Végétothérapie reichienne 2°partie

Publié le 23 Avril 2009

 1: Les peurs.

La peur est une émotion primaire en réponse à une menace réelle ou supposée du milieu. Elle n'est pas négative car elle permet la prudence, la fuite ou l'attaque donc la préservation de la vie. La peur est donc une fonction vitale de survie. Il est utile de faire la différence entre l'émotion et l'affect. L'émotion est une réponse à une stimulation provenant de l'extérieur alors que l'affect répond à une stimulation d'origine interne. Ainsi, la peur peut être aussi bien un affect qu'une émotion mais, un tout état de cause, elle est toujours la réponse à la peur de mourir.

 

Il existe aussi des modalités de la peur qui sont fondamentalement négatives en raison des inhibitions morbides qu'elles induisent. Ces formes de peur peuvent avoir une origine:

 

  • embryonnaire
  • foetale
  • néonatale
  • post natale

 

Elles s'inscrivent dans les cellules. L'expérience de Boulder a démontré la réalité de l'empreinte du stress sur la structure cellulaire car on constate, dans la chaîne ADN, une nette diminution des ions métalliques qui sont les supports vibratoires cellulaires (Pr Navarro).

 

La peur embryonnaire.

Cette peur inconsciente trouve son origine dans des événements survenus entre la conception et la 11°semaine.

 

La peur ou le stress qui surviennent avant la constitution des systèmes nerveux volontaires et neurovégétatifs vont lésées le système endocrinien. Durant la période embryonnaire, le jeune organisme en formation se trouve sous une prédominance hormonale qui imprègne toutes les cellules du corps. Les conséquences seront donc généralisées et feront le lit ultérieur de troubles neuro-psychosomatiques et endocriniens importants ( F.Navarro).Cela n'arrête pas nécessairement le développement de l'enfant, mais par contre des cellules biopathiques faibles se trouvent incluses dans les tissus. La situation énergétique hypo - orgonotique est donc fixée et définitive. Plus avant dans la vie, sous le coup d'une peur inconsciente identique ou très proche de la peur embryonnaire, ces même cellules pourront être réactivées et se développer follement pour survivre - (biopathie primaire cancéreuse). Nous notons que les cellules cancéreuses ont précisément cette tendance à retourner vers les formes indifférenciées qui caractérisent les premiers temps de la gestation. Ainsi le cancer, d'un point de vue reichien, est une tentative erronée pour ne pas mourir. La reproduction anarchique et le manque d'énergie des cellules ne permet pas la maturation cellulaire, cette situation est responsable des maladies incurables de l'enfant, de certaines formes de pathologies du système nerveux, de cancers etc...

 

La peur foetale.

C'est une peur inconsciente, qui survient entre la 12° semaine de gestation et le 10°jour post - natal. Durant cette période, c'est le système nerveux neurovégétatif qui domine la structuration du foetus. Les effets de la peur se feront donc sentir sur le SNA et provoqueront une sympathicotonie de base irréversible. L'énergie est concentrée au niveau de l'hypophyse et plus généralement du diencéphale où l'on trouve les centres vitaux crâniens . Le diaphragme que l'on considère comme le deuxième cœur, est privé d'énergie et se trouve bloqué en position haute et hypo - orgonotique.

 

La sympathicotonie chronique du foetus affecte particulièrement le tissu conjonctif et sa structure. C'est la base des maladies de système et dégénératives. Les maladies de ce terrain sont polymorphes et peuvent régresser ou se révéler mortelles selon que l'on travaille ou pas à modifier le terrain. Le premier niveau (yeux - oreilles) est hypo - orgonotique. Ces personnes se caractérisent par une intelligence qui est excellente ( cortex)  et un SNA fonctionne bien. Cependant le cerveau limbique est inopérant et prive ces personnes de l'affectif et de l'émotionnel. Il existe un noyau psychotique par peur atroce de la dissolution. La verbalisation est toujours difficile.

 

La peur néonatale.

Elle peut s'installer entre le 11° jour postnatal et le 9° mois de l'enfant alors que l'enfant passe progressivement de la motilité à la mobilité. Tous les systèmes sont en place et le stress peut diffuser à tous les niveaux. L'enfant passe de l'instinctuel au langage. La peur de la période néonatale est une peur consciente qui favorise les biopathies secondaires et ont pour origine le premier champ énergétique: la symbiose mère - enfant.

