Végétothérapie reichienne 1°partie

Publié le 23 Avril 2009

G: LA DECOUVERTE DES BIONS ET DE L'ENERGIE D'ORGONE.

Pendant son séjour en Norvège, Reich a fait porter ses recherches sur les manifestations bioélectriques qui caractérisent le vivant et tout particulièrement dans le cadre de la sexualité. C'est par l'observation des bions en tant que: «vésicules chargées d'énergie» que le chercheur a mis en évidence un rayonnement de nature inconnue qu'il nommera: énergie orgonotique.

 

1: Les bions.

En 1937, Reich entreprend une recherche systématique sur les formes vivantes les plus simples, à savoir les protozoaires (amibes, paramécies..etc). Il dispose pour cela d'un équipements très moderne pour l'époque. Il ne se satisfait pas de la théorie, alors en vogue, de la contamination aérienne, pour expliquer l'apparition des formes élémentaires de la vie dans un milieu aqueux (sporogénèse). Il remarqua que lorsque l'on laisse décanter de l'herbe ou du foin dans de l'eau au bout d'un certain temps, les cellules superficielles s'hypertrophient puis éclatent en formant des vésicules qui se regroupent en grappes. Ces vésicules, de la taille d'un streptocoque et présentant une enveloppe sont animés de mouvements de rotation, de fusion, de pulsation et au - delà d'un grossissement de 3000 fois on constate un mouvement alternatif d' expansion et de contraction. Reich, frappé de la ressemblance de ces mouvements avec la motilité des amibes donne le nom de «plasmoïdes» à ces vésicules.

 

Avec l'avancée de ses recherches, et de plus en plus convaincu qu'il observe des formes primordiales de la vie faisant le pont entre la matière et le vivant, il leur donne leur nom définitif: «les bions P.A» de paquet du fait de leur tendance à se regrouper. Les expériences seront répétées un nombre incalculables de fois, avec divers matériaux organiques comme inorganiques (fer, silice). Afin de réfuter l'argument de la contamination aérienne, les préparations sont stérilisées à 180° et les métaux portés à incandescence dans des éprouvettes scellées. Les résultats montrent une constante génération de bions, souvent même augmentée par le chauffage. De nombreuses photos et des films attestaient de la véracité du phénomène. En janvier 1937, Reich fait parvenir ses rapports à l'Académie des Sciences de Paris pour vérification ainsi qu'à Roger du Teil du Centre Universitaire Méditerranéen de Nice.

 

Le Professeur Lapicque de la Sorbonne répond au bout d'un an dans une lettre datée du 25 Janvier 1938, qu'il a constaté ce que Reich avait signalé. Mais il refuse de remettre en cause le modèle physico - chimique dont il est un tenant et faisant preuve d'un manque total d'objectivité, décide par avance de l'interprétation qu'il convient de donner à l'observation et l'hypothèse qu'il convient par avance de rejeter:

 

«Je suis disposé à proposer à l'Académie de publier brièvement votre constatation en la faisant suivre d'une courte note de moi - même confirmant le fait avec une interprétation physico - chimique n'engageant que moi. Laissant de côté votre théorie électrique qui n'a rien à faire avec l'expérience...!!!»

 

Reich fait ainsi l'expérience de la rigidité et de la prétention d'une partie des scientifiques que signalé Joseph de Maistre:

 

«Les savants européens sont atteints d'une curieuse maladie qui fait que personne ne peut savoir mieux, ni autrement qu'eux».

 

Que l'on songe qu'il fallu que Louis XIV prenne un arrêt royal pour obliger la Faculté de médecine a enseigner la circulation du sang et la pulsation du cœur. Les Chinois savaient ceci de façon empirique depuis 2000 ans ainsi que le temps du cycle sanguin qu'ils estimaient à 29 minutes - l'appareillage moderne ayant montré que ce cycle était de 30 minutes. Le professeur Du Teil fait une communication devant la Société de Philosophie naturelle de Nice, le 7 mars 1939. Il se montre enthousiaste et convaincu de la validité et du sérieux des travaux de Reich. Il a systématiquement étudié les cultures de bions qui lui ont été soumises, avec l'assistance critique des bactériologistes Ronchese, Saraille et Deel. Du Teil va alors s'impliquer aux côtés de Reich et va participer à la publication d'un livre introuvable aujourd'hui: «LES BIONS» en 1938.

