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Publié le 7 Janvier 2010

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Le stress du premier jour procure un stress durable

 

Comment le stress dans I’ enfance influe-t-il a long terme?

 

Des chercheurs de l’Institut psychiatrique Max Planck de Munich proposent une explication au niveau moléculaire. Des souriceaux nouveau-nés ont été séparés de leur mère trois heures par jour pendant 10 jours. Au moment de leur séparation, ils ont secrété de la corticostérone, une hormone du stress. Ce qui est normal.

 

Cependant, au cours de leur vie, ces souris semblaient ne pas pouvoir gérer les situations stressantes, tout en ayant une mauvaise mémoire. Les chercheurs ont découvert que ces troubles étaient dus à une surexpression de vasopressine, une autre hormone du stress, souvent impliquée dans les troubles du comportement social. Alors qu'il ne le devrait pas, le gène de la vasopressine était constamment exprimé du fait de modifications sur sa séquence ADN. Et c'est la corticostérone secrétée lors des séparations imposées à leur naissance qui en serait à I’origine. Ces changements pourraient expliquer comment certains troubles s'enclenchent dès le plus jeune âge.

 

Sciences et Vie  Janvier 2010

 

Des recherches sont entamées pour extrapoler cela à l’être humain. En attendant, prenons soin des bébé et des enfants pour leur éviter certaines souffrances à l’âge adulte. Wilhelm Reich insistait beaucoup sur le maternage de qualité des bébés et des jeunes enfants afin de préserver leur équilibre psychique. Reconnaissons qu'il n'avait pas tord de supposer que le stress précoce grèvait le pronostic psychologique et la structure de l'adulte.

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Rédigé par philippe

Publié dans #Connaissances pour thérapeutes

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Publié le 5 Mai 2009

 

 

I: ELEMENTS SUR LA COMMUNICATION

 

A: L'ECOLE DE PALO ALTO

 

Elle est crée aux états unis entre 1949 et 1959  par Gregory BATESON, un anthropologue anglais. Il est rejoint en 1954 par le psychiatre Don JACKSON puis en 1962 par le psychanalyste Paul WATZLAWICK. Le groupe s'étoffera par la suite en accueillant des linguistes, des sociologues et des psychanalystes. Ainsi se forme un groupe informel, pluridisciplinaire de chercheurs travaillant de concert: L'Ecole de PALO ALTO.

 

1: La problématique de l'Ecole de Palo Alto

 

Elle se présente sous l'aspect de trois questions fondamentales.

 

- Quelles sont les conditions pour que les êtres humains puissent communiquer?

 

- Quelles sont les difficultés qui affectent la communication?

 

- Comment peut-on expliquer la pathologie de la communication? Les ratés? Les échecs?

 

WATZLAWICK et JACKSON  dans l'ouvrage «PROPOSITIONS POUR UNE AXIOMATIQUE DE LA COMMUNICATION» posent quatre axiomes de base orientant l'esprit de Palo Alto:

 

1 - «Il est impossible de ne pas communiquer»

 

Il  n'existe pas de non-comportement,  et tout comportement est une interaction  avec le milieu extérieur qui prend aussitôt valeur de message. Toute personne croisée simplement dans la rue, totalement étrangère, avec qui je n'échange pas le moindre mot, m’a cependant transmis une quantité colossale d'information par son habillage, sa mimique, sa démarche etc....Nous savons que près de 80% de la communication passe par des canaux autres que la communication verbale.

 

2 - «La communication se distingue par la priorité donnée au contenu ou à la relation»

 

Dans certaines situations; il semble bien que la transmission du contenu soit plus valorisée que les personnes impliquées dans la communication. Dans ce cas, les personnes  ont le statut de simple relais interchangeable au service de la diffusion du message (transmission d'ordres).

Une part très importante de la communication répond à ce besoin de transmettre une information fonctionnelle.

 

Dans d'autres cas, le contenu du message passe au second plan, et peut devenir

 

  • Un simple prétexte pour justifier le plaisir de la relation: être ensemble par la parole, par le chant (chorale)

 

  • Pour être vu et reconnu comme appartenant à tel milieu (conversations mondaines, discours politiques etc...

 

  • Comme code de reconnaissance pour manifester son appartenance à un groupe initiatique, une grande école, une confrérie...

 

En réalité, la plupart des communications s'effectuent sur un mode intermédiaire privilégiant tour à tour le contenu et la relation.

 

3 - «Une communication est formée de séquences différemment valorisées par la relation»

 

Nous sommes dans la suite logique du deuxième axiome. Le contenu de la communication est organisé de façon autonome et originale par le sujet. Pour deux partenaires ayant vécus les mêmes faits, le vécu et le récit pourront être radicalement différents et même antithétiques, rendant la communication impossible. Nous trouvons, à l'origine de cette pathologie, une erreur sur l'origine invoquée des faits qui conduit les deux partenaires a ne pas communiquer sur la même chose.

 

On constate sans cesse, que ce n'est pas parce que deux individus ont une expérience commune qu'ils vont vivre et interpréter les faits de façon identique. Notre histoire, notre psychisme, nos émotions colorent inévitablement notre interprétation de la réalité.

 

4 - «La communication peut être digitale ou analogique»

 

Dans la communication digitale, nous utilisons un nom pour désigner la chose. Ainsi, les noms attribués n'ont pas de ressemblance avec la chose désignée, à de rares exceptions près notamment en anglais (Crash - big-bang  etc...).Les noms sont, par contre, constitués de lettres et l'on peut décider arbitrairement de la suite des lettres du mot en les déterminant par une série de questions OUI-NON posée à un répertoire de lettres .La communication digitale transmet une information pure à travers son contenu propre .Le contenu digital de l'addition 2+3  est (2)  (3). Ces informations sont des digits (des contenus).

 

Si nous reprenons l'exemple de l'addition 2+3, la relation d'addition est une méta communication, c'est a dire qu'après l'information digitale, j'informe sur l'information. Nous apportons une  nouvelle information en y incluant quantité et qualité donc une subjectivité importante. Nous sommes ici sur la frange qui sépare la communication pure de la communication inférentielle.

 

Dans la communication analogique, les supports de la chose désignée ont toujours quelque chose d'analogue avec la chose désignée.(dessin, couleur, schéma, symbole...)

 

Quand je dis 2 + 3, je suis l'émetteur, l'autre est le récepteur, entre les deux digits, on a la structure d'une relation «faites l'addition».Si l'on s'en tient à cette seule information, il y a moi, il y a vous, il y a les digits et l'ordre d'addition. Si l'on s'en tient là, nous sommes dans une relation «Normale»

 

Nous considérons qu'une communication est d'autant plus normale que l'on s'en tient au strict contenu. Plus le contenu est dilué dans le «je vois...», «je crois...», «je pense comprendre ce que vous sentez....», plus la relation est pathologique. Nous passons, sans y prendre garde, d'une information déjà subjective à la subjectivité pure, à l'interprétation donc à l'information polluée au plus haut degré

 

2:Les deux types de relations dans la communication.

 

La relation complémentaire

 

L'un des communiquants se met en position haute par rapport à un récepteur en position basse. Il s'agit là d'un rapport de maître à esclave, de professeur à élève, de supérieur à subordonné. Cette relation introduit un rapport de force; bien que le récepteur ne soit pas en compétition avec l'émetteur: c'est un jugement de valeur «je suis beau et tu es laid.».La position haute et la position basse sont:

 

  • Concordantes: Il y a plus ou moins un accord tacite de chacun pour tenir et jouer son rôle.

 

  • Evolutives: il existe une possibilité réelle ou théorique d'inversion des rôles.

 

  • Réciproques: Dans tous les cas, il est impossible de ne pas communiquer, même si le récepteur se tait.

 

Cette relation n'induit pas la montée aux extrêmes.

 

La relation symétrique

 

Les deux communiquants (émetteur et récepteur) agissent et se répondent comme des miroirs: ils jouent au «Ping-pong» une crise mimétique dont il ne peut sortir aucun vainqueur. Ce type de relation dans la communication introduit la surenchère, la compétition, le bras de fer. On se fait la guerre jusqu'à l'épuisement car il n'y a aucun garde-fou.

 

La communication saine peut donc, à la lumière de ce qui précède se définir comme étant fondée sur:

 

  • Une information précise, digitale, évitant, autant que possible l'introduction d'éléments subjectifs et de méta communication.

 

  • L'existence d'une relation fluide et souple entre les statuts d'émetteur et de récepteur: cette relation faisant alterner dans un équilibre dynamique les rôles des intervenants employant tour à tour les relations complémentaire et symétrique.

 

B:LA STRUCTURE ELEMENTAIRE DE LA COMMUNICATION

 

1: L'émetteur, le récepteur, le canal et le message

 

La communication est le résultat de la transmission d'un message en provenance d'un émetteur à destination d'un récepteur par l'intermédiaire d'un canal. Il s'agit du schéma élémentaire de la communication. L'extrême simplicité de ce modèle cache en vérité une grande complexité de la transmission, de la réception et du décodage de l'information.

 

Il existe de multiples catégories d'émetteurs et de récepteurs qui ne partagent pas nécessairement les mêmes référentiels et les mêmes codes.

 

La labilité de l'attention, des états émotionnels et de la disponibilité dans le sens le plus large, des communiquants; interviennent dans la perception, l'interprétation et la fidélité de la diffusion des informations reçues puis redistribuées.

 

Les êtres humains sont aussi sujets à des différences individuelles

 

Physiologiques:(seuils de sensibilité auditifs, visuels, tactiles, olfactifs, gustatifs différents selon les individus).

 

Culturelles: (la proxémie montre que selon les cultures, les humains n'ont pas le même rapport à l'autre, en fonction de l'espace, et de la différence entre les canaux sensoriels privilégiés par une culture ou l’autre). Par exemple, de grandes difficultés de cohabitation, liées au vécu subjectif de l'espace et de son statut, se sont fait jour, au sein d'une même usine entre des ressortissants américains et des ressortissants allemands.

 

Pour les Américains, il est normal de travailler en laissant la porte de son bureau ouverte, alors que pour les Allemands, ceci est un signe de manque de sérieux.

 

A l’inverse, l’habitude qu'ont les Allemands de fermer les portes, évoquait pour les Américains l'idée que leurs collaborateurs d'outre-rhin manigançaient dans leur dos. Il en résultait un climat exécrable dans l’entreprise.   

 

Techniques: la communication entre les hommes est de plus en plus tributaire d'outils techniques radio, télévision, informatique, qui introduisent des biais, des distorsions, des manipulations volontaires ou involontaires dans la transmission et la fidélité de l'information

 

2 : Les propositions de SHANNON

 

Dès 1939, sous l'influence de SHANNON, les mathématiques prennent en compte les premières recherches scientifiques sur la communication et plus particulièrement sur la théorie de la circulation de l'information. SHANNON mis entre parenthèse les problèmes liés au contenu des messages pour se consacrer plus particulièrement à la place que ces messages prennent sur les différents canaux. Ses travaux portèrent entre autre, sur la quantité maximale de signaux Morse que peut contenir une ligne télégraphique. Il découvrit que l'on pouvait réduire un message, à un série de signaux binaires 0 et 1, que LEIBNITZ ,au 17° Siècle présentait comme le mode de calcul de Dieu et qui, aujourd'hui est le fondement du fonctionnement des ordinateurs.

 

Pour SHANNON,  la communication est une transmission de messages sans que l'on tienne compte de leur signification.

 

Le message est une suite de signes affectés d'une probabilité de succession de ces signes. La richesse informationnelle d'un message est liée à cette probabilité de succession. Plus celle-ci est forte, plus le gain d'information est faible, car le message a de grandes chances d'être redondant. A l'inverse, plus la probabilité est faible, plus la richesse informationnelle est importante. Le modèle de la communication pour SHANNON est le mode de transmission télégraphique:

 

  • La transmission se fait dans un seul sens, de l'émetteur au récepteur.

 

  • Il suffit que le message télégraphique soit reçu sans erreur et sans omission pour que l'on puisse agir efficacement.

 

  • On ne tient aucun compte du contenu émotionnel

 

  • On ne tient aucun compte du vécu du récepteur

 

Dans ce modèle, la communication n'est pas une interaction.

 

Dans la même période, WIENER crée une nouvelle science: LA CYBERNETIQUE, qui est la théorie des systèmes complexes autocontrôlés et des communications, tant dans la machine que dans l'animal.

 

WIENER étudie la succession des actions provoquées et réglées par des informations intéroceptives ou extéroceptives. Dans le cas de modifications du système sous l'influence de stimuli externes, il y a autorégulation. WIENER  introduit la notion de feed-back (boucle de rétroaction), qui est une information sur la bonne exécution de l'action prévue dans un but programmé: l’action s'interrompt ou se corrige d'elle-même selon que le but programmé a été atteint ou pas.

 

Ce sont les travaux de SHANNON et de WIENER qui ont donnés les fondements scientifiques à l'étude de la communication. Ces travaux portant sur un champ d'étude limité, ont permis des avancées significatives de la psychologie et de la sociologie qui ont pu, chacune dans leur domaine étendre le champ d'application des découvertes des deux savants.

 

3: Les apports de Palo Alto

 

A l'inverse de SHANNON, on s'occupe à Palo-Alto, des individus entre eux, lorsqu'ils communiquent et comment ils communiquent. La question que se posait SHANNON était :

 

«Comment éviter les perturbations d'un message?». Pour les chercheurs de Palo-Alto, la communication est une interaction significative, verbale ou non verbale qui met en jeu de très nombreux codes, rituels, interdits, et qui relève pour une part de l'inconscient.

 

Toute vie sociale suppose obligatoirement «un processus complexe d'acquisition des règles de la communication» et nous ne sommes pas ou peu conscients de ces règles.

 

Ces règles sont:

 

  • La phonétique et la grammaire
  • L'adéquation de la langue et du vocabulaire par rapport à la position sociale.
  • L'adéquation au rôle à jouer.
  • L'adéquation au thème de la communication.
  • L'adéquation aux différents états du Moi et de l'autre.
  • Les règles de convenance et de bienséance.

 

Ainsi, dans un groupe, tous  les éléments du système sont en interaction mutuelle .Les règles qui régissent la communication entre les différents éléments du groupe ne sont pas, et de loin, entièrement conscientes et si la vie d'un groupe n'est pas réduite à ce système de communication, il est cependant indispensable à la survie du groupe.

 

 

C: LA COMMUNICATION PATHOLOGIQUE ET PSYCHIATRIE

 

«La connaissance d'une langue et un savoir sur cette langue sont deux ordres de connaissance très différents»

Paul WATZLAWICK

 

L'idée centrale de l'Ecole de Palo-Alto en matière de psychiatrie est la suivante:

 

Le malade n'est que le symptôme d'un système en dysfonctionnement. C'est la plus ou moins grande proportion de subjectivité dans le discours informationnel qui va définir le caractère pathologique de la communication. Comprendre la pathologie du patient, c'est comprendre la pathologie de la famille, et surtout son système de communication. Dans cette optique, le psychisme individuel est traité comme une «boite noire».

 

On analyse simplement les rapports qui existent entre l’input et l’output. Ainsi la thérapie familiale est substituée à la thérapie individuelle qu'elle soit médicamenteuse, psychothérapique ou psychanalytique.

 

WATZLAWICK, bien que psychanalyste a reproché à la démarche psychanalytique de ne prendre en compte, les seules énergies liées aux pulsions, leur refoulements, leurs sublimations en négligeant la communication des informations, la façon dont elles sont émises, la façon dont elles sont reçues et leur signification individuelle (à l'exception du mécanisme du transfert et du contre-transfert).

 

La communication n'est pas un simple échange de messages. Elle est aussi une façon de se présenter, de se placer dans le lien social.

 

La communication est donc «une présentation de soi».  Cependant, on note que certaines séquences de communication ne contiennent pas ou peu d'informations. Elles sont seulement une parade, une entrée en matière afin de faire connaissance avec l'autre et d'établir la règle du jeu de la communication. Il est notable que parler pour ne rien dire, palabrer, rappeler une fois encore les mêmes souvenirs représentent une grande part de notre activité de communication. C'est le plaisir de communiquer pour le plaisir de «l'être ensemble».

 

WATZLAWICK dit que sans ce genre de communication:

 

«Nous vivrions dans un monde voué exclusivement aux tâches utilitaires, un monde sans beaucoup de poésie, sans jeux, sans humour.»

 

1: La communication paradoxale

 

Un autre apport de Palo-Alto a été de montrer que toute communication, en raison des choix qu'elle suppose et des inférences inévitables, limite la quantité des choix ultérieurs. Ce qui est très bien résumé par le proverbe :

 

«On est prisonnier des mots que l'on a prononcé et libre de ceux que l'on a pas dit».

 

Il en découle des blocages ou des perturbations que l'on nomme cercles vicieux, paradoxes, double-contrainte et la maladie mentale consiste souvent à s'enfermer inexorablement dans ce type de pièges. Palo-Alto a montré que la communication paradoxale, par la distorsion du message qu'elle engendre est une grande pourvoyeuse de troubles mentaux.

 

Une communication est pathologique quand s'installe la confusion entre les niveaux digital et analogique; le refus et le déni de l'information que me donne l'autre .Quand on dénie le déni, nous entrons dans la relation symétrique. C'est alors la guerre à outrance qui s'installe, sans vainqueur possible.

 

Le premier niveau de la communication pathologique est constitué par le malentendu. Il trouve sa source dans la polysémie des mots et des gestes .La méta communication est une communication sur la communication qui permet de prendre du recul par rapport aux «dits», c'est a dire les messages émis et reçus et de dissiper le malentendu.

 

Le malentendu est plus difficile à lever quand il se double d'un message non pas confus (il est toujours possible de l'éclaircir), mais contradictoire ou paradoxal.

 

La communication paradoxale engendre, soit l'humour, soit le processus pathologique.

 

L'humour consiste en un traitement paradoxal de l'information. Le paradoxe se définissant comme une contradiction entre la déduction correcte et des prémices qui engendrent l'erreur. La conclusion est erronée et si cela donne certes l’humour, cela engendre aussi la folie, la psychose.

 

Il existe trois types de paradoxes qui perturbent gravement la communication.

 

Le paradoxe logico - mathématique ou message contradictoire.

 

Il révèle une confusion entre les niveaux et la hiérarchie des informations et de leur traitement. Il abouti à dire «C'est fini, je ne peux aboutir» ou bien «je dis la vérité et pourtant, maintenant je mens». Il y a inhibition de l'action, puisque, en soi, cette conclusion est bel et bien un aboutissement. La personne ne peut avancer car elle est persuadée de son impuissance et pour autant, elle ne peut reculer, convaincue d'être dans une situation sans issue. Il s'agit là du paradoxe le moins grave car pour en sortir, le récepteur peut décider de choisir l'une ou l'autre des propositions.

 

Le paradoxe antinomique ou message paradoxal

 

Il est révélateur d'une confusion de niveaux entre le langage analogique et  langage digital.

 

«Je suis un menteur» répond à ce type de paradoxe. En affirmant que je suis un menteur, j’impose la définition de la relation et le contenu perd son sens, car l'interlocuteur de celui qui affirme être un menteur, ne peut pas savoir quand la personne ment et quand elle dit la vérité.

 

Si le menteur est réellement un menteur, alors il dit la vérité quand il se désigne comme un menteur: conclusion: ce n'est pas un menteur!!

 

La véracité du message est indécidable et le récepteur, dans l'incapacité de faire un choix est enfermé dans un cercle vicieux.

 

Le paradoxe pragmatique

 

Il ne provoque pas l'inhibition de l’action, mais bien au contraire, il invite à agir.

 

Les paradoxes sont d'autant plus néfastes qu'ils sont formulés sous la forme d'une injonction, donc en vue d'un acte à effectuer.

 

Il s'agit d'une demande si la relation est symétrique entre personnes de statut social égal et autonome.

 

«Je voudrais que tu me domines» dit le partenaire masochiste dans un couple. Mais satisfaire cette demande de domination, c’est, pour le conjoint, ni plus, ni moins que se soumettre à celui qui veut être soumis.

 

Il s'agit d'un ordre si la relation est complémentaire entre personnes ayant un lien de dépendance et de subordination.

 

«Ne soyez pas docile! Soyez spontané» dit le supérieur à son subordonné .Mais là aussi, s'exécuter (ne pas être docile et être spontané) c'est être docile et calculateur!!!

 

2: le double lien de BATESON.

 

G.BATESON a constaté une fréquence très élevé de la communication par double-bind (double-lien) chez les familles schizophréniques. RENE GIRARD dans son ouvrage «DES CHOSES CACHEES DEPUIS LA FONDATION DU MONDE» dit:

 

«BATESON rapporte la schizophrénie à un double message contradictoire que l'un des deux parents, presque toujours la mère, émettrait perpétuellement en direction de l'enfant»

 

Le double - lien suppose trois conditions:

 

  • Il faut une relation à deux ou plusieurs qui soit vitale.

«si tu t'éloignes de moi, tu vas mourir!»

 

  • Il faut la répétition de l'événement.

 

  • Il faut une information primaire avec interdiction, suivi d'une information secondaire avec une menace, les deux propositions étant en contradiction. «Ne t'éloigne pas de moi!.... sors de mes jambes ou je te gifle...!»

 

Pour l'émetteur et le récepteur, il y a mésentente sur une information incohérente.

 

  • Ou le récepteur comprend que l'émetteur lui dit:« ne tient pas compte de ce que je dis!»

 

  • Ou le récepteur comprend: «je t'interdis toute échappatoire»

 

  • Ou bien, le récepteur fait confiance à sa propre perception de la situation: «je ne m'éloigne pas, je m'écarte!» et l'émetteur lui répond «non, tu es un enfant méchant et désobéissant!»

 

  • Ou le récepteur croit aux perceptions de l'émetteur et les fait siennes, en niant sa propre perception de la situation. Il y a dés lors, un flottement sur la réalité des perceptions du récepteur et l'apparition des premières attitudes schizophréniques.

 

3: Les différentes formes schizophréniques et la communication pathologique

 

Les formes paranoïdes:

Elles naissent des situations où l'on amène la personne à confondre les niveaux analogique et digital de l'information.

 

Les formes hébéphréniques:

Elles sont issues des situations d'inhibition de l'action par impossibilité de faire un choix et de prendre une décision.

 

Les formes paradoxales:

Elles naissent d'un conflit entre l'intensité du désir de l'objet et le désir que l'on a de se punir pour avoir voulu s'en émanciper. L'éloignement évite, d’une certaine façon, un choix encore plus douloureux.

 

«J'aime ma famille plus que tout, je pars donc au bout du monde pour m'en éloigner.»

 

Les formes autistiques catatoniques:

Elles trouvent leur origine dans le désespoir du sujet et l'extrême intensité des conflits. La souffrance du sujet est telle, qu'il se coupe au maximum de ses sensations et de ses relations avec le monde extérieur pour limiter les risques de souffrance.

 

 

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Rédigé par lobsang sonam

Publié dans #Connaissances pour thérapeutes

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Publié le 23 Avril 2009

«Les savants européens sont atteints d'une curieuse maladie qui fait que personne ne peut savoir mieux ou autrement qu'eux!» Joseph de Maistre

 

A: LE PROSCRIT DE LA PSYCHANALYSE.

 

W.Reich.jpgWilhelm REICH naquit en 1897 en Galicie, alors rattachée à l' Empire Austro - hongrois, dans une famille paysanne pauvre. Son père meurt en 1914 et sa famille se trouve totalement ruinée par la guerre. Le jeune Wilhelm va dés lors, connaître une jeunesse difficile et besogneuse. Autodidacte , il dévore tous les livres qu'il peut se procurer. C'est avec une immense rage d'apprendre qu'il entreprend des études de médecine qui seront couronnées de succès. Il se passionne pour la biologie et la sexologie et va pour l'occasion découvrir et s'intéresser à l'œuvre de Freud et de Jung.

 

Reich va rapidement se faire connaître par ses contributions notamment grâce à son texte: «LE CONFLIT DE LA LIBIDO ET DU DELIRE CHEZ PEER GYNT». Il est apprécié dans le milieu médical et psychanalytique, et il est admis dès 1920 dans  la Société Psychanalytique de Vienne où Freud le considère tout de suite comme un homme de valeur.

 

En 1922, il est promu Premier Assistant au dispensaire de psychanalyse de Vienne.

 

En 1923, Reich crée un séminaire de technique psychanalytique qu'il conduira jusqu' en 1930.

 

En 1924, les premières dissensions se font jour avec Freud et les analystes de son entourage (Théodore Reik, Otto Rank ) et iront sans cesse croissante. Reich, fort de son intérêt pour la biologie et la sexologie, affirme l'importance du corps dans la fonction sexuelle, là où Freud analyse seulement les forces psychiques. Le jeune psychanalyste présente au Congrès de Salzbourg, une communication sur «la puissance orgastique».

 

Initialement, Freud est plutôt favorable aux apports de Reich mais la situation va se délabrer quand celui - ci va considérer que l’étiologie des névroses se trouve dans les conditions de vie misérables de la classe ouvrière et la répression de la sexualité au service du maintien de l'oppression du peuple. Reich se rend compte que personne, dans les milieux psychanalytique ne montre le moindre intérêt en ce qui concerne le pourquoi et le rôle naturel de l'orgasme. Ses premières communications sur le sujet ne rencontre qu'«un silence polaire».

 

L'hostilité des milieux psychanalytiques va aller sans cesse croissante tandis que Freud devient de plus en plus méprisant. Contrairement à l'idée admise par les psychanalystes orthodoxes, Reich affirme qu'une sexualité génitale, heureuse et satisfaisante est un contre - poison à l'instinct de mort et se trouve, de facto, incompatible avec le caractère névrotique.

 

Toujours avide de savoir, il lit les ouvrages des grands penseurs socialistes et marxistes et va s'engager, lors de nombreuses conférences, plus avant dans le politique et ses liens avec la pathologie mentale. Il s'intéresse aussi à l'ethnologie et à la sociologie et les nombreux travaux qu 'il effectue dans ces deux domaines transparaîtrons dans toute son oeuvre.

 

En 1927, il est témoin d’une effusion de sang lors de la répression d'une grève à Schattendorf, qui le révolte. Wilhelm Reich s'inscrit alors au Parti Socialiste, dans la mouvance communiste, et il fait paraître, la même année, l'un de ses livres les plus retentissant:«LA FONCTION DE L'ORGASME» dont Freud dira, avec un souverain mépris, lorsque Reich lui présentera le manuscrit: « Si gros que ça!».

 

En effet W. Reich nommé par Freud, directeur de l'Institut de Psychanalyse de Vienne, s'est vite aperçu que l'analyse se heurtait à une véritable impasse, celle de la globalité du caractère du sujet. Le DIRE, par la parole et le symbole, comme on le pratique dans la psychanalyse ou d'autres thérapies intellectuelles, n'est pas tout le signifié de l'être individuel. Il manquait tous les autres modes d'expression de l'organisme vivant / le corps, les émotions, les comportements sociaux, les mouvements de l'énergie, souvent inconscient et involontaires, qui font le langage de la vie d'une personne et sa façon d'être au monde avec son caractère.

 

Pour répondre à cette question vitale, Reich a crée une nouvelle méthodologie qu'il a d'abord appelé Analyse Caractérielle lorsqu'il était toujours membre actif de la Société Internationale de Psychanalyse, puis Végétothérapie caractéro - Analytique lorsqu'il a voulu insister d'une part sur l'importance capitale des perturbations du système Neurovégétatif dans l'établissement des névroses et des psychoses, et d'autre part, sur la nécessité de retrouver une circulation valable de cette énergie végétative et donc de retrouver les sensations végétatives correspondantes.

 

Ce n'est que tardivement, en 1940, qu'il appellera sa méthodologie: Orgonothérapie, lorsqu'il a complété sa méthode thérapeutique par un travail plus physique sur cette énergie qu'il a appelé ORGONE sans que pour autant, le rôle de l'approche psychanalytique se trouve diminuée ou reniée.

 

En 1928 et 1929, il fonde, dans l'optique de la prévention des névroses, 6 centres d'hygiène sexuelle qui sont des centres de «planning familial» avant l'heure. A la même époque, Il conduit des recherches sur la famille patriarcale en se fondant sur les travaux préliminaires de MALINOWSKY: «LA VIE SEXUELLE DES SAUVAGES» portant sur le mode de vie et les comportements des indigènes des îles TROBRIAND.

 

En 1930, il s'installe à Berlin et fréquente Fénichel et Fromm. Devenu membre du parti communiste, il milite dans la cellule « BLOC ROUGE» et il combat avec les groupes communistes d'autodéfense contre les S.A du NSDAP. Très actif, Reich fonde en 1931, sous le contrôle du parti communiste l'«Association Allemande pour une politique sexuelle prolétarienne»: le SEXPOL. La même année, faisant preuve d'une activité et d'une fécondité peu commune, il sort son ouvrage: «L'IRRUPTION DE LA MORALE SEXUELLE».

 

En 1932, contre l'avis des dirigeants du parti, mais avec l'appui des Jeunesses Communistes, il publie malgré tout: «LE COMBAT SEXUEL DE LA JEUNESSE».

 

En 1933, il fait paraître simultanément: «PSYCHOLOGIE DE MASSE DU FASCISME»  bien que le parti communiste ai interdit cet ouvrage et sa contribution principale à l'étude du psychisme humain: «L'ANALYSE CARACTERIELLE». L'arrivée au pouvoir d'HITLER, le 30 Janvier 1933, l'oblige à se réfugier à Vienne où il apprend coup sur coup, son éviction du parti communiste et de l'Association Internationale de Psychanalyse. L'Anschlüss le conduit à fuir et à entamer une vie d'errance. Poursuivi par la haine et la médisance du milieu psychanalytique, des fascistes et des staliniens, il est mal accueilli partout en Europe. Après avoir séjourné avec plus ou moins de bonheur, en Hollande, en Angleterre, en France et en Suisse, il va trouver un refuge précaire et fructueux durant cinq ans en Norvège. C'est en effet, durant ce séjour qu'il effectue de très intéressant travaux de biologie à la recherche de particules témoignant de l'existence réelle d'une énergie vitale: les BIONS. C'est à cette période que ses nombreux adversaires sous - entendent ou affirment que Reich est devenu fou.

