Les problemes de la victime d'abus sexuels

Publié le 7 Mai 2009

Problèmes d’ordre sexuel

Par rapport à un panel de femmes qui n’ont pas subies d’abus sexuel, les femmes abusées rapportent que les rapports sexuels dans une chambre éclairée est intolérables, la nudité devant le partenaire aussi. L’acte abusif considéré comme trahison, les victimes ont du mal à faire confiance dans leurs relations avec les autres. L'abus peut briser les espoirs dans des relations pouvant aider la femme à se sentir aimé, protégé et désirée. Les victimes sont vulnérables pour oser se montrer nue dans une relation intime, le risque de trahison est obsédant.

Pour nombreuses personnes abusées sexuellement, la sexualité serait vue comme un fardeau plutôt que comme un moment de plaisir. Les dysfonctions sexuelles sont nombreuses: l'inhabileté à atteindre l’orgasme, éjaculation prématurée ou retardée chez les hommes, relation sexuelle douloureuse, peur de certains actes sexuels, incapacité à se relaxer et à prendre plaisir à l'activité sexuelle, ainsi que l'aversion sexuelle. L'environnement peut entraîner des flash-back qui interféreraient rendre impossible la rencontre intime avec un conjoint. La sexualité devient une source de confusion et serait aussi perçue comme un fardeau ou une agression. Les difficultés sexuelles pourraient se retrouver au niveau du cycle de la réponse sexuelle (pas d’orgasme, absence de lubrification) ou au niveau de l'ensemble de la rencontre sexuelle (peur de toucher, peur de pénétration, etc.)

Un nombre élevé des femmes abusées n’utilisent pas de contraception. En cas d’utilisation de contraception, les victimes préfèrent le stérilet (DIU), alors que les femmes sans histoires d’abus sexuels préfèrent les contraceptifs oraux.

Les partenaires de la personne abusée tentent de s’adapter, entrant à leur tour dans un jeu pathologique : par exemple, aux rejets fréquents de la part de la personne abusée, ils abandonnent leur sexualité, ou pour les hommes, s'exposent à travers des sentiments d'inquiétude, de découragement ou de culpabilité à une perte d’érection, et d’impuissance. Ces dernières réactions, à leur tour, pourraient se manifester sous forme d'anxiété, de dépression et de détresse émotionnelle.

Problèmes d’intimité:

L’intimité, est la capacité d’un individu à s'engager dans une relation concrète. Plus un individu est solide dans son identité, plus il pourra entrer en relation d'intimité véritable. L'abus sexuel et les difficultés d'intimité sont liés : les victimes d’abus sexuel connaîtront des troubles d'intimité profonds, pouvant aller jusqu'à refuser l'engagement dans des rapports potentiellement durables.

Gêne et insatisfaction du corps

Le corps étant le lieu du traumatisme, la victime a la sensation de "saleté" et de honte. L’arrêt de l’abus sexuel ne dissipe pas ces sensations, et les femmes adultes peuvent subir ces sensations et développer une anorexie, encouragées par une culture invitant le corps féminin à se conformer à idéal présumé de beauté, entraînant une obsession de la maigreur.

Comportement à risque et faible usage de la contraception

On note de nombreux comportements à risque: abus de substances stupéfiantes, sexualité à risque, utilisation des méthodes de contraception radicale (stérilets) à la recherche d’un plus grand sens de contrôle.

Rédigé par lobsang sonam

Publié dans #pour tout le monde

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