans le voyeurisme ou dans une relation ambiguë ou le pôle d'attraction tournera autour du partenaire bisexuel sans échange entre les deux autres partenaires hétérosexuel.

Idem si le partenaire est hétérosexuel, celui-ci focalisera alors son attention sur le partenaire du sexe opposé, sans prêter attention à son partenaire du même sexe.

 La meilleure relation ne peut être obtenue que dans ce cas de figure : au moins un des partenaires du couple et "l'invité" ont des pratiques bisexuelles. Dans ce cas, les échanges sont équilibrés et occupent tous les participants simultanément. Évidement si ce n'était pas le cas, cela n'enlève pas la possibilité de relation à trois, mais limite les échanges et la participation de chacun.


L’influence du triolisme sur le couple

Pratiquer le triolisme, peut provoquer des modifications dans votre relation de couple, comme il en était déjà question dans l'introduction. Contrairement à l'échangisme, le triolisme ne permet pas de comparaison couple à couple, le partenaire au triolisme est une personne n'ayant pas nécessairement une vie de couple, et qui fera irruption dans un couple déjà formé, quoi qu'il arrive il restera extérieur au couple.

Bien sur personne n'est à l'abri d'un coup de foudre, une révélation qui peut avoir pour conséquence de briser un couple. C'est la raison pour laquelle il est impératif que le passage à l'acte soit mûrement réfléchi et discuté. En aucun cas l'amour à trois ne constitue un pansement sur les problèmes du couple, si vous espérez que cette action va reformer votre couple en perdition, vous vous trompez : le triolisme demande une complicité et une harmonie parfaite du couple.

Dans tous les cas, pratiquer le triolisme doit être considéré au même titre que l'achat d'un gadget érotique, il n'est pas question de tomber amoureux du partenaire ou d'envisager former un couple à trois. Il s'agit d'une expérience qui implique un acte sexuel seulement pour le plaisir et la recherche de sensation nouvelle.

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 24 Mars 2009

Propice aux caresses, aux baisers et à l’expression de votre tendresse dans un face à face amoureux, l’union du lotus a été qualifiée de "favorite des amants" par Kalyanamalla, l’auteur du texte érotique indien l’Anangaranga, texte écrit mille cinq cents ans plus tard que le Kama-sutra. Ce texte hindou, à la différence de son  prédécesseur, valorise le caractère sacré du mariage et veut protéger celui-ci de la lassitude sexuelle.


 

Assis par terre ou sur un lit, l’homme replie ses jambes, cuisses écartées, et colle ses plantes de pieds l’une contre l’autre. Sa compagne s’assied sur lui, de face, les cuisses sur celles de son partenaire, les jambes serrées autour de la taille de celui-ci, les pieds posés au sol ou sur le lit.


Dans cette position les contacts intimes incitent à une union complète. Cela commence par de longs baisers où les lèvres s’unissent, les langues se cherchent et jouent entre elles. L’homme peut caresser les seins de sa partenaire, les empoigner ou les embrasser, puis en mordre tendrement les mamelons. La femme peut glisser sa main dans l’entrejambe de l’homme, enserrer son pénis dans un anneau formé par son pouce et son index monter de la base de la verge jusqu’au gland puis redescendre lentement, tout en exerçant de légères pressions qui feront gémir son partenaire ; en même temps, elle frotte son poignet ou son avant-bras sur sa vulve, ce qui ne manquera pas de l’exciter davantage. Les mains de chacun vagabondent sur les fesses, le dos, les épaules de l’autre, s’abreuvant de la douceur du corps de l’aimé(e). La femme peut maintenant imprimer de légers mouvements à son bassin pour frotter sa vulve sur le pénis sûrement passablement dressé de son partenaire, ce qui stimulera davantage encore son clitoris.


Au bord de défaillir, elle suppliera son amant de la pénétrer :  l’homme aide alors la femme à se soulever pour que son vagin enfourche son pénis en érection. La pénétration est facile parce que le vagin s’est naturellement lubrifié et dilaté. Cependant, la femme peut aussi enduire de salive le sexe de son compagnon, avant qu’il la pénètre, une caresse qui ajoutera à la douceur et la tendresse de la situation. Ou bien c’est l’homme qui glisse ses doigts mouillés sur les petites lèvres, puis guide son pénis vers l’intérieur du vagin.

L’amant peut passer ses deux bras autour du cou de sa maîtresse, ou poser ses mains sur ses épaules, et la laisser donner le rythme au va-et-vient de la pénétration.

Mais il peut aussi la maintenir par la taille, tout en imprimant de légères pressions sur ses fesses pour l’aider à se “balancer” selon une cadence réglée à l’unisson. Si la femme contracte les muscles de son périnée, cela resserre son vagin sur le pénis et augmente pour chacun l’intensité des sensations. L’homme peut basculer son bassin vers l’avant, en abaissant ou relevant ses genoux : ainsi les frottements vaginaux sont plus forts et variés et le plaisir de la femme se renforce, la conduisant à l’orgasme. Si elle le désire, la femme peut rapprocher une jambe de son corps et soulever l’autre, tout en se soutenant d’une main : ce mouvement permet de faire varier la tension du vagin sur le pénis et provoque chez chacun des partenaires de délicieuses vagues de plaisir qu’il savoure, tout en contemplant la jouissance de l’autre. Car c’est l’avantage de cette union du lotus : pouvoir donner à l’autre autant de plaisir que l’on en reçoit.