 

En 1939, fuyant les Nazis, il se réfugie aux Etats - Unis et grâce à ses relations, il obtient un poste d’enseignant à la New School of Social Research. Reich continu ses recherches sur l'énergie d’Orgone, nom qu'il donne à l'énergie universelle, qu'il voit à l'œuvre dans toutes les manifestations de la vie et de la nature. Il crée à cet effet un institut de recherche: ORGONON au sein duquel il va s'adonner à une luxuriance de recherches et d'expérimentations touchant à la compréhension et la prévention du cancer, aussi bien qu'à la façon d'accumuler l'Orgone atmosphérique pour faire « tomber la pluie».

 

La personnalité dérangeante de ce chercheur qui dénonce les riches laboratoires pharmaceutiques et leur omnipotence de même qu'il dénonce le modèle mécano - chimique qui préside à l'étude du vivant ( lettre à A.S Neill du14 juin 1955), va être insupportable aux yeux de l'administration américaine et de ses affidés dans les milieux politiques, scientifiques, culturels et journalistiques. Le puritanisme, le conformisme et la paranoïa de la période Mac Carthyste  vont saper les recherches et la renommée de Reich, accusé de pornographie, de communisme, de dilettantisme , de charlatanisme etc....

 

Accusé d'outrage à magistrat pour avoir taxer la cour d'incompétence, il est emprisonné dans le pénitencier de Lewisburg en Pennsylvanie où il meurt le 3 Novembre 1957. La FDA ( Food and Drug Administration) fait détruire les accumulateurs d'Orgone et brûler les ouvrages de Reich.

 

Encore de nos jours, l'ostracisme perdure et seule une infime partie de l'œuvre de Reich est publiée (et encore en petite quantité). De nombreux ouvrages et résultats d'expériences scientifiques ont été détruit à jamais par la rage de la F.D.A. En France, se fut à la faveur de la révolte de Mai 1968, que l'œuvre du psychanalyste connue un regain d'intérêt. Sur la base des travaux de Reich, plusieurs courants thérapeutiques ont vus le jour: la végétothérapie, la bioénergie, la psychologie bio dynamique, l’Analyse Psycho-organique ainsi que la majeure partie des systèmes de soins qui sont regroupés sous le vocable: somatothérapies.

 

La galaxie reichienne n'échappe pas à la règle de la récupération de la part d'individu ou d'organisations qui n'hésitent pas à utiliser le thème racoleur de la sexualité à des fins «glauques». C'est le cas de la secte autrichienne AAO (Analyse Actionnelle Organisation) qui est implantée en France. Le dirigeant de cette organisation a dévoyé la pensée reichienne à des fins pornographiques et fascistes. Otto Muehl purge actuellement une peine de 7 ans de prison.

 

B: L'AFFAIRE DE LA MORT DE REICH.

 

A dire vrai l'hypothèse de l'assassinat délibéré commandité par les milieux médicaux et pharmaceutiques est plus que probable. Cette élimination fait partie d'une longue série de morts «opportunes» réduisant au silence de nombreux opposants au régime politique américain et ses sbires, dans les suites des procès délirants du Maccarthysme. Les affaires Hiss, White, Rosenberg, Rémington, Jackson...etc monteront, à l'évidence les implications du F.B.I tant dans le trucage des procès que dans l'élimination des condamnés.

 

Lorsque Reich prend connaissance de sa condamnation, il écrit à son épouse le 29 Mai 1956:

«Je me plierai mal au pénitencier et, très vraisemblablement, j'y serai assassiné.»

 

L'arrêt du juge prévoit simplement la récupération des accumulateurs d'Orgone et de la documentation qui s'y rattache. Pris d'une rage aveugle, ce que Reich appelle: la peste émotionnelle - les fonctionnaires et les médecins de la F.D.A  vont aller bien au-delà de cette réquisition, puisqu'ils vont détruire tout le matériel saisi, mais aussi brûler l'intégralité de l'œuvre de Reich. En réponse à cet autodafé d'un autre âge et cette atteinte aux droits de l'homme, l'Association américaine pour les libertés civiques remit aux plus grands journaux un communiqué de protestation qui ne fut publié par aucun d'entre eux par conformisme ou crainte des représailles.

 

Les nombreux témoignages de compagnons d'emprisonnement de Reich font état de la conscience que le psychanalyste avait d'être condamné. Adolphus Hohensee, codétenu et fondateur d'un mouvement chrétien d'assistance aux détenus et persécutés, raconte dans un livre de témoignage que:

 

«...le vice-géolier Cox me rappela que j'étais relégué dans l'aile de la prison, dite:aile de la mort.....Dans cette aile, le professeur Reich, un médecin emprisonné pour outrage à la cour, sur requête de la F.D.A, mourut effectivement quelques jours plus tard. Il me disait que, depuis deux semaines, on était en train de le tuer avec certains médicaments.

 

Et le jour avant sa mort, il me dit qu'on s'apprêtait à lui donner la dose fatale cette nuit-là. Il en fut ainsi, le matin suivant, il était mort. Plusieurs fois ce grand médecin vint vers moi les larmes aux yeux pour me dire que ces maudits sadiques, maîtres absolus de la vie de 1200 êtres humains, le rendaient fou et, avec leurs remèdes expérimentaux, le poussaient vers l'abîme de la mort.

 

Lorsqu'il fut transféré dans l'aile de la mort ( là même où Remington avait été tué quelques mois auparavant), Reich sentit qu'il ne résisterait pas longtemps. Il me fit part de cette conviction à plusieurs reprises, au cours de la semaine du 28 octobre, quand les gardiens m'envoyèrent moi aussi pourrir dans cette aile....Peu avant de mourir, le professeur Reich passa près de moi, tandis que je me traînais comme je pouvais dans le corridor, en m'appuyant aux murs, pour arriver jusqu'à ma cellule. Il me dit qu'il ne réussissait pas à supporter les médicaments dont on lui saturait l'organisme et, de fait, il mourut en l'espace de deux jours».

 

Dans un testament rédigé le 8 mars 1957, Reich demande à ce que tous ses biens soient versés à une fondation qu'il nomme: Fondation W.Reich pour l'enfance et que 80 % des droits dérivant de ses découvertes soient consacrés à la protection de l'enfance partout dans le monde.

 

Ainsi finissait au fond d'une prison, celui qu'une grande partie des «savants» du monde entier, qualifiaient de «pornographe juif» et de «paranoïaque délirant».

 

C: LES FONDEMENTS DE LA REPRESSION SEXUELLE EN OCCIDENT.

 

W. Reich affirme que les névroses trouvent leur cause dans l'insatisfaction du désir sexuel dans son acception la plus large et la plus noble. Il va alors de soi, que l'étude des corpus idéologiques, qui sous-tendent la répression sexuelle, doit être conduite à son terme. Reich devient alors un penseur politique engagé qui va conduire une analyse critique sans concession des diverses machines d'oppression de l'homme par l'homme et encore plus précisément de la femme par l'homme.

 

S'appuyant sur les travaux de Malinowski et de Géza Roheim, Reich se livra à une puissante analyse des fondements répressifs de la société patriarcale. Il considéra que cette société patriarcale et la famille autoritaire se sont édifiées sur les décombres du matriarcat primordial appuyé sur la famille naturelle. Reich fit donc le lien entre l'autoritarisme de la société et la violence de la répression de la sexualité. Selon Reich, la famille patriarcale répond à la description suivantes:

 

·         Mariage monogamique impliquant la fidélité conjugale.

·         Situation économique et juridique secondaire de la femme.

·         Fonction reproductrice seule reconnue à la femme.

·         Sujétion à peu prés complète des enfants à une discipline stricte.

·         Education anti-sexuelle (la sexualité est sale, honteuse, bestiale, purement reproductrice).

·         Système oedipien des relation parentales (l'enfant ne peut pas faire appel à des images sexualisées d'adultes hors le cadre familial.

·         Fermeture plus ou moins marquée de la famille par rapport à la société, que l'on justifie par la «vie privée». La morale patriarcale fait facilement l'amalgame entre vie collective et promiscuité.

 

La famille patriarcale est la courroie de transmission des valeurs de l'Etat en direction des enfants. Le but ultime de la cellule familiale est donc de livrer «des produits finis», des enfants polis, lisses, adaptés à la sélection et au conformisme qu'exige la société. Pour prix de son intégration, le jeune adulte doit se couler sans discuter dans les modèles de la religion, de l'école, de l'armée, de la culture, des moeurs, du système de croyances qui légitime les options politiques du groupe. L'éducation autoritaire met en place des représentations qui encadrent les aspirations de l'homme, ses revendications, ses prétentions au bonheur, à l'autonomie, en somme toutes les tendances lui permettant d'exister par lui-même au nom de ses propres choix et de son libre arbitre.

 

La répression sexuelle est la pierre angulaire de l'édifice de la famille et de la société patriarcale. La sexualité épanouie, dédramatisée, satisfaisante se trouve systématiquement réprimée au moyen d'interdits, de tabous et d'arguties moralisatrices. Ces interdits ne sont pas le fruit du hasard, mais bel et bien de la connaissance intime et profonde que les idéologues des castes dominantes, ont de la puissance libératrice de la sexualité. Celle-ci, dans l'esprit reichien, ne peut être que l'acte autonome, responsable et confiant d'une femme et d'un homme pleins de tendresse et de confiance l'un pour l'autre. L'abandon total que suppose l'orgasme est à ce prix. (cf orgonomes matériel et bioénergétique ).

 

D: COURTE HISTOIRE DE LA FEMME DANS LE PATRIARCAT.

1: L'Egypte

La civilisation égyptienne, compte tenu de sa pérennité au travers des millénaires semble être une forme d'organisation sociale et culturelle de transition entre le matriarcat et le patriarcat. Les femmes y tinrent une place respectée bien que progressivement marginalisée. Les 55 poèmes - (datant de 1300 av JC ) - que l'on a pu retrouver et traduire, montrent que les Egyptiens célébraient la beauté sous toute ses formes et se montraient peu enclins à la culpabilité dans les choses de l'amour et du sexe. Si la honte et le péché existaient, s'était par rapport au sentiment, qui persiste encore de nos jours autour de la Méditerranée, de trahir sa famille en la quittant. Dans ces oeuvres, les deux amoureux des deux sexes faisaient librement l'aveu de leur désir et de leur amour et se désignent fréquemment par les noms de frère et de soeur. L'inceste entre frères et soeurs était couramment pratiqué en tant que façon de maintenir l'intégrité des biens familiaux car les femmes étaient habilitées à recevoir l'héritage des terres. Ceci n'impliquait pas forcément que les époux soient fidèles ou que le mariage soit consommé entre eux. Des enfants pouvaient naître qui ne soient pas engendrés par le mari. C'est bel et bien la fonction économique, et non pas la volonté de perpétuer les liens du sang, qui justifie cette pratique. Nous notons que cette fonction est avérée par le fait que les unions incestueuses entre parents et enfants étaient inexistantes.

 

2: La Grèce.

La Grèce antique s'avère être un monde dans lequel la femme fut systématiquement reléguée au second plan. La rigueur et la compétition, avec le statut de citoyen sont les fondements de la société athénienne. Seul l'état de citoyen permet de pouvoir hériter donc de perpétuer une lignée. Les femmes étaient exclues de cet état car leur esprit ne leur permettait pas de s'astreindre aux mêmes lois que les hommes et leur nature les rendait inapte à la compétition.

« Les femmes n'étaient pas admises à la citoyenneté. La politique leur aurait peut-être fait trop d'effet. On savait les femmes irrationnelles de nature, hystériques, voraces, adonnées à la boisson et obsédées par le sexe. On considérait qu'elles n'avaient pas assez de jugeote ni de volonté pour une responsabilité aussi essentielle que l'indépendance gouvernementale...».

LE LIVRE DE L'AMOUR.  Diane Ackerman. Grasset.

 

Les femmes ne participaient pas au réunion entre hommes sous peine d'être considérées comme des courtisanes. Le mariage était avant tout le moyen de s'attacher une femme qui assurait la reproduction et l'entretien du foyer. Elle prenait alors rang parmi les biens et richesses du mari. Cette conception impliquait que le mariage était aussi un moyen coercitif de maîtriser la femme d'évidence dissolue. Celle-ci devait se marier jeune, être vierge, chaste de préférence illettrée et sans contact social avec les hommes. L'homme n'était tenu à aucune de ces prescriptions. Le mariage n'était certes pas le lieu de l'amour, mais la tendresse et une forme de respect adoucissaient  les rapports entre époux. Il est très probable que la femme devait être, au regard de son époux, une continuation de l'image maternelle. Ce qui peut expliquer sans doute, l'horreur qui étreint Oedipe quand il découvre qu'il est amoureux de sa mère à qui il a fait l'amour. La structure familiale est l'axe central autour duquel se structure la vie et la cité. L'homme grec  qui est avant tout un citoyen, a l'obligation civique de se marier. La sphère du public (le citoyen) l'emporte toujours sur le privée (le père ou le mari).

La femme soumise est la base de l'édifice et l'homme doit en permanence dompter la nature de sa compagne. La maternité est un grand mystère qui trouve des représentations nombreuses dans la nature. Cette nature est une déesse qui est régulièrement enceinte et permet la survie de la société grecque essentiellement agricole. Les enfants, et à fortiori les filles, voyaient peu leur père et les progénitures étaient essentiellement élevées dans un monde de femmes. La séparation radicale des sexes, le manichéisme, l'oppression et la claustration des femmes grecques a pour conséquences naturelles, toujours présentent dans le modèle patriarcal, la prostitution et les perversions sexuelles. En effet, les seuls «objets» de désir et de satisfaction disponibles et visibles dans les rues, se trouvaient être des prostituées et de jeunes garçons qui ne faisaient pas mystère de leur corps. Les jeunes garçons s'adonnaient à un grand nombre d'activités dans une totale nudité et s'exposaient ainsi à la convoitise de leurs aînés.  Il était d'ailleurs commun à l'époque de considérer que les femmes donnaient des enfants mais que l'on prenait du plaisir avec les garçons. L'homosexualité était aussi en vogue à Sparte, où chaque soldat vétéran était «associé» à une jeune recrue dont il faisait l'éducation militaire et affective. On attribue la vaillance légendaire des Spartiates au combat, à la volonté que les couples ainsi formés, avaient de se protéger ou de se venger si l'un des deux mourait dans la mêlée. Les rapports entre hommes n'étaient pas uniquement fondés sur le plaisir sexuel mais l'amour y était souvent présent, plein de délicatesse et d'esthétisme. L'idéal grec voulait que ce qui était beau ne pouvait être que bon et bien ainsi que l'avait écrit Platon et la pédérastie était ressentie comme une forme évoluée de l'éducation des jeunes garçons.

 

«...En Grèce, un bel homme était aussi sublime moralement - la bonté intérieure devant s'exprimer dans la beauté. Ainsi l'amour homosexuel pouvait - il se colorer d'un zèle religieux et d'une justification cosmique....Lorsque les femmes exprimaient leur amour, on les trouvait lubriques et irrationnelles. Lorsque les hommes aimaient des hommes, ils adoraient simultanément la chair et la vertu unies sous la forme du bien-aimé.»

Diane Ackerman.

 

Pour autant, la paillardise était souvent manifeste et faisait la preuve d'une totale absence de culpabilisation de l'homosexualité.

 

«Eh quoi! En voilà une affaire, maudit que tu es! Tu vois mon fils à la sortie du gymnase, il est tout frais, il vient de se laver, et tu ne l'embrasse pas, tu ne lui adresses pas la parole, et tu ne le prends pas dans tes bras, tu ne lui pelotes pas les couilles! et tu prétends être un ami de la famille»

« LES OISEAUX» Aristophane

 

Les femmes, dans ce contexte, isolées entre elles, ne pouvaient que difficilement pratiquer l'adultère. De nombreux textes attestent que le saphisme et l'utilisation de godemichets étaient des pratiques dérivatives courantes qui n'étaient en rien considérées comme un vice. A telle enseigne que la ville de Milet, sur la côte ouest de l'actuelle Turquie, s'était fait une réputation dans la fabrication et la vente en Grèce d'olisbos en bois et en cuir.

 

3: Rome.

Rome est un haut-lieu des conventions et des règles et représente, sans doute l'une des manifestations les plus abouties de la société patriarcale. La morale rigide, les convenances tyranniques en public faisait, dans la sphère privée, le lit de comportements totalement opposés à l'étiquette et à la morale affichée. La société romaine présentait donc à l'extérieur une image très forte du père idéal (Le Pater Familias) basée sur le stoïcisme, la sévérité, le travail, le puritanisme et la vertu et à l'intérieur, la violence, la licence et la dépravation extrêmes étaient communes.

 

Les hommes célibataires pouvaient en toute liberté, avoir des amants, des maîtresses, fréquenter les prostituées, boire et jouer sans vergogne mais cette vie dissolue devait cesser en apparence dès la conclusion d'un mariage Le mariage servait à conclure des alliances avantageuses et à se reproduire. Le mariage d'amour, de même que les baisers, les caresses et les gestes affectueux entre époux accomplis en dehors de la seule sexualité de reproduction étaient vus comme des folies et un gaspillage d'énergie. On pouvait au mieux espérer que les époux développeraient des liens amicaux et un modus vivendi.

 

Les tabous étaient fort nombreux. L'adultère, l'inceste, les rapports avec une femme totalement nue étaient interdits, sauf si elle était prostituée. La fellation entre hommes ou avec une femme était autorisée. Le cunnilingus était jugé comme dégradant pour l'homme. D'une façon plus générale, dans l'esprit du mâle romain n'était bon que ce qui était actif, pénétrant, dominant: toute autre fantaisie ne pouvait qu'offenser la dignité de l'homme.

 

Les femmes et les enfants n'avaient qu'un statut social précaire et les hommes ne rechignaient pas au dressage de leur compagne et de leurs enfants. Ainsi le Pater Familias pouvait disposer librement de ses enfants qui étaient assimilés à ses biens. Il pouvait les échanger contre de l'argent, un poste de fonctionnaire, une dignité. Ce pouvoir allait jusqu'au droit de vie et de mort. Dans les classes aisées, les parents ne s'occupaient pas de leurs enfants et confiaient cette mission à des précepteurs, des pédagogues et des nourrices qui, quant à elles, pourvoyaient aux besoins d'amour de l'enfant. L'instruction était peu valorisée en tant que telle. Si un homme s'instruisait ce n'était pas tant pour le plaisir d'apprendre et de savoir, que pour le prestige qu'il y gagnait.

 

Nous voyons que les relations entre hommes et femmes ne devaient pas être un modèle de sérénité et de satisfaction mutuelle. Ainsi nous pouvons sans doute trouver dans la violence inhérente à cette société, l'explication du nombre incalculable de drames familiaux que rapporte la littérature latine: meurtre du père, trahison, amants meurtriers etc...

 

 

4: Le Monothéisme. L'oppression justifiée par Dieu.

En Occident, la Genèse, peut être considérée comme l'un des textes fondateurs de l'autoritarisme patriarcal et de la «loi des Mâles». Ce texte inaugural de la Bible montre que l'Homme, après qu'il eut été chassé de l'Eden, dut porter une malédiction qui n'est autre que la liberté de choisir sans la tutelle du Père autoritaire.

 

La possession du libre arbitre se traduit par la connaissance de la différence de l'autre au travers de sa nudité. Or cette nudité, cette altérité nous rend le partenaire désirable et irrésistible, notre besoin d'union avec lui. La diversité éveille la curiosité, l'intérêt et la rencontre Le fruit de l'union est porteur de qualités nouvelles. La bible montre d'ailleurs que la descendance d'Adam et Eve est fort nombreuse et pleine de potentialités qui n'étaient auparavant manifestées.

 

Tout aussi exemplaire est le fait ,qu'au fur à mesure des nouvelles générations bibliques, la durée de vie des patriarches se raccourcie. Nous voyons ainsi Adam engendrer Seth à l'âge de 130 ans et mourir à 930 ans, Noé à l'âge de 950 ans et plus tard Abraham s'éteint à 175 ans; Ismaël à 135 ans. Ici les Textes Sacrés rejoignent la théorie du vivant qui propose que la vie a «inventé la mort» car la reproduction sexuée permet la création d'un organisme supérieur à la somme de ses géniteurs. La mort devient alors nécessaire afin de faire disparaître les formes vivantes les moins adaptées.

 

Initialement, la Tradition  biblique a utilisé la culpabilité et la mort, comme un moyen d'oppression de l'homme au service d'une caste de prêtres et de guerriers. Plus tard, la même escroquerie sera utilisée au XIX° pour le maintien et la reproduction de la société religieuse et bourgeoise. La force de cette rhétorique est tellement prégnante, qu'elle à réussi à investir les sociétés laïques fasciste, communiste et aujourd'hui libérale, adossées à un système économique de production tyrannique.

 

Voyons maintenant certains des textes qui fondent l'imaginaire de la répression et de l'autoritarisme . Tous ces textes sont issus de la Genèse et de l'Apocalypse dans la version française de la Bible de Jérusalem:

 

Genèse 2.16: Et Yahve Dieu, fit à l'homme ce commandement: «Tu peux manger de tous les arbres du jardin.

 

Genèse 2.17: Mais de l'arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas, car le jour où tu en mangeras, tu deviendras passible de mort.»

 

la Genèse 2.18: Yahvé Dieu dit: «il n'est pas bon que l'homme soit seul. Il faut que je lui fasse une aide qui lui soit assortie».

 

Genèse 2.25: Or tous deux étaient nus, l'homme et sa femme, et n'avaient pas honte l'un devant l'autre.

Genèse 3. 6: La femme vit que l'arbre était bon à manger et séduisant à voir, et qu'il était, cet arbre, désirable pour acquérir le discernement. Elle prit de son fruit et mangea. Elle en donna aussi à son mari, qui était avec elle, et il mangea.

 

Genèse 3.7: Alors leurs yeux à tous deux s'ouvrirent et ils connurent qu'ils étaient nus , ils cousirent des feuilles de figuier et se firent des pagnes.

 

Genèse 3.16: A la femme, il [ Dieu] dit: «Je multiplierai les peines de tes grossesses, dans la peine tu enfanteras des fils. Ta convoitise te poussera vers ton mari et lui dominera sur toi.»

 

Genèse 3.22: Puis Yahvé Dieu dit: « Voilà que l'homme est devenu comme l'un de nous, pour connaître le bien et le mal! Qu'il n'étende pas la maintenant la main, ne cueille aussi de l'arbre de la vie, n'en mange et ne vive pour toujours!»

 

Genèse 3.23: Et Yahve Dieu le renvoya du jardin d'Eden pour cultiver le sol d'où il avait été tiré.

 

Genèse 3.24: Il bannit l'homme et il posta devant le jardin d'Eden les chérubins et la flamme du glaive fulgurant pour garder le chemin de l'arbre de vie.

 

Il est intéressant de noter que la figure démoniaque est revêtue fréquemment de l'image phallique du Serpent qui a tenté Eve. Toujours dans la Genèse, Dieu, tout à sa vengeance, mit une hostilité irréductible et éternelle entre ce phallus et la femme. La connaissance du bien et du mal ( la nudité) rapproche de la divinité ( ce qui se traduit en terme reichien par le caractère génital) . La connaissance et la possession de l'arbre de vie: (la sexualité comme désir d'union) donne la vie éternelle et en cela permet à la créature de s'émanciper de la tutelle de son créateur.

 

Dieu, l'autorité suprême ne peut tolérer ceci et clos la porte de l'Eden par des symboles menaçants et castrateurs. Le symbole du glaive flamboyant et purificateur est évidente, les chérubins (du babylonien karibu) sont des génies mi-humains mi-animaux ressemblant au sphinx qui veillent à la porte des temples et des sanctuaires.

 

Apocalypse 20.2: Il maîtrisa le Dragon, l'antique Serpent, - c'est le Diable, Satan, - et l'enchaîna pour mille années.

 

Apocalypse 20.3: Il le jeta dans l'Abîme, tira sur lui les verrous, apposa des scellés, afin qu'il cessât de fourvoyer les nations jusqu'à l'achèvement des mille années. Après quoi, il doit être relâché pour un peu de temps.

L'apôtre Saint Paul présente une particularité absolument unique, en tant que théoricien du christianisme après la crucifixion. Il est au confluent du monde hébraïque, grec et romain et en cela, il va faire la synthèse des trois cultures à travers le mépris des femmes.Il sera le vecteur de la peste patriarcale qui va grever le christianisme dès son origine. Il est proprement stupéfiant de voir cet apôtre, qui n'a jamais rencontrer Jésus, se faire le messager de Dieu et d'édicter par la seule force de sa volonté des lois qui vont régir prés de deux mille ans de notre histoire.

 

Que l'on songe que les quelques versets cités, serviront de fondements à l'aversion délirante des chrétiens pour les femmes, la chair et le plaisir.

 

Ecoutons Paul:

Première Epître à Thimothé.

«Pendant l'instruction, la femme doit garder le silence, en toute soumission. Je ne permets pas à la femme d'enseigner ni de faire la loi à l'homme. Qu'elle garde le silence. C'est Adam en effet qui fut formé le premier, Eve ensuite. Et ce n'est pas Adam qui se laissa séduire, mais la femme qui, séduite, se rendit coupable de transgression. Néanmoins elle sera sauvée en devenant mère, à condition de persévérer avec modestie dans la foi, la charité et la sainteté.»

 

Première Epître aux Thessaloniciens.

«Et voici quelle est la volonté de Dieu: c'est votre sanctification; c'est que vous vous absteniez d'impudicité, que chacun de vous sache usez du corps qui lui appartient avec sainteté et respect, sans se laisser emporter par la passion comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu.»

 

Epître aux Romains.

«Que chacun se soumette aux autorités en charge. Car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu et celles qui existent sont constituées par Dieu. Si bien que celui qui résiste à l'autorité se rebelle contre l'ordre établi par Dieu. Et les rebelles se feront eux-mêmes condamner.»

 

Premier Epître aux corinthiens.

«J'en viens maintenant à ce que vous m'avez écrit. Il est bon pour l'homme de s'abstenir de la femme. Toutefois, à cause des débauches, que chaque homme ait sa femme et chaque femme son mari. La femme ne dispose pas de son corps, mais le mari. Pareillement, le mari ne dispose pas de son corps, mais la femme.

Ne vous refusez pas l'un à l'autre, si ce n'est d'un commun accord, pour un temps, afin de vaquer à la prière; et de nouveau soyez ensemble, de peur que Satan ne profite, pour vous tenter, de votre incontinence. Ce que je dis là est une concession, non un ordre.»

Je dis toutefois aux célibataires et aux veuves qu'il leur est bon de demeurer comme moi. Mais s'ils ne peuvent se contenir, qu'ils se marient: mieux vaut se marier que de brûler»

 

Ces quelques versets qui, tous, montrent le lien qui s'est établi entre le désir sexuel, sa satisfaction et la désobéissance au père sont très lourds de sens. Que l'on songe aux conséquences de cette représentation de la femme, coupable de la faute originelle en raison de son désir.

 

5: Un exemple de Peste Emotionnelle.

 

Ces croyances justifièrent des poussées de Peste Emotionnelle, payées de centaines de milliers de procès en sorcellerie et de bûchers (environ 350 000 suppliciées en 4 siècles dont plusieurs dizaines de milliers de 1480 à 1630). Le livre «Le Marteau Des Sorcières» imprimé à la fin du 15° siècle, décrit par le menu, les moeurs des suppôts de Satan. Cet ouvrage sera le premier d'une trop longue série, qui accompagna de véritables épidémies de répression durant la Renaissance jusqu'au 17° siècle. La poursuite des« sorcières et des sorciers» se fait sur délation ou simples soupçons. Les prévenus, soumis à la Question Ordinaire ou Extraordinaire, sont encouragés à dénoncer leurs complices. Ce qui donnera le caractère épidémique des bûchers et justifiera à posteriori la nécessité de la répression, puisque l'on avait trouvé des Envoyés du Diable!!!

L'église porte l'entière responsabilité de ces morts, d'autant qu'elle su créer un climat paranoïaque qui entraîna à ses cotés une quirielle de laïcs, de lettrés, magistrats, conseillers royaux et médecins, ce qui amplifia encore le nombre des procès et des meurtres. En 1591, le juge Boguet dans le «Discours des sorciers» affirme que «les sorciers marchent partout à milliers, multipliant en terre tout ainsi que les chenilles en nos jardins».

 

En 1595, le juge Nicolas Rémy affirme la présence du Diable parmi nous et envoie 4000 malheureux au bûcher sur des «preuves flagrantes» de possessions démoniaques. Les exécutions capitales d'hommes, infiniment moins nombreuses, furent motivées par des questions politiques ou dogmatiques quand, celles des femmes étaient toujours assorties d'une fantasmagorie sexuelle et diabolique.

 

Dans la religion chrétienne, la menace de l'Enfer a toujours été opposée aux désirs sexuels des fidèles. L'angoisse est omniprésente car le danger est partout. Les textes sacrés ont toujours insisté sur le fait que nous sommes entourés de pervertis et de pervertisseurs. La faute est certaine et même pire, on peut succomber sans le savoir.

