Quelques notions sur le point G

Publié le par lobsang sonam

Ce que l’on appelle le point G ou point de Gräfenberg est une zone érogène féminine mise en évidence par Ernest Gräfenberg en 1950 pour ce qui est de l’Occident. Cette zone était par contre connue en Inde par le Tantrisme (point G appelé Kanda) et par les Chinois Taôistes. (Point G appelé perle noire)

Cette zone se situe à l’intérieur du vagin dans la paroi antéro-interne du vagin à 4-5 cm de l’entrée du vagin (sensiblement une phalange et demie du majeur). Cette zone d’une surface variable (environ 1,5cm) est légèrement en relief et granuleuse au toucher et permettrait d'obtenir une excitation sexuelle et un plaisir intense.

 Elle augmente de volume en se gonflant - lors de l'orgasme, il peut avoir doublé de volume - .quand elle est stimulée avec un doigt ou avec la verge, en particulier si l'homme pénètre la femme dans la position de la levrette, ou si, dans la position du missionnaire, elle pose ses jambes sur ses épaules.

La stimulation du point G provoque une envie d'uriner, car il se situe en avant de l'urètre, (conduit menant de la vessie vers le méat urinaire). Ce signe disparait ensuite au profit de sensations très voluptueuses. Pour rassurer les dames, il est indispensable de noter qu’une femme ne peut pas uriner pendant son orgasme à moins que le muscle pubo-coccygien soit atteint d’une lésion. Ce muscle se contracte et ferme l’urètre et c’est le même muscle qui se contacte pendant orgasme.

L’existence du point G a été controversée mais les plus récentes découverte histologique semblent confirmer sa réalité anatomique.

Les manuels médicaux d’histologie emploient depuis quelques années le terme de prostate féminine pour désigner les glandes de Skene qui étaient connues mais considérées comme des glandes sans importance, présentant quelques similitudes avec la prostate  masculine mais à l’état atrophique.

Aujourd’hui, on pense que le point G correspondrait en fait, aux glandes de Skene appelées aussi prostate féminine. Ainsi, cette prostate jouerait un rôle important dans le déclenchement de l’orgasme de la femme lors de la pénétration et des mouvements de pression de la verge sur la paroi antérieure du vagin – tout comme la stimulation prostatique lors de la sodomie chez les homosexuels masculins – génère souvent un orgasme et une éjaculation. Cette zone serait, de même, impliquée dans le phénomène de l’éjaculation féminine, apportant ainsi la réponse aux femmes dites « fontaines »  qui présentent une véritable éjaculation lors de l’orgasme, ce que l’on avait, jusqu’à présent, du mal à expliquer.

Anatomie et localisation de la prostate féminine

Cette prostate pèserait environ 5 g et aurait un volume de l’ordre du quart du volume de la prostate masculine. Elle a la même structure histologique (glandes, canaux et muscles lisses), les mêmes secrétions (Psa), les mêmes pathologies (inflammation, prostatite etc.…) que la prostate masculine. Cette notion de prostatite chez la femme peut expliquer certaines brûlures ressenties lors des mouvements de va et vient coïtaux, alors que le gynécologue ne trouve aucune infection vulvaire ou vaginale locale.

La prostate féminine  est située le long de l’urètre très antérieur dans 60 à 70% des cas et dans 10% des cas elle est un peu plus postérieure, correspondant en fait au fameux point G Dans les autres cas elle est plus étalée le long de l’urètre ou à l’état rudimentaire. Cette prostate s’abouche dans l’urètre (près du méat urétral, là où sort l’urine) par des très fins canaux.

Publié dans pour tout le monde

Commenter cet article