 

Parallèlement à ces événements, Reich continu ses recherches et observe pour la première fois des formes particulières, 5 à 20 fois plus petites que les bions P.A, allongées et pointues en forme de piques. Ces nouveaux corpuscules apparaissent dans le cadre de processus mortifères. Il donne le nom de « bacilles T» de tod ,la mort en allemand.

 

Dans le courant du mois de Janvier 1939, par erreur, Reich porte à incandescence une culture qui contient du sable de mer. L'observation microscopique de la préparation révèle au chercheur de bions d'une vigueur et d'une mobilité très supérieures à celles des bions P.A. Fidèle à sa méthode expérimentale, Reich va multiplier les expériences et ainsi s'apercevoir que les nouveaux bions qu'il nomme BIONS SA.PA (de Sand - Packet) sont redoutablement efficaces pour détruire les bacilles T. Les bions SA.PA présentent une conformation par quatre toujours identique. Ils sont reliés entre eux par des ponts énergétiques et ils n'ont pas d'enveloppe.

 

Les bions apparaissent au cours d'un processus de désintégration et de gonflement de la matiére, qu'elle fut organique ou inorganique, soit spontanément dans le sol, soit par la désintégration des tissus cancéreux. Ainsi les bions participent à la naissance de la cellule mais ils sont aussi le fruit de la désintégration de celle-ci. Reich étudie les bacilles T en 1937 et 1938 ainsi que leur interaction avec les bions. Il en tire de nombreuses observations:

 

·         les bacilles T sont des produits de dégénérescence et de putréfaction de protéines vivantes et non vivantes. Ils apparaissent dans des tissus qui perdent leur énergie vitale. Les bacilles T sont eux - mêmes des systèmes énergétiques faibles. Ils ont un tropisme tout particulier pour les cellules cancéreuses.

 

·         injectés massivement à des souris, la mort survient inexorablement dans les 24 heures.

 

·         Les bions P.A, qui sont des systèmes énergétiquement forts et matures paralysent et détruisent les bacilles Les bions SA.PA présentent des caractéristiques identiques mais démultipliées. Reich met alors en évidence un étrange rayonnement qui semble être la cause principale de l'agressivité des bions SA.PA à l'encontre des amibes, bactéries et bacilles. Le savant physicien hollandais BON, avait déjà sensibilisé le chercheur à l'hypothèse de la radiation comme phénomène issu du vivant, quelques mois auparavant, mais Reich avait répondu qu'il n'avait jamais observé un quelconque rayonnement.

 

2: La découverte de l'énergie orgonotique

Or durant un mois, Reich et ses collaborateurs vont présenter de graves conjonctivites ainsi qu'un bronzage marqué, à force d'observer des cultures de bions SA.PA. La possibilité d'un rayonnement de nature inconnue se fait jour et afin de le mettre en évidence, Reich va tenter une série d'expériences.

 

Expérience 1:

Un culture de bions est déposée sur une plaque de verre puis cette plaque appliquée sur la peau pendant 10 minutes sans possibilité de contact entre la culture de bions et l'épiderme. Après ce laps de temps, la plaque est retirée et il apparaît au point d'application une tache blanche entourée d'un rebord rouge et en relief. Dans un délai de 2 semaines, l'irritation se transforme en zone fortement inflammatoire , très rouge et douloureuse. L'intensité de la réaction est proportionnelle à la vitalité végétative et émotionnelle du patient.

 

Expérience 2:

Des plaques photographiques sont installées au contact, a proximité ou à distance respectable des cultures de bions. Certaines de ces témoins sont recouverts de plaques de plomb de diverses formes. A l'issue de l'expérience, toutes les plaques, quelle que soit la distance, sont voilées, à l'exclusion des plaques obturées par du plomb, qui ont réagi, excepté la surface protégée par le métal.