 

La société de l'époque répondit par deux attitudes opposées:

 

·         Des comportements rigoristes qui prônaient la fermeture sur soi, l'observation et l'analyse compulsionnelle des moindres faits et gestes, la pénitence, les interdits et l'absence de miséricorde pour soi et les autres. A partir de 1350, on vit apparaître avec le Millénarisme, d'immenses processions de Flagellants où l'on annonçait l'imminence de l'Apocalypse, les péchés s'expiaient par des mortifications et des blessures volontaires graves. Les représentations de la mort dans l'art sont datées de cette période et pérennisent l'angoisse généralisée sur les murs des lieux de culte, des maisons nobles et bourgeoises.

 

·         A l'inverse, la proximité immédiate de la mort favorise des explosions de désespoir qui conduisent à la licence et à la folie:

 

«Quelquefois, l'effet fut inverse. L'idée de la mort menaçante, de l'impossibilité d'avoir une vie vraiment juste, finit par rendre certains complètement délirants. Perdus pour perdus, ils jetaient leur bonnet par-dessus les moulins. Ainsi, quand Avignon fut touchée par la peste de 1722, le désespoir fut si grand que certains se crurent autorisés à tout. Il fallut expulser des infirmières surprises en pleine débauche. Non seulement elles s'étaient livrées à des turpitudes sexuelles, mais elles avaient joué à saute mouton sur les cadavres de l'hôpital. La proximité de la mort rend fou. La peur rend fou.»

 

«LA CHAIR, LE DIABLE ET LE CONFESSEUR» - Guy Bechetel - Plon.

 

La peur et la haine des femmes atteignent des paroxysmes tant dans la violence du discours que dans sa théorisation. Les mêmes qui décrivaient la façon de reconnaître Satan et ses suppôts s'épanchent, et pour cause, à longueur de pages sur les turpitudes féminines. Le «péché de chair» n'échappe pas à de savantes et maladives digressions où la moindre perversion réelle ou fantasmatique est disséquée avec une précision d'entomologiste.

 

Autour de 1710, dans le «TRAITE DES DIFFERENTES LUXURES» Charles Billuart écrit:

 

« il y a quatre sortes de péchés contre nature: L' acte sexuel, pour que la génération soit possible, réclame en effet quatre conditions:

 

1.l'accouplement de deux individus

2.que tous les deux soient de la même nature spécifique

3.qu'ils soient de sexes différents

4.que le mode d'accouplement soit naturel.

 

Il y a donc quatre sortes de péchés contre nature:

 

La première ,si, sans aucun accouplement, la pollution se produit à la suite du plaisir sexuel;ce qui est appelé - immunditia - ou par certains - mollesse.

La seconde, si elle se produit par accouplement avec un individu d'une autre espèce, par exemple, une bête ou un démon, ce qui est appelé bestialité.

 

La troisième se produit par l'accouplement avec un individu de sexe défendu, c'est à dire de même sexe, homme avec homme, femme avec femme, ce qui est appelé sodomie.

 

La quatrième, quand les sexes étant ce qu'ils doivent être, le mode naturel d'accouplement n'est pas observé, de sorte que la génération devient impossible; ce qui peut arriver de deux façons:

 

1.par le défaut de l'instrument naturel, quand l'homme coite dans le vase postérieur.

2.par le défaut de la position naturelle, quand la femme se met sur l'homme, ou quand l'homme prend la femme par derrière, tout en se servant du vase naturel»

 

Le théologien Benedicti au 16° siècle démontre que la femme est mauvaise par l'étude des lettres qui composent le mot latin  MVLIER qui signifie femme.

 

M est le Mal.

V est la vanité.

L est la luxure.

I est l'ire.

E fait référence aux Erinnyes, déesses de la vengeance.

R est la ruine où elles conduisent l'homme.

 

Si la femme est belle et libidineuse, c'est pour mieux avilir l'homme qui est essentiellement une victime. Jalouse, intéressée, n'aimant pas son père, ni sa mère, ni son mari, ni ses enfants, elle doit être reléguée comme femme au foyer s'occupant des enfants, sans contact avec le monde des hommes, soumise, silencieuse, frigide. Si elle peut être religieuse cela est encore mieux.

 

Aujourd'hui, le récent Catéchisme de l'église catholique consacre l'un de ses chapitre au mariage sous le titre: le mariage sous le signe du péché. On peut y lire ceci:

«Tout homme fait l'expérience du mal, autour de lui et même en lui. Cette expérience se fait aussi sentir dans les relations de l'homme et de la femme. De tout temps, leur union à été menacée par la discorde, l'esprit de domination, l'infidélité, la jalousie et des conflits qui peuvent aller jusqu'à la haine et la rupture.»

 

Nous voyons que l'église n'a pas renoncé à lié le mariage et le malheur, et, à fortiori la sexualité

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Rédigé par lobsang sonam

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Publié le 23 Avril 2009

E : LA FAMILLE AUTORITAIRE CONTEMPORAINE.

La lourdeur de cette morale nous affecte tous, à notre «corps défendant», en témoigne la dramatique fréquence de la pathologie mentale et somatique à base de répression de la pulsion sexuelle. Ce rapport malsain que nous entretenons avec un besoin naturel et vital favorise l'éclosion de formes perverses de la sexualité au travers de l'inceste, de la prostitution, du viol. Les sectes millénaristes qui se fondent sur la répression sexuelle et la mortification, utilisent, aujourd'hui encore, ce substrat «philosophique» pour assujettir leurs victimes à une image divine totalitaire par la peur, l'urgence et la culpabilisation.

 

Si la famille autoritaire suppose le refoulement, le conformisme, la compétition et la méfiance par rapport aux autres, c'est bien que ces prétendues vertus sont puissamment anti sexuelles

 

La société patriarcale encourage et favorise toutes les «qualités» masculines et dévalorise les aspects féminins. Ainsi la force physique, la compétition, la rentabilité, la brutalité, la domination, l'orgueil, le mépris des faibles, des femmes sont investis de toutes les vertus avec comme corollaires: la guerre, les régimes autoritaires (fascisme noir et fascisme rouge), les religions, le capitalisme, la productivité, la destruction de la nature dans l'homme et autour de l'homme.

 

Il nous suffit d'observer notre société en 2005 pour vérifier que Reich avait profondément raison de caractériser notre civilisation comme vouée:

 

·         au mépris et la domination des femmes.

·         au travail compulsionnel épuisant.

·         à la répression impitoyable de la sexualité génitale au profit des formes prégénitales des rapports sexuels. (cf films pornographiques, prostitutions, homosexualité, perversions, pédophilie).

·         à l'isolement des êtres humains au profit du système politique et de production.

·         à la transformation des travailleurs en biens consommables.

·         à l'insécurité croissante dans laquelle les hommes sont contraints de survivre et dans l'incapacité de fonder des familles sécurisantes pour eux, leur conjoint et leurs enfants.

·         à l'apparition et l'installation de régimes politiques fascistes. Notons que le terme fasciste fait référence à la racine latine fascinun  qui signifie: charme, envoûtement du dieu-phallus FASCINUS

 
Personne ne peut nier que notre société nous encourage à accumuler, dans de monstrueuses stases matérielles, une quantité croissante de sensations, de désirs, de biens qui sont incapables de nous satisfaire durablement et de nous apporter une saine satiété. Bien au contraire, cette pléthore sature nos capacités sensorielles au point de favoriser l'avoir au détriment de l'être, tout en créant un profond sentiment de frustration.

L'égoïsme de base (narcissisme) est valorisé par la promotion au mérite, la loi du plus fort, le libéralisme économique dans un contexte de massification et de promiscuité que l'on connaît pour être le terrain de prédilection des plus bas instincts de l'homme.

 

L'insatisfaction chronique et la culpabilisation qui naissent du conflit entre les exigences de la société et les exigences vitales de l'individu, favorisent les stases énergétiques sur lesquelles fleurissent la haine, la méfiance, la rivalité, la peur, le fascisme, l'agressivité, les crimes, les pathologies mentales et somatiques. En somme, c'est la guerre qui s'installe dans l'homme et dans son monde. La puissance orgastique ne peut être le fait que de femmes et d'hommes libres, autonomes, confiants dans l'autre et affectivement matures qui ne sont pas dupes des mensonges et des exactions du modèle culturel. Ces dispositions d'esprit et de corps font que ces personnes ne recherchent pas de figures fantasmatiques parentales dans leurs partenaires, leurs conjoints, leurs hommes politiques ou religieux etc ....

 

Ils se trouvent par là, peu enclins à la soumission, à la résignation et au conformisme que réclament tous les systèmes de pouvoir, fussent-ils recouverts des atours dévoyés de la démocratie.

 

Le roman de G.Orwell: «1984» fait état du cri de ralliements de tous les totalitarismes:

«Nous abolirons l'orgasme!!!»

 

F: LA FAMILLE NATURELLE.

 

Reich a plus décrié la famille autoritaire qu'il n'a décrit la famille naturelle. Il y a ici deux raisons à cet état de fait.

·         Il a senti que l'attaque contre la famille autoritaire était un combat à mener sans retard. Il fut sans doute l'un des premiers intellectuels européens à prendre conscience du danger totalitaire et de sa dynamique familiale.

 

·         L'instauration de la famille naturelle supposait une révolution culturelle et morale que les esprits n'étaient pas préparés à assumer. Sans doute l'échec de l'expérience de révolution sexuelle menée en URSS conduisit Reich a considérer qu'il fallait au préalable détruire la structure familiale générant la peste émotionnelle.

 

C'est donc au travers de sa critique de la famille patriarcale que l'on peut décrire ce que Reich entendait par famille naturelle. Il s'agit d'abord de récuser:

 

 

·         les aspects excessifs de l'autorité - violence, despotisme, l'apprentissage de la soumission systématique à l'autorité .

 

·         l'esprit mafieux et la tendance à l'accumulation des biens en vue de leur transmission par héritage.

 

·         la répression sexuelle de principe, la haine du corps, du plaisir et de la femme.

 

Reich pense que l'autorégulation est la meilleure méthode pour saper les bases autoritaires et puritaine de la famille patriarcale. Cette autorégulation est fondée sur:

 

1. l'égalité entre tous les membres de la famille.

2. La sexualité, le plaisir et la confiance comme bases du couple.

3. La reconnaissance de la sexualité infantile et son approbation franche de la part des parents.

4. La protection des adolescents et de leur besoins sexuels. Absence de discours moralisateurs.

5. Ouverture de la famille vers les autres groupes que ce soit d'autres familles, des institutions etc...

6: Engagement militant de tous les membres de la famille en direction du bien commun.

7 :.Lutte contre les manifestations excessives du pouvoir.

 

G: LES RECHERCHES SUR LA FONCTION DE L'ORGASME.


Les deux racines grecques du mot orgasme donnent de précieuses indications sur le vécu qualitatif lié à cet événement psycho-neuro-végétatif hors d'un contexte pudibond et répressif.

En effet, orgasme dérive de la racine «organ»: être plein de suc, de sève, et de la racine «orgê»: ardeur, passion, colère. Dans son ouvrage, LA SUPERPOSITION COSMIQUE, paru en 1951, W.Reich écrit:

 

«c'est la fonction de l'orgasme qui a fourni le fil rouge de toutes nos recherches».

 

Faisant fi de toute vaine pudibonderie, le psychanalyste s'est intéressé très tôt (1927) à la fonction de l'orgasme tant dans ses implications sociales (interdits, culpabilisations, bestialisation, mutilations principalement pour les femmes ) que dans son rôle et sa signification énergétique pour l'être humain.

 

«la formule de l'orgasme est la formule même du vivant»

 

écrit-il soulignant ainsi que ce qui est à l'œuvre dans le temps de l'orgasme, est un phénomène du vivant dans son expression la plus naturelle, toute répression d'une manifestation de la vie ne pouvant qu'induire l'apparition d'états morbides.

Si l'énergie sexuelle n'a pas été déchargée totalement au cours d'un rapport sexuel qui COMBLE et EPANOUISSE les deux partenaires, il va se créer une «stase libidinale».

 

Ce quantum d'énergie, en « croupissant» va constituer le réservoir où le noyau de la névrose va puiser des forces sans cesse renouvelées. Reich conduira sur la base de cette stase toute une puissante réflexion sur la cause et la dynamique des névroses.

 

1: La description de l'orgasme.

L'orgasme se défini par un rythme à 4 temps:

 

tension mécanique ►charge énergétique ►décharge énergétique ►détente mécanique

 

Ce rythme peut être ramené à une formule encore plus simple et fondamentale, que l'on trouve partout à l'œuvre dans l'univers, par le biais des phases d'expansion (tension mécanique et charge énergétique) et de rétraction (décharge énergétique et détente mécanique). Cette fonction pulsatoire se retrouve peu ou prou à tous les niveaux de l'organique et de l'inorganique dans le quartz, la cellule vivante, l'homme et l'univers. Cet axe de recherche va conduire la recherche reichienne des manifestations bio-électriques de la sexualité et de la sensibilité organique jusqu'à la découverte de l'énergie d'Orgone en tant qu'énergie biologique universelle non réductible aux formes traditionnelles électrique, magnétique et calorifique de l'énergie. Au niveau somatique Reich donne une définition originale de la personne «puissante», ainsi qu'une description de l'orgasme et de sa mécanique qui n'a pas été, à ce jour remise réellement en cause.

 

La puissance orgastique est très différente de la capacité d'érection ou d'éjaculation, avec lesquelles, elle se trouve souvent confondue. Elle se définie avant tout selon deux critères:

 

  • les contractions involontaires du systéme musculaire durant l'acmé.

·         la décharge complète de l'excitation à l'issu du rapport.

 

Ces deux conditions impliquent que chacun des partenaires soit capable de s'abandonner, sans aucune inhibition, aux courants bioénergétiques qui le traverse, en faisant fi de tous ses conflits psychiques et en projetant un minimum de fantasme sur son partenaire.

 

La qualité de l'orgasme se caractérise par:

 

«une satisfaction conforme à la stase libidinale du moment....»

«par l'aptitude à parvenir fréquemment à cette satisfaction....»

«par l'intensité du plaisir dans l'orgasme....Le plaisir est d'autant plus intense, plus grand, que plus abrupte est la chute dans l'excitation....»

 

La dynamique de l'orgasme se déroule en 5 phases:

 

1.La phase des préliminaires se caractérise par l'augmentation de l'excitation sexuelle sous le contrôle de la volonté. La femme connaît une intense lubrification de ses organes génitaux alors que l'homme qui a une érection agréable, ressent un intense besoin de pénétrer. Ce besoin de pénétrer pour l'homme sain ,est distinct de l'érection sans besoin du narcissique et du désir fantasmatique d'enfoncer et de percer du sadique.

 

2. Une douceur réelle, spontanée caractérise les attouchements des deux partenaires qui montrent une activité et un intérêt réciproque et égal l'un envers l'autre.

 

3. Une augmentation brutale du désir entraîne la pénétration, qui s'accompagne chez la femme de la sensation d'absorber et pour l'homme d'être absorbé L'excitation reste concentrée au niveau des parties génitales et elle est entretenue par «des frottements mutuels, lents, spontanés et sans efforts». Reich notera que les personnes saines qui atteignent un orgasme puissant et satisfaisant, disent que plus les mouvements du coït sont lents, empreints de douceur et d'harmonie, plus le plaisir est intense. La nécessité de l'abandon à l'autre fait que les rapports ,à l'exception de quelques mots tendres, se font sans parler ou rire. Le Moi oriente la conscience vers toutes les perceptions de plaisirs dans le but d'atteindre le maximum de tension mécanique et de charge énergétique dans un puissant processus de fusion dans le partenaire. Lors de cette phase, l'interruption du rapport n'est pas ressenti comme un déplaisir mais comme un moyen de prolonger l'acte et de préparer une nouvelle pénétration.

 

4.Une nouvelle augmentation de l'excitation provoque des contractions musculaires involontaires irrépressibles avec d'intense manifestations neuro-végétatives sympathiques. L'excitation se répand dans toutes les parties du corps depuis les organes sexuels. Les contractions involontaires se produisent au rythme de la pénétration. A ce stade de la relation, toute interruption est vécue comme un déplaisir absolu. Les contractions se font de plus en plus intenses et incontrôlables jusqu'à l'orgasme qui se produit de façon rapide et soudaine en coïncidence avec l'éjaculation de l'homme. L'orgasme s'accompagne d'une sensation «fondante» avec:

 

« l'obscurcissement plus ou moins profond de la conscience»

 

et il se défini comme:

 

«le reflux complet de l'excitation vers le corps tout entier qui est perçu comme une diminution soudaine de la tension et la décharge complète de la libido concentrée dans l'appareil génital».

 

La totale satisfaction orgastique se traduit par une diminution en courbe douce, de toute excitation qui conduit au sommeil dans une agréable sensation de détente psychique et somatique. Un profond sentiment de tendresse et de gratitude unis les deux partenaires.

 

 

 

2: La mécanique somatique de l'orgasme.

L'orgasme s'accompagne d'un réflexe (articulation d'une voie afférente avec une voie efférente au niveau de la moelle épinière, sans participation d'un centre encéphalique supérieur). Le réflexe orgastique affecte l'ensemble du corps qui connaît, à ce moment, une convulsion généralisée ET QUI CONDITIONNE la plénitude du vécu orgastique. Ce mécanisme est retrouvé chez tous les organismes en train de copuler. Au niveau les plus archaïques de la vie, la convulsion est remplacée par la contraction - décontraction, mais il prend sa forme habituelle dés l'apparition d'un squelette. Chez les vertébrés, le réflexe orgastique remplace la rétraction, par le seul mouvement que permette la présence d'un squelette, à savoir la flexion aussi rapide et complète que possible. C'est bel et bien ce mouvement qui rapproche les deux extrémités de l'organisme: la bouche et l'anus, afin de retourner à la forme originelle en refermant le tube digestif sur lui - même. Reich montre que:

 

«toutes les formes du domaine vivant peuvent être ramenées le plus naturellement possible à la forme ovoïde»

 

à un moment quelconque de leur évolution. Reich appelle cette tendance vers la forme l'orgonome. Il s'agit de la forme primordiale captive, animée d'un mouvement curviligne pulsatoire, que prend l'énergie non différenciée. La vie et la richesse des formes naissent de l'antagonisme entre l'orgone qui tend à la rétraction et l'énergie orgonotique libre qui pousse à la dilatation. Le corps humain donne un exemple frappant de ce fait.

 

Reich distingue deux fonctions à l'énergie orgonotique.

 

1. La première fonction:

l'orgonome matériel tend à maintenir la forme du corps, des tissus, des organes, le plus près possible de la forme ovoïde. C'est pour cette raison, que la partie postérieure du corps qui permet à l'orgone de s'écouler librement dans le sens de la rétraction, présente peu d'aspérités et se caractérise plutôt par sa simplicité et ses courbes larges.

 

2. La deuxième fonction:

L'avant du corps tout au contraire, présente de nombreux reliefs, qui indique autant de cristallisation de l'orgone, qui tend à vouloir s'évader vers l'extérieur du corps. Il s'agit de l'orgonome bioénergétique, qui marque la tendance de l'organisme à vouloir se projeter hors de sa membrane.

 

«l'énergie d'orgone déviée de sa direction normale, s'écoulant de l'extrémité céphalique vers l'extrémité caudale, essaie dans les organes génitaux de reprendre l'orientation primitive vers l'avant, en provoquant au niveau de ces organes une forte excitation, une orientation en avant et l'érection....

[l'orgone n'a] qu'une seule possibilité de s'écouler dans la direction voulue: c'est la fusion avec un deuxième organisme de telle manière que l'orientation de l'excitation du deuxième organisme coïncide avec celle des ondes orgonotiques du premier.»

 

L'orgasme est l'aboutissement de cette volonté de l'organisme d'échapper à l'orgonome matériel - sa tendance naturelle à revenir sur lui - même. Il peut ainsi fusionner et découvrir, à l'intérieur d'un autre organisme l'ivresse d'un nouvel espace dans une «nouvelle frontière».

 

«Du fait que l'énergie d'un organisme se déverse dans l'enceinte énergétique d'un autre organisme,[que] l'orgone libre parvient à dépasser les frontières de l'orgonome matériel, c'est à dire de l'organisme, et à se confondre avec le système orgonotique situé en dehors de l'orgonome, à maintenir ses oscillations».

 

C'est ainsi que l'orgasme et l'éjaculation s'accompagnent de sensations d'éclatement, de délivrance, de libération et de satisfaction. Il découle de cette observation que la structure du corps, les zones de tensions, les blocages musculaires et articulaires vont avoir une incidence sur le libre accomplissement de cette convulsion. Les limitations somatiques peuvent être soit un acquis involontaire de la stase libidinale, soit un moyen morbide, plus ou moins inconscient, de résister à la libre circulation des courants bioénergétiques.

 

3: La pathologie de l'orgasme.

L'impuissance orgastique est le lot de tout individu névrosé et se définit par une stase libidinale dont l'importance déterminera des tableaux plus ou moins sévères de névroses.

 

Les manifestations somatiques de ces névroses au niveau génital sont:

 

·         Les érections «froides».

·         Le défaut de lubrification vaginale.

·         Le vaginisme.

·         Le fantasme de perforation pour l'homme.

·         Le fantasme de viol pour la femme.

·         Les mouvements du coït brutaux, précipités en dysharmonie avec le partenaire.

·         La possession par des fantasmes prégénitaux d'origine infantile: analité, oralité, sadisme, voyeurisme, sexualité de groupe, exhibitionnisme, fétichisme.

·         La recherche compulsionnelle de la performance et de la multiplication des partenaires: nymphomanie, donjuanisme.

·         L'abstinence, la frigidité ou l'impuissance par peur de l'échec.

·         Le maintien d'un contrôle volontaire, l'absence d'abandon et la persistance de la conscience durant l'orgasme.

·         jugements moraux concernant l'activité sexuelle et le plaisir.

·         Perception désagréable d'une fatigue post-coïtale s'accompagnant de dégout, d'un sentiment d'inutilité et de futilité de l'acte sexuel. Une grande frustration teintée d'amertume donne tout son sens à la formule latine:

 

«Omne animal post coïtum triste est.»

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Rédigé par lobsang sonam

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Publié le 23 Avril 2009

G: LA DECOUVERTE DES BIONS ET DE L'ENERGIE D'ORGONE.

Pendant son séjour en Norvège, Reich a fait porter ses recherches sur les manifestations bioélectriques qui caractérisent le vivant et tout particulièrement dans le cadre de la sexualité. C'est par l'observation des bions en tant que: «vésicules chargées d'énergie» que le chercheur a mis en évidence un rayonnement de nature inconnue qu'il nommera: énergie orgonotique.

 

1: Les bions.

En 1937, Reich entreprend une recherche systématique sur les formes vivantes les plus simples, à savoir les protozoaires (amibes, paramécies..etc). Il dispose pour cela d'un équipements très moderne pour l'époque. Il ne se satisfait pas de la théorie, alors en vogue, de la contamination aérienne, pour expliquer l'apparition des formes élémentaires de la vie dans un milieu aqueux (sporogénèse). Il remarqua que lorsque l'on laisse décanter de l'herbe ou du foin dans de l'eau au bout d'un certain temps, les cellules superficielles s'hypertrophient puis éclatent en formant des vésicules qui se regroupent en grappes. Ces vésicules, de la taille d'un streptocoque et présentant une enveloppe sont animés de mouvements de rotation, de fusion, de pulsation et au - delà d'un grossissement de 3000 fois on constate un mouvement alternatif d' expansion et de contraction. Reich, frappé de la ressemblance de ces mouvements avec la motilité des amibes donne le nom de «plasmoïdes» à ces vésicules.

 

Avec l'avancée de ses recherches, et de plus en plus convaincu qu'il observe des formes primordiales de la vie faisant le pont entre la matière et le vivant, il leur donne leur nom définitif: «les bions P.A» de paquet du fait de leur tendance à se regrouper. Les expériences seront répétées un nombre incalculables de fois, avec divers matériaux organiques comme inorganiques (fer, silice). Afin de réfuter l'argument de la contamination aérienne, les préparations sont stérilisées à 180° et les métaux portés à incandescence dans des éprouvettes scellées. Les résultats montrent une constante génération de bions, souvent même augmentée par le chauffage. De nombreuses photos et des films attestaient de la véracité du phénomène. En janvier 1937, Reich fait parvenir ses rapports à l'Académie des Sciences de Paris pour vérification ainsi qu'à Roger du Teil du Centre Universitaire Méditerranéen de Nice.

 

Le Professeur Lapicque de la Sorbonne répond au bout d'un an dans une lettre datée du 25 Janvier 1938, qu'il a constaté ce que Reich avait signalé. Mais il refuse de remettre en cause le modèle physico - chimique dont il est un tenant et faisant preuve d'un manque total d'objectivité, décide par avance de l'interprétation qu'il convient de donner à l'observation et l'hypothèse qu'il convient par avance de rejeter:

 

«Je suis disposé à proposer à l'Académie de publier brièvement votre constatation en la faisant suivre d'une courte note de moi - même confirmant le fait avec une interprétation physico - chimique n'engageant que moi. Laissant de côté votre théorie électrique qui n'a rien à faire avec l'expérience...!!!»

 

Reich fait ainsi l'expérience de la rigidité et de la prétention d'une partie des scientifiques que signalé Joseph de Maistre:

 

«Les savants européens sont atteints d'une curieuse maladie qui fait que personne ne peut savoir mieux, ni autrement qu'eux».

 

Que l'on songe qu'il fallu que Louis XIV prenne un arrêt royal pour obliger la Faculté de médecine a enseigner la circulation du sang et la pulsation du cœur. Les Chinois savaient ceci de façon empirique depuis 2000 ans ainsi que le temps du cycle sanguin qu'ils estimaient à 29 minutes - l'appareillage moderne ayant montré que ce cycle était de 30 minutes. Le professeur Du Teil fait une communication devant la Société de Philosophie naturelle de Nice, le 7 mars 1939. Il se montre enthousiaste et convaincu de la validité et du sérieux des travaux de Reich. Il a systématiquement étudié les cultures de bions qui lui ont été soumises, avec l'assistance critique des bactériologistes Ronchese, Saraille et Deel. Du Teil va alors s'impliquer aux côtés de Reich et va participer à la publication d'un livre introuvable aujourd'hui: «LES BIONS» en 1938.

 

Parallèlement à ces événements, Reich continu ses recherches et observe pour la première fois des formes particulières, 5 à 20 fois plus petites que les bions P.A, allongées et pointues en forme de piques. Ces nouveaux corpuscules apparaissent dans le cadre de processus mortifères. Il donne le nom de « bacilles T» de tod ,la mort en allemand.

 

Dans le courant du mois de Janvier 1939, par erreur, Reich porte à incandescence une culture qui contient du sable de mer. L'observation microscopique de la préparation révèle au chercheur de bions d'une vigueur et d'une mobilité très supérieures à celles des bions P.A. Fidèle à sa méthode expérimentale, Reich va multiplier les expériences et ainsi s'apercevoir que les nouveaux bions qu'il nomme BIONS SA.PA (de Sand - Packet) sont redoutablement efficaces pour détruire les bacilles T. Les bions SA.PA présentent une conformation par quatre toujours identique. Ils sont reliés entre eux par des ponts énergétiques et ils n'ont pas d'enveloppe.

 

Les bions apparaissent au cours d'un processus de désintégration et de gonflement de la matiére, qu'elle fut organique ou inorganique, soit spontanément dans le sol, soit par la désintégration des tissus cancéreux. Ainsi les bions participent à la naissance de la cellule mais ils sont aussi le fruit de la désintégration de celle-ci. Reich étudie les bacilles T en 1937 et 1938 ainsi que leur interaction avec les bions. Il en tire de nombreuses observations:

 

·         les bacilles T sont des produits de dégénérescence et de putréfaction de protéines vivantes et non vivantes. Ils apparaissent dans des tissus qui perdent leur énergie vitale. Les bacilles T sont eux - mêmes des systèmes énergétiques faibles. Ils ont un tropisme tout particulier pour les cellules cancéreuses.

 

·         injectés massivement à des souris, la mort survient inexorablement dans les 24 heures.

 

·         Les bions P.A, qui sont des systèmes énergétiquement forts et matures paralysent et détruisent les bacilles Les bions SA.PA présentent des caractéristiques identiques mais démultipliées. Reich met alors en évidence un étrange rayonnement qui semble être la cause principale de l'agressivité des bions SA.PA à l'encontre des amibes, bactéries et bacilles. Le savant physicien hollandais BON, avait déjà sensibilisé le chercheur à l'hypothèse de la radiation comme phénomène issu du vivant, quelques mois auparavant, mais Reich avait répondu qu'il n'avait jamais observé un quelconque rayonnement.

 

2: La découverte de l'énergie orgonotique

Or durant un mois, Reich et ses collaborateurs vont présenter de graves conjonctivites ainsi qu'un bronzage marqué, à force d'observer des cultures de bions SA.PA. La possibilité d'un rayonnement de nature inconnue se fait jour et afin de le mettre en évidence, Reich va tenter une série d'expériences.

 

Expérience 1:

Un culture de bions est déposée sur une plaque de verre puis cette plaque appliquée sur la peau pendant 10 minutes sans possibilité de contact entre la culture de bions et l'épiderme. Après ce laps de temps, la plaque est retirée et il apparaît au point d'application une tache blanche entourée d'un rebord rouge et en relief. Dans un délai de 2 semaines, l'irritation se transforme en zone fortement inflammatoire , très rouge et douloureuse. L'intensité de la réaction est proportionnelle à la vitalité végétative et émotionnelle du patient.

