IST - Infection à Papillomavirus

Publié le 3 Mai 2009

L'infection à Human Papilloma Virus (HPV) est actuellement la maladie sexuellement transmissible la plus fréquente dans le monde. Le risque de faire un jour une infection à HPV est de 80% à 85% chez les personnes sexuellement actives.  L'infection aigue est fréquente juste après le début de la vie sexuelle et a une grande prévalence chez les femmes entre la puberté et la ménopause. Une relation de cause à effet entre infection à HPV et cancer du col utérin a été établie et l'HPV est trouvé dans presque 100% des cancers du col dans le monde. La période de latence entre l'exposition initiale à l'HPV et le cancer du col est estimée en moyenne à 15 ans.


Cette relation est la plus grande jamais constatée entre une cause spécifique et un cancer humain.


Les signes d’alerte

·         Si vous constatez des excroissances de chair ou des modifications de la peau inhabituelles sur ou à proximité de votre pénis, vagin, vulve ou anus. Tout contact avec ces zones peut entraîner une contamination. Les verrues génitales sont généralement un signe d’infection.

·         Si vous constatez des démangeaisons, des douleurs ou des saignements inhabituels.

·         Si votre partenaire sexuel vous a dit qu'il ou elle avait un Papillomavirus ou des condylomes génitaux.


Les verrues situées sur d'autres parties du corps, telles que les mains, sont provoquées par des types de Papillomavirus différents et ne peuvent donc pas se transmettre aux organes génitaux.

Les condylomes apparaissent entre trois semaines et un an après des rapports sexuels contaminants. Sur le col de l'utérus, le délai peut être plus long. Il est alors difficile de savoir exactement quand vous avez été infecté et par qui. Les condylomes peuvent aussi ne jamais apparaître, car la transmission n'est pas systématique si les défenses immunitaires sont efficaces. Parfois, on ne remarque pas les condylomes car ils sont situés à l'intérieur du vagin, sur le col de l'utérus ou au niveau de l'anus.

De plus, ils sont souvent de la couleur de la peau et indolores. Ils provoquent parfois des symptômes tels que des démangeaisons, des douleurs ou des saignements. Les condylomes sont parfois découverts lors d'un examen systématique chez l'homme ou un examen gynécologique chez la femme. Un frottis cervical anormal chez la femme peut être la première indication de la présence d'un Papillomavirus.


Mode de contamination

Les infections à Papillomavirus nécessitent un contact direct de la peau ou de la muqueuse (pénis, scrotum, vagin, vulve, anus, bouche…) et ne sont pas transmises par le sang. Une transmission non sexuelle est aussi possible, par contact avec des objets contaminés (linge de toilette, etc.).

La dangerosité et la contagiosité sont liées au caractère le plus souvent latent des infections : les personnes contaminantes ne présentent aucun symptôme. La plupart du temps, l'infection à HPV est complètement asymptomatique, ce qui fait que les personnes infectées ne savent pas qu'elles sont porteuses et transmettent le virus sans le savoir.

Les préservatifs diminuent mais n'annulent pas le risque de transmission et l'infection peut survenir après des contacts génitaux sans rapports sexuels.

Le facteur de risque le plus significatif est un grand nombre de partenaires sexuels rencontrés


Evolution de l’infection

80% des infections sont asymptomatiques et guérissent sans traitement. Dans ce cas, les lésions intra régressent spontanément et l'HPV n'est plus détectable dans le col. La régression spontanée des lésions cervicales en rapport avec l'HPV survient généralement si les anomalies précancéreuses n'ont pas dépassé le stade du bas grade.

L'HPV des adolescents a fréquemment une vie courte et une régression spontanée tandis que l'infection des femmes plus âgées a tendance à persister.

Le traitement


Les verrues génitales visibles peuvent être traitées (traitements locaux, cryothérapie, chirurgie au laser ou chirurgie), mais leur élimination n’élimine pas nécessairement le hPV. De plus, les verrues peuvent réapparaître. En cas de frottis anormal (cellules anormales), une coloscopie sera peut-être proposée pour examiner et prélever les cellules du col de l’utérus à l’aide d’un microscope spécial. Là encore, des traitements comme la cryothérapie, l’électrochirurgie ou la chirurgie au laser peuvent s’avérer nécessaires pour éliminer les cellules anormales. L’examen et le traitement éventuel du ou des partenaires font partie intégrante du traitement.


Comment se protéger


En période d’activité sexuelle, la prévention consiste à :

·         Éviter le contact avec une personne infectée

·         Limiter le nombre de partenaires sexuels

·         Retarder les rapports sexuels jusqu’à ce que le col de l’utérus soit bien formé (18-19ans)

·         Le préservatif protège également mais ne garantit pas une protection totale.

·         Le tabac représentant vraisemblablement un facteur de risque supplémentaire, l’arrêt du tabagisme est recommandé.


Récemment, un vaccin dirigé contre les quatre types de Papillomavirus humains le plus souvent impliqués dans les lésions précancéreuses et les cancers du col de l’utérus, les lésions précancéreuses de la vulve (les types 16 et 18) ainsi que les verrues génitales (les types 6 et 11) a été mis sur le marché. La vaccination contre les infections à Papillomavirus 6, 11, 16, 18 est recommandée à toutes les jeunes filles âgées de 14 ans (avant les premiers rapports), afin de les protéger avant qu’elles ne soient exposées au risque d’infection à hPV. Le schéma vaccinal comprend trois injections respectant un intervalle de 2 mois entre la première et la deuxième injection, et un intervalle de 4 mois entre la deuxième et la troisième injection.

 

 

Rédigé par lobsang sonam

Publié dans #pour tout le monde

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article