 

 

 

Expérience 3:

Des cultures de bions sont observées dans l'obscurité. Reich au bout de deux heures, voit un rayonnement bleu qui émane de son corps ainsi qu'un brouillard ténu qui semble provenir des objets du laboratoire.

 

«un soir, je passai jusqu'à 5 heures consécutives dans le sous - sol. Au bout de deux heures, je commençai à voir très distinctement un rayonnement émanant de la paume de ma main, de la manche de ma chemise et, en me regardant dans un miroir, de mes cheveux. Progressivement, cette lueur bleue entoura mon corps, ainsi que les objets présents dans le local, pareille à une vapeur floue, lumineuse, d'une teinte gris - bleu, qui se mouvait lentement. Je reconnais que la chose m'effraya. Je téléphonai la nuit même au Docteur Bon en Hollande pour l'informer de l'expérience».

 

Comme souvent dans l'histoire des sciences, de grandes découvertes sont le fruit du hasard, Reich ne déroge en rien à ce fait. Celui-ci travaille sur les bions, avec des gants de caoutchouc, or il advint que posant ses gants près d'un électroscope, il se produisit une forte déviation. Cette déviation se répéta à chaque fois et par la suite, avec tous les matériaux restés au voisinage des bions SA.PA. Ce phénomène disparaissait dans l'obscurité, dans une atmosphère humide ou lorsque l'objet restait éloigné des bions ou tenu en main trop longtemps. L'application des différentes matières sur l'abdomen ou les organes génitaux de personnes des deux sexes, génitalement saines, actives et satisfaites, induit un chargement énergétique identique et mesurable.

 

D'autre part, Reich découvre que des gants neufs, exposés au soleil, n'ayant jamais été au contact des bions, induisaient la même déviation. Peu à peu, une idée se fait jour: les bions SA.PA sont de l'énergie solaire sous forme de vésicule, libéré de son support de silice par le chauffage de la préparation. Reich pose alors le postulat:

 

«la radiation est présente partout....et elle doit être apparentée à l'énergie solaire....de toute évidence, j'ai affaire à une énergie inconnue dotée d'une activité biologique spécifique. Cette énergie se manifeste dans tout matériau que l'on a chauffé jusqu'à incandescence et dont on a obtenu le gonflement dans des solutions appropriées. Elle est probablement libérée au cours de la décomposition et de la désintégration de la matiére...Elle est, en outre, irradiée dans l'atmosphère par le Soleil, et par conséquent, elle est présente partout... aussi dans l'organisme vivant qui prend cette énergie dans l'atmosphère, et la reçoit directement du soleil».

«TROIS EXPERIENCES AVEC L'ELECTROSCOPE STATIQUE» - 1939 -  Reich

 

Reich baptise cette énergie du nom d'ORGONE en raison de son rapport avec la formule de l'orgasme et de son rôle dans l'économie de l'organisme ainsi que, pour sa capacité à charger les matières d'origine organique non conductrices.

 

H: LES BIOPATHIES.

1: Définition des biopathies.

Reich dit que:

«la biopathie humaine n'est, après tout, que la somme totale de toutes les distorsions des modes naturels d'expression de l'organisme vivant. En démasquant les formes d'expression pathologique, nous faisons la connaissance des profondeurs de la biopathie humaine, que les techniques thérapeutiques fondées sur la parole ne peuvent atteindre.....la biopathie avec son expression déformée de la vie se situe, malheureusement au-delà du domaine des mots et des concepts.»

 

On appelle biopathie:

 

·         tout état morbide, toute pathologie dégénérative ou systémique pour lequel la médecine officielle ne connaît pas d'étiologie.

·         toutes pathologie dont l'origine est une dysfonction dans le sens de la contraction du système nerveux autonome (sympathicotonie).

·         Dans tous les cas, la composante psychologique détermine les manifestations symptomatique et influence le pronostic.

 

2:Les deux grandes entités biopathiques.