 

Expérience 2:

Des plaques photographiques sont installées au contact, a proximité ou à distance respectable des cultures de bions. Certaines de ces témoins sont recouverts de plaques de plomb de diverses formes. A l'issue de l'expérience, toutes les plaques, quelle que soit la distance, sont voilées, à l'exclusion des plaques obturées par du plomb, qui ont réagi, excepté la surface protégée par le métal.

 

 

 

Expérience 3:

Des cultures de bions sont observées dans l'obscurité. Reich au bout de deux heures, voit un rayonnement bleu qui émane de son corps ainsi qu'un brouillard ténu qui semble provenir des objets du laboratoire.

 

«un soir, je passai jusqu'à 5 heures consécutives dans le sous - sol. Au bout de deux heures, je commençai à voir très distinctement un rayonnement émanant de la paume de ma main, de la manche de ma chemise et, en me regardant dans un miroir, de mes cheveux. Progressivement, cette lueur bleue entoura mon corps, ainsi que les objets présents dans le local, pareille à une vapeur floue, lumineuse, d'une teinte gris - bleu, qui se mouvait lentement. Je reconnais que la chose m'effraya. Je téléphonai la nuit même au Docteur Bon en Hollande pour l'informer de l'expérience».

 

Comme souvent dans l'histoire des sciences, de grandes découvertes sont le fruit du hasard, Reich ne déroge en rien à ce fait. Celui-ci travaille sur les bions, avec des gants de caoutchouc, or il advint que posant ses gants près d'un électroscope, il se produisit une forte déviation. Cette déviation se répéta à chaque fois et par la suite, avec tous les matériaux restés au voisinage des bions SA.PA. Ce phénomène disparaissait dans l'obscurité, dans une atmosphère humide ou lorsque l'objet restait éloigné des bions ou tenu en main trop longtemps. L'application des différentes matières sur l'abdomen ou les organes génitaux de personnes des deux sexes, génitalement saines, actives et satisfaites, induit un chargement énergétique identique et mesurable.

 

D'autre part, Reich découvre que des gants neufs, exposés au soleil, n'ayant jamais été au contact des bions, induisaient la même déviation. Peu à peu, une idée se fait jour: les bions SA.PA sont de l'énergie solaire sous forme de vésicule, libéré de son support de silice par le chauffage de la préparation. Reich pose alors le postulat:

 

«la radiation est présente partout....et elle doit être apparentée à l'énergie solaire....de toute évidence, j'ai affaire à une énergie inconnue dotée d'une activité biologique spécifique. Cette énergie se manifeste dans tout matériau que l'on a chauffé jusqu'à incandescence et dont on a obtenu le gonflement dans des solutions appropriées. Elle est probablement libérée au cours de la décomposition et de la désintégration de la matiére...Elle est, en outre, irradiée dans l'atmosphère par le Soleil, et par conséquent, elle est présente partout... aussi dans l'organisme vivant qui prend cette énergie dans l'atmosphère, et la reçoit directement du soleil».

«TROIS EXPERIENCES AVEC L'ELECTROSCOPE STATIQUE» - 1939 -  Reich

 

Reich baptise cette énergie du nom d'ORGONE en raison de son rapport avec la formule de l'orgasme et de son rôle dans l'économie de l'organisme ainsi que, pour sa capacité à charger les matières d'origine organique non conductrices.

 

H: LES BIOPATHIES.

1: Définition des biopathies.

Reich dit que:

«la biopathie humaine n'est, après tout, que la somme totale de toutes les distorsions des modes naturels d'expression de l'organisme vivant. En démasquant les formes d'expression pathologique, nous faisons la connaissance des profondeurs de la biopathie humaine, que les techniques thérapeutiques fondées sur la parole ne peuvent atteindre.....la biopathie avec son expression déformée de la vie se situe, malheureusement au-delà du domaine des mots et des concepts.»

 

On appelle biopathie:

 

·         tout état morbide, toute pathologie dégénérative ou systémique pour lequel la médecine officielle ne connaît pas d'étiologie.

·         toutes pathologie dont l'origine est une dysfonction dans le sens de la contraction du système nerveux autonome (sympathicotonie).

·         Dans tous les cas, la composante psychologique détermine les manifestations symptomatique et influence le pronostic.

 

2:Les deux grandes entités biopathiques.

Il existe deux types de biopathies qui impliquent tout l'organisme, car elles sont extensives. Ils est d'ailleurs rarement possible de localiser dans le temps et dans le corps le point de départ de ces maladies systémiques.

 

·         les biopathies primaires.

Elles trouvent leur origine dans la vie intra-utérine. Ce sont de vraies maladies psychosomatiques. Le patient qui en est la victime ressent de grandes difficultés à verbaliser et s'exprime par l'entremise du corps. L'hypo - orgonie favorise le langage des organes. Dans ce cas, la seule végétothérapie ne donne aucun résultat si elle n'est pas accompagnée par des thérapies convergentes (acupuncture et homéopathie) qui permettent une meilleure répartition de l'énergie dans le corps du patient

 

·         les biopathies secondaires.

Elles proviennent d'événements de la vie néonatale. Elles sont, en général associées à la structure hypo-orgonotique dysorgonotique. Là aussi, les thérapies convergentes sont d'un grand secours. Nous savons que la cellule répond au stress par la contraction. Si le stress se répète trop souvent la contraction va devenir permanente et irréversible. La peur est donc le fondement psychique de la plupart des pathologies. D'après les travaux de W.Reich et les observation de F.Navarro, près de 75 % de la population présente une structure hypo - orgonotique et hypo - dysorgonotique, c'est à dire un terrain propice à la rétraction et aux biopathies. En présence d'une biopathie, le test du sang selon Reich, montre une diminution grave de la pulsation énergétique des hématies, mouvement qui permet la capture, le transport et la libération de l'oxygène et de l'orgone.

 

Toutes les maladies biopathiques ont en commun la résignation des malades qui conduit à la désintégration des tissus. Toutes ces biopathies s'accompagnent nécessairement du blocage du diaphragme qui est le réceptacle privilégié de l'angoisse. Il est aussi un instrument efficace pour bloquer les émotions. En effet pour bloquer des larmes, une colère la violence nous avons tous tendance à prendre une inspiration et à bloquer le cycle respiratoire. La «faim sexuelle» est absente dans les biopathies car la libido n'y trouve aucune satisfaction. Pourtant le désir sexuel existe dans les biopathies, mais les décharges se répandent dans tout l'organisme et perdent ainsi leur pouvoir d'apaisement et de gratification. Sur un terrain cancéreux, cette décharge insatisfaisante augmente la prolifération cellulaire et le silence émotionnel défensif qui caractérise le cancéreux. L'orgone stagnante se transforme en énergie mortifère: le DOR (death orgone) ou orgone de mort. Le DOR est à la base de tous les processus pathologiques dans le corps en modifiant la structure de l'ADN cellulaire. Cette cellule devient alors une étrangère, un antigène que le système immunitaire ne reconnaît pas et identifie à un agresseur. C'est le mécanisme des maladies auto - immunitaires où le stress aggrave les symptômes de la maladie et en rapproche les poussées évolutives.

 

L'inflammation est le signe de l'excès de DOR à un niveau particulier ou généralisé au corps entier. L'inflammation est une parasympathicotonie «réactive» à un stress qui rétablie l'homéostasie. Ce processus se traduit par l'oedème, la chaleur, la rougeur, la fièvre, la diarrhée, la tachycardie. Il y a une réaction immunitaire avec augmentation des globules blancs éosinophiles qui s'opposent à l'histamine et l'augmentation locale de hématies qui tentent d'évacuer l'énergie stagnante.

 

Les macrophages augmentent la phagocytose. Les immunoglobulines sont en hausse. Le taux de corticoïdes augmente. Le volume plasmatique s'accroît car cette réaction vise à éliminer le DOR au moyen de l'eau. Il s'en suit une déshydratation secondaire avec ulcération, diminution du volume sanguin, état de choc. Par la perte éventuelle de connaissance, le patient manifeste psychologiquement de l'anxiété et de la colère.

 

Les biopathies secondaires sont de type inflammatoire chez le sujet jeune tandis que chez l'adulte et la personne âgée elles prennent plutôt un aspect chronique et dégénératif. Le lien entre des fonctionnements mentaux pathologiques et la survenue de maladies somatiques est évident. Cette conception peut ouvrir la voie à de fructueuses recherches dans les cas de maladies familiales pour lesquelles l'hypothèse génétique se montre insuffisante. On peut évoquer  certains cas de pathologies qui se transmettraient d'une génération à l'autre par une contamination psychologique: les mêmes causes entraînant les mêmes effets.

 

3 : La biopathie cancéreuse.

Le cancer est une maladie complexe qui pose le pronostic vital. De nombreuses étiologies sont évoquées mais rien n'explique vraiment pourquoi, à un moment donné, la réplication cellulaire s'emballe. Ce qui répond à l'exacte définition de la biopathie primaire telle que décrite précédemment. La question devient encore plus ardue, si l'on considère que la production tumorale ne permet pas à elle toute seule d'affirmer le pronostic malin. Il faut aussi mettre en évidence la déformation, la désorganisation cellulaire, la migration et l'infiltration des tissus par les cellules suspectes.

 

En abordant la question du cancer, il faut que nous ayons présent à l'esprit qu'un français sur trois, selon les prévisions des instituts de recherche, sera atteint d'un cancer au cours de sa vie. La médecine officielle annonce parfois des taux de guérisons spectaculaires qu'il convient de tempérer. Certains chiffres encourageants sont en effet trompeurs, car ils recouvrent  dans une même entité pathologique - le cancer - des formes différentes de la maladies. La réalité est qu'il existe une explosion du nombre de cancers dépistés et traités et de grandes disparités dans les «guérisons». A telle enseigne que la médecine parle de rémission à 1 an, 2 ans, 5 ans répugnant à employer le terme de guérison.

 

Nous ne pouvons pas nier que la recherche et le traitement des cancers ait fait de grands progrès mais nous pensons que les résultats obtenus ne sont pas à la hauteur des colossales sommes investies.

 

Ce n'est pas le lieu de développer ici les raisons de nos objections, nous nous contenterons de faire une simple remarque qui nous semble de bon sens. La recherche et le traitement de cette pathologie ne tient pas compte (à de rares exceptions près) de la psychologie du malade. Dans la plupart des cas, cette dimension de la maladie est totalement ignorée mais, si les soignants prennent en compte le facteur psychologique, c'est en tant qu'élément clinique affirmant le diagnostic et non pas en tant que cofacteur d'amélioration des soins.

 

Ainsi les ouvrages de médecine interne et de pathologie psychosomatique définissent en général deux grands types de patients cancéreux:

 

  • Les frustrés manifestes, tristes, inhibés et insatisfaits.

·         Les malades qui cachent le même tableau que ci-dessus, derrière une hyperactivité et une jovialité de façade.

 

Il nous semble que l'enseignement de ce fait clinique n'est pas mis à profit pour le bénéfice des malades. Or, en fréquentant les services hospitaliers, nous nous sommes aperçu que souvent les soignants (médecins, personnel infirmier, kinésithérapeutes, aides-soignants) savent intuitivement, de façon empirique, que tel patient a une bonne chance de réagir favorablement au traitement alors que tel autre mourra sans que la qualité des soins soit en cause.

Il est admis aujourd'hui que l'on peut invoquer des causes psychosomatiques au cancer et que ceci n'est pas pris en compte suffisamment dans le cadre du traitement. Pour cela il nous semble fallacieux d'annoncer des chiffres de rémissions globaux alors que seule une classification psychologique rigoureuse des malades couplés à l'analyse des taux de rémission par type de cancer pourraient nous permettre d'y voir plus clair.

 

Par ailleurs, cela se retourne contre le volet médical des soins. Si l'on admet l'influence du psychisme sur la capacité de «guérir» dont dispose le patient, comment alors affirmer que telle chimiothérapie est efficace ou inefficace par elle - même. Il s'agit là sans doute d'un lieu commun mais pourtant il nous paraît utile de le rappeler tant la dimension humaine nous semble absente de la prise en charge médicale.

 

Le traitement idéal (et sans doute utopique) du cancer à notre avis ne peut être que bio-psycho-social. Il doit comprendre:

 

1.des soins médicaux et chirurgicaux classiques avec une forte implication humaine du médecin. Le technicien doit revêtir les vêtements de «l'Homme».

 

2.un bilan psychologique précis et un suivi somato-psychothérapique «au long cours» qui ne soit pas fondé sur la théorie assassine de l'instinct de mort mais qui s'applique à mettre en avant la force, le désir et le bonheur de vivre.

 

3.un traitement social, culturel et économique, en somme politique des facteurs qui conduisent l'homme à la frustration et l'épuisement.

 

L'idée de la prévention fait certes, son chemin, mais elle s'entend comme un ensemble pertinent de mesures d'hygiène corporelle, de diététique, d'abstinence de tabac et d'alcool. Mais comment ne pas voir que, parallèlement à ceci, les conditions socio-économiques conduisent un nombre croissant de personnes à la désespérance, la pauvreté et les toxicomanies par ailleurs combattues. Toutes conditions qui s'opposent point par point à la prévention.

 

Le cancer est aussi vieux que l'humanité, des signes d'ostéosarcomes ayant été retrouvé sur des ossements humain préhistoriques. Hippocrate (460 - 377 avant JC) fit l'hypothèse que cette maladie était due à une stase des «humeurs» - notamment l'Atrabile. Il en préconisait l'ablation tout en connaissant la tendance des cancres à récidiver avec encore plus de violence.

 

Cette conception perdura jusqu'aux débuts d'une médecine occidentale digne de ce nom, à la fin du XVIII° siècle.

 

Galien, 200 ans après JC décrivit trois sortes de tumeurs:

 

Les tumeurs selon la nature:

elles correspondent aux hyperplasies physiologiques telles que la maternité, le gonflement des seins etc...

Les tumeurs dépassants la nature:

ce sont les oedèmes inflammatoires, post traumatiques, les cals osseux, les ostéophytes, la rétention d'eau etc.....

 

Les tumeurs contre la nature:

Il regroupe sous cette rubrique toutes les tumeurs au sens où nous les entendons qu'elles soient bénignes ou malignes.  

 

Ambroise Paré s'opposait à l'intervention chirurgicale «de peur d'irriter cette hydre et qu'elle ne sorte de sa tanière». 

 

L'apparition au XIX° siècle de l'anatomie pathologique, permit à Bichat de montrer qu'il s'agissait d'une maladie où la tumeur dérivait du tissu normal. Laennec fait quant à lui, une différence entre deux types de tissus pathologiques:

 

·         les tumeurs homéomorphes qui sont composées de cellules qui ont leur équivalent dans l'organisme par exemple métastases pulmonaires de cellules osseuses dans le cadre d'un ostéosarcome.

 

·         les tumeurs hétéromorphes dont les cellules malades n'ont pas de correspondance tissulaire dans le corps. Il s'agit de cellules de plus en plus immatures qui retournent vers l'état embryonnaire indifférencié.

·          

C'est à la fin du XIX° siècle que l'on prouve que les cellules naissent les une des autres selon des lignées. Une cellule néoplasique ne peut venir que d'une structure de même nature. Ainsi le tissu conjonctif de soutient donne des sarcomes et le tissu épithélial des carcinomes.

 

De l'antiquité à nos jours l'étiologie psychosomatique de nombreuses maladies (et bien sur le cancer) fut controversée. Ambroise Paré avait coutume de dire:

 

«Je soigne, mais c'est Dieu qui guérit».

 

On savait au XVII°siècle que les gens heureux guérissaient mieux. La tuberculose avait d'ailleurs la réputation d'atteindre principalement des gens tristes. Une chanson a boire de cette époque dit :

 

«l'eau ne fait rien que pourrir le poumon, vide-nous ce verre de vin et nous le remplirons, notre avis passe celui d'un médecin»

 

suivant, en cela, les prescriptions médicales de l'époque conseillant aux convalescents de se tenir en galante compagnie, entouré d'amis pour boire, manger, chanter et jouer aux dés.

 

Bonum vinum laetificat cor homini!!!

 

Hagnell - Coll - Dunbar - Nemeth - Mazeï - Baltrusch chacun pour leur part ont conduit des recherches en vue de décrire la personnalité du cancéreux. Il en ressort globalement que le cancéreux est en apparence une personne sociable qui cherche à plaire, qui se montre coopératif parfois à l'excès et extrêmement appliqué. Sous ces dehors, il est en vérité anxieux, sensible et passif avec un forte tendance à la dépression. Ces malades ont rencontré plus souvent que la moyenne des situations de pertes irrémédiables, de frustrations graves et une enfance plus malheureuse que la moyenne du groupe témoin.

 

Le Pr Matté a noté que les tumeurs du seins et des organes génitaux sont souvent liées à une sexualité inhibée, tandis qu'une sexualité satisfaisante provoque une hausse de l'immunité.

 

Cooper décrit les cancéreux comme des personnes ayant une immense rage intérieure jamais exprimée. Grâce à des études prédictives américaines faites sur des personnes désemparées, résignées, dépressives, abouliques et présentant un épuisement profond, ont à pu pronostiquer un état cancéreux avec un taux d'erreur de 2%.

 

Laurence Leschamps présente la tumeur comme une séquelle de l'existence qui commence par la perte ou la séparation d'avec un être cher très investi. Cette perte est vécue comme irrémédiable et s'accompagne d'un sentiment d'abandon. Le malade a tout investi dans la personne absente ou dans la situation. Extérieurement, il n'y a pas ou peu de réactions en raison d'un self control très puissant. En réalité, le malade a perdu tout désir de vivre et ne trouve plus de sens à son existence. Ce serait pour cette raison que l'on remarque une recrudescence des cancers chez les survivants dans un délai de 6 à 18 mois après la mort d'un conjoint. Hammer pense que la tumeur maligne est le résultat d'un conflit personnel dramatique, prolongé, associé à la solitude et la fermeture psychologique. Fox fut plus tempéré en disant que les émotions et les frustrations n'étaient pas déterminantes dans la genèse de la maladie mais qu'elles influaient très fortement sur son évolution. L'optimisme fait donc partie intégrante du traitement du cancer.

 

I: PEURS - BLOCAGES - STRUCTURES ET ETATS ENERGETIQUES.

Les peurs ancrées aux différents étages induisent des blocages, des surcharges et des carences non seulement pour les niveaux concernés , mais aussi pour les niveaux sus et sous-jacents. Il existe trois types de blocages.

 

·         le blocage primaire qui naît d'un traumatisme initial. Ce blocage est le plus profondément ancré et cède en dernier. Toute la résistance est organisée afin de détourner la conscience et l'effort thérapeutique de la résolution de ce blocage.

·          

·         le blocage principal s'est organisé en amont ou en aval du blocage primaire pour soulager les tensions les plus pénibles issues du blocage primaire. Par exemple: un blocage principal du cou (3° niveau) peut soulager des angoisses d'un blocage primaire du diaphragme (5° niveau).

 

·         le blocage secondaire soulage les tensions du blocage principal.


Chaque blocage détermine un aspect caractériel, et au fur et à mesure que les blocages se dissolvent, l'aspect psychologique de l'individu lié à cette problématique disparaît. A l'inverse, la stagnation énergétique, à un ou plusieurs niveaux bloqués, favorise l'apparition d'une biopathie de ce ou ces niveaux. Une économie saine de l'énergie, sans stase, grâce à la fonction énergétique de l'orgasme, est un facteur de santé. Comme en homéopathie, chaque symptôme est l'expression de la recherche d'un nouvel équilibre Nous pouvons donc proposer que la maladie est la recherche d'un nouvel équilibre individuel . Il n'y à donc pas de maladies mais des malades.

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Rédigé par lobsang sonam

Publié dans #Connaissances pour thérapeutes

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Publié le 23 Avril 2009

 1: Les peurs.

La peur est une émotion primaire en réponse à une menace réelle ou supposée du milieu. Elle n'est pas négative car elle permet la prudence, la fuite ou l'attaque donc la préservation de la vie. La peur est donc une fonction vitale de survie. Il est utile de faire la différence entre l'émotion et l'affect. L'émotion est une réponse à une stimulation provenant de l'extérieur alors que l'affect répond à une stimulation d'origine interne. Ainsi, la peur peut être aussi bien un affect qu'une émotion mais, un tout état de cause, elle est toujours la réponse à la peur de mourir.

 

Il existe aussi des modalités de la peur qui sont fondamentalement négatives en raison des inhibitions morbides qu'elles induisent. Ces formes de peur peuvent avoir une origine:

 

  • embryonnaire
  • foetale
  • néonatale
  • post natale

 

Elles s'inscrivent dans les cellules. L'expérience de Boulder a démontré la réalité de l'empreinte du stress sur la structure cellulaire car on constate, dans la chaîne ADN, une nette diminution des ions métalliques qui sont les supports vibratoires cellulaires (Pr Navarro).

 

La peur embryonnaire.

Cette peur inconsciente trouve son origine dans des événements survenus entre la conception et la 11°semaine.

 

La peur ou le stress qui surviennent avant la constitution des systèmes nerveux volontaires et neurovégétatifs vont lésées le système endocrinien. Durant la période embryonnaire, le jeune organisme en formation se trouve sous une prédominance hormonale qui imprègne toutes les cellules du corps. Les conséquences seront donc généralisées et feront le lit ultérieur de troubles neuro-psychosomatiques et endocriniens importants ( F.Navarro).Cela n'arrête pas nécessairement le développement de l'enfant, mais par contre des cellules biopathiques faibles se trouvent incluses dans les tissus. La situation énergétique hypo - orgonotique est donc fixée et définitive. Plus avant dans la vie, sous le coup d'une peur inconsciente identique ou très proche de la peur embryonnaire, ces même cellules pourront être réactivées et se développer follement pour survivre - (biopathie primaire cancéreuse). Nous notons que les cellules cancéreuses ont précisément cette tendance à retourner vers les formes indifférenciées qui caractérisent les premiers temps de la gestation. Ainsi le cancer, d'un point de vue reichien, est une tentative erronée pour ne pas mourir. La reproduction anarchique et le manque d'énergie des cellules ne permet pas la maturation cellulaire, cette situation est responsable des maladies incurables de l'enfant, de certaines formes de pathologies du système nerveux, de cancers etc...

 

La peur foetale.

C'est une peur inconsciente, qui survient entre la 12° semaine de gestation et le 10°jour post - natal. Durant cette période, c'est le système nerveux neurovégétatif qui domine la structuration du foetus. Les effets de la peur se feront donc sentir sur le SNA et provoqueront une sympathicotonie de base irréversible. L'énergie est concentrée au niveau de l'hypophyse et plus généralement du diencéphale où l'on trouve les centres vitaux crâniens . Le diaphragme que l'on considère comme le deuxième cœur, est privé d'énergie et se trouve bloqué en position haute et hypo - orgonotique.

 

La sympathicotonie chronique du foetus affecte particulièrement le tissu conjonctif et sa structure. C'est la base des maladies de système et dégénératives. Les maladies de ce terrain sont polymorphes et peuvent régresser ou se révéler mortelles selon que l'on travaille ou pas à modifier le terrain. Le premier niveau (yeux - oreilles) est hypo - orgonotique. Ces personnes se caractérisent par une intelligence qui est excellente ( cortex)  et un SNA fonctionne bien. Cependant le cerveau limbique est inopérant et prive ces personnes de l'affectif et de l'émotionnel. Il existe un noyau psychotique par peur atroce de la dissolution. La verbalisation est toujours difficile.

 

La peur néonatale.

Elle peut s'installer entre le 11° jour postnatal et le 9° mois de l'enfant alors que l'enfant passe progressivement de la motilité à la mobilité. Tous les systèmes sont en place et le stress peut diffuser à tous les niveaux. L'enfant passe de l'instinctuel au langage. La peur de la période néonatale est une peur consciente qui favorise les biopathies secondaires et ont pour origine le premier champ énergétique: la symbiose mère - enfant.

 

La sympathicotonie n'est pas totale, car elle est localisée à chaque niveau du corps en tant que réaction aigue et non chronique en fonction de la signification du niveau. Cette sympathicotonie est liée au seul niveau somatique et sa problématique psychique.

C'est aussi durant cette période que se mature le patrimoine immunitaire et l'identité biologique. Il s'agit de personnes  de type «borderline», prédisposées aux biopathies primaires et secondaires  qui sont poly - étiologiques, d'évolution assez imprévisible et difficiles à cerner (diabète, arthrite, hypertension etc....).

 

Nous trouverons chez ces patients des situations énergétiques très différentes qui expliqueront qu'un même traitement donnera des résultats différents d'un patient à l'autre.

 

La peur postnatale.

Il s'agit d'une peur qui est apparue après le 9° mois de l'enfant et qui se trouve en rapport avec le 2° champ énergétique: la famille. Elle est liée à la façon dont à été négociée la problématique oedipienne. Cette peur consciente réactive qui provoque les maladies somato psychologiques qui se caractérisent par des troubles fonctionnels (gastrite, angine...) et qui peuvent éventuellement s'achever par des maladies graves (ulcère, infarctus...). Cette peur peut s'enraciner jusqu'à la puberté et se fonde sur l'angoisse de castration. Le conflit oedipien est masqué par une somatisation: les symptômes sont métaphoriques et non symboliques.

 

Si nous «n'avalons pas» une réprimande, nous faisons une angine qui nous empêche d'avaler. Si nous ne la «digérons pas», nous déclenchons une indigestion. Mon rhume est un signe d'agressivité à l'égard d'une personne que je ne peux pas «sentir».

 

Nous sommes en présence de malades psychonévrotiques hyper-orgonotiques dysorgonotiques avec un fond important de neurodystonie. Cette condition psychonévrotique peut - être la couverture d'une hypo - orgonie infra -utérine ou néonatale. Dans ce cas, les pathologies peuvent être des maladies somato - psychologiques liées à la couverture ou de véritables biopathies en rapport avec le noyau psychotique.

 

La peur pseudo génitale.

Elle correspond à la structure névrotique et se trouve très proche de la peur néonatale. Dans ce cas de figure, la peur n'induit qu'un blocage extrêmement localisé. Les petites pathologies qui naissent  de la frustration et de la répression sont spontanément réversibles et curables.

 

2 : Les 4 structures énergétiques.

Nous définissons tout d'abord 5 états de l'énergie globale dans le corps humain:

 

L'hypo - orgonie:

se caractérise par un niveau énergétique faible à tous les niveaux. Il s'agit de personnes possédant un noyau psychotique.

 

L'hypo - orgonie dysorgonotique:

se caractérise par une énergie globalement faible mais mal distribuée sur les différents niveaux. Il s'agit de personnes possédant un noyau et une structure borderline ou un noyau psychotique compensé par une couverture borderline.

 

L'hyper - orgonie dysorgonotique:

se caractérise par une énergie très forte mais mal distribuée selon les niveaux. Il s'agit de personnes possédant un noyau et une structure psychonévrotiques où de la couverture d'un noyau borderline.

 

L'hyper - orgonie:

se caractérise par une forte énergie bien répartie à tous les niveaux. Il s'agit de personnes névrotiques ou de la couverture d'une psychonévrose.

 

La normo - orgonie:

se caractérise par une énergie équilibrée, libre, labile et circulante entre tous les niveaux. Il s'agit là du cas rarissime de l'individu sain.

Lors du bilan énergétique qui est, rappelons-le, primordial en végétothérapie, l'analyse de la qualité énergétique de chaque niveau va nous permettre de définir le type de cuirasse que la personne a organisée pour se protéger de la peur. Hors le sujet sain - rarissime - il se présente 4 grands types de structures.

 

Le sujet hypo - orgonotique.

Le noyau psychologique est du type psychotique avec une impossibilité de contact avec le réel. Il est acquis pendant la période embryonnaire et foetale. Selon le test de Vincent, il s'agit du terrain alcalino - oxydé sur lequel se développent les biopathies primaires. Le sujet psychotique a une peur atroce de la dissociation, de la dissolution car il a un grand problème avec les limites, ce qui est Moi et Non - Moi. La cuirasse musculaire est pratiquement inexistante. Le faible potentiel de la personne est concentré dans le visage avec un fort blocage du cou pour maintenir l'énergie dans la tête. Les tensions s'organisent d'abord à partir des yeux avec une prédominance du premier niveau puis un semblant de cuirasse se met en place par le biais, par exemple d'un blocage principal (le cou - 3°niveau) et d'un blocage secondaire (la bouche et le nez - 2° niveau). Il arrive, dans les cas les plus graves, que le blocage du 1°niveau soit tellement puissant qu'aucun autre niveau ne puisse se mettre en place par carence énergétique.

Un psychotique compensé se porte bien, se montre supérieurement intelligent et jette sur toute chose un regard supérieur. Lors des inévitables décompensations, il sombre dans de profonds délires de type schizophrénique ou maniaco - dépressif.


Le thérapeute doit jouer pour ce patient le rôle du « bon utérus chaud et accueillant» dont il a été privé
.

Sur ce terrain se développe la grande pathologie mentale, le SIDA, les cancers foudroyants et incurables, les maladies dégénératives exacerbées.

 

Le sujet hypo - dysorgonotique.

Ce noyau est de type borderline avec un gros noyau psychotique acquis durant la période néonatale. Selon le test de Vincent, il s'agit du terrain acide - oxydé. La personne va donc présenter des traits de caractère qui ressortent à la fois de la psychose et de la névrose sous la forme d'un narcissisme, de l'ambivalence sado - masochiste, de l'oralité et des obsessions. On doit trouver chez le borderline un noyau psychotique, un blocage du cou et un blocage du diaphragme.

 

Le gros noyau psychotique a été compensé par un bon maternage , et la personne a pu construire un solide 3° niveau qui a renforcé le narcissisme, donc une identité. Le 4°niveau (diaphragme), lié à l'angoisse et au masochisme est également fortement verrouillé. Ce terrain est celui des biopathies secondaires,a savoir des maladies multi étiologiques: diabète, obésité, asthme, allergie, hypertension, maladies de peau....Ce patient vit la précarité de toute chose et a simplement peur de ne pas survivre.