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 24 Mars 2009

 

La femme et l’homme s’allongent sur le côté, l’homme dans le dos de la femme, qu’il pénètre vaginalement. Si l’homme se plaque contre le dos de sa compagne, l’image de deux petites cuillères emboîtées est évidente.

Cette position présente de grands avantages : comme les deux partenaires sont couchés confortablement, ils peuvent prendre tout leur temps, l’une pour s’abandonner, l’autre pour caresser et embrasser. Les mains de l’homme atteignent les seins, le ventre, le sexe. S’il s’écarte un peu, il peut caresser le dos, les reins, les hanches, les fesses.

N’étant pas contraint à un va et vient rapide pour occuper le temps, l’homme peut profiter de cette position pour s’entraîner à maîtriser son éjaculation : grâce à des mouvements lents doux, ne provoquant qu’une excitation faible, il habituera son organisme aux sensations vaginales. Dans cette position où l’on peut prendre son temps pour jouer avec des nuances de sensations, l’apprentissage est possible, alors qu’il est difficile dans d’autres où l’excitation est plus vive.

Les femmes qui aiment cette position parlent de leur plaisir à se laisser faire, à sentir leur corps se détendre progressivement sous la main de l’autre : elles ont le temps de se vider de leurs soucis quotidiens, se trouvent plus libres de se concentrer sur leur excitation, et de sentir leur désir les envahir peu à peu.

Certaines, cependant, n’aiment pas tourner le dos à leur partenaire, ou, au bout d’un moment, ont envie de passer à l’action, de caresser et d’embrasser à leur tour, de se frotter contre le corps de l’homme. Cette position est donc en général une étape, au début du jeu amoureux. Elle peut être aussi amenée par l’obésité de l’un des deux ou la grossesse de la femme.

 

 

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 24 Mars 2009

La levrette est l’une des positions les plus chargées de fantasmes, car elle est celle des mammifères quadrupèdes. Elle a donc, pour les humains, une connotation "animale" très forte qui laisse rarement indifférent : elle peut aussi bien être attirante que repoussante.


Cette ambiguïté est délicieuse pour beaucoup, car ce qui n’est pas très clair dans la sexualité, ce qui suscite à la fois l’envie et l’appréhension, peut provoquer une émotion inattendue et un plaisir intense…


 

Certaines femmes n’aiment pas tourner le dos à leur partenaire, ne pas le voir, ne pas l’avoir sous les yeux ; d’autres apprécieront au contraire d’être libérées du regard de l’homme, surtout s’il a l’habitude de scruter leur visage pour y repérer les signes de l’excitation. Elles peuvent ainsi se laisser aller plus facilement, s’abandonner à leur plaisir sans se demander comment celui-ci se lit sur leur visage. Sans le "face à face", elles peuvent parfois se concentrer davantage sur leur excitation sans être distraites par le regard de l’autre.


 

Les femmes aimeront être à quatre pattes ou à genoux, le buste ou seulement la tête en appui sur le lit, s’il est à bonne hauteur, sur le canapé ou tout autre meuble adéquat si on se permet des excursions hors de la chambre… Elles goûteront le plaisir de rester passives ou, au contraire, s’abandonneront au balancement de tout leur corps, joueront avec les mouvements de reins en accompagnant le va-et-vient du partenaire et renforçant son effet. Elles apprécieront aussi que leur clitoris soit librement accessible à sa main.

 

 

Les hommes aiment dans cette position la vision qui leur est offerte du corps féminin, la taille bien soulignée, les hanches et les fesses mises en valeur. La pénétration se fait au milieu de ces rotondités charnues qui sont une particularité érotique de l’espèce humaine (les guenons n’en ont pas !), que l’on peut apprécier tout au long de l’acte amoureux tandis que les mains caressent ces formes ou s’accrochent aux hanches.

La pénétration est habituellement moins profonde, les fesses maintenant l’homme à une certaine distance, ce qui peut s’avérer intéressant quand la verge est longue. En compensation, l’angle de la pénétration provoque souvent un plaisir plus intense chez l’homme comme chez la femme.

Au final, cette position permet de se libérer davantage, de jouer plus avec des fantasmes, d’avoir des sensations assez différentes dans le contact extérieur des corps comme dans la pénétration.

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Rédigé par philippe

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Publié le 24 Mars 2009

Tandis que sa maîtresse dort, c’est un bonheur pour l’amant de ressusciter son sexe au plaisir ! Pour celle qui s’éveille, quelle surprise délicieuse de se sentir inondée de désir, ou même le corps déjà envahi par son amoureux !