Il existe deux types de biopathies qui impliquent tout l'organisme, car elles sont extensives. Ils est d'ailleurs rarement possible de localiser dans le temps et dans le corps le point de départ de ces maladies systémiques.

 

·         les biopathies primaires.

Elles trouvent leur origine dans la vie intra-utérine. Ce sont de vraies maladies psychosomatiques. Le patient qui en est la victime ressent de grandes difficultés à verbaliser et s'exprime par l'entremise du corps. L'hypo - orgonie favorise le langage des organes. Dans ce cas, la seule végétothérapie ne donne aucun résultat si elle n'est pas accompagnée par des thérapies convergentes (acupuncture et homéopathie) qui permettent une meilleure répartition de l'énergie dans le corps du patient

 

·         les biopathies secondaires.

Elles proviennent d'événements de la vie néonatale. Elles sont, en général associées à la structure hypo-orgonotique dysorgonotique. Là aussi, les thérapies convergentes sont d'un grand secours. Nous savons que la cellule répond au stress par la contraction. Si le stress se répète trop souvent la contraction va devenir permanente et irréversible. La peur est donc le fondement psychique de la plupart des pathologies. D'après les travaux de W.Reich et les observation de F.Navarro, près de 75 % de la population présente une structure hypo - orgonotique et hypo - dysorgonotique, c'est à dire un terrain propice à la rétraction et aux biopathies. En présence d'une biopathie, le test du sang selon Reich, montre une diminution grave de la pulsation énergétique des hématies, mouvement qui permet la capture, le transport et la libération de l'oxygène et de l'orgone.

 

Toutes les maladies biopathiques ont en commun la résignation des malades qui conduit à la désintégration des tissus. Toutes ces biopathies s'accompagnent nécessairement du blocage du diaphragme qui est le réceptacle privilégié de l'angoisse. Il est aussi un instrument efficace pour bloquer les émotions. En effet pour bloquer des larmes, une colère la violence nous avons tous tendance à prendre une inspiration et à bloquer le cycle respiratoire. La «faim sexuelle» est absente dans les biopathies car la libido n'y trouve aucune satisfaction. Pourtant le désir sexuel existe dans les biopathies, mais les décharges se répandent dans tout l'organisme et perdent ainsi leur pouvoir d'apaisement et de gratification. Sur un terrain cancéreux, cette décharge insatisfaisante augmente la prolifération cellulaire et le silence émotionnel défensif qui caractérise le cancéreux. L'orgone stagnante se transforme en énergie mortifère: le DOR (death orgone) ou orgone de mort. Le DOR est à la base de tous les processus pathologiques dans le corps en modifiant la structure de l'ADN cellulaire. Cette cellule devient alors une étrangère, un antigène que le système immunitaire ne reconnaît pas et identifie à un agresseur. C'est le mécanisme des maladies auto - immunitaires où le stress aggrave les symptômes de la maladie et en rapproche les poussées évolutives.

 

L'inflammation est le signe de l'excès de DOR à un niveau particulier ou généralisé au corps entier. L'inflammation est une parasympathicotonie «réactive» à un stress qui rétablie l'homéostasie. Ce processus se traduit par l'oedème, la chaleur, la rougeur, la fièvre, la diarrhée, la tachycardie. Il y a une réaction immunitaire avec augmentation des globules blancs éosinophiles qui s'opposent à l'histamine et l'augmentation locale de hématies qui tentent d'évacuer l'énergie stagnante.

 

Les macrophages augmentent la phagocytose. Les immunoglobulines sont en hausse. Le taux de corticoïdes augmente. Le volume plasmatique s'accroît car cette réaction vise à éliminer le DOR au moyen de l'eau. Il s'en suit une déshydratation secondaire avec ulcération, diminution du volume sanguin, état de choc. Par la perte éventuelle de connaissance, le patient manifeste psychologiquement de l'anxiété et de la colère.