 

La sympathicotonie n'est pas totale, car elle est localisée à chaque niveau du corps en tant que réaction aigue et non chronique en fonction de la signification du niveau. Cette sympathicotonie est liée au seul niveau somatique et sa problématique psychique.

C'est aussi durant cette période que se mature le patrimoine immunitaire et l'identité biologique. Il s'agit de personnes  de type «borderline», prédisposées aux biopathies primaires et secondaires  qui sont poly - étiologiques, d'évolution assez imprévisible et difficiles à cerner (diabète, arthrite, hypertension etc....).

 

Nous trouverons chez ces patients des situations énergétiques très différentes qui expliqueront qu'un même traitement donnera des résultats différents d'un patient à l'autre.

 

La peur postnatale.

Il s'agit d'une peur qui est apparue après le 9° mois de l'enfant et qui se trouve en rapport avec le 2° champ énergétique: la famille. Elle est liée à la façon dont à été négociée la problématique oedipienne. Cette peur consciente réactive qui provoque les maladies somato psychologiques qui se caractérisent par des troubles fonctionnels (gastrite, angine...) et qui peuvent éventuellement s'achever par des maladies graves (ulcère, infarctus...). Cette peur peut s'enraciner jusqu'à la puberté et se fonde sur l'angoisse de castration. Le conflit oedipien est masqué par une somatisation: les symptômes sont métaphoriques et non symboliques.

 

Si nous «n'avalons pas» une réprimande, nous faisons une angine qui nous empêche d'avaler. Si nous ne la «digérons pas», nous déclenchons une indigestion. Mon rhume est un signe d'agressivité à l'égard d'une personne que je ne peux pas «sentir».

 

Nous sommes en présence de malades psychonévrotiques hyper-orgonotiques dysorgonotiques avec un fond important de neurodystonie. Cette condition psychonévrotique peut - être la couverture d'une hypo - orgonie infra -utérine ou néonatale. Dans ce cas, les pathologies peuvent être des maladies somato - psychologiques liées à la couverture ou de véritables biopathies en rapport avec le noyau psychotique.

 

La peur pseudo génitale.

Elle correspond à la structure névrotique et se trouve très proche de la peur néonatale. Dans ce cas de figure, la peur n'induit qu'un blocage extrêmement localisé. Les petites pathologies qui naissent  de la frustration et de la répression sont spontanément réversibles et curables.

 

2 : Les 4 structures énergétiques.

Nous définissons tout d'abord 5 états de l'énergie globale dans le corps humain:

 

L'hypo - orgonie:

se caractérise par un niveau énergétique faible à tous les niveaux. Il s'agit de personnes possédant un noyau psychotique.

 

L'hypo - orgonie dysorgonotique:

se caractérise par une énergie globalement faible mais mal distribuée sur les différents niveaux. Il s'agit de personnes possédant un noyau et une structure borderline ou un noyau psychotique compensé par une couverture borderline.

 

L'hyper - orgonie dysorgonotique:

se caractérise par une énergie très forte mais mal distribuée selon les niveaux. Il s'agit de personnes possédant un noyau et une structure psychonévrotiques où de la couverture d'un noyau borderline.

 

L'hyper - orgonie:

se caractérise par une forte énergie bien répartie à tous les niveaux. Il s'agit de personnes névrotiques ou de la couverture d'une psychonévrose.

 

La normo - orgonie:

se caractérise par une énergie équilibrée, libre, labile et circulante entre tous les niveaux. Il s'agit là du cas rarissime de l'individu sain.

Lors du bilan énergétique qui est, rappelons-le, primordial en végétothérapie, l'analyse de la qualité énergétique de chaque niveau va nous permettre de définir le type de cuirasse que la personne a organisée pour se protéger de la peur. Hors le sujet sain - rarissime - il se présente 4 grands types de structures.

 

Le sujet hypo - orgonotique.

Le noyau psychologique est du type psychotique avec une impossibilité de contact avec le réel. Il est acquis pendant la période embryonnaire et foetale. Selon le test de Vincent, il s'agit du terrain alcalino - oxydé sur lequel se développent les biopathies primaires. Le sujet psychotique a une peur atroce de la dissociation, de la dissolution car il a un grand problème avec les limites, ce qui est Moi et Non - Moi. La cuirasse musculaire est pratiquement inexistante. Le faible potentiel de la personne est concentré dans le visage avec un fort blocage du cou pour maintenir l'énergie dans la tête. Les tensions s'organisent d'abord à partir des yeux avec une prédominance du premier niveau puis un semblant de cuirasse se met en place par le biais, par exemple d'un blocage principal (le cou - 3°niveau) et d'un blocage secondaire (la bouche et le nez - 2° niveau). Il arrive, dans les cas les plus graves, que le blocage du 1°niveau soit tellement puissant qu'aucun autre niveau ne puisse se mettre en place par carence énergétique.