 

Il faut avoir connu l’insomnie amoureuse, pour comprendre à quel point le corps de l’aimée endormie exalte le désir physique de celui qui l’observe. Alors que la femme s’est assoupie, épuisée de plaisir (ou simplement après une journée fatigante), l’homme, tenu éveillé par l’excitation sexuelle, éprouve l’envie de jouer avec le corps de sa maîtresse. A moins que la rejoignant tardivement au lit, il s’émerveille de son corps abandonné au sommeil. Pas de précipitation, surtout ! Même si son pénis dressé est prêt à la pénétrer, il se garde de brusquer sa partenaire ; retenant une jouissance hâtive, il savoure le spectacle de ce corps alangui. Il stimule lentement le sexe féminin avec la bouche ou la main humide de salive ; il goûte chaque recoin intime de la femme : les petites lèvres, le clitoris qui gonfle sous ses caresses, la tendre peau périnéale. Il promène délicatement sa langue sur la vulve qui s’échauffe et rougit, la  glisse jusqu’à l’anus. Même si elle ne s’éveille pas encore, la femme s’ouvre déjà au plaisir.


Sur une belle endormie, toutes les caresses sont bienvenues. Ses bouts de seins se tendent sous les baisers ; sa peau est plus veloutée ; ses traits de visage détendus ont oublié soucis et contrariétés ; ses cheveux s’éparpillent joliment sur l’oreiller ; ses muscles relâchés la disposent à la jouissance.
 

C’est le moment de pénétrer la belle. Quelle posture choisir ? L’homme s’adapte évidemment à sa position, selon qu’elle est sur le dos, sur le coté ou sur le ventre : dans cette dernière position, il soulèvera doucement ses fesses, afin de pouvoir glisser aisément son pénis dans le vagin. Peut-être dort-elle encore ? Ou plutôt, encore engourdie de sommeil, simule-t-elle l’endormissement afin de jouir davantage de la situation ? Dans ce cas, l’homme reste maître du rythme et du mouvement. S’il tangue lentement et prolonge le coït, il ressentira l’éjaculation comme un feu d’artifice de douceur ; la femme, au seuil de l’hypnose et entièrement vouée au plaisir du corps, lui dévoilera peut-être une sensualité encore inconnue : en elle se multiplient les zones érogènes. Les contacts peau à peau la font davantage vibrer ; ses mouvements, comme au ralenti, procurent à chacun un exceptionnel sentiment d’union ; chaque parcelle de son vagin réagit à la pénétration, rendant la fusion plus complète.


Mais peut-être que, sous l’effet des caresses, l’amante s’est tout-à-fait réveillée ? Son sommeil interrompu la prédispose à un plaisir plus violent. Le corps électrisé par les embrassades de son partenaire, elle accompagne passionnément les mouvements de va-et-vient. Elle accélère alors le rythme du coït, criant parfois sauvagement son désir de jouir : de quoi décupler celui de son partenaire, qui s’enorgueillira du spectacle de son orgasme.

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 24 Mars 2009

La position de pénétration, allongés sur le côté, face à face, permet quelques variantes intéressantes.

 

La femme et l’homme ont le choix de s’enlacer, afin de serrer leurs poitrines l’une contre l’autre, de s’embrasser le visage, de se caresser le dos et les fesses ou, au contraire, de s’écarter légèrement, et de se caresser la poitrine et les seins ou de s’embrasser sur le haut du buste.


Pour les jambes, elles peuvent rester allongées, rendant la pénétration moins profonde : mais le resserrement de ses cuisses offre à la femme, au niveau des lèvres et du clitoris, des sensations qui se renforcent vite avec les mouvements du bassin.

Cependant, certaines préfèrent replier les jambes, et entourer la taille de l’homme avec leurs cuisses, l’une sous lui, l’autre au-dessus. La pénétration est différente, la pression de la verge concernera d’autres régions de la paroi du vagin, suscitant d’autres émotions.

On obtient la position des "vignes enlacées" quand l’homme redresse ses cuisses à angle droit et que la femme garde une jambe étendue entre elles, mais relève l’autre, qu’elle fait passer au-dessus de lui, à sa taille.

Ainsi les deux corps sont à la fois entourant l’autre et enlacés par l’autre, comme les vrilles de la vigne, ce qui renforce l’impression d’intimité et de fusion.


Ces positions n’ont pas pour finalité première de déclencher l’orgasme, chez la femme ou chez l’homme. Généralement, elles permettent de prolonger les étreintes, de varier les caresses et les baisers, comme les mouvements en harmonie des corps. Elles sont confortables, et donnent le temps de jouer avec son désir, de rassasier son envie du corps de l’autre. Quand on aime savourer les sensations données par les rythmes doux, on a, alors, tout loisir d’en profiter pleinement.

Et quand la tension aura suffisamment montée, un changement de position amènera la jouissance, d’autant plus forte et profonde qu’elle aura été ainsi longuement préparée.

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Rédigé par philippe

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