 

Les biopathies secondaires sont de type inflammatoire chez le sujet jeune tandis que chez l'adulte et la personne âgée elles prennent plutôt un aspect chronique et dégénératif. Le lien entre des fonctionnements mentaux pathologiques et la survenue de maladies somatiques est évident. Cette conception peut ouvrir la voie à de fructueuses recherches dans les cas de maladies familiales pour lesquelles l'hypothèse génétique se montre insuffisante. On peut évoquer  certains cas de pathologies qui se transmettraient d'une génération à l'autre par une contamination psychologique: les mêmes causes entraînant les mêmes effets.

 

3 : La biopathie cancéreuse.

Le cancer est une maladie complexe qui pose le pronostic vital. De nombreuses étiologies sont évoquées mais rien n'explique vraiment pourquoi, à un moment donné, la réplication cellulaire s'emballe. Ce qui répond à l'exacte définition de la biopathie primaire telle que décrite précédemment. La question devient encore plus ardue, si l'on considère que la production tumorale ne permet pas à elle toute seule d'affirmer le pronostic malin. Il faut aussi mettre en évidence la déformation, la désorganisation cellulaire, la migration et l'infiltration des tissus par les cellules suspectes.

 

En abordant la question du cancer, il faut que nous ayons présent à l'esprit qu'un français sur trois, selon les prévisions des instituts de recherche, sera atteint d'un cancer au cours de sa vie. La médecine officielle annonce parfois des taux de guérisons spectaculaires qu'il convient de tempérer. Certains chiffres encourageants sont en effet trompeurs, car ils recouvrent  dans une même entité pathologique - le cancer - des formes différentes de la maladies. La réalité est qu'il existe une explosion du nombre de cancers dépistés et traités et de grandes disparités dans les «guérisons». A telle enseigne que la médecine parle de rémission à 1 an, 2 ans, 5 ans répugnant à employer le terme de guérison.

 

Nous ne pouvons pas nier que la recherche et le traitement des cancers ait fait de grands progrès mais nous pensons que les résultats obtenus ne sont pas à la hauteur des colossales sommes investies.

 

Ce n'est pas le lieu de développer ici les raisons de nos objections, nous nous contenterons de faire une simple remarque qui nous semble de bon sens. La recherche et le traitement de cette pathologie ne tient pas compte (à de rares exceptions près) de la psychologie du malade. Dans la plupart des cas, cette dimension de la maladie est totalement ignorée mais, si les soignants prennent en compte le facteur psychologique, c'est en tant qu'élément clinique affirmant le diagnostic et non pas en tant que cofacteur d'amélioration des soins.

 

Ainsi les ouvrages de médecine interne et de pathologie psychosomatique définissent en général deux grands types de patients cancéreux:

 

  • Les frustrés manifestes, tristes, inhibés et insatisfaits.

·         Les malades qui cachent le même tableau que ci-dessus, derrière une hyperactivité et une jovialité de façade.

 

Il nous semble que l'enseignement de ce fait clinique n'est pas mis à profit pour le bénéfice des malades. Or, en fréquentant les services hospitaliers, nous nous sommes aperçu que souvent les soignants (médecins, personnel infirmier, kinésithérapeutes, aides-soignants) savent intuitivement, de façon empirique, que tel patient a une bonne chance de réagir favorablement au traitement alors que tel autre mourra sans que la qualité des soins soit en cause.

Il est admis aujourd'hui que l'on peut invoquer des causes psychosomatiques au cancer et que ceci n'est pas pris en compte suffisamment dans le cadre du traitement. Pour cela il nous semble fallacieux d'annoncer des chiffres de rémissions globaux alors que seule une classification psychologique rigoureuse des malades couplés à l'analyse des taux de rémission par type de cancer pourraient nous permettre d'y voir plus clair.

 

Par ailleurs, cela se retourne contre le volet médical des soins. Si l'on admet l'influence du psychisme sur la capacité de «guérir» dont dispose le patient, comment alors affirmer que telle chimiothérapie est efficace ou inefficace par elle - même. Il s'agit là sans doute d'un lieu commun mais pourtant il nous paraît utile de le rappeler tant la dimension humaine nous semble absente de la prise en charge médicale.