 

Le rôle du thérapeute doit être la mère qui assure un bon maternage.

 

Le sujet hyper - dysorgonotique.

Il s'agit du noyau psychonévrotique correspondant au terrain acide réduit dans le test de Vincent. Cette personne a un petit noyau psychotique ainsi qu'une structure borderline limitée. C'est un état proche de la névrose. Là aussi le noyau psychotique est compensé par le blocage du cou et le blocage du diaphragme est plus labile que dans le type précédent. Le blocage du diaphragme sert ici à bloquer l'énergie du bassin suite à la frustration sexuelle lors de l'oedipe ou à l'adolescence. Le terrain de ces patients est celui des ulcères, des colites, cystites, gastrites, angine de poitrine, infarctus.....

 

La peur est ici fondée sur l'angoisse de castration et se traduit par la peur de ne pouvoir vivre (ce qui est différent de survivre).

 

Le thérapeute doit s'identifier pour son patient au parent permissif avec des pulsions oedipiennes.

 

Le sujet hyper - orgonotique.

Il s'agit du type névrotique rarement demandeur de thérapie, car il est très proche de l'état sain. Il a résolu l'oedipe mais mal et il garde l'espoir de trouver un jour la bonne solution. La base de son anxiété, c'est de savoir que toute espérance se fonde au départ sur une peur. La cuirasse est en général relativement labile, l'énergie est forte et bien distribuée entre les niveaux. La problématique est en rapport avec le 3° champ - la société. Les blocages les plus puissants vont donc se trouver au niveau du bassin. La condition hystérique est le but que doit se fixer la thérapie car elle correspond au seul blocage du 7°niveau (le bassin). IL manque la capacité d'abandon dans l'orgasme en rapport avec la peur de s'évanouir, de mourir. Il faut amener ce patient a prendre conscience que nous mourons chaque jour. Le névrotique a peur de ne pas bien vivre, et de ne pas atteindre la satisfaction de ses désirs.

 

Le thérapeute doit être l'ami auquel on peut se confier.

 

Ce terrain est celui des pathologies aiguës, réactives, temporaires. Ce sont les somatisations et les conversions hystériques. Les statistiques du Pr Navarro montrent que si nous sommes pour la plupart normaux, très peu d'entre nous sont sains!!!

 

30% de la population présente un noyau psychotique.

45%..............................................................borderline.

20%..............................................................psychonévrotique.

4,9%.............................................................névrotique.

0,1%.............................a atteint la maturité génitale.

 

Ce petit tableau montre que 75% de la population présente un fort risque biopathique.

 

J : LA SYMPATHICOTONIE.
 

Le S.N.A est l'ensemble des effecteurs qui, par le biais de neurotransmetteurs ont une fonction d'activation ou d'inhibition sur les organes et les fonctions de l'organismes participant à l'adaptation.

 

Le système sympathique agit par le biais de La noradrénaline et des ions calcium .

 

Le système parasympathique agit par le biais de l'acétylcholine et des ions potassium

 

La sur-stimulation du S.N.A entraîne des altérations profondes des rythmes et fonctions biologiques ainsi que des échanges ioniques. Il est à noter que lorsque dans un organe on trouve une parasympathicotonie et donc des ions potassium, la noradrénaline et les ions calcium développent un effet parasympathico mimétique. Ce fait explique selon Reich, la parasympathicotonie profonde des cancéreux en phase terminale. Ainsi, après des années de sympathicotonie, favorable à l'éclosion de la biopathie cancéreuse, l'organisme pour tenter de survivre, modifie son terrain neurovégétatif et bascule dans la parasympathicotonie. Elle se trouve aggravée par l'action du sympathique et les effets paradoxaux de la noradrénaline. Sous l'effet du stress, de traumatismes, du manque de satisfaction de besoins vitaux ou de frustrations, l'organisme humain s'installe dans un état d'alerte permanent, une paranoïa à l'échelle psychique et, bien sur somatique. Cet état de fait ne peut, en général que se renforcer. L'individu recrute de plus en plus d'énergie pour se protéger, se défendre et refouler son angoisse. Le résultat survient au bout de longues années, sous la forme d'une inhibition totale avec une sensation d'épuisement profond. Toute action, même la plus gratifiante en temps normal, devient pénible car le flux vital est entièrement organisé en direction de la défense contre l'angoisse. Les pathologie psychique et somatique se renforcent de la puissance que le malade met dans sa protection: la cuirasse caractérielle et la cuirasse musculaire.

 

Confronté à des structures de plus en plus rigides donc inadaptables, l'organisme va faire des tentatives de réharmonisation en favorisant le surgissement plus ou moins violent, de décompensations psychiques et physiques.

 

Les affirmations de Reich en ce qui concerne les phénomènes de rétraction ont été vérifiées expérimentalement. L'expérience effectuée à Boulder University, montre que la cellule répond par une contraction ou une relaxation aux changements du milieu extérieur. Quand la température baisse, la cellule devient globulaire et se contracte en utilisant un mécanisme de défense qui vise à conserver un maximum d'énergie, dans un petit volume en limitant les pertes et les échanges avec l'extérieur. Le prix a payer est l'épuisement à terme du systéme selon la loi entropique.

 

Si la température revient aux alentours de 37°, la cellule revient à sa forme initiale et à sa fonction. Par contre si le stress dure trop longtemps, la cellule ne revient plus à sa forme originelle et reste définitivement rétractée. La «motivation» de la cellule à se contracter est l'instinct de survie, la «peur de la mort». L'homme, en tant qu'organisme vivant, ne se comporte pas autrement. Reich en déduit que la peur- sous une forme ou une autre- est à la base de toutes les biopathies.

 

La maladie psychosomatique acquiert donc le statut d'ultime défense, d'appel à l'aide voir de fuite par rapport à une problématique psychique. Etre malade dans son corps, c'est avouer que l'on est débordé sans avoir «l'humiliation» de reconnaître avec des mots, notre défaite psychologique. L'homme est ainsi fait, qu'il perçoit comme plus honorable et moins compromettant une maladie somatique qu'une fragilité psychique. Le corps souffrant permet d'invoquer la malchance, la  non responsabilité dans la genèse des troubles alors qu'il est impossible de plaider de la sorte si l'on admet la subsidiarité du symptôme somatique par rapport à l'épuisement psychique, qui est un aveu de faiblesse très dévalorisé dans notre société.

 

1 : Le mécanisme de l'épuisement.

L'étude de la physiologie de la contraction musculaire et du cycle de Krebs montre à quel point la contraction nécessite la médiation du S.N.A.

 

·         La contraction aérobie suppose une bonne irrigation sanguine du muscle réglée par le parasympathique), lorsque un effort de durée moyenne ou prolongée et d'intensité modérée sollicite fortement le sympathique.

 

·         La contraction anaérobie ne nécessite pas d'oxygène sanguin, mais elle épuise le muscle en diminuant les réserves d'A.T.P. Le repos, après l'effort, permet la reconstitution du stock par l'apport de l'oxygène sanguin.

 

Dans les deux cas, la fatigue est un phénomène normal et le repos, une nécessité vitale, qui permet à l'organisme de récupérer après un laps de temps plus ou moins long, en fonction de l'âge, de l'entraînement etc....Or, dans la réalité, c'est l'hyperactivité qui est gratifiée. Le narcissisme surdéveloppé permet de repousser toujours plus loin les défis que le milieu nous impose à dessein sous la forme d'une compétition qui se pose de plus en plus en terme de survie et d'intégration. Nous savons maintenant que l'hyperactivité favorise la sympathicotonie qui s'oppose à la récupération. Cette hyperactivité ( qui se présente le plus souvent comme une fébrilité ) camoufle un épuisement généralisé. La cuirasse musculaire se verrouille de plus en plus pour tendre sans cesse vers l'effort et le dépassement. Cette tension chronique ,qui s'oppose au fonctionnement harmonieux des systèmes adaptatifs, rend nécessaire la décharge d'une partie de l'énergie de stase accumulée. C'est ainsi, qu'un nombre impressionnant de nos contemporains se reposent en faisant du sport le dimanche et le soir!!!!! Si nous faisons la sommes de la dépense énergétique que doit concéder un individu pour être conforme à ce modèle, le bilan s'avère dramatique:

 

Une personne doit:

·         refouler ses émotions et sa problématique psychique.

·         travailler souvent au - delà de ses forces.

·         repousser les limites de sa fatigue pour éviter la dévalorisation.

·         rester et devenir de plus en plus efficace.

·         «se détendre» et se valoriser dans le sport.

·         faire face sans faillir aux infinies sollicitations de son environnement.

·         gérer ses problème, sans rien en montrer;

·         ne pas écouter les plaintes de son corps.

·         accepter les frustrations sexuelles car l'énergie est de plus en plus indisponible pour une sexualité gratifiante. Ceci s'analyse en terme entropique ( cf Cours 1)

·         être un bon citoyen, un bon parent, etc....

·         avoir suffisamment peur pour accepter le conformisme.

·         mais ne jamais monter sa peur qui est un aveu de faiblesse.

·         ne jamais être faible: « vae victis».

·         rester jeune.

·         être  «flexible» selon le terme à la mode et qui se traduit de façon triviale par:

·         « être jetable après usage.»

·          

Cette liste n'est, hélas pas exhaustive. Le travail, dans ce contexte totalitaire, en totale contradiction avec les besoins fondamentaux de l'être humain justifie, une fois de plus son étymologie: trapalium qui est un instrument de torture.        

 

 

 

Individu

 

Action

    ▼

Fatigue

nombreuses sollicitations

peur de déchoir à son propre regard et celui des autres

 

fatigue + arrêt du travail                                                                   fatigue + hyperactivité

dévalorisation                                                                                        valorisation

 

honte                                                                                                  fierté + hyperactivité fatigue

 

dépression +dévalorisation +++                                                         fébrilité + gratification

 

culpabilisation  

 

                                                    sympathicotonie

 

maladies

 

                                    épuisement +retour au travail + gratification

                                                 

                                                   sympathicotonie +++

             

                                                   maladies chroniques

                                

                                   maladies curables      maladies incurables                                      

                        (biopathies secondaires)      ( biopathies primaires)

 

 

            thérapies 

           changement de  mode de vie                       fuite dans une maladie «contrôlée»

                                                                                hyperactivité persistante - mort     

 

 

Nous entrons dans une forme de tyrannie, la toxicomanie du sport fondée sue la stimulation maladive et compulsionnelle du systéme adrénergique. Nous savons en effet, que l'effort prolongé, libère des endorphines dans le sang, ce qui valide doublement le fonctionnement pervers de l'hyperactivité.

 

·         les endorphines (morphines naturelles) sont des hormones du plaisirs.

 

·         elles repoussent les limites de la perception de la fatigue et de la douleur.

 

·         ces comportements dangereux et anti naturels s'auto-entretiennent car ils sont gratifiés par la société et sont physiquement et psychologiquement gratifiants pour la personne.

 

Reich, penseur politique, à montré les liens entre la valorisation du travail, de l'effort du sacrifice et du culte du corps et l'idéologie fasciste  «noire» ou «rouge». Les slogans nazis « le travail rend libre - la force par la joie»,  la peinture officielle soviétique qui magnifiait l'homme au travail ou au combat prouvent amplement la filiation directe de l'imaginaire fasciste avec le meurtre émotionnel et la divinisation d'un corps jeune et efficace du surhomme.

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Rédigé par lobsang sonam

Publié dans #Connaissances pour thérapeutes

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Publié le 23 Avril 2009

K: LE TEST DU SANG.

Reich mit au point au point un test diagnostic des biopathies a partir de l'observation des hématies. En effet, il pensait que les globules rouges étaient des systèmes orgonotiques en miniature transportant une infime charge d'énergie. Il en conclu logiquement que l'observation du comportement de l'orgone cellulaire donnerait des indications précise sur la vitalité de l'ensemble de l'organisme.

 

L'exécution de ce test, nécessite de respecter les règles d'hygiène indispensable à la prévention de l'hépatite et du SIDA, comme toutes les techniques comportant un contact avec le sang ainsi qu'une effraction cutanée même minime.

 

Il doit être confié à un praticien compétent et rompu à cet examen délicat qui demande des connaissances et un savoir - faire particuliers.

 

Le protocole de cet examen comporte 7 étapes:

 

a)    établir l'anamnèse du patient et faire son bilan énergétique.

 

b)  laver les mains avec de l'eau chaude, utiliser un savon non bactéricide. Le médecin pratique une piqûre  indolore de la peau et pince pour obtenir la première goutte de sang. Noter l'heure. Les observations macroscopiques se font à partir de cette première goutte de sang.

·         Couleur: normale.............. rouge profond.

                        anormale............. rouge brillant ou pâle.

·         Viscosité: normale.............. goutte cohérente, bombée, sphérique et «tonique».     anormale.............. s'étale, s'effondre et se délite.

 

b)   déposer la seconde goutte sur une lamelle en verre additionnée de 6 gouttes de sérum physiologique stérile. Le tout est porté à 37°. Ne pas agiter violemment le sang, il faut cependant mélanger l'ensemble jusqu'à obtenir une teinte rose pâle.

 

c)    sélectionner un groupe de 100 cellules pour leur observation en utilisant un cache pour délimiter le champs d'observation.

 

 

d)   réaliser des comptages bioneux et enregistrer les données pour l'analyse statistique ultérieure. Le test peut se terminer avec un comptage de 35% de cellules dégénérées.

 

La goutte de sang est posée sur une plaquette de verre et mélangée à du sérum physiologique. L'ensemble est chauffé à 37°. Après un temps bref nécessaire à la redéposition des hématies, le médecin procède à l'observation microscopique.

 

Cette phase nécessite parfois de réitérer le prélèvement de sang car il est fréquent de trouver une dégénérescence de 100% des hématies lorsque la piqûre a provoqué une douleur. Il faut donc obtenir l'indolence totale lors du prélèvement.

 

L'observation des hématies.

L'analyse porte sur tous les aspects des hématies:

 

·         la taille peut être uniforme ou présenter des variations:

 

a) hématies sont de taille normale.

b) hématies sont trop grande - mégacariocytose.

c) hématies sont trop petites - microcariocytose.

d) les types sont mélangés.

 

·         la forme cellulaire:

 

la cellule normale doit être bien arrondie ou légèrement ovale. L'ensemble des hématies doit présenter une homogénéité de la forme. On ne doit pas observer plus d'un 1/100° de cellules modifiées ( type Sulfa polygonale par exemple du nom de la forme spécifique qu'induit la consommation de sulfamides). Cette forme spécifique précède d'ailleurs de peu l'apparition de bacilles T (réaction T).

 

·         la tridimensionnalité: les hématies doivent être turgescentes.

 

La périphérie de l'hématie.

·         l'aspect de la couronne.

a) la couleur: elle doit être bleu clair ( aigue - marine) pour une personne en bonne                santé. Le bleu marine, le bleu pâle tirant vers le violet et le vert  signent un état     pathologique.

b) l'extension de la couronne: la normale se situe à ¼ du diamètre total de la cellule, plus cette couronne est large meilleur est l'état de santé.    

 

·         l'aspect du centrede l'hématie.

 

  • Le centre doit être différencié de la couronne. La couleur du centre doit être identique à la couleur du fond de la préparation ( gris, violet ou bleu pâle). L'état est pathologique si le centre est rouge.
  • l'extension est égale à ½ à 1/3 du diamètre total de la cellule .
  • la forme doit être circulaire.

·         le bord doit être nettement délimité. Un contour flou ou en pointillé est pathologique.

·         la pulsation du centre est difficile à voir. On observera donc plutôt celle de la partie interne de la  couronne qui doit être visible et vigoureuse.

 

·         le champ orgonotique.

Il s'agit de l'aura de l'hématie.

  • la couleur: intense et bleu pâle.
  • l'extension: égale ou supérieure à la couronne.
  • l'intensité des luminations: petits éclairs lumineux issus du contact entre deux structures orgonotiques.

 

Les signes généraux..

·         les cellules prébionneuses:   absentes ou présentes. Nombreuses ou rares.

·         les bions libres: il faut qu'il en existe peu. Un grand nombre de bions libres signe le processus avancé de destruction cellulaire.

 

L'observation microscopique de la désintégration bioneuse.

L'observation se fait aux niveaux qualitatif et quantitatif.

·         l'aspect qualitatif: 

a) le début de la désintégration: Après 4 minutes, il est normal que les bions apparaissent. On distingue deux types de désintégration.

·         de type B où les hématies se dégradent en formant un  «collier de perles» de gros bions à sa périphérie.

 

·         de type T où les hématies forment des bions plus petits qui évoluent vers la formation de bacilles T. Un nombre important de ces bacilles montre une personne en mauvaise santé alors qu'un petit nombre de ces mêmes bacilles et un grand nombre de bions est une preuve de bonne vitalité.

 

b)    la forme de l'hématie:  elle reste longtemps sphérique, ce qui est bon signe ou elle s'effondre rapidement (perte de la turgescence).

 

c)    les bions: la couleur bleu est normale, dans un processus pathologique les bions peuvent être rougeâtres ou très pâles.

d)localisation des bions: ils peuvent se trouver dispersés dans toute la cellule ou se regrouper en  chapelet sur le pourtour de la couronne.

 

e)    présence de bacilles T: ils sont intégrés dans la bordure de la couronne ou circulent librement dans le liquide interstitiel ( facteur aggravant de la biopathie).

 

·         l'aspect quantitatif:

 

Il s'agit essentiellement de la mesure du temps que met une cellule pour dégénérer. Nous considérons une cellule comme dégénérée quand on constate l'apparition de 1 bion. Nous mesurons le pourcentage de cellules dégénérées par période de temps - 2 minutes - 10 minutes - 24 minutes - 90 minutes.

 

L'épreuve de l'autoclave.

Cette épreuve est l'équivalent d'un stress violent et sert à évaluer la capacité de réaction du sang et au - delà de la personne.

Un tube d'essai contenant de l'eau distillée, du chlorure de potassium, un produit nutritif et sept gouttes de sang. Ce tube et son contenu sont chauffés à une température de 140° pendant 20 minutes.

 

Nous évaluons la qualité de la suspension:

Le sang d'une personne en bonne santé fait une réaction violente, le liquide est clair et toutes les particules sont concentrées dans un caillot. En cas de pathologie, le liquide est trouble.

·         la cohésion est normale ou imparfaite.

·         la couleur du liquide:  la limpidité ou la précipitation.

·         sous microscope, les cellules sont elles agglutinées, mortes?

 

 

4 paramètres sont plus particulièrement mesurés, il s'agit du G.M.A et de T1%, T49%, T50% qui sont les temps nécessaires à la dégradation d'un pourcentage donné de cellules: 

                                        normal                          limite                          anormal

T 1%                        8,5 - 84 minutes               -2,5 et 8,4                          <  - 2,5                   

T 49%                        30 - 60                                68 - 108                             > 108

T 50%                       20 - 45                                  46 - 79                               > 79

 

Le G.M.A est une cotation de 0 à 10 qui fait la synthèse entre divers éléments des observations macroscopique, microscopique et après le test à l'autoclave.

 

Cotation G.M.A

Aspect macroscopique:

un légère tendance de la goutte à s'étendre..........................................................-1

la goutte s'étend rapidement sur le doigt..............................................................-2

Aspect microscopique:

variation modérée de la dimension et de la forme des hématies.........................-1

variation marquée de la dimension et de la formes des hématies........................-2

aspect aplani ou perte de la tridimensionnalité......................................................-1

pulsation interne réduite...........................................................................................-2

quelques cellules dégénérées....................................................................................-1

beaucoup de cellules dégénérées avec présences de bions centraux.....................-2

Aspect à l'autoclave:

cohésion pauvre.........................................................................................................-1

liquide trouble...........................................................................................................-2

Normal: 8 - 10                              Limite: 6 - 8                           Anormal: 0 - 6

    

 Le test T, très marginal par rapport aux pratiques habituelles, sert à mesurer l'état bioénergétique de la personne à partir du comportement des hématies. Mais on ne peut, sur la seule foi de cet examen, s'autoriser à déduire la structure caractérielle d'une personne.

      Le test du sang ne permet pas non plus  de localiser le siège d'une lésion ou d'une maladie biopathique. Il peut cependant favoriser le diagnostic différentiel entre les biopathies primaires, secondaires et les somatisation. Nous obtenons ainsi, des informations prédictives par rapport au terrain personnel et en cas de pathologie déclarée, des renseignements pronostics et thérapeutiques capitaux.

      Cependant, le Docteur Mikel Garcia y Garcia qui pratique cet examen à Pampelune, rattache les biopathies primaires à la structure psychotique, les biopathies secondaires à la structure borderline et les somatisations à la structure névrotique ( structure névrotique et psycho névrotique).

Le Professeur NAVARRO distingue quant à lui la structure psychonévrotique qui se rattacherait aussi aux biopathies secondaires.

 

L : LA VEGETOTHERAPIE.

Le diagnostic énergétique est capital en végétothérapie et prend le pas sur le diagnostic clinique qui ne vient que secondairement. L'examen palpatoire des différents niveaux nous informe sur l'état et la localisation des tensions musculaires. Selon le principe qui veut que la cuirasse somatique soit l'alter ego de la cuirasse caractérielle, les indications que nous obtenons de l'examen somatique nous donneront de bonnes bases pour connaître le profil caractériel de la personne.

 

En effet, une personne peut présenter un caractère psychonévrotique et il n'y à que le diagnostic énergétique qui permettra de définir s'il s'agit d'un noyau psychonévrotique ou de la couverture psychonévrotique d'une psychose. C'est pour cette raison que les différentes biopathies évoluent différemment, car il peut s'agir d'une maladie liée à la structure où à la couverture. La végétothérapie est un ensemble méthodologique et pratique pour vivre mieux et si possible bien. Il s'agit d'une approche existentielle qui relève d'une profonde sensation de bien-être. Ce n'est pas une simple technique , une philosophie ou un chemin spirituel. Dans la pratique, c'est une forme d'analyse qui prend en compte l'être humain dans sa réalité globale d'organisme vivant sans coupure entre le corps, le psychisme et le social. La réalité de l'être humain est une réalité BIO PSYCHO SOCIALE indissociable comme un tout qui constitue l'identité de chaque personne.

 

Pour restaurer cette identité dans sa plénitude et son potentiel de vie, la végétothérapie s'appuie essentiellement sur la dimension ENERGETIQUE du vivant observée et théorisée par l'épistémologie Reichienne. Une des grande découvertes de W . Reich , progressivement confirmées par les résultats des travaux de recherches scientifiques actuels, est que chacun d'entre nous se ressent, se comporte et s'exprime dans la vie en fonction d'une cuirasse caractérielle et musculaire dès la   naissance et la petite enfance. Elle est formée par l'interaction entre le petit organisme vivant en cours de croissance selon le programme génétique et l'environnement socioculturel dans lequel il baigne pour son éducation.

 

Ainsi nous sommes faits de savoirs et de mémoires, de savoir-faire et de savoir-être qui fonctionnent grâce à l'ensemble des structures psycho-neuro-physiologiques et qui s'inscrivent dans notre corps en une cuirasse musculaire et caractérielle. Il faut bien savoir que Reich  s'oppose diamétralement à la vieille  conception dualiste du sujet, par cette découverte essentielle que la cuirasse caractérielle et la cuirasse musculaire ne sont que deux aspects d'une seule et unique réalité: l'être vivant humain; et d'autre part cette cuirasse est constituée en niveaux de tensions qui sont des groupes de muscles ( groupes fonctionnels ) disposés perpendiculairement à l'axe du corps et qui sont autant de zones du corps où une légère élévation du tonus musculaire constitue une entrave au libre passage de l'énergie neuro - végétative. Ces niveaux de tensions, indiqués par Reich, et repérables par l'observation clinique sont les suivants.

 

·         LE PREMIER NIVEAU: les yeux, le nez, les oreilles.

·         LE DEUXIEME NIVEAU: la bouche.

·         LE TROISIEME NIVEAU: le cou et les bras

·         LE QUATRIEME NIVEAU: le thorax

·         LE CINQUIEME NIVEAU: le diaphragme

·         LE SIXIEME NIVEAU: l'abdomen

·         LE SEPTIEME NIVEAU: le bassin et les membres inférieurs

 

Ainsi, cettecuirasse musculo - caractérielle contient en elle son origine, sa signification et sa mémoire, donc à la fois son histoire, sa raison d'être et son mode actuel de fonctionnement dans la vie.

La seule question vitale est alors la suivante: A quoi et comment me sert cette cuirasse et me convient ellesi oui , pas de problème .

Mais si non: comment y remédier?

Au bout du compte, la végétothérapie conduit à la prise de conscience de 5 processus liés entre eux, souvent emmêlés dans leurs interactions sans ordre de priorité.

·         La façon actuelle d'être au monde aujourd'hui (dysfonctionnements, souffrance , échec, réussites , joies, plaisirs , peurs , inhibitions.

·         Les contenus et les modalités de l'histoire de chacun, c'est à dire « les archives de la vie» que l'on porte partout avec soi. Leur réactualisations en d'épuisantes compulsions répétitives  dans l'espoir fou de les rendre autres que ce qu'elles sont.

·         la découverte progressive des sensations et des émotions interdites ou inconnues.

·         En conséquence le choix et la décision de changer de façon d'être au monde. La mise en place d'un nouveau mode et d'un nouveau scénario de vie, le changement des croyances.

 

·         la déprogrammation psycho- neuro- physiologique. L'assouplissement  de la cuirasse musculaire et caractérielle qui devient labile. L'arrêt des compulsions et des stéréotypies.

 

En agissant de façon cohérente et coordonnée sur les sept niveaux de blocages énergétiques et les investissements psycho-affectifs de la personne, la végétothérapie permet progressivement et en  douceur le déverrouillage des réseaux de tensions corporelles, la levée des impasses et des défenses compulsives mentales et affectives, la restauration des fonctions physiologiques, émotionnelles et sociales.

 

Il s'agit de restaurer la pulsation vitale de l'organisme et de lui rendre la capacité de jouir pleinement de sa vie dans toutes ses composantes  sociales, affectives et sexuelles. Il ne faut pas oublier le point de vue freudien originel que Reich a démontré et dont chacun peut faire l'expérience, c'est à dire que la source principale d'énergie qui alimente les perturbations névrotiques ou psychotiques, provient d'une perturbation de la fonction de l'orgasme en tant que décharge énergétique végétative. C'est pourquoi la Neuro végétothérapie peut s'intituler Orgonothérapie.

 

L'apport  fondamental de Reich est d'avoir mis en exergue l'aspect quantitatif du problème, là où Freud en est resté à l'aspect qualitatif. En effet, nous avons tous des conflits psychiques, mais ils ne sont pas pour autant pathogènes chez tout le monde et en permanence. Si donc à un moment donné, ils le deviennent, alors que la qualité de ces conflits psychiques est forcément restée la même c'est qu'une autre dimension est entrée en ligne de compte: c'est le facteur quantitatif. La stase énergétique végétative liée au blocage affectif et sexuel ( visible au niveau de la cuirasse)  a atteint un seuil tel, qu'elle est alors en mesure de raviver, d'exciter les conflits infantiles, lesquels vont devenir « actifs» et perturber la décharge orgastique du sujet, augmentant ainsi la stase énergétique. Il s'instaure ainsi un système de renforcement réciproque, où l'on voit bien que le dysfonctionnement sexuel n'est pas seulement un symptôme, une conséquence, mais aussi une cause des perturbations; Reich a donné là une excellente explication de la différence et du lien qu'il peut y avoir entre les névroses actuelles et les psycho - névroses.

 

La neuro-végétothérapie, va donc tenter d'intervenir à différents niveaux de ce cercle vicieux, si possible simultanément, au niveau du conflit psychique, et au niveau de la stase orgonotique, par la dissolution des tensions de la cuirasse musculaire et caractérielle.

 

 

 

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Rédigé par lobsang sonam

Publié dans #Connaissances pour thérapeutes

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Publié le 23 Avril 2009

Très concrètement; la cuirasse caractérielle est la forteresse à l'abri de laquelle l'individu s'abrite et organise ses résistances. Ses rigidités sont la cible de la thérapie afin de permettre la libre expression des émotions qui engendrent les stases énergétiques.

 

Il faut relativiser le concept de cuirasse qui n'est pas seulement "contre" mais aussi "entre". Elle constitue une interface entre des systèmes communiquants plus ou moins labiles, dans des échanges plus ou moins pervers. Il ne faut donc pas pulvériser cette cuirasse mais l'assouplir par un travail précis et prudent de sape. L'introduction d'informations nouvelles dans ce système névrotique va diminuer la fonction d'opposition pour favoriser la fonction de liaison de cette cuirasse.

 

La cuirasse est stratifiée par la somme des expériences passées laissant des marques qui s'additionnent et s'organisent. Ce sont les systèmes musculaires strié et lisse qui sont les médiateurs de ces informations. La cuirasse inhibe les manifestations des émotions et des désirs que l'individu apprend à réprimer dès son enfance.

 

Il en découle en auto-contrôle permanent, une vigilance et une sympathicotonie importante qui interdisent la confiance et l'abandon nécessaire à l'orgasme.

 

La cuirasse est donc un formidable outil de dressage, de frustration des petits et grands bonheurs de la vie.

 

Les Sept segments de la cuirasse

 

REICH a montré que l'homme, comme beaucoup d'organismes vivants, est structuré en plusieurs segments, en l'occurence au nombre de sept. Chacun de ces niveaux est affecté d'une signification psychologique mais aussi, en fonction des blocages, de pathologies qui lui sont propres. Les segments de la cuirasse comprennent donc tous les organes et groupes de muscles qui entretiennent un contact fonctionnel entre eux capable de les faire participer au mouvement expressif.

