Masturbation et mise en place de l'éjaculation précoce

Publié le 28 Mai 2009

La masturbation est encore chargée de gène voire de réprobation. Elle peut sembler le signe d’une immaturité génitale – et de fait, elle peut être un signe d’immaturité. Mais dans l’immense majorité des cas, elle est une caresse que l’on le fait pour soi tout seul, pour un plaisir sans partage et sans l'alibi de la reproduction de l'espèce. La masturbation existe dans le couple et fait partie des caresses normales entre deux êtres qui s’aiment et qui satisfont la scopophilie – plaisir de voir – dans le couple. Combien de couples n'osent pas s'avouer mutuellement, encore moins se montrer, qu’ils leur arrivent de se caresser… en cachette de l'autre, à celui-là même qui partage leur vie sexuelle !

Comme le dit Woody Allen « Si je fais si bien l'amour, c'est que je me suis longtemps entraîné tout seul » et il est vrai que c’est ainsi qu’il faut voir la masturbation pour les femmes comme pour les hommes, loin des malédictions et des divagations de quelques religieux grincheux. C'est une étape très importante dans l'apprentissage de notre sexualité que l’on doit pratiquer sans culpabilité.

C’est un acte naturel qui participe à la découverte du corps et de la sensualité, mais qui malgré tout reste, dans l’esprit de beaucoup, une sexualité adolescente. Un adulte qui se masturbe est considéré avec une certaine suspicion alors que la masturbation quel que soit l’âge, le fait d’être célibataire ou en couple, est un acte sensuel valable et normal sans conséquence pour la santé. La masturbation est d’ailleurs considérée comme la sexualité du célibataire.

La masturbation c’est un savoir que l’on acquiert sur soi et sur son accès au plaisir que l’on pourra ensuite projeter sur un partenaire afin de partager des moments de plaisir avec l’être de son choix.

La masturbation naturelle, sans culpabilité aboutit à l’orgasme qui s’accompagne de la libération d’endorphines (morphines naturelles) dans le système nerveux. On perçoit alors un profond sentiment de bien être et d’euphorie – peut être parfois de courte durée si par exemple la culpabilité réapparait – c’est la dépression d’après coït. Les romains disaient « post coitum animal triste est » Apres le coït l’homme est un animal triste ;

Mise en place de la masturbation addictive

Les jeunes adolescents et des adultes des deux sexes se masturbent parfois dans le seul but d’obtenir cet état d’euphorie pour combattre stress et dépression. Cette masturbation peut devenir compulsive et addictive car le geste masturbatoire peut se répéter plusieurs dizaines de fois en 24h. On peut arriver a une réelle dépendance.

La sexualité masturbatoire n’est plus un acte libre mais elle devient pathologique et préjudiciable pour la vie sexuelle ultérieure. La masturbation addictive est en général de courte durée car ce qui est recherché c’est le flash éjaculatoire ou orgasmique chez les femmes. C’est ainsi que se mettent en place les mécanismes d’une future éjaculation précoce chez les garçons.

Les exercices de masturbation que vous propose le sexothérapeute sont là pour vous rééduquer et vous apprendre a vous déconditionner de l’éjaculation précoce. Il s’agit essentiellement de prolonger la durée de la masturbation entre 15 et 30 minutes, c’est une rééducation sensuelle et éjaculatoire agréable qui s’opposera tout naturellement à votre besoin de masturbation compulsive et vous réconciliera avec tous les aspects de votre corps et de votre sexualité.

Je vous invite à lire l’article que j’ai écrit précédemment sur L’Ode à Brian et si vous souffrez de masturbation compulsive ou d’éjaculation précoce, je vous conseille de mettre en pratique ces techniques avec l’aide de votre partenaire. Très bientôt, je mettrai en ligne d’autres conseils pour vous aider.

 

 

 

 

Rédigé par philippe

Publié dans #pour tout le monde

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Alain 03/12/2009 11:59


Bonjour et bravo pour ce site très éducatif. J'ai la soixantaine et me suis toujours beaucoup masturbé depuis mon plus jeune âge, mais pas de façon compulsive (maximum 5 fois par jour, mais le plus
souvent 2 fois). Mon problème a toujours été le suivant: quand je me masturbais je pouvais faire durer très longtemps la montée vers le plaisir, à volonté dirais-je, alors que les rares fois où
j'ai fait l'amour avec une partenaire j'éjaculais en quelques secondes (2 allers et retours en moyenne!). Mon record d'endurance a dû être d'1 minute. Comment peut-on expliquer cette différence?
Comment peut-on être très endurant en masturbation et éjaculateur (très) précoce en coït? (il m'est déjà arrivé d'éjaculer avant même de pénétrer dans la caverne magique)
Merci si vous avez une explication.


philippe 07/12/2009 10:34


Cher Alain

je t'ai répondu sur le blog car ta question peut servir à beaucoup d'autres personnes

a bientot et merci de lire mon blog

philippe