 

Le traitement idéal (et sans doute utopique) du cancer à notre avis ne peut être que bio-psycho-social. Il doit comprendre:

 

1.des soins médicaux et chirurgicaux classiques avec une forte implication humaine du médecin. Le technicien doit revêtir les vêtements de «l'Homme».

 

2.un bilan psychologique précis et un suivi somato-psychothérapique «au long cours» qui ne soit pas fondé sur la théorie assassine de l'instinct de mort mais qui s'applique à mettre en avant la force, le désir et le bonheur de vivre.

 

3.un traitement social, culturel et économique, en somme politique des facteurs qui conduisent l'homme à la frustration et l'épuisement.

 

L'idée de la prévention fait certes, son chemin, mais elle s'entend comme un ensemble pertinent de mesures d'hygiène corporelle, de diététique, d'abstinence de tabac et d'alcool. Mais comment ne pas voir que, parallèlement à ceci, les conditions socio-économiques conduisent un nombre croissant de personnes à la désespérance, la pauvreté et les toxicomanies par ailleurs combattues. Toutes conditions qui s'opposent point par point à la prévention.

 

Le cancer est aussi vieux que l'humanité, des signes d'ostéosarcomes ayant été retrouvé sur des ossements humain préhistoriques. Hippocrate (460 - 377 avant JC) fit l'hypothèse que cette maladie était due à une stase des «humeurs» - notamment l'Atrabile. Il en préconisait l'ablation tout en connaissant la tendance des cancres à récidiver avec encore plus de violence.

 

Cette conception perdura jusqu'aux débuts d'une médecine occidentale digne de ce nom, à la fin du XVIII° siècle.

 

Galien, 200 ans après JC décrivit trois sortes de tumeurs:

 

Les tumeurs selon la nature:

elles correspondent aux hyperplasies physiologiques telles que la maternité, le gonflement des seins etc...

Les tumeurs dépassants la nature:

ce sont les oedèmes inflammatoires, post traumatiques, les cals osseux, les ostéophytes, la rétention d'eau etc.....

 

Les tumeurs contre la nature:

Il regroupe sous cette rubrique toutes les tumeurs au sens où nous les entendons qu'elles soient bénignes ou malignes.  

 

Ambroise Paré s'opposait à l'intervention chirurgicale «de peur d'irriter cette hydre et qu'elle ne sorte de sa tanière». 

 

L'apparition au XIX° siècle de l'anatomie pathologique, permit à Bichat de montrer qu'il s'agissait d'une maladie où la tumeur dérivait du tissu normal. Laennec fait quant à lui, une différence entre deux types de tissus pathologiques:

 

·         les tumeurs homéomorphes qui sont composées de cellules qui ont leur équivalent dans l'organisme par exemple métastases pulmonaires de cellules osseuses dans le cadre d'un ostéosarcome.

 

·         les tumeurs hétéromorphes dont les cellules malades n'ont pas de correspondance tissulaire dans le corps. Il s'agit de cellules de plus en plus immatures qui retournent vers l'état embryonnaire indifférencié.

·          

C'est à la fin du XIX° siècle que l'on prouve que les cellules naissent les une des autres selon des lignées. Une cellule néoplasique ne peut venir que d'une structure de même nature. Ainsi le tissu conjonctif de soutient donne des sarcomes et le tissu épithélial des carcinomes.

 

De l'antiquité à nos jours l'étiologie psychosomatique de nombreuses maladies (et bien sur le cancer) fut controversée. Ambroise Paré avait coutume de dire:

 

«Je soigne, mais c'est Dieu qui guérit».

 

On savait au XVII°siècle que les gens heureux guérissaient mieux. La tuberculose avait d'ailleurs la réputation d'atteindre principalement des gens tristes. Une chanson a boire de cette époque dit :

 

«l'eau ne fait rien que pourrir le poumon, vide-nous ce verre de vin et nous le remplirons, notre avis passe celui d'un médecin»

 

suivant, en cela, les prescriptions médicales de l'époque conseillant aux convalescents de se tenir en galante compagnie, entouré d'amis pour boire, manger, chanter et jouer aux dés.