 

ler niveau : le segment occulaire

 

C'est le niveau des télérécepteurs et de l'interprétation : voir - sentir - écouter. Ils sont très liés au système limbique donc déterminants dans le déclenchement de l'émotion et de multiples comportements. Ce niveau comprend aussi le front et les os malaires et les joues

 

Chez les personnes affectes d’un fort blocage de ce niveau, on trouve un front et un visage figés et inexpressifs, comme un masque. Le regard est fixe, avec une impossibilité de pleurer. Les pathologies de ce niveau sont liées au vide.

 

2ème niveau : le segment oral

 

Il est composé du menton, de la bouche, de la gorge et l'occiput. C'est le niveau de la dépressivité. La bouche est le médiateur pour que le bebe. connaisse ce qui l'entoure, d'où l'impoortance de ce niveau dans le déroulement de l'allaitement et du sevrage. Le bebe a donc besoin de ce repère pour entrer en contact aavec la realite. Un sevrage mal fait provoque la dépression de l’enfant et prepare le terrain depressif de l’adulte. Les émotions qui y correspondent sont l’envie de pleurer, de sucer, de mordre, de hurler, de manger.

Les pathologies de ce niveau sont liées à la depression, la frustration, le manque, la perte. (à noter : dans de nombreuses cultures, le repas  mortuaire compense la perte d'un être cher.)

 

 

3ème niveau : le segment cervical

 

Il comprend les muscles profonds du cou, sous-claviers, les S.C.M., la langue qui s'ancre aux muscles du cou, la pomme d'adam, les parties hautes du larynx et de l'oesophage. C'est le narcissisme qui s’exprime a ce niveau. Les mouvements de la pomme d'adam, le besoin permanent d'avaler de ces personnes montrent qu'elles  sont réellement en train d’avaler la rage,la colère, la tristesse, la souffrance sans s'en rendre compte. Cette region est anatomiquement difficile à aborder, il faut avoir recours au réflexe de vomissement pour libérer les tensions de ce niveau. Le narcissisme du corps est très en rapport avec l'insécurité, la survie, la menace. Les pathologies de ce niveau sont liées à l' instinct de conservation.

 

4ème niveau : le segment thoracique

 

Il comporte les muscles intercostaux, les pectoraux, les deltoïdes, les sous-claviers. C’est le niveau de l'identité.

 

Quand nous disons «moi » nous designons le centre de notre poitrine ! Il y a, juste en dessous du point que nous désignons, le thymus, glande responsable de l'immunité. Cette glande représente l'identité biologique immunitaire. La cuirasse a ce niveau exprime la maîtrise de soi, la réserve, et l'obstination. Il est à noter que l'inspiration profonde est la méthode la plus efficace pour bloquer les émotions. Ces émotions sont la rage, les larmes, les sanglots, les « nostalgies dévorante »

 

peu commun qu'un homme comme Wilhem REICH meurt dans un pénitencier, probablement assassiné, et son oeuvre brûlée dans un autodafé, prouvant la victoire de la peste émotionnelle et de tous les "petits hommes" à mentalité fasciste.

 

 

 

A : Les pathologies du ler niveau.

 

L'homme est à prédominance optique tandis que les mammifères sont auditifs. Le foetus humain est cependant un mammifère auditif. C'est donc au niveau de l'oreille et des yeux que l'on trouve le symptôme  caractéristique de la psychose : L’hallucination.

 

Quand il y a un blocage des oreilles, on trouve aussi un blocage sur les yeux. L'oreille interne n'a pas seulement une fonction auditive mais elle est aussi liée à l'équilibre. Les vertiges sont dûs soit à des lésions de l'oreille interne, soit du cervelet. Il est à noter que les vertiges liés à l'oreille peuvent être un équivalent de l'épilepsie.

 

Il existe un lien entre les yeux et les oreilles de façon reflexe. Le mouvement des yeux entraine la rotation de la tête quand quelqu'un nous appelle. Dans certaines maladies neurologiques, le patient tombe quand il ferme les yeux.

 

Pour savoir s'il y a eu des perturbations pendant la vie foetale, on pose les mains sur les oreilles du patient, ce qui recrée l'ambiance feutrée utérine. En cas de problèmes à cette époque, apparaissent des abréactions et des émotions parfois très intenses lors de la verbalisation.

 

Afin de qualifier les problèmes d'équilibre, on fait le test de Romberg :

 

Le sujet se place debout pieds joints, yeux fermés, bras tendus paumes vers le sol doigts ouverts :

 

S’il s’agit d’un vertige cérébéleux, on constate une chute

Si le vertige a une autre étiologie, la chute est evitee par l’ouverture des yeux.

 

L'oreille et ses maladies

 

 

Les otites

Les pathologies de l'oreille sont liées à une difficulté de communication, à de mauvais contacts et à une grandeifficulté d'écoute. Ce qui correspond à une condition hyperorgonotique de l'oreille. Les otites du nouveauné et des enfants sont dues à un excès d'énergie qui se décharge à travers l'inflammation. Il s'agit d'une mauvaise relation avec la mère.

 

Le vertige de Mesnière

Le syndrôme de Mesnière associe des crises de vertige pouvant provoquer la chute, des bourdonnements d'oreille et souvent des vomissements. On trouve dans ce cas le nystagmus vestibulaire (mouvement lent des yeux, de latéralité, involontaire, accompagné de secousses de sens contraire.)

 

La maladie est psychosomatique, l'exploration de l'oreille ne montre aucune altération spécifique. Cette manifestation est à mettre en relation avec l'anxiété provoquée par des tensions sexuelles réprimées et le refus de toute fantaisie à ce sujet. Ceci insécurise la personne et lui donne le sentiment de perdre son équilibre et le contrôle de soi.

 

Les personnes atteintes ont souvent eu à souffrir d'une perte affective dans leur enfance et compensent à l'âge adulte par une agressivité destructrice retournée contre eux. Ils ont souvent été des enfants difficiles et ont quitté le domicile familial très tôt. Ils sont capables d'acquérir beaucoup de connaissances mais ils établissent difficilement une vraie relation amicale ou intime. Fondamentalement, ils ont souffert d'un manque de contact satisfaisant avec la mère et la symptomatologie exprime précisément la difficulté de contact avec le sol et la réalité. Ces malades ont un "sur-moi" très fort entrainant un blocage du cou (siège du self-contrôle- « garder la tête sur les épaules »)

 

Les yeux et leurs maladies

 

Toutes les maladies soi-disant organiques en ce qui concerne yeux trouvent leur pathogénèse dans une stase énergétique. Cette stase est un bon terrain pour le développement des microbes, champignons et virus qui se trouvent au contact de notre corps. La symptomatologie d'un processus inflammatoire est le mécanisme biologique d'élimination d'un surplus énergétique local, mais s'il y a un développement de micro-organismes, on retrouve une infection.

 

Toutes les manifestations de dégénérescence conduisent à la chronicité car la stase énergétique perturbe le métabolisme des cellules de la zone en question. Il faut noter que ces considérations de pathologie générale valent pour toutes les maladies.

 

Les blépharites

Inflammations du bord des paupières

 

Les orgelets

Inflammation d'une glande du bord des paupières

 

Ces deux pathologies surviennent souvent chez des sujets de caractère obsessif et compulsif. On note une motilité exagérée du regard; due à la méfiance qui justifie une condition sympathicotonique locale.

 

Les conjonctivites

Inflammation de la muqueuse de la conjonctive. Les yeux sont injectés de sang. Elles peuvent être aiguës, chroniques, allergiques, infectieuses. Le malade a, selon l'expression populaire, "le sang à la tête". C'est le signe d'une charge excessive des yeux qui réagissent à la poussière et/ou à une trop forte luminosité par une réaction inflammatoire. Il y a là un signe d'agressivité.

 

Les kératites et les iritis

Les kératites sont des inflammations de la cornée et l'iritis, une inflammation de l'iris. Le pronostic est très réservé par rapport à ces pathologies. Elles signifient que le patient est intoxiqué par des conditions de vie qu'il ne peut plus supporter, qu'il ne veut plus voir après avoir dépenser beaucoup d'énergie pour les regarder en face.

 

La cataracte

C'est l'affection la plus répandue et la plus grave qui affecte le cristallin. Nous sommes en présence d'une opacification progressive de cette lentille. Cela est du à un dépôt de substances toxiques associées à l'état de tension chronique du ler niveau.

 

Alors que la médecine officielle propose d'attendre l'opacification totale pour opérer, le Docteur BATES a signalé des guérisons de cataractes débutantes après des actings des yeux et du cou, l'exposition au soleil et un régime alimentaire.

 

Le décollement de rétine

Il survient généralement chez un patient myope qui vit une situation de grande tension, c’est souvent un dépressif avec une auto-répression des larmes (il pleure jamais). La rétine devient oedémateuse car le patient « pleure à l'intérieur ». La cécité qui peut en découler est le dernier acte pour échapper définitivement à la vision de la réalité.

 

Le glaucome

Il y a une augmentation de la pression intraocculaire. Il s'agit d'un sujet qui associe une dépression profonde et une grande agressivité. On note une sympathicotonie des canaux de drainage sanguin des yeux. Souvent le patient se sent obligé d'avoir les yeux bien ouverts pour être présent dans la réalité. Cette situation de contrôle et de blocage des yeux empêche les émotions de se manifester. Nous sommes en présence d'une structure état limite.

 

N.B. les sujets qui ont un self-contrôle très puissant sont des borderlines.

 

Les troubles de la vision

Ils sont dus au muscle cilliaire qui est le muscle antérieur de l'oeil. Les troubles de la vision sont toujours à rapporter aux tensions psychologiques périnatales jusqu'à 12 mois. Les yeux sains, sans blocage ; sont caractérisés par une bonne motilité et l'absence de toute divergence. Quand un trouble de la vision s'installe vers 3 ou 4 ans, il s'agit le souvent de la somatisatibn d'une conversion hysterique. Il est important de demancer à quel âge le patient a porte des lunettes.

 

L'astygmatisme

La vision n'est pas nette, comme si le patient regardait le monde au travers d' yeux pleins de larmes. L'origine se trouve dans les 10 premiers jours après la naissance si le bébé a éprouve une sensation d'abandon.(le bébe n’a de larmes qu'après le 10ème jour post-natal). Il peut se produire alors un blocage des larmes. Le sujet astygmate a des difficultés de concentration. En grec, astygmate signifie « qui manque de contour » Nous trouvons fréquemment un état de confusion. Il est très bénéfique de proposer le ler acting (fixation d'un point) et de le répéter jusqu'à ce que viennent les pleurs.

 

La myopie

Cette pathologie est liée à l'allaitement. Quand le bébé suce le sein, il regarde alternativement le visage de sa mère et le mamelon ; il fait donc naturellement un effort d'accomodation et de convergence. Quand, pendant l'allaitement ; la mère n'a pas été totalement disponible et détendue pour le bébé ; elle lui a présenté un visage, une attitude, une façon de le tenir qui ont rendu ce moment peu gratifiant.

 

Le myope dit avoir besoin d'être sur les choses pour les voir, il est incapable de voir loin, au propre comme au figuré. Dans la myopie, il y a un défaut de convergence ; il est donc recommandé de faire le 2ème acting (point du ciel - pointe du nez ) L'acting doit s'effectuer même si l'on a l'impression de loucher (sujet borderline). Regarder le bout de son nez, c'est se regarder soi-même, et le cas limite, s'il critique les autres, ne se remet pas en cause lui-même.

 

L'hypermétropie

Elle est aussi liée à l'allaitement et plus précisément au moment du sevrage si celui-ci se fait précocément ou brutalement avec un espoir frustré de retour au sein de la mère. C'est la peur de l'inconnu (9 mois)qui est anticipée. Le patient est dans un état de méfiance. Il voit loin en avant, anticipe et grandit les choses car il a peur de « l'ici et-maintenant ». Il craint que la réalité du quotidien perturbe ses projets. Il est recommandé d'utiliser le 5 ème acting (latéralisaticn du regard à droite et à gauche) car l'hypermétrope regarde constamment devant lui comme s'il avait des oeillères. Cet exercice permet de décharger la rage, l'hostilité et la méfiance refoulées au moment du sevrage.

 

La presbytie

Ce n'est pas un trouble de la vision avec une base psychologique importante. Elle est censée atteindre tout le monde après 40 ans. Elle trouve son origine à l'époque où l'enfant passe de la motilité à la mobilité, vers l'âge de 10 à 12 mois. Le bébé doit appréhender et maitriser le temps et l'espace. Il en développe de l'anxiété car il est fréquent que les parents le poussent à franchir cette étape trop tôt.Il va alors faire l'impossible pour les satisfaire, les yeux fixés sur le point de chute, avec la peur que cela comporte.

 

La crise des 40 ans, âge qui représente sensiblement la moitié de la vie, réactive cette anxiété car l'être humain fait le bilan des années passées. Pour la presbytie, le 4ème acting est prescrit : rotation complète des yeux, vers la droite pour les hommes, vers la gauche pour les femmes, sans bouger la tête.

 

En conclusion, tous les troubles de la vision s'accompagnent d'une tension chronique du cou. Ce blocage s'explique par l'effort au niveau des yeux qui amène le sujet à tenir la tête haute. Ce mécanisme de défense est l'indice d'une position narcissique excessive, la réponse à une situation ressentie comme dangereuse étant de raidir le cou et de dresser la tête.

 

Les pathologies liées au crâne et à l'encéphale

 

La calvitie

Il faut prendre en compte deux facteurs

 

-          La tension générale liée au psychisme de l'individu

 

-          La tension du peaucier du crâne qui diminue l'irrigation sanguine du cuir chevelu, favorisant la séborrhée et la chute des cheveux. Cette tension provient d'un blocage du cou en passant par l'occiput qui correspond à une défense narcissique intense.

 

L'alopécie

Il s'agit d'un manque de cheveux par plaques. L'origine remonte à l'allaitement. En effet, ces sujets ont fréquemment souffert pendant leurs premiers mois de la "croute de lait" qui correspond à une décharge énergétique de la peau de crâne. Cette période a été marquée de grosses frustrations. L'alopécie est la somatisation d'un noyau psychotique néonatal qui correspond à la structure borderline.

 

La croûte de lait, comme toutes les maladies de peau, est l'expression soit d'un excès, soit d'un manque d'énergie.

 

La pathologie humide de la peau rend compte d'un excès d'énergie (stase) car l'eau est un neutralisateur.

 

La pathologie sèche signe un manque d'énergie. Par exemple, la cellulite (eau) apparait quand il y a une stagnation d'énergie dans le bassin. L'eau neutralise le D.O.R. en provoquant le capiton cellulitique.

 

Céphalées - migraines

La céphalée est due à un mauvais contact du sujet à la naissance avec sa mere.

La migraine est due à un mauvais contact pendant la période néonatale avec sa mere.

 

Ces deux pathologies sont liées à une vasodilatation artérielle suivie d'une vasoconstriction qui provoque la douleur. D'un point de vue psychologique, les deux sont l'expression de l'hostilité qui découle de la peur. Ce sentiment de peur à la naissance ou dans la période néonatale provoque une perte de tonus des artères qui, en causant la vasodilatation potentialise la vasoconstriction.

 

Très souvent, on associe les céphalées et les migraines à l'arthrose cervicale, aux troubles des yeux. Mais, à vrai dire, cela est dû à une moindre résistance du ler niveau par rapport au cou.

 

Les céphalées sont le signe d'une hostilité généralisée. Les migraines sont le signe d'une hostilité dirigée vers une des figures parentales : à gauche, envers la mère et à droite envers le père (ceci est inversé pour les gauchers).

 

L'épilepsie

Cette maladie se range traditionnellement soit dans la neurologie, soit dans la psychiatrie. C'est une perte de conscience ou l'irruption d'une conscience confusionnelle. Il s'agit d'une décharge hypersynchrone des motoneurones du cortex. Très souvent, c'est dans le cortex que l'on découvre le "foyer épileptique" responsasable des crises. On capte aussi par E.E.G. des informations de la base du cerveau (cerveau limbique qui est un centre neurovégétatif). Il existe donc une épilepsie liée au système nerveux autonome, la comitialite.

 

L'épilepsie essentielle est classée suivant ses formes le grand mal et le petit mal.

 

Le grand mal est la forme avec crise subite annoncée par l'aura (perception d'un petit vent) puis il y a une chute par perte de conscience suivie de la tétanisation de tous les muscles. Quand le diaphragme se contracte en évacuant l'air des poumons, on peut entendre le cri épileptique. La tétanisation est suivie de contractions musculaires saccadées. Le visage devient cyanosé, le patient bave et urine sur lui. Il ferme les poings, pouces en dedans, la pupille est dilatée au début de la crise (mydriase) pour ensuite se retrécir (myosis). Il y a une amnésie post crise. Lors de la phase tonico-clonique, le sujet risque de se blesser ou de se couper la langue.

 

Le petit mal est la forme où le patient s'immobilise subitement au cours de son activité, sans chute, puis reprend conscience en se demandant ce qui lui est arrivé. Il existe de nombreuses formes d'épilepsie de ce genre, camouflées derrière des symptômes divers : migraines, crise d'asthme, fuite impérieuse, besoin irrépressible de boire, de crier, pulsions meurtrières allant jusqu'à la fureur épileptique où le sujet peut tuer et ne plus s'en souvenir.

L'apparition d'une crise épileptique est favorisée par le risque d'affronter un conflit. L'origine psychodynamique est confortée par la possibilité d'éviter la crise, si l'on parvient à fixer l'attention du sujet dès qu'il perçoit l'aura.

 

Face à l'épilepsie, la végétothérapie insiste sur le travail du ler niveau, particulièrement l'acting de la rotation des yeux qui donne la possibilité de maitriser l'espace et le temps, c'est-à-dire de se rassurer sur son existence. La perte de conscience, lors des crises ; est vécue comme une mort. L'acting peut provoquer la crise et le thérapeute doit stopper celle-ci avant qu'elle n'éclate. Cet entrainement répété permet d'espacer les crises et même de les faire disparaitre.

 

C'est à ce moment qu'apparait la problématique de l'épileptique : c'est une énorme demande d'amour. Souvent la mère a été dure, sévère, sans amour, hyperprotectrice. (Les crises renforcent d'ailleurs ce dernier comportement)

 

La guérison de l'épilepsie est possible dans certains cas mais elle est impossible ou très peu probable en cas de cause traumatique ou tumorale.

 

En végétothérapie, les malades poursuivent leur traitement en le réduisant peu à peu. Il faut responsabiliser ces patients qui sont masochistes au point "d'oublier" leurs médicaments, ce qui peut conduire à l'état de mal épileptique : crises continues avec pronostic vital par insuffisance cardiaque. L'épilepsie peut apparaitre de façon tronquée lors des actings sur la bouche (épilepsie partielle, sans perte de conscience avec mouvements incontrôlables dans une partie du corps)

 

B : Les pathologies du 2ème niveau

 

La bouche et ses maladies.

C'est par elle que l'on entretient la relation avec l'autre. Elle comprend les dents, la langue, les glandes salivaires, et s'étend jusqu'à la bifurcation pharyngolaryngienne.

 

Toutes les maladies qui touchent l'oralité sont en rapport avec la bouche. A la naissance, c'est la bouche qui permet de capter le monde.On remarque que les difficultés d'alimentation du bébé signent une mauvaise relation avec l'objet d'amour. Un sevrage brusque par exemple entraine la perte du contact du sein. Il provoque une condition dépressive qui se manifeste par l'aggressivité orale du jeune enfant : jalousie, sadisme oral (mots qui "tuent", personnes "mordantes"...) La faim non satisfaite provoque aussi l'agitation et la colère (chewing-gum, cigarette, gourmandise, sucions diverses...)

 

La gourmandise

Elle vise à incorporer l'objet aimé. Elle est de deux types :

 

-          Ceux qui goûtent et ne culpabilisent pas

-          Ceux qui ont besoin de mordre, de mastiquer et le font avec culpabilité.

 

La gourmandise compense la solitude ou la perte déception amoureuse - arrêt du tabac - les personnes âgées - les deuils (repas du mort) L'oralité entraine la dépressivité qui se compense dans la gourmandise.

 

La boulimie

C'est une compensation au besoin impérieux d'être aimé, de dévorer l'objet gratifiant pour mieux le posséder. Le comportement du boulimique, en provoquant le grossissement, est l'expression du désir inconscient de s'identifier à la mère enceinte. On retrouve les causes de la dépression qui induit la boulimie dans l'anamnèse du patient : très souvent, un sevrage lié à la naissance d'un autre enfant. La jalousie est très souvent liée à l'oralité.

Toutes les personnes qui ont besoin de dépendre de quelqu'un ou de quelque chose sont des oraux.

 

Dans les boulimiques, il y a deux tendances :

 

  • ceux qui grignotent tout le temps un certain type de produit
  • ceux qui sont passifs par rapport à la nourriture. Ils mangent de tout, partout (obésité)

 

Le besoin compulsif de manger peut se déplacer vers d'autres besoins primaires tels- que la soif de connaissance, de justice.

 

Dans l'oralité insatisfaite, le fond est toujours la peur et la dépressivité est constante.

 

Il y a parfois un déplacement de la bouche aux yeux par exemple, une personne qui lit beaucoup ("dévore" les livres).

 

Il y a parfois une tendance aux vomissements après le repas.

 

L'anorexie

Il faut la différencier des troubles hypophysaires qui ont des causes hormonales. L'anorexie est une perte de poids massive, avec disparition des règles, des poils des aisselles, fatigue intense, frigidité.

 

L'origine en est le refus du nouveau-né de téter, en raison du mauvais contact avec la mère dès la vie intra-utérine.

 

Nous trouvons dans l'anorexique un double noyau psychotique : un noyau psychotique intra-utérin et un noyau psychotique néo-natal.

Elle présente des traits schizoïdes : humeur déprimée, obsessionnelle, ambition très exagérée, grande agressivité inconsciente grande passivité, ne veut pas reconnaître ses faiblesses, ne veut pas s'identifier au modèle féminin

 

L'anorexie est une auto-punition de la possessivité, de l'envie réprimée qui induisent la culpabilité avec fantasmes érotiques oraux.

 

Les aphtes - L'herpès buccal

Ce sont des signaux de décharge énergétique sur des zones hyperorgonotiques. Cela représente des désirs érotiques que le sujet réprime.

 

Les dents

Elles ont trois fonctions : armes instruments ornements

 

La carie : tendance à la rumination - intolérance

maladie ou absence des incisives : liées à des difficultés sociales. La perte de ces dents chez des sujets oraux provoque la dépression.

 

Comme on accepte la chute des dents, on accepte la vieillesse. Rêver que l'on perd ses dents signifie désir ou réalisation de la perte de l'agressivité sadique orale (peur du dentiste ou du coiffeur - cadeau aux enfants qui perdent leurs dents)

 

Le parodonte

Inflammation du parodonte : indique un blocage des masséters dû à la rage et la colère réprimées.

 

Le bégaiement

Il est provoqué par le chant d'amour à la mère, qui est impossible à exprimer par la répression du surmoi.

 

Le nez et ses fonctions

Le nez n'est pas totalement connu dans ses rapports frontaux, préfrontaux,, limbiques...L'odorat prédomine chez tous les mammifères mais chez les primates, il est sous influence du néo-cortex. La stimulation de l'odorat est soumise à la capacité de sentir : pour sentir, il faut inspirer

La muqueuse nasale est érectile, elle est composée du même tissu que la verge et le clitoris. Mais le nez n'est pas génital, il est érogène, ce qui est la fonction des parfums, alors que les mauvaises odeurs provoquent l'agressivité.

 

Rhume, rhinite et sinusite

Les rhinites de printemps, en particulier, correspondent au réveil de la nature et de la sexualité. C'est l'expression d'une agressivité sexuelle. Eternuer est un signe d'excitation érotique. Le Professeur NAVARRO a remarqué que cela est plus fréquent chez les femmes.

 

Il a remarqué que les éternuements en nombre pair signent plutôt un rhume, alors qu'en nombre impair, ils évoquent l'agressivité sexuelle. Un homme enrhumé obtient difficilement une érection. Certains individus ont tendance au rhume. Lors de leur enfance, ces personnes se sont trouvées dans une crise psychologique, face à eux-mêmes. C'est pour cela que la personne enrhumée parle du nez, pleure "à l'intérieur"' Il y a un lien entre les yeux et le nez par le biais du canal lacrymal.

 

La rhinite

Elle peut souvent de compliquer d'une laryngite ou d'une pharyngite. Elle touche des personnes au narcissisme très prononcé.

 

La sinusite

Signe des larmes bloquées à l'intérieur            blocage énergétique – hyper-orgonie.

 

Les polypes du nez

Il s'agit d'une néoformation. C'est une mauvaise tentative de l'organisme pour décharger l'énergie excédentaire. C'est le même processus que le cancer.

 

Les épistaxis

Il s'agit là aussi d'une décharge énergétique vitale. On retrouve le même processus dans l'hypertension : cela protège la vie de l'individu en évitant l'accident vasculaire cérébral.

 

L'épistaxis de l'enfant sans hypertension

Il y a un terrain avec un excédent de globules blancs par rapport aux globules rouges. Cela indique un besoin d'attention affective.

 

L'ozène

C'est une sécrétion nasale particulièrement fétide qui empêche la cohabitation et la proximité des autres. Il y a putréfaction de la muqueuse nasale et des os. Cette maladie frappe des personnes dont le système sympathique est déficitaire. Celui-ci ne parvient pas à assurer les fonctions de défense (fuite ou attaque). Ce malade n'a pas de réponse au problème de la relation avec l'autre. Il crée donc une maladie qui éloigne les autres.

 

Le blocage du nez donne un dégoût de tout. Il est très recommandé, dans ce cas, de faire l'acting "du chat ": respiration nasale en inspiration comme en expiration. Celle-ci se fait violemment en serrant les dents et en les montrant.

 

C : Les pathologies du 3ème niveau

 

Le cou et sa psychologie

Il s'agit du cou et de la partie haute du thorax.

 

Cette région, ainsi que les deux premiers niveaux sont des niveaux prégénitaux. Le cou est le siège de l'instinct de conservation qui est l'un des instincts principaux avec la faim, le sommeil et la sexualité. Ils sont les manifestations du narcissisme primaire et physiologique, qui est fondamental pour la survie. Mais il arrive que ce mécanisme de défense persiste même une fois le danger passé. C'est la base du narcissisme secondaire avec blocage du cou que l'on retrouve chez tout le monde.

 

Le niveau du cou descend jusqu'à la ligne intermamelonnaire, et n'est pas séparé radicalement du 4ème niveau. Il y a contigüité et continuité entre eux. La longueur du cou est toujours la même et c'est le volume musculaire qui donne l'impression de cou long ou court.

 

Le blocage du cou nait quand l'enfant découvre et explore son corps. C'est une manifestation d'auto-érotisme qui amène à la masturbation et à l'identité sexuelle du Moi.

 

Si le narcissisme primaire du cou et du thorax donne la base de la formation d'un moi intrapsychique et interpsychique, un trouble à ce niveau provoque l'ambivalence du Moi qui est à l'origine des phénomènes homosexuels. On trouve aussi une déficience du potentiel affectif avec inhibition du sentiment d'amour et de la créativité.

 

L'individu ambivalent doute toujours de ce qu'il veut afin de bloquer la créativité, il a une tendance au perfectionnisme et n'est jamais satisfait. Il a un besoin impérieux de se faire reconnaitre, pour obtenir le pouvoir, avec une confusion entre pouvoir et puissance.

 

La rigidité du cou entraine une rigidité de toute la posture - très fréquente chez les militaires où le blocage du 3ème niveau limite le mouvement de la tête. La personne perd la vision d'ensemble pour acquérir la vision du détail.

 

Considération sur le SUR-MOI

 

 

Pour W.REICH il y a deux types de SUR-MOI

- l'un en rapport avec la base du cou : le sujet a toujours peur de son jugement sur lui-même.

- l'autre en rapport avec l'intérieur des cuisses (muscles adducteurs) le sujet a peur du jugement des autres et s'exprime avec honte.

 

L'éducation courante ainsi que le sport, en poussant à la compétition, renforcent ces deux types de SURMOI.

 

Le patient n'a pas d'humilité et gère une tendance à la toute puissance sans connaitre ses limites. Il ne fait pas la différence entre dignité, fierté et orgueil. Il est entêté et incapable d'admettre ses erreurs.

 

On trouve toujours un lien entre le cou (narcissisme) et le diaphragme (masochisme) car ces personnes se préoccupent d'avantage de leur rôle que d'elles-mêmes et se négligent. Ce sont les conditions classiques de l'infarctus où l'on s'intéresse plus à ce que l'on fait qu'à ce que l'on est.

 

C'est aussi dans le cou que se loge le complexe d'infériorité, c'est-à-dire le désir d'avoir la supériorité. Ces personnes pensent non seulement être indispensables mais supérieures.

 

Il y a une nette coupure entre la tête et le corps, entre les sentiments, les viscères et l'intellect. Ces personnes manifestent une grande facilité à rationaliser, à tout comprendre, à être capables de tout expliquer et justifier. Elles manquent d'humanité, vivent pour les autres mais pas avec les autres.

 

Dans le cou, on trouve les 3 H : Humilité, Humanité, Humour

 

Le blocage du cou détermine une stimulation du sympathique et une hypo parasympathicotonie. Ceci explique que ce sont des personnes qui se sentent mieux le soir que le matin. Elles doivent, pour se coucher, être totalement épuisées et musculairement "détruites". Mais l'endormissement et le sommeil sont très difficiles car ils sont gênés par la fatigue.