Un psychotique compensé se porte bien, se montre supérieurement intelligent et jette sur toute chose un regard supérieur. Lors des inévitables décompensations, il sombre dans de profonds délires de type schizophrénique ou maniaco - dépressif.


Le thérapeute doit jouer pour ce patient le rôle du « bon utérus chaud et accueillant» dont il a été privé
.

Sur ce terrain se développe la grande pathologie mentale, le SIDA, les cancers foudroyants et incurables, les maladies dégénératives exacerbées.

 

Le sujet hypo - dysorgonotique.

Ce noyau est de type borderline avec un gros noyau psychotique acquis durant la période néonatale. Selon le test de Vincent, il s'agit du terrain acide - oxydé. La personne va donc présenter des traits de caractère qui ressortent à la fois de la psychose et de la névrose sous la forme d'un narcissisme, de l'ambivalence sado - masochiste, de l'oralité et des obsessions. On doit trouver chez le borderline un noyau psychotique, un blocage du cou et un blocage du diaphragme.

 

Le gros noyau psychotique a été compensé par un bon maternage , et la personne a pu construire un solide 3° niveau qui a renforcé le narcissisme, donc une identité. Le 4°niveau (diaphragme), lié à l'angoisse et au masochisme est également fortement verrouillé. Ce terrain est celui des biopathies secondaires,a savoir des maladies multi étiologiques: diabète, obésité, asthme, allergie, hypertension, maladies de peau....Ce patient vit la précarité de toute chose et a simplement peur de ne pas survivre.

 

Le rôle du thérapeute doit être la mère qui assure un bon maternage.

 

Le sujet hyper - dysorgonotique.

Il s'agit du noyau psychonévrotique correspondant au terrain acide réduit dans le test de Vincent. Cette personne a un petit noyau psychotique ainsi qu'une structure borderline limitée. C'est un état proche de la névrose. Là aussi le noyau psychotique est compensé par le blocage du cou et le blocage du diaphragme est plus labile que dans le type précédent. Le blocage du diaphragme sert ici à bloquer l'énergie du bassin suite à la frustration sexuelle lors de l'oedipe ou à l'adolescence. Le terrain de ces patients est celui des ulcères, des colites, cystites, gastrites, angine de poitrine, infarctus.....

 

La peur est ici fondée sur l'angoisse de castration et se traduit par la peur de ne pouvoir vivre (ce qui est différent de survivre).

 

Le thérapeute doit s'identifier pour son patient au parent permissif avec des pulsions oedipiennes.

 

Le sujet hyper - orgonotique.

Il s'agit du type névrotique rarement demandeur de thérapie, car il est très proche de l'état sain. Il a résolu l'oedipe mais mal et il garde l'espoir de trouver un jour la bonne solution. La base de son anxiété, c'est de savoir que toute espérance se fonde au départ sur une peur. La cuirasse est en général relativement labile, l'énergie est forte et bien distribuée entre les niveaux. La problématique est en rapport avec le 3° champ - la société. Les blocages les plus puissants vont donc se trouver au niveau du bassin. La condition hystérique est le but que doit se fixer la thérapie car elle correspond au seul blocage du 7°niveau (le bassin). IL manque la capacité d'abandon dans l'orgasme en rapport avec la peur de s'évanouir, de mourir. Il faut amener ce patient a prendre conscience que nous mourons chaque jour. Le névrotique a peur de ne pas bien vivre, et de ne pas atteindre la satisfaction de ses désirs.

 

Le thérapeute doit être l'ami auquel on peut se confier.

 

Ce terrain est celui des pathologies aiguës, réactives, temporaires. Ce sont les somatisations et les conversions hystériques. Les statistiques du Pr Navarro montrent que si nous sommes pour la plupart normaux, très peu d'entre nous sont sains!!!

 

30% de la population présente un noyau psychotique.

45%..............................................................borderline.

20%..............................................................psychonévrotique.

4,9%.............................................................névrotique.

0,1%.............................a atteint la maturité génitale.

 

Ce petit tableau montre que 75% de la population présente un fort risque biopathique.

 

J : LA SYMPATHICOTONIE.
 

Le S.N.A est l'ensemble des effecteurs qui, par le biais de neurotransmetteurs ont une fonction d'activation ou d'inhibition sur les organes et les fonctions de l'organismes participant à l'adaptation.