 

Bonum vinum laetificat cor homini!!!

 

Hagnell - Coll - Dunbar - Nemeth - Mazeï - Baltrusch chacun pour leur part ont conduit des recherches en vue de décrire la personnalité du cancéreux. Il en ressort globalement que le cancéreux est en apparence une personne sociable qui cherche à plaire, qui se montre coopératif parfois à l'excès et extrêmement appliqué. Sous ces dehors, il est en vérité anxieux, sensible et passif avec un forte tendance à la dépression. Ces malades ont rencontré plus souvent que la moyenne des situations de pertes irrémédiables, de frustrations graves et une enfance plus malheureuse que la moyenne du groupe témoin.

 

Le Pr Matté a noté que les tumeurs du seins et des organes génitaux sont souvent liées à une sexualité inhibée, tandis qu'une sexualité satisfaisante provoque une hausse de l'immunité.

 

Cooper décrit les cancéreux comme des personnes ayant une immense rage intérieure jamais exprimée. Grâce à des études prédictives américaines faites sur des personnes désemparées, résignées, dépressives, abouliques et présentant un épuisement profond, ont à pu pronostiquer un état cancéreux avec un taux d'erreur de 2%.

 

Laurence Leschamps présente la tumeur comme une séquelle de l'existence qui commence par la perte ou la séparation d'avec un être cher très investi. Cette perte est vécue comme irrémédiable et s'accompagne d'un sentiment d'abandon. Le malade a tout investi dans la personne absente ou dans la situation. Extérieurement, il n'y a pas ou peu de réactions en raison d'un self control très puissant. En réalité, le malade a perdu tout désir de vivre et ne trouve plus de sens à son existence. Ce serait pour cette raison que l'on remarque une recrudescence des cancers chez les survivants dans un délai de 6 à 18 mois après la mort d'un conjoint. Hammer pense que la tumeur maligne est le résultat d'un conflit personnel dramatique, prolongé, associé à la solitude et la fermeture psychologique. Fox fut plus tempéré en disant que les émotions et les frustrations n'étaient pas déterminantes dans la genèse de la maladie mais qu'elles influaient très fortement sur son évolution. L'optimisme fait donc partie intégrante du traitement du cancer.

 

I: PEURS - BLOCAGES - STRUCTURES ET ETATS ENERGETIQUES.

Les peurs ancrées aux différents étages induisent des blocages, des surcharges et des carences non seulement pour les niveaux concernés , mais aussi pour les niveaux sus et sous-jacents. Il existe trois types de blocages.

 

·         le blocage primaire qui naît d'un traumatisme initial. Ce blocage est le plus profondément ancré et cède en dernier. Toute la résistance est organisée afin de détourner la conscience et l'effort thérapeutique de la résolution de ce blocage.

·          

·         le blocage principal s'est organisé en amont ou en aval du blocage primaire pour soulager les tensions les plus pénibles issues du blocage primaire. Par exemple: un blocage principal du cou (3° niveau) peut soulager des angoisses d'un blocage primaire du diaphragme (5° niveau).

 

·         le blocage secondaire soulage les tensions du blocage principal.


Chaque blocage détermine un aspect caractériel, et au fur et à mesure que les blocages se dissolvent, l'aspect psychologique de l'individu lié à cette problématique disparaît. A l'inverse, la stagnation énergétique, à un ou plusieurs niveaux bloqués, favorise l'apparition d'une biopathie de ce ou ces niveaux. Une économie saine de l'énergie, sans stase, grâce à la fonction énergétique de l'orgasme, est un facteur de santé. Comme en homéopathie, chaque symptôme est l'expression de la recherche d'un nouvel équilibre Nous pouvons donc proposer que la maladie est la recherche d'un nouvel équilibre individuel . Il n'y à donc pas de maladies mais des malades.

Rédigé par lobsang sonam

Publié dans #Connaissances pour thérapeutes

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