 

En végétothérapie, le déblocage du cou est très long car c'est une défense des deux premiers niveaux. Le blocage sévère du cou est caractéristique des borderlines, car en maitrisant l'énergie de ces niveaux, il interdit la crise psychotique et la stimulation du diaphragme pour diffuser de l'énergie (angoisse).

A ce niveau, il y a ambivalence entre l'amour qui est une action et la haine qui est une réaction.

 

Les maladies du cou

 

Le torticoli

Contraction spastique du sternocléidomastoïdien qui s'étend parfois au trapèze.

En général, il s'agit d'une répression de son affirmation par rapport au sexe masculin à droite et par rapport au sexe féminin à gauche.

 

On peut aussi trouver une contraction des scalènes qui est l'expression de la difficulté à hurler, à crier, suite à une éducation répressive. Elle peut s'accompagner d'une toux spasmodique, de la boule hystérique ou de l'impression de suffoquer.

 

L'arthrose cervico-dorsale

L'arthrose cervicale est la conséquence de la rigidité du cou pour faire face à la réalité, aux autres, pour s'opposer et garder le self-control. L'arthrose cervico-dorsale est la symptomatologie d'un syndrôme rhumatismal. S'il y a augmentation de la tension musculaire, il se produit une névralgie cervico-brachiale qui est la répression de transformer la pensée en action (autorepression de l'envie de frapper...)

La scoliose

Chez les enfants, le blocage précoce du cou est à l'origine des troubles de la statique. La scoliose est le symptôme d'un sujet qui se tend et se déforme pour s'adapter.

 

Le rougissement du cou

Il s'agit d'une auto répression sexuelle. C'est le signe d'une poussée d'énergie qui vient du bassin.

 

Les amygdalites

Les amygdales sont la 1ère barrière aux infections. C'est une localisation très importante des lymphocites.

N.B. Il ne faut jamais négliger les amygdalites car il y a un risque de septicémie et parfois c'est le premier symptôme d'une leucémie.

 

L'amygdalite signe la structure thymolymphatique du sujet et c'est un état de pré alerte du thymus et des ganglions. Les amygdales sont formées du même tissu que l'appendice, ce qui explique que les amygdalites sont souvent suivies d'une appendicite.

 

On retrouve les amygdalites dans le typhus, la rubéole, la scarlatine, la pneumonie, la diphtérie et comme cause du rhumatisme articulaire aigu.

 

L'angine s'accompagne toujours de difficultés à avaler et de troubles de l'intestin. Les premières amygdalites surviennent à l'âge scolaire : l'enfant "avale" mal d'aller à l'école ou "digère" mal la séparation avec la famille.

 

L'œsophagite

Névrose œsophagienne provoquant un spasme qui empêche l'absorption des aliments et le vomissement. Cette somatisation est liée à une condition affective qui provoque le dégoût et le rejet de quelque chose. C'est l'ambivalence somatisée entre le "je veux" et "je ne veux pas".

 

La laryngite

Le larynx est le début de l'arbre respiratoire. La laryngite provoque la dysphonie ou l'aphonie. Ce peut être le premier symptôme d'un cancer du larynx ou du poumon par compression du nerf laryngé.

 

S'lil s'agit d'une somatisation, il faut amener le patient à parler ou crier, car il s'en empêche.

 

La thyroïde

Elle est responsable de la vitesse des processus mentaux, de la croissance des os. C'est globalement la glande de la croissance et de la créativité. On a noté que la décharge génitale augmente la sécrétion de la thyroïde.

 

 

L'hyperthyroîdie

Elle est dûe à une hypertrophie de la glande par hyperplasie des cellules de la glande, ce qui entraîne des troubles neurovégétatifs. Il se produit une dispersion énergétique parfois très grave pour la vie. Patient très vif, qui comprend très vite. Tremblements, forte sudation avec tachycardie, insomnie, hyperthermie, amaigrissement. Maladie de Basedow avec goitre et exophtalmie.

 

 

L'hypothyroïdie

Elle se `présente sous la forme de myxœdème avec importante hypertrophie de la glande, sans augmentation des cellules. On assiste à un ralentissement des processus mentaux allant jusqu'au crétinisme. Les hommes hypothyroïdiens sont souvent stériles et les femmes prédisposées à l'avortement.

 

Il semble que la thyroïde entre en action pour un effort prolongé tandis que les cortico-surrénales agissent pour une action rapide et intense.

L'hypothyroïdie est liée à un vide intérieur qui induit une insécurité profonde.(sujet borderline avec tendance à la dépression psychotique).

 

La maladie de Basedow

La thyroïde, sous l'influence de la thyréostimuline qui provient de l'hypophyse, produit de la thyroxine. Le stress, la menace sont perçus par le ler niveau qui comporte l'hypophyse. La surcharge de l'hypothalamus entraine celle de l'hypophyse et provoque l'hypersécrétion thyroldienne. En effet, dans les situations de menace, il faut agir vite.

 

Cette maladie est donc dûe à la peur mais aussi à un problème relationnel par rapport à la mère. Le patient a un self-control très puissant de peur de perdre l'affection de sa mère. Pour les femmes, il s'agit surtout de la peur de la maternité et de ne pouvoir gérer le rôle de mère.

 

La condition de stress doit être contrôlée par le cou qui, lui, se décharge sur la thyroïde à travers le sympathique et le cœur (tachycardie).

 

L'hyperthyroïdie peut apparaitre suite à de grands bouleversements dans la vie et des responsabilités accrues. C'est l'image d' « être pris à la gorge » -  le goitre est une fuite dans la maladie. On trouve alors une pathophobie (peur des maladies) ou la dérision par rapport à la maladie, même grave. Les diarrhées correspondent à "l'évacuation" du parent incorporé. L'excitabilité est sans but, sans objet. Ce patient est persuadé de ne pas avoir reçu de l'affection de ses parents, et il se sent coupable de leur en vouloir.

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Rédigé par lobsang sonam

Publié dans #Connaissances pour thérapeutes

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Publié le 23 Avril 2009

D : Les pathologies du 4ème niveau

 

C'est la partie du corps qui comporte le coeur, les poumons, les muscles intercostaux, les bras, les grands pectoraux et les deltoïdes. Il faut cependant bien garder présent à l'esprit qu'il n'y a pas de scission très marquée entre les 3ème et 4ème niveaux.

 

La cuirasse du 4ème niveau est très difficile à dissoudre comme pour le 3ème niveau. La cuirasse thoracique s'installe sous la forme d'une attitude en inspiration permanente. Le thorax est figé avec une respiration superficielle. L'inspiration est en effet la méthode la plus efficace pour contenir les émotions. A ce niveau, la cuirasse exprime la réserve, la maîtrise de soi, l'immobilité et la contrainte. Elle renforce et imite la cuirasse du cou pour exprimer le dépit et l'obstination.

 

Les biopathies qui proviennent de ce niveau sont très dangereuses puisqu'elles interessent les poumons et le muscle cardiaque.

 

Les émotions liées à ce segment sont la rage, la crise de larmes, les sanglots ravalés, les nostalgies "dévorantes". Ce niveau est aussi celui de l'identité (du moi) comme de l'identité immunitaire par rapport au thymus.

 

L'individu cuirassé au 4ème niveau est embarrassé dans ses gestes, il donne une impression hautaine, dure, inaccessible. Il ignore les sensations naturelles, avale sa colère, méprise les larmes qui sont inacceptables pour un homme et marque un "manque de caractère". Ce type de patient décrit la "boule hystérique" qui est un spasme de l'oesophage. L'inhibition de ce segment induit des attitudes de "grasping" au niveau des mains et des bras, comme s'il voulait étreindre ou s'agripper. Les gestes des bras restent libres tant que le mouvement n'implique pas la notion de décision, d'aspiration. Cela peut provoquer des ankyloses des mains et des doigts.

 

Cette cuirasse, chez la femme, se traduit par le manque de sensibilité des seins, l'anorgasmie et le dégoût de l'allaitement.

 

Cette cuirasse est formée précocément en raison de souvenirs infantiles douloureux, de mauvais traitements, de frustration d'amour et de déception par rapport aux parents.

 

Les maladies du thymus

A partir de 3 ans, cette glande a acquis sa taille maximale; elle est proportionnellement énorme chez l'enfant, puis s'atrophie lors du vieillissement.

 

Le thymus est le point de départ des lymphocites et c'est là qu'ils apprennent à reconnaitre les cellules de l'organisme et les antigènes. Le thymus différencie le soi du non-soi, il est le gardien de l'identité biologique. Comme pour les empreintes digitales, chaque personne, par cette glande, est unique et différente. Ce n'est pas un hasard si le SIDA atteint des sujets qui ont une identité biologique faible ou fausse (les homosexuels).

 

La myasthénie : liée au thymoma (cancer du thymus)

Asphyxie du nouveau-né : peut-être dûe à une compression de la trachée par une hypertrophie.

L'hypothymisme : on trouve une anticipation ou un retard de croissance, une fragilité osseuse, un amaigrissement, un ralentissement mental et une spasmophilie (hyper excitabilité musculaire)

L'hyperthymisme s'accompagne d'une croissance précoce du squelette, d'un hyperthyroïdisme et de manifestations neuro-végétatives et para sympathicotoniques.

 

 

D'une façon générale, le sujet hyper ou hypothymique présente une hypertrophie des organes lymphatiques : rate, ganglions, amygdales. La peau est pâle, les tissus mous, le rachitisme fréquent.

 

Les pathologies du thymus signent en général une grande ambivalence entre soi et non-soi, donc de l'identité. Le thymus est lié chez l'homme à son côté féminin, et inversement chez la femme.

 

Les pathologies du cœur

 

C'est un muscle qui est très connecté au S.N.A. Il est soit dilaté, soit contracté. Il est compris dans le médiastin, il est recouvert d'une membrane, le péricarde et l'intérieur est tapissé de l'endocarde. Le coeur est très lié aux émotions.

 

La névrose cardiaque

Douleur rétrosternale, respiration irrégulière, palpitations. Les extrémités sont chaudes ou froides. Il n'y a pas de perturbation de l'ECG, ou de signe en faveur de l'angor ou de l'infarctus. Psychologiquement, le sujet s'identifie affectivement avec un être cher qui est mort d'une maladie cardiaque. Typiquement, cette névrose augmente lorsque l'on évoque l'hérédité. L'attitude thérapeutique doit être très ferme : "ce n'est pas grave".

 

L'angine de poitrine

Elles touchent la quasi-totalité des personnes qui sont hyperactives, compétitives, avec une tension artérielle élevée. Le carriérisme et l'arrivisme sont des facteurs de société responsables des maladies du coeur. Ces personnes sont très adaptables et pragmatiques par rapport au technicisme, compulsives dans le travail, avec l'impression de n'en avoir jamais fait assez. Elles veulent être sans reproche et recherchent la perfection. Elles s'identifient à leur travail et verbalisent très difficilement en thérapie.

 

Le désir de perfection est plus fort que les sentiments. S'il se présente un conflit entre les deux, cela provoque l'anxiété, l'agressivité. Ces patients sont d'une grande immaturité affective. Leur éducation leur a enseigné que le devoir est plus important que le plaisir. Ils sont d'une grande réserve avec des difficultés à s'extérioriser. Ils ont de très fortes fixations orales et compensent avec le tabac, l'alcool. Ils sont prédisposés au diabète et à l'obésité. Les fixations anales induisent la rigidité, la parcimonie voire l'avarice, le goût de la collection.

 

La sexualité est secondaire en raison d'un puissant self-control ; ce qui favorise périodiquement des explosions de colère destructrice par, rapport à l'objet aimé. Ils obtiennent des réalisations et de grands succès. Leur vocabulaire est riche des mots "conquête, indépendance, réussite... Extérieurement, ce sont des personnes solides, calmes mais quand elles décompensent, c'est un véritable écroulement.

 

L'infarctus

C'est l'aboutissement de l'angine de poitrine. Le profil psychologique est le même. Mais ce qui déclenche l'infarctus, c'est un conflit intérieur avec une attente qui n'est jamais satisfaite. La personne qui fait un infarctus est agitée, demande de l'aide. Dans les mois et les années qui précèdent, le malade est dans un état de sympathicotonie; il est en alerte, ce qui provoque un déséquilibre neurovégétatif. C'est une personne résignée, qui a renoncé à lutter contre l'anxiété. En terme reïchien, la base psychologique est dépressive, avec hypo orgonie de la bouche et hyper orgonie du thorax. En améliorant l'hypo orgonie de la bouche, on améliore la dépression.

N.B.: la sexualité est très importante pour ces personnes et doit être encouragée, car elle stimule le parasympathique et favorise le flux du sang vers le muscle cardiaque.

 

Les pathologies du poumon

 

Il y a un rapport entre respiration et autonomie. Dans la tristesse, la respiration diminue, dans le plaisir, elle augmente, dans l'anxiété elle diminue, plus exactement, le malade inspire plus qu'il n'expire.

 

Les bronchites et les pneumonies

Ce sont des décharges énergétiques dûes à l'ambivalence d'un sujet dépressif et anxieux qui est impuissant à changer une situation existentielle.

 

La tuberculose

C'est une somatisation influencée par des facteurs socio-hygiéniques ; La primo infection passe inaperçue. On parle de fièvre de croissance. Cela signe une condition psychique difficile pour l'enfant, compensée par l'activité immunitaire du thymus. La guérison est seulement clinique, car le B.K. reste "emmuré". Et si au cours de l'existence, il y a des conditions favorisantes, la tuberculose réapparait au niveau des os, des glandes etc ... La tuberculose correspond à un blocage des poumons et du ler niveau qui rend l'hypophyse inefficace et les défenses inexistantes.

 

Le tuberculeux est d'une tritesse profonde et ancienne. Sa maladie est le résultat de la lutte entre la tendance dépressive et la résignation temporaire. C'est une automutilation qui signe le caractère masochiste de cette personnalité narcissique et ambivalente qui a un grand besoin d'amour. Pour traiter la tuberculose, il faut faire disparaître le côté dépressif par une activation douce du diaphragme.

 

L'asthme primaire et secondaire

L’asthme cardiaque : lié à l'insuffisance cardiaque

L’asthme rénal : l'accumulation de toxines dans le sang qui est limitée ou éliminée par une hyper oxygénation.

L’asthme bronchique (nous en parlerons plus loin)

 

Les pathologies du sein

 

Le facteur narcissique est extrêmement déterminant dans les maladies du sein.

 

Les mastoses et mastites

Ce sont des expressions de stagnation énergétique dans le muscle grand pectoral. Les mastites notamment recèlent la peur que le sein soit abimé par l'allaitement. Le mamelon est très sensible par le biais du muscle papillaire qui permet son érection quand le bébé approche la bouche. Si le muscle papillaire est atonique, le mamelon est rentré, ce qui empêche l'allaitement. Il s'agit de femmes jalouses de leurs seins avec une forte assimilation au pénis. Il arrive dans ce cas que le lait soit amer (forte concentration de bilirubine hépatique dans le lait) et le bébé refuse l'aliment. La présence importante de bilirubine dans le sang signe des femmes coléreuses.

 

Le cancer du sein

Il est aussi très lié au muscle grand pectoral et au narcissisme. En Occident, le sein est à la fois le symbôle de la féminité et de la reproduction. Il est chargé d'un très fort contenu sexuel et fantasmatique. A ce titre, il est un argument de séduction et d'esthétique très investi par les femmes. Toute intervention sur le sein est vécue comme une atteinte à la féminité et plus profondément à la personnalité même. Au-delà de la signification du cancer, ces interventions recueillent les peurs liées à la castration, à la dissolution et à la perte. La réaction peut être agressive et revendicative par rapport au chirurgien et aux paramédicaux - " J'étais mieux avant, maintenant j'ai mal et j'ai peur ".

 

On voit certaines femmes mammectomisées se réfugier dans la négation, le refus de voir la cicatrice, la dépendance aveugle par rapport au mari et à la famille. Nous trouvons dans ce cas des femmes enfants immatures.

 

E :Les pathologies du 5ème niveau

 

La névrose gastrique se rapporte à l'estomac. La symptômatologie gastrique répond à une façon inadéquate de manger, mastication incomplète marquant la précipitation et le manque de modération. C'est la manifestation d'un conflit affectif avec prédominance de l'anxiété et de la culpabilité.

 

Les pathologies de l'estomac

 

La gastrite hypo-acide

Elle dénote une tendance dépressive. Le sujet se fatigue facilement. Il s'agit d'une base fréquente de cancer de l'estomac.

 

La gastrite hyperacide

C'est la base de l'ulcère. Il s'agit de sujets qui répriment leur tendance à fuir les responsabilités. Il y a un conflit avec le Moi adulte qui provient d'une dépendance infantile niée. En réponse, le sujet se surcharge de responsabilités.

 

L'ictère acide gastrique

Gène légère après le repas avec acidité, éructation jusqu'au vomissement - perte d'appétit. Cette pathologie est influencée par le chagrin, les peurs, les querelles, les bouleversements économiques. Il s'agit de patients qui ont un besoin impérieux de repos et de sécurité. Il suffit parfois de vacances dans un milieu serein pour faire disparaître le symptôme mais le conflit persiste.

 

L'ulcère

On trouve, à la base, des causes affectives. Nous sommes en présence d'une personnalité agressive, bagarreuse, très active qui considère les épreuves de la vie comme des obstacles à surmonter systématiquement. Pour les hommes, il y a toujours le refus de leur côté féminin. Ils sont de type oral, longilignes, très agressifs avec une ambition exagérée d'indépendance. Ils refusent l'aide des autres. Ils se chargent de toutes les responsabilités en réaction au sentiment de dépendance. Car ils ont très profondément une attente de prise en charge et un besoin réprimé d'amour. Ces sujets n'ont pas honte de demander de l'amour, mais s'ils en sont frustrés, ils évoluent vers l'ulcère puis le cancer.

 

On trouve deux cas l'indépendance exagérée ou la dépendance parasitaire. L'activité gastrique augmente avec la peur de perdre la relation de dépendance. Dans la relation médecin-malade, l'ulcéreux demande du maternage. En thérapie, il faut le gratifier avec tact. L'agressivité et la rancune accélèrent le passage de la nourriture à travers l'estomac.

 

D'autre part, le désir d'être aimé se transforme en un besoin d'être nourri. Les malades d'ulcère mangent en permanence. Ils ont un besoin de satiété qui correspond à une tension chronique localisée dans le diaphragme, avec une prévalence neurovégétative parasympathicotonique. Le système orthosympathique est stimulé (+++) puis se paralyse et laisse tout le terrain au parasympathique.

 

• L'ulcère déclaré permet le repos et l'éloignement de la lutte (dans les suites, hémorragie gastrique, perforation de l'estomac...).

  • L'ulcère du duodénum - acidité +++ la nuit
  • L'ulcère de l'estomac - acidité +++ le matin.
  •  

 

Les pathologies du pancréas

 

Le diabète sucré

Parmi les nombreuses formes de diabète, cette forme est d’origine pancréatique.

Le diabète sucré suppose des prédispositions héréditaires qui peuvent s'exprimer sous l'effet d'un stress prolongé par des frustrations orales très précoces. On retrouve fréquemment dans l'interrogatoire médical une faim insatiable. Le diabète sucré est souvent lié à des comportements alimentaires pathologiques, car la nourriture traduit la relation mère-enfant dans ses composantes sexuelles, agressives et narcissiques. Il est souvent observé une tendance à l'obésité et la boulimie.

 

Les mères des diabétiques sont fréquemment décrites comme hyperprotectrices, sans que l'on puisse bien définir s'il s'agit d'un facteur favorisant ou bien du résultat des angoisses de la mère face à la maladie de son enfant. Il semble pourtant que la frustration orale peut signifier un mauvais contact entre la mère et son bébé, soit par refus d'allaitement, soit par rejet anxieux de l'enfant (lait amer), soit par sevrage brutal.

 

La pathologie sexuelle est fréquente. 50% des hommes diabétiques présentent une impuissance partielle ou totale par neuropathie ou vasculopathie. On estime, d'après certaines observations que 40% de ces cas sont d’origine psychologique en raison des tendances dépressives qui accompagnent les maladies somatiques chroniques.

Les diabétiques se montrent volontiers compétitifs, ambitieux pour compenser leur sentiment d'infériorité: La dépressivité est très forte et peut facilement se déchainer en cas d'échec dans les ambitions.

 

Les pancréatites

Elles révèlent souvent un alcoolisme et les troubles du comportement qui s'y rattachent.

 

Les pathologies du foie

D'une façon générale, elles sont en relation avec des affects, des souffrances psychologiques. Il s'agit, dans ce cas, de troubles fonctionnels réactionnels. Les maladies plus graves (stéatose, cirrhose, cancer hépatique) sont le résultat d'infections, d'inflammations chroniques dûes à l'intoxication médicamenteuse ou alcoolique.

 

Le dysfonctionnement de la vésicule biliaire est lié au blocage d'émotions. La colère inhibe la production biliaire tandis que la joie, l'anxiété et la dépression augmentent cette sécrétion.

 

Les pathologies du 6ème niveau

Le 6ème niveau est un niveau de transition avec le bassin. Il est le correspondant sous-diaphragmatique du thorax. Le niveau abdominal est donc en rapport étroit avec le diaphragme qui est lui-même très lié à la bouche (oralité). Les troubles gastro-intestinaux sont de fréquentes expressions de maladies psychosomatiques. Ceci se rattache à l'importance majeure du tube digestif dans la relation initiale entre la mère et l'enfant. Le tube digestif est le premier moyen de communication de l'enfant dont la mère s'occupe tout naturellement avec l'alimentation, la digestion et la défécation. Il est notable que l'enfant place, de façon diffuse, toutes les douleurs "dans le ventre".

 

Les symptômes hypocondriaques s'accompagnent fréquemment de troubles dépressifs liés à la perte, à la déception, au découragement. Les douleurs vagues décrites peuvent être aussi l'équivalent de la dépression masquée.

 

Ainsi, autour de satisfactions orales et à travers sa fonction digestive, le bébé organise des rapports d'amour et de haine avec le monde. Il ingurgite ce qui lui semble bon et satisfaisant et rejette ce qu'il considère comme mauvais. Le langage courant exprime cette fonction d'ingurgitation ou de rejet : un bébé "à croquer", une attitude " à vomir "... L'agressivité orale ou l'attachement affectif se manifestent aussi par des métaphores "dentaires" avoir "du mordant", "ronger son frein", "être mordu pour...".

 

C'est au 6ème niveau que l'on trouve la fonction digestive basse et excrétoire. Les intestins et les reins se trouvent inclus dans ce niveau. L'évacuation des déchets jusqu'à trois ans est liée à l'idée de garder ou de donner. Cette fonction se calque aussi sur les tendances à l'hostilité, à l'agression, la destruction et la volonté de souiller.

 

Lors du sevrage, le bébé perd le plaisir d'être satisfait oralement. La zone de l'anus est alors investie dans sa fonction de continence et la capacité de retenir. D'autre part, l'éducation des sphincters signifie une perte d'autonomie de l'enfant qui doit se plier aux attentes des parents. Ceux-ci encouragent souvent trop précocément la propreté de l'enfant qui acquiert une hypertonie de la musculature volontaire du périné, car le contrôle automatique neurovégétatif n'est pas mature. Cette hypertonie du périné entraine des troubles intestinaux terminaux et sexuels.

 

L'apprentissage précoce de la propreté est stimulé par des gratifications : bonbons, félicitations... De cette façon, l'enfant donne de la valeur à ses selles.

 

Puis celles-ci se transforment en objet de dégoût, de mépris. Ce qui explique la translation de la valeur des excréments vers l'attachement à l'argent, aux objets ("la collectionite"). Les selles représentant donc les tendances à donner ou à retenir, il est clair que la pathologie intestinale sera très significative du vécu du patient.

 

 

Les travaux de GRACE et WOLFF ont mis en évidence deux types de réponse du colon aux stress et aux émotions .

 

- des réponses hyperdynamiques (parasympathique) avec diarrhée.

- des réponses hypodynamiques (orthosympathique) avec constipation.

 

Les premières accompagnent les tensions émotionnelles, l'angoisse et l'agressivité (expériences de KARUSH, HIATT et DANIELS).

Les secondes sont en rapport avec la peur d'une agression, avec un sentiment de défaite.

 

Les maladies des intestins

 

La constipation

Elle est polyétiologique. Dans les cas de constipation fonctionnelle, les patients sont fatigables, souffrent de maux de tête et de tendances hypocondriaques. Ils ne veulent rien changer dans leur vie, afin de maintenir une situation acquise. Ces sujets sont extrêmement préoccupés par la propreté, ce qui camoufle leur tendance agressive et la peur de se salir, au sens propre comme au figuré. Ces patients "tiennent bon" et manifestent une grande resistance en thérapie, mettant les soins en échec plus ou moins longtemps.

 

La constipation est sans doute liée à une fixation anale, où les solutions passent par la "retenue", la rétention. Ces personnes ont souvent eu une mère exigeante qui a recherché pour son enfant un contrôle précoce des sphincters pour obtenir la propreté.

 

La personne constipée n'attend rien des autres et donc ne veut rien donner. On trouve fondamentalement un mépris envers l'humanité et une agressivité réprimée. On constate une forte implication du S.N.A. et du diaphragme dans la problématique de la constipation.

 

Les travaux de Grass, Wolf et Wolff démontrent que le colon est réactif au stress en augmentant son péristaltisme ou en le diminuant.

 

Les diarrhées

Si l'on élimine les symtômes de maladies organiques, les: diarrhées sont une réponse à une angoisse aigüe, dans des situations de grande demande extérieure que ne maitrise pas le patient. Les diarrhées sont une façon de se déculpabiliser.

 

La colite spasmodique

 

Cette pathologie est liée à une dépression, à des déceptions multiples et une insatisfaction profonde. Le sujet se trouve affecté d'un manque de perspective et du sentiment qu'il y a une part de méchanceté en lui. Il s'agit le plus souvent de femmes à structure compulsive - obsessionnelle, avec des composantes masochistes et dépressives.

 

La recto-colite hémorragique

C'est l'une des maladies psychosomatiques les plus graves, On a pourtant évoqué l'influence de facteurs héréditaires, La R.C.H. affecte des patients avec une personnalité particulière. On rencontre fréquemment, dans l'histoire des patients, la perte d'une personne très importante, et/ou des crises de rage.

 

Les malades fonctionnent sur un mode obsessionnel, très sensible au rejet et à l'hostilité des autres. Ils présentent des traits paranoides. Ils sont très passifs et dépendants, répriment leur agressivité et leurs émotions. Pourtant, tout leur comportement est fortement émotionnel. Ils ont une relation symbiotique avec la mère. Celle-ci est de type autoritaire, soupçonneuse, moralisatrice, rigide, punitrice et froide. Ces patients ont une structure compulsive-obsessionnelle, se préoccupent des mauvaises odeurs, des soins corporels, de la salubrité des logements, de l'environnement. Leur sexualité est faible et vécue comme quelque chose de "sale". Le rapport avec le conjoint est de type fraternel.

 

L'appendicite

Celle-ci touche l'appendice, riche en tissus lymphatiques. C'est l'équivalent de l'amygdale pour l'intestin et son inflammation est analogue. Il y a un danger d'extension de l'infection au péritoine (péritonite). La réaction du péritoine est un élément clinique capital, avec la fièvre et le mauvais état général du malade, pour poser le diagnostic d'appendicite. Il est notable que le nombre des appendicites nécessitant une intervention chirurgicale a été, par le passé, très nettement surestimé. Selon Harding, après examen histologique, 50% des cas ne relevaient pas de la chirurgie. Il s'agissait à l'évidence de troubles fonctionnels. Ces cas sont entre autre, une indigestion nerveuse pour des patients qui reportent sur le colon, un sentiment de culpabilité, une ambivalence affective, tout cela lié à une fonction sexuelle du 7ème niveau niée.

 

Ces patients ont été souvent élevés dans un déficit de chaleur affective, avec une valorisation du devoir, de la responsabilité et de l'autonomie précoce. Ils retiennent leurs affects douloureux, ont très peur de se tromper et considèrent l'amour comme une soumission. Ils sont méfiants, très critiques et portés à une vie solitaire. Ils résistent fortement aux changements et ils répondent par des réactions et des décisions rigides qui résolvent, seulement en apparence, le problème de l'ambivalence entre donner et retenir.

 

7ème niveau : le segment pelvien

 

La cuirasse pelvienne comprend tous les muscles et viscères du bassin, les muscles du bas ventre, les adducteurs, les fessiers. Tous ces muscles sont douloureux sur un bassin en antéversion qui exprime le retrait, le refus. Le bassin retient une forme particulière de colère et d'angoisse due à l'insatisfaction sexuelle qui pousse l'être humain à se procurer une satisfaction dénaturée et frustrante par la force et la compulsion.

 

Il doit "aller au bout" comme le souligne REICH, sous cet aspect sadique - le plaisir inhibé se transforme en colère et la colère inhibée en spasmes musculaires. Du dépit et de l'insatisfaction que tire l'être humain de telles relations découle le mépris du pelvis, de ses organes, de ses fonctions, de la sexualité et au-delà du partenaire sexuel.

 

La quasi totalité des injures font référence à ce niveau, ses organes, ses fonctions et la façon de vivre sa sexualité.

Les pathologies de ce niveau sont de nature hystérique, souvent en rapport avec la difficulté de résoudre l'Oedipe.

 

Ce niveau comprend tous les muscles du bassin et les membres inférieurs. Les muscles de ce niveau les plus fréquemment touchés par les blocages sont : l'obturateur interne, le pyramidal du bassin, l'ischiococcygien, le releveur de l'anus.