 

Le système sympathique agit par le biais de La noradrénaline et des ions calcium .

 

Le système parasympathique agit par le biais de l'acétylcholine et des ions potassium

 

La sur-stimulation du S.N.A entraîne des altérations profondes des rythmes et fonctions biologiques ainsi que des échanges ioniques. Il est à noter que lorsque dans un organe on trouve une parasympathicotonie et donc des ions potassium, la noradrénaline et les ions calcium développent un effet parasympathico mimétique. Ce fait explique selon Reich, la parasympathicotonie profonde des cancéreux en phase terminale. Ainsi, après des années de sympathicotonie, favorable à l'éclosion de la biopathie cancéreuse, l'organisme pour tenter de survivre, modifie son terrain neurovégétatif et bascule dans la parasympathicotonie. Elle se trouve aggravée par l'action du sympathique et les effets paradoxaux de la noradrénaline. Sous l'effet du stress, de traumatismes, du manque de satisfaction de besoins vitaux ou de frustrations, l'organisme humain s'installe dans un état d'alerte permanent, une paranoïa à l'échelle psychique et, bien sur somatique. Cet état de fait ne peut, en général que se renforcer. L'individu recrute de plus en plus d'énergie pour se protéger, se défendre et refouler son angoisse. Le résultat survient au bout de longues années, sous la forme d'une inhibition totale avec une sensation d'épuisement profond. Toute action, même la plus gratifiante en temps normal, devient pénible car le flux vital est entièrement organisé en direction de la défense contre l'angoisse. Les pathologie psychique et somatique se renforcent de la puissance que le malade met dans sa protection: la cuirasse caractérielle et la cuirasse musculaire.

 

Confronté à des structures de plus en plus rigides donc inadaptables, l'organisme va faire des tentatives de réharmonisation en favorisant le surgissement plus ou moins violent, de décompensations psychiques et physiques.

 

Les affirmations de Reich en ce qui concerne les phénomènes de rétraction ont été vérifiées expérimentalement. L'expérience effectuée à Boulder University, montre que la cellule répond par une contraction ou une relaxation aux changements du milieu extérieur. Quand la température baisse, la cellule devient globulaire et se contracte en utilisant un mécanisme de défense qui vise à conserver un maximum d'énergie, dans un petit volume en limitant les pertes et les échanges avec l'extérieur. Le prix a payer est l'épuisement à terme du systéme selon la loi entropique.

 

Si la température revient aux alentours de 37°, la cellule revient à sa forme initiale et à sa fonction. Par contre si le stress dure trop longtemps, la cellule ne revient plus à sa forme originelle et reste définitivement rétractée. La «motivation» de la cellule à se contracter est l'instinct de survie, la «peur de la mort». L'homme, en tant qu'organisme vivant, ne se comporte pas autrement. Reich en déduit que la peur- sous une forme ou une autre- est à la base de toutes les biopathies.

 

La maladie psychosomatique acquiert donc le statut d'ultime défense, d'appel à l'aide voir de fuite par rapport à une problématique psychique. Etre malade dans son corps, c'est avouer que l'on est débordé sans avoir «l'humiliation» de reconnaître avec des mots, notre défaite psychologique. L'homme est ainsi fait, qu'il perçoit comme plus honorable et moins compromettant une maladie somatique qu'une fragilité psychique. Le corps souffrant permet d'invoquer la malchance, la  non responsabilité dans la genèse des troubles alors qu'il est impossible de plaider de la sorte si l'on admet la subsidiarité du symptôme somatique par rapport à l'épuisement psychique, qui est un aveu de faiblesse très dévalorisé dans notre société.

 

1 : Le mécanisme de l'épuisement.

L'étude de la physiologie de la contraction musculaire et du cycle de Krebs montre à quel point la contraction nécessite la médiation du S.N.A.

 

·         La contraction aérobie suppose une bonne irrigation sanguine du muscle réglée par le parasympathique), lorsque un effort de durée moyenne ou prolongée et d'intensité modérée sollicite fortement le sympathique.

 

·         La contraction anaérobie ne nécessite pas d'oxygène sanguin, mais elle épuise le muscle en diminuant les réserves d'A.T.P. Le repos, après l'effort, permet la reconstitution du stock par l'apport de l'oxygène sanguin.