 

Pour l'école Reichienne, le deuxième siège du SurMoi, lié au jugement des autres, est situé à ce niveau, dans les adducteurs des cuisses (les gardiens de la virginité).

 

Le bassin bloqué est placé en antéversion, provoquant une cambrure des lombaires exagérée. Le retrait du bassin exprime la peur de la castration et s'accompagne de l'hypertonie des fessiers et des adducteurs. La rigidité de ce segment est dûe à une éducation moraliste, qui a coupé la personne de ses sensations. Le 7ème niveau est décrit, dans ce cas, "mort" ou "vide". Le blocage du bassin est toujours secondaire, jamais primaire ni principal, car les interdits d'ordre sexuel transitent d'abord par les premiers niveaux en les bloquant plus ou moins intensément.

 

En végétothérapie, on travaille ce niveau en dernier, lorsque le patient atteint un stade de maturation de type hystérique. L'école Reichienne considère que le caractère hystérique est le plus proche du caractère génital. C'est pour cette raison que la végétothérapie veille à le canaliser plutôt qu'à le réprimer, comme cela est fait classiquement.

 

Se manifestant en fin de thérapie, la situation hystérique , si elle est la plus simple à traiter, est souvent la plus longue. L'hystérique, en effet, trouve de multiples solutions pour s'évader et esquiver les implications de.la thérapie.

 

La personnalité de l'hystérique

Le blocage du bassin peut être permanent ou intermittant. La personne change d'humeur facilement et ne garde pas ou peu de souvenirs de son enfance. La sexualité est omniprésente ainsi que l'égocentrisme, avec un Sur-Moi rigide très fort dû à la tension oedipienne qui lui interdit de vivre une sexualité génitale saine. La composante masochiste est très puissante et se matérialise par une agressivité sexuelle importante suivie d'une passivité presque totale dans le passage à l'acte.

 

L'hystérique aime tout ce qui est exaltant et exubérant dans la vie. Il a une imagination très fertile, à la limite de la mythomanie (théatralisme). Il convient d'être très circonspect quand une femme hystérique parle de viol, précisément en raison de cette mythomanie. L'hystérique somatise très facilement car elle fuit dans la maladie, un conflit toujours conscient, à la différence des malades psychosomatiques.

 

Les pathologies du 7ème niveau

 

Les pathologies régionales non génitales

 

Les hémorroïdes

C'est une affection très fréquente. Nous considérons qu'elle est liée au blocage du bassin et l'intermittence des crises, signe le caractère hystérique du sujet. Chez l'homme, cela peut être vu comme une défense anale par rapport à l'homosexualité latente.

 

Les cystites

Elless sont plus fréquentes chez les femmes. En dehors d'infections bactériennes, les phénomènes inflammatoires de la vessie sont des somatisations en rapport avec la culpabilité et les conflits liés à la sexualité. Les troubles de la miction sont déclenchés par des émotions qui nuisent à la capacité d'uriner, en tant que façon "d'évacuer le mal".

 

L'énurésie nocturne chez les enfants

C'est un signe de révolte et d'hostilité contre le manque d'amour maternel. Le lien mère-enfant n'est pas bon et l'enfant préfère se satisfaire que de plaire à sa mère. Il n'est pas rare de voir l'apparition d'une énurésie après la naissance d'un autre enfant. L'ainé manifeste ainsi son vécu d'une perte d'amour.

 

La constipation

Elle est toujours présente dans la névrose hystérique.

 

Les prostatites et l'hypertrophie

En dehors d'atteintes de blennoragies mal soignées, de tuberculose ou de syphilis, elles s'expliquent par la congestion sanguine locale et la stase énergétique qui font suite à des excitations sexuelles non assouvies.

 

Les pathologies liées à la fonction sexuelle et reproductrice

 

La dysménorrhée

Elle s'accompagne de douleur, faiblesse générale, céphalées et troubles gastro-intestinaux. Le sujet est déprimé est instable. La végétothérapie pense qu'il s'agit d'une hyperorgonie (surcharge énergétique) du muscle utérin qui entretient un état de tension très élevé.

Les femmes affectées de ce trouble sont agressives et ont de la rancune envers leur propre sexe. Durant l'adolescence, elles demandaient beaucoup d'affection et de protection. En tant qu'adultes, elles méprisent leur féminité et sont anxieuses. Il n'est pas rare de trouver chez ces patientes un besoin de se venger ou l'idée de devoir souffrir.

On remarque fréquemment qu'un mariage heureux, une grossesse désirée ou une amélioration des relations dans le couple amène la résolution des troubles.

L'aménorrhée

Les règles sont l'expression somatique de la façon dont la femme vit sa féminité. En général, l'aménorrhée est toujours secondaire et sa fréquence est maximale entre 16 et 25 ans.

 

On décrit 3 formes cliniques

 

  • L’aménorrhée avec amaigrissement : dure quelques mois, en rapport avec des traumatismes émotionnels. La femme présente une pathologie obsessionnelle avec une dépression.

 

  • L’aménorrhée avec obésité : elle s'accompagne de boulimie, céphalées, constipation, rétention d'eau et peur de la sexualité.

 

  • L’aménorrhée simple avec troubles neuro-végétatifs : fréquente dans les premiers temps du mariage, pendant les périodes d'examens scolaires ou dans les suites d'un viol.

 

La stérilité fonctionnelle

Il s'agit dans la plupart des cas de femmes "phalliconarcissiques" qui privilégient le succès social par rapport à la maternité ou bien d'attitudes infantiles chez des femmes qui voudraient rester enfant.

Cette stérilité fonctionnelle provient du refus de rapports sexuels pendant les périodes fécondes, de mouvements du bassin interdisant la diffusion du sperme, de la contraction des trompes ou du col de l'utérus provoquée par l'anxiété.

 

Les douleurs du périnée

S'y rattachent les douleurs du clitoris, le prurit vulvaire, les cystalgies, les brûlures vaginales. Il s'agit d'une personnalité hypocondriaque anxieuse, qui réprime une agressivité puissante dûe à la frustration existentielle, la déception de la stérilité, une sexualité décevante, un conflit par rapport au conjoint, ou l'abandon de celui-ci.

 

La dyspareunie (colt douloureux) et le vaginisme

La dyspareunie est due à une contraction des muscles de la vulve alors que le vaginisme est lié à la contraction involontaire du muscle releveur de l'anus, quand le partenaire insiste pour parvenir à la pénétration. Le vaginisme est un symptôme phobique anxieux. C'est la peur qui empêche la pénétration.

 

La dyspareunie est plus conplexe car elle touche des patientes dont l'identité féminine est défaillante et le comportement agressif. Il y a aussi, souvent, une composante organique.

 

L'impuissance fonctionnelle masculine

Elle intervient quand le Sur-Moi impose une sévère censure et que le complexe oedipien n'a pas été dépassé. L'homme cherche alors une épouse "bonne, sérieuse, moralisatrice".

 

 

 

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Rédigé par lobsang sonam

Publié dans #Connaissances pour thérapeutes

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Publié le 23 Avril 2009

 

Alfred Adler est né en 1871 dans une famille juive des faubourgs de Vienne. Dans un contexte très antisémite, il s'évertua à faire oublier ses origines raciales en développant une vie sociale intense. C'est un enfant affectueux avec ses frères et soeurs plus jeunes, tandis qu'il a de très grosses difficultés relationnelles avec son frère aîné. Il est décrit comme un bon camarade établissant facilement des liens amicaux avec les autres enfants. Sa santé fragile va l'obliger à compenser ce qu'il vit comme une infériorité, par une adaptabilité importante et un véritable génie dans les relations sociales.

 

Il est naturellement aimé et populaire auprès des personnes et des groupes qu'il fréquente. Après une scolarité sans problème, il entreprend des études de Médecine et se montre particulièrement brillant en biologie et en anatomie. Il exerce un temps dans l'hôpital puis crée en 1898, son cabinet de médecine générale dans un quartier aisé de Vienne. Doté d'un diagnostic très fin et d'une grande humanité, il acquiert rapidement une excellente réputation. Il s'intéresse aux travaux de Janet sur les liens entre la pathologie somatique et le psychisme.

 

Quand Freud publie ses premiers travaux, provoquant scepticisme et moqueries, Adler s'engage aux côtés du psychiatre dans divers articles. En 1902, Adler fait parti du premier cercle de discussion qui se réuni autour de Freud, et il publie en 1907 son premier ouvrage de psychologie : - l’Infériorité des Organes -.

 

Ce traité de psychosomatique, fondé sur des observations psychologiques d'enfants victimes de maladies rénales n'est pas dans la ligne de recherche des Freudiens. D'autre part, Adler se joint aux Viennois pour s'opposer à Freud qui préconise la nomination de Jung comme Président de la Société Internationale de Psychanalyse. Adler, bien que nommé Président de la Société de Vienne, critique vigoureusement la théorie de l'étiologie sexuelle des névroses et propose à la place sa théorie de la protestation virile (désir de la femme de surmonter son handicap vis-à-vis de l'homme). Le conflit entre Freud - l‘aîné - et Adler - le cadet - se fait immédiatement violent et entraîne la rupture en 1911.

 

Après le Congrès de Weimar qui regroupe tous les disciples orthodoxes de Freud autour des bases reconnues et admises du corpus théorique de la psychanalyse, Adler abandonne la pratique médicale et se consacre à la seule psychiatrie. Il prend la tête du groupe des rebelles avec le charisme qui le caractérise et forme le groupe des psychanalystes libres. Il s'entoure d'experts en psychologie, pédagogie, philosophie ou de praticiens simplement curieux dont les centres d'intérêts vont vers le vitalisme de Bergson et les prémices du relativisme (Einstein).

 

C'est en 1912 qu'Adler fonde la psychologie individuelle avec la publication de son principal livre: - Le tempérament Nerveux -

 

Entre 1914 et 1918, il est médecin-major sur le front et, comme être humain comme en tant que Socialiste, il est choqué par l'absurdité et l'horreur de toutes ces souffrances. Dans les suites de cette expérience terrible, il va mettre son savoir et sa pratique thérapeutique au service d'un idéal communautaire qui va englober tous les différents intervenants du corps social (médecins, enseignants, journalistes, psychiatres, conseillers prénuptiaux etc...).

 

Conférencier brillant, Adler va gagner en notoriété mais cela va se faire au détriment de la recherche fondamentale dans la direction qu'il avait lui-même tracée. Son engagement dans les milieux de l'éducation ne fait que croître. Sa renommé devient internationale grâce à de multiples conférences données dans le monde entier. Il crée des consultations spécialisées pour les enfants difficiles et ouvre une école expérimentale dans les quartiers pauvres de Vienne. En 1928, il publie: - La Psychologie des Enfants Difficiles.

 

En 1933, l'arrivée de Dolfüss au pouvoir en Autriche met un terme à l'expérience sociale - démocrate. Adler ne trouve plus les soutiens nécessaires à son action et il se réfugie au Etats-Unis en 1937, avec sa femme et ses enfants pour fuir les Nazis. Il n'en poursuit pas moins ses conférences, et c'est au cours de l'une de ces tournées mondiales qu'il meurt d'une crise cardiaque en Ecosse en 1937.

A: LES APPORTS THEORIQUES

 

La place de la sexualité dans la construction de la personnalité et dans la survenue des pathologies va constituer le principal point de désaccord avec Freud. Par ailleurs, Adler fait une différence entre l'amour et la sexualité alors que Freud les regroupe sous le seul vocable de libido. Ainsi, Adler estime que la seule sexualité au sens où il l'entend, même s'il n'en conteste pas l'utilité, tient une trop grande place dans la théorie freudienne. La sexualité ne doit pas s'envisager en termes de possession mais bien en termes d'usage. Traiter celle-ci comme une entité à part relève de la possession, alors qu'il est plus judicieux d'en faire une action qui se relie à l'amour et au style de vie. Il écrit sur ce sujet qu'il refuse:

 

«D’accepter la doctrine des impulsions sexuelles comme bases de la vie psychique d'un individu névrosé ou normal...Elles ne sont jamais des causes mais forment un matériel élaboré et un instrument du dynamisme personnel de l'individu»

 

L'opposition entre les principes masculin et féminin n'est pas une donnée absolue mais bien au contraire un fait contingent, dans un contexte historique, culturel que le sexe dominant utilise pour son autojustification. Cette opposition n'est qu'un artefact qui résulte de la dynamique infériorité - supériorité. La qualité virile n'est que le moyen dont dispose un sujet pour abolir la distance qu'il perçoit entre ce qu'il est et l'idéal qu'il se fixe. Ceci se traduit chez la femme par la protestation virile.

 

Ainsi les hommes entre eux s'encouragent en flattant leur virilité, tandis qu'une femme voulant établir son égalité, voir sa supériorité par rapport aux hommes va devenir «garçonnière» ou bien si une autre femme va négliger son rapport avec les hommes pour se consacrer uniquement à des tâches d'entretien de la maison, culturellement dévolues aux femmes et aux domestiques (voir les esclaves). Les troubles névrotiques se trouvent donc analysés, dans cette optique, en fonction du complexe infériorité - supériorité. Ce qui motive le trouble, c'est la peur de l'échec, de la perte de prestige ou de dignité toujours péniblement acquis. Ce sentiment de faiblesse, qui est fondateur dans la relation mère - enfant, se traduit par une violente hostilité, une dévalorisation et du ressentiment à l'égard de l'autre.

 

Adler explique l'homosexualité, en partant du constat que le jeune enfant est naturellement ambivalent: c'est l'état d'incertitude hermaphrodite où tout être humain garde des traces de l'autre sexe. L'homosexualité n'est donc pas due à la mauvaise résolution de l'Oedipe mais plutôt à un psychisme inadapté qui risque de conduire à la névrose, car le sentiment d'infériorité qui en résulte va nécessiter de coûteuses sur - compensations énergétiques.

 

Cela équivaut à une négation de l'Oedipe même si Adler fait des observations très proches de celles de Freud.

 

«Ce n'est au fond qu'une représentation imagée, le plus souvent dépourvue de toute coloration sexuelle, de l'idée que le sujet se fait de la force masculine, de la supériorité du père sur la mère....L'enfant prédisposé à la névrose a des désirs illimités. Mécontent de la trop grande distance qui le sépare de son idéal de personnalité, il en vient quelquefois à concevoir des désirs sexuels à l'égard de sa mère, ce qui prouve l'énorme degré de tension que représente sa volonté de puissance.»

 

B : LES LIENS ENTRE SOMA ET PSYCHE

 

Adler dit qu '

 

«Etre un homme, signifie posséder un sentiment d'infériorité qui exige constamment sa compensation»

 

Il a très tôt, le sentiment que des mécanismes intérieurs et propres à l'individu, expliquent pour une part les pathologies et il ne se laisse pas abuser par les théories mécanistes fondées sur les découvertes récentes à l'époque, concernant les bactéries et les virus. Adler a bien vu que deux individus soumis à une même exposition microbienne n'ont pas forcément des réactions identiques. La maladie, face à une infestation par un germe n'est pas, et de loin, la règle. La réponse à une agression du milieu extérieur semble, au contraire sous l'influence d'éléments subjectifs propres au sujet lui-même.

 

Pour autant, Adler ne franchit pas le Rubicon en poussant à son terme l'hypothèse psychosomatique; a savoir que l'esprit gouverne la matière et donc lui préexiste. Il reconnaît l'extrême complexité de l'homme qui n'est pas un simple amas de cellules,mais une unité fonctionnelle organisée en systèmes respiratoire, digestif, locomoteur etc... sous le dépendance du système nerveux.

 

Dans la conception adlerienne, certains organes sont constitutionnellement plus faibles en fonction de l'individu et affaiblissent le système auxquels ils appartiennent, ce qui va provoquer une prédisposition à telle maladie ou telle autre. Il manque, à l'évidence à cette théorie, l'explication rationnelle du pourquoi d'une faiblesse de tel organe .Et l'explication par la génétique se révèle insuffisante car les deux réponses possibles ne sont pas satisfaisantes:

 

Ø  Si l'on invoque le hasard, comme cause de la défaillance d'un organe ,nous sortons d'une démarche scientifique pour entrer dans un comportement magique: Comment quelque chose pourrait il être créer à partir de rien? Comment une constitution physique pourrait être créer sans cause?

 

Ø  Si l'on se réfère à la génétique, une faiblesse d'organe chez un  individu pourrait être attribuer à une faiblesse transmise par l ‘un des parents ou les deux. Pour autant la question de la cause reste posée, sauf qu'elle s'applique cette fois aux parents.

 

Cette critique ne s'applique pas seulement à la thèse adlérienne, mais bien à toute la théorie psychosomatique qui ne va pas au bout de la logique, qu'elle s'est d'ailleurs elle-même fixée. Nous parlons bien de médecine psychosomatique montrant ainsi la primauté du psychique dans l'étiologie de ce type de pathologie. Nous devons reconnaître à Adler, qu'il a toujours reconnu l'hérédité et le milieu comme des facteurs secondaires dans la problématique humaine et que c'est le psychisme qui est déterminant et plus particulièrement la motivation qui naît de la confrontation au modèle à imiter.

 

C'est autour de ce modèle à imiter que l'enfant va construire son cadre de référence et ses repères en évitant soigneusement les domaines où il se sent faible et en favorisant ses points forts.

 

L'enfant construit un «cadre d'aperception» qui est un référentiel de compréhension du monde,  en rapport duquel, toutes les expériences vécues par l'enfant doivent concorder. Ce qui se joue alors est l'établissement d'un équilibre délicat entre un modèle comportemental et les nécessitées de l'adaptation aux données du réel.

 

La névrose naît des dissonances entre le principe directeur authentique de l'individu - son projet de vie - le principe directeur fantasmatique c'est à dire la construction imaginaire qu'il fait du monde et la lecture orientée de ses expériences et le principe de réalité. Cette motivation propre au sujet - principes directeurs authentique et fantasmatique - va constituer la «loi dynamique» de celui-ci - son comportement singulier.

 

Si l'individu dès le plus jeune âge, est en situation de prendre peu ou prou en compte le réel, il va être adaptable. Au contraire, s'il se trouve dans l'incapacité de se confronter à la réalité, sa dynamique va tout naturellement le conduire à une aperception croissante des données objectives de l'expérience. Il sera donc conduit à choisir des comportements de plus en plus stéréotypés mais aussi inadaptés aux conditions extérieures.

 

L'apparition du délire trouve sa source dans l'interprétation des faits ,à la fois erronée, rigide et inébranlable. Cet aspect inébranlable découle de la sécurité illusoire que l'individu tire des croyances qu'il s'est construit. Le monde autour de lui n'est qu'une construction fantasmatique qui justifie l'homme. Si le modèle est remis en cause, c'est l'individu qui s'effondre.

 

En tout état de cause, Adler montrent que l'individu utilise «un jargon des organes» pour exprimer les souffrances de l'esprit au travers de l'organe faible. La faiblesse appelle la compensation, ce qui existe déjà physiologiquement. Les organes uniques grossissent pour augmenter leur efficacité (hypertrophie cardiaque), les organes pairs comme les reins se suppléent quand l'un des deux devient défaillant. Le même processus existe au niveau psychologique et comportemental qui voit des personnes défavorisées (laideur, handicap physique etc...) développer des capacités, des dons, des aptitudes qui les conduisent à dépasser en réussites et réalisations, le commun des hommes.

 

Adler va rapporter ces faits au contexte familial qui entoure l'enfant et va déterminer plusieurs formes du sentiment d'infériorité.

 

C: LA NEVROSE: PATHOLOGIE DE L'ADAPTATION

 

Trois principes fondamentaux focalisent les difficultés de l'existences:

 

Ø  la vie en commun

Ø  le travail

Ø  l'amour

 

Le thérapeute adlérien considère chacune de ces données comme des événements naturels de l'existence que chacun expérimente et non pas comme des manifestations éventuelles des instincts grégaire, alimentaire et sexuel. La façon dont le sujet résout les difficultés liées à ces situations est symptomatique de sa propre loi dynamique. Il faut qu'à chaque étape de son évolution, l'enfant puis l'adulte transforme son complexe d'infériorité en complexe de supériorité.

 

Ce mécanisme consiste à anticiper son infériorité, en quelque sorte de prendre de l'avance dans les domaines communautaire, du travail et de la sexualité. Cette lutte contre la faiblesse est totale et permanente: c'est le vrai moteur de l'évolution. Il arrive parfois que le processus échoue d'emblée ou que la personne, à un moment donné ne puisse plus surcompenser son infériorité. Adler attache donc une très grande importance à la façon qu'à une personne de s'adapter aux situations test de l'existence.

 

·      naissance d'un nouvel enfant dans la famille pour un aîné

·      adolescence et puberté

·      premières relations sexuelles

·      mariage

·      deuils

·      ménopause etc. .....

 

l'inadaptation de la réponse se caractérise par trois types principaux d'échecs.

 

1 : l'enfant aux organes défectueux

Il vient au monde avec un handicap qui ,s'il n'est pas compensé va amener un retard mental, le boulet étant trop difficile à tirer, la compensation est impossible.

 

2 : l'enfant sur - protégé

Il se centre uniquement sur lui-même et ne fait pas l'apprentissage des nécessaires adaptations au principe de réalité. Son égocentrisme le maintient dans une situation de sujétion par rapport au modèle maternel et, adulte, il sera incapable de se montrer autonome et authentique. Il reproduira dans sa relation aux autres, par la soumission, son complexe d'infériorité infantile. Avec l'arrivée d'un bébé dans la famille, le premier enfant choyé peut, si les parents n'y prennent garde, se retrouver dans la situation suivante: c'est a dire celle de l'enfant négligé. L'enfant entre ainsi dans la dynamique de la colère, de la rancune et de l'abandon. Il va se rendre odieux pour ses parents augmentant de la sorte le rejet réel ou supposé dont il fait l'objet.

 

3 : l'enfant négligé

Il n'attend des autres que ce qu'il a reçu des ses parents: à savoir l'indifférence. Il se montre exagérément individualiste et rencontre de grandes difficultés dans la vie en collectivité, dans le travail et ses relations affectives. Ce sujet est conduit par une grande défiance à l'égard de son environnement et tend à exagérer les difficultés, d'où des comportements d'échecs.

 

Nous retrouvons dans ces trois types d'échecs adaptatifs, l'un des postulats d'Adler qui pense que ce ne sont pas les faits qui nous forment mais la coloration que notre conscience leur donne. L'enfant puis l'adulte face à l'expérience ,interprètent l'événement en utilisant l'aperception, c'est a dire qu'ils recherchent et agglutinent les éléments de l'expérience qui corroborent leur a priori. La personne pratique l'art de l'esquive en construisant une situation «bouc émissaire» qui lui permet de s'exonérer de sa responsabilité. Dans cette théorie, les névroses trouvent leur origine dans la sensation d'infériorité, qui n'est pas compensée.

 

Les facteurs sociaux ne sont pas pourtant inévitablement déterministes. Tous les enfants négligés ou surprotégés ne deviennent pas systématiquement névrosés: ce qui est déterminant c'est l'interprétation que la personne élabore à partir des faits.

 

«Ce qui fournit le point de départ de la névrose, c'est le sentiment menaçant d'insécurité et d'infériorité, sentiment qui engendre le désir irrésistible de rendre la vie supportable en lui assurant une direction, source de calme et de sécurité. Ce qui caractérise la névrose c'est l'utilisation incessante et exagérée de moyens psychiques dont dispose...une organisation psychique qui se trouve dans un tel état de tension, un sujet qui cherche avec tant d'intensité à exalter la valeur de sa personnalité que l'adaptation sociale est problématique. L'épuisement qui caractérise la névrose trouve ici son explication» 

A. Adler - l’Infériorité des Organes -

 

Le névrosé, qu'il ait été sur protégé ou négligé se comporte toujours comme un enfant gâté dans la quête perpétuelle d'un intermédiaire capable de lui apporter le dévouement, la consolation et la sécurité que dispense la mère, soit qu'il veuille retrouver ce qu'il a perdu ou qu'il veuille enfin connaître ce qu'il n'a jamais eu. D'autre part, la personnalité névrotique tente de dominer ceux dont elle dépend au moyen de stratégies diverses: chantage affectif, violence, maladie, jérémiades....Tout est utilisé pour attirer l'attention sur lui, mettre en valeur ses succès même minimes, la réussite des autres est vécu comme un échec personnel.

 

Deux grands modèles comportementaux sont utilisés:

la position dominante

 

Elle se traduit par l'agression, les comportements tonitruants, la vantardise, le théâtralisme, les lubies et les caprices, le despotisme.

 

la position victimaire

 

Nous trouvons dans ce registre la culpabilisation de l'autre, la tristesse, la dépression, le chantage au suicide, à la mort ou à la maladie grave (hypocondrie), les pleurs, les lamentations...

 

Dans la névrose, la réalité est édulcorée et travestie au service des fantasmes de l'individu pour éluder tout ce qui pourrait troubler ses certitudes. Cette pathologie se traduit chez la personne par une croyance excessive dans sa supériorité et sa capacité à atteindre des buts idéalisés et irréalistes. Le rapport aux autres et à l'environnement s'effectue avec la problématique omniprésente de la défaite ou de la victoire, des rapports de forces entre le faible et le fort, le subordonné et le supérieur.

 

Pourtant la peur de l'échec est toujours présente et induit des tensions insupportables dont l'origine se trouve dans le conflit entre l'infériorité (réelle ou supposée) et les exigences de la perfection. L'action efficace se trouve le plus souvent inhibée par la crainte de l'échec et le fantasme de la perte de prestige. L'individu auto justifie alors ses velléités et son immobilisme par une défense inextricable organisée autour de «OUI, C'EST CERTAIN..... MAIS.....».

 

Peu à peu, le discours devient totalement inférentiel, voir délirant car l'appréciation que la personne fait de la réussite ou de l'insuccès personnel ou des autres est manifestement coupé de la réalité ou de la critique objective.

 

L'orgueil extrême est le vrai moteur de cette dynamique maladive. Tout est mis en œuvre pour éviter la perte de l'estime de soi et de prestige au regard des autres. Même la mémoire se montre sélective, au service de l'aperception.

 

«La névrose est une tentative d'éviter le plus grand mal et de sauvegarder sa supériorité fictive en excluant la décision de payer le prix par un changement d'orientation»

 A.MEYER - Encyclopédia Universalis -

 

D : LA DEMARCHE THERAPEUTIQUE ADLERIENNE

 

Cette démarche se fixe deux buts principaux:

 

·      Démasquer les alibis, faux-fuyants et trompe-l'œil du patient et lui montrer que parmi les différentes façons de réagir et de s'adapter, il a systématiquement choisi les plus ruineuses en énergie et en souffrances.

 

·      Permettre à celui-ci de prendre confiance et d'établir un rapport plus authentique avec la réalité, en remettant en cause ni plus, ni moins son style de vie.

 

Le psychothérapeute lit dans le corps du patient, au travers de la gestuelle, de la mimique, de ses actions, de son parler, la façon dont le patient construit son unité. Les rêves sont aussi analysés, mais dans une optique qui diffère des interprétations Freudiennes. Dans la théorie d'Adler, le rêve traduit les tendances du principe directeur fantasmatique comme, en quelque sorte une anticipation, un passage à l'acte sans risque. La censure du rêve est une sécurité supplémentaire, l'un de ces alibis au non-agir que le thérapeute traque sans cesse.

 

Le travail psychothérapeutique ne fait pas seulement appel à l'analyse objective et intellectuelle des faits, mais aussi à l'affectif. C'est grâce à cet affectif que l'on pourra déterminer le modèle auquel le sujet se réfère pour se comporter que ce soit par mimétisme ou par opposition absolue. L'anamnèse va montrer en quelles circonstances le patient à adopté ses schémas comportementaux, à quel moment la mémoire s'est faite sélective et sur quels thèmes. L'attention sera portée non pas tellement sur l'histoire que rapporte le patient, que sur l'image subjective qu'il va rapporter, son interprétation et le discours inférentiel qui est accolé à l'événement. Ce qui capital, c'est la première image qui jaillit, fut-elle en décalage plus ou moins manifeste avec l'histoire factuelle, plus particulièrement quand on évoque la position du patient dans la fratrie.

 

La thérapie se fixe de détruire les mécanismes névrotiques et du sabotage existentiel que la personne a mis en place. Le thérapeute ne doit à aucun prix permettre l'émergence de la compétition dans la relation thérapeutique en proscrivant toute attitude dirigiste et la prise de pouvoir, mais il doit aussi se départir de la neutralité prônée par les Freudiens. Son attitude bienveillante, met le patient en confiance et obtient sa participation active au processus de guérison.

 

Cette participation consiste dans la prise de responsabilité individuelle du patient et son engagement dans le domaine social, au service d'une collaboration fructueuse avec les autres.

 

Pour le malade

 

«La névrose est la fuite devant le problème social; un élargissement du sens social assure sa prophylaxie et la condition de sa guérison»

A .Adler

 

E: CONCLUSION

 

Sur la base de cette conception, les travaux d'Adler se sont très naturellement orientés vers la prévention des névroses infantiles par des actions en direction des parents, des enseignants et des intervenants sociaux. Et la banalité contemporaine des propositions d'Adler n'est en fait le résultat de leur pénétration et de l'accueil favorable qu'elles ont reçu dans le domaine de la prophylaxie et de l'éducation.

 

Aujourd'hui l'influence des théories Adleriennes est extrêmement diffuse dans les domaines de l'éducation, de la psychosomatique et de la psychothérapie. Ce qui ne veut pas dire que cette influence soit sans effet, mais que les succès d'Adler ont été tels, que ses conceptions se sont vulgarisées et incorporées dans de nombreux domaines, au point d'oublier que ces apports sont l'œuvre de l'analyste rebelle autrichien.

 

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