 

Dans les deux cas, la fatigue est un phénomène normal et le repos, une nécessité vitale, qui permet à l'organisme de récupérer après un laps de temps plus ou moins long, en fonction de l'âge, de l'entraînement etc....Or, dans la réalité, c'est l'hyperactivité qui est gratifiée. Le narcissisme surdéveloppé permet de repousser toujours plus loin les défis que le milieu nous impose à dessein sous la forme d'une compétition qui se pose de plus en plus en terme de survie et d'intégration. Nous savons maintenant que l'hyperactivité favorise la sympathicotonie qui s'oppose à la récupération. Cette hyperactivité ( qui se présente le plus souvent comme une fébrilité ) camoufle un épuisement généralisé. La cuirasse musculaire se verrouille de plus en plus pour tendre sans cesse vers l'effort et le dépassement. Cette tension chronique ,qui s'oppose au fonctionnement harmonieux des systèmes adaptatifs, rend nécessaire la décharge d'une partie de l'énergie de stase accumulée. C'est ainsi, qu'un nombre impressionnant de nos contemporains se reposent en faisant du sport le dimanche et le soir!!!!! Si nous faisons la sommes de la dépense énergétique que doit concéder un individu pour être conforme à ce modèle, le bilan s'avère dramatique:

 

Une personne doit:

·         refouler ses émotions et sa problématique psychique.

·         travailler souvent au - delà de ses forces.

·         repousser les limites de sa fatigue pour éviter la dévalorisation.

·         rester et devenir de plus en plus efficace.

·         «se détendre» et se valoriser dans le sport.

·         faire face sans faillir aux infinies sollicitations de son environnement.

·         gérer ses problème, sans rien en montrer;

·         ne pas écouter les plaintes de son corps.

·         accepter les frustrations sexuelles car l'énergie est de plus en plus indisponible pour une sexualité gratifiante. Ceci s'analyse en terme entropique ( cf Cours 1)

·         être un bon citoyen, un bon parent, etc....

·         avoir suffisamment peur pour accepter le conformisme.

·         mais ne jamais monter sa peur qui est un aveu de faiblesse.

·         ne jamais être faible: « vae victis».

·         rester jeune.

·         être  «flexible» selon le terme à la mode et qui se traduit de façon triviale par:

·         « être jetable après usage.»

·          

Cette liste n'est, hélas pas exhaustive. Le travail, dans ce contexte totalitaire, en totale contradiction avec les besoins fondamentaux de l'être humain justifie, une fois de plus son étymologie: trapalium qui est un instrument de torture.        

 

 

 

Individu

 

Action

    ▼

Fatigue

nombreuses sollicitations

peur de déchoir à son propre regard et celui des autres

 

fatigue + arrêt du travail                                                                   fatigue + hyperactivité

dévalorisation                                                                                        valorisation

 

honte                                                                                                  fierté + hyperactivité fatigue

 

dépression +dévalorisation +++                                                         fébrilité + gratification

 

culpabilisation  

 

                                                    sympathicotonie

 

maladies

 

                                    épuisement +retour au travail + gratification

                                                 

                                                   sympathicotonie +++

             

                                                   maladies chroniques

                                

                                   maladies curables      maladies incurables                                      

                        (biopathies secondaires)      ( biopathies primaires)

 

 

            thérapies 

           changement de  mode de vie                       fuite dans une maladie «contrôlée»

                                                                                hyperactivité persistante - mort     

 

 

Nous entrons dans une forme de tyrannie, la toxicomanie du sport fondée sue la stimulation maladive et compulsionnelle du systéme adrénergique. Nous savons en effet, que l'effort prolongé, libère des endorphines dans le sang, ce qui valide doublement le fonctionnement pervers de l'hyperactivité.

 

·         les endorphines (morphines naturelles) sont des hormones du plaisirs.

 

·         elles repoussent les limites de la perception de la fatigue et de la douleur.

 

·         ces comportements dangereux et anti naturels s'auto-entretiennent car ils sont gratifiés par la société et sont physiquement et psychologiquement gratifiants pour la personne.

 

Reich, penseur politique, à montré les liens entre la valorisation du travail, de l'effort du sacrifice et du culte du corps et l'idéologie fasciste  «noire» ou «rouge». Les slogans nazis « le travail rend libre - la force par la joie»,  la peinture officielle soviétique qui magnifiait l'homme au travail ou au combat prouvent amplement la filiation directe de l'imaginaire fasciste avec le meurtre émotionnel et la divinisation d'un corps jeune et efficace du surhomme.

Rédigé par lobsang sonam

Publié dans #Connaissances pour thérapeutes

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