Végétothérapie reichienne - pathologies par niveau - 2°partie

Publié le 23 Avril 2009

D : Les pathologies du 4ème niveau

 

C'est la partie du corps qui comporte le coeur, les poumons, les muscles intercostaux, les bras, les grands pectoraux et les deltoïdes. Il faut cependant bien garder présent à l'esprit qu'il n'y a pas de scission très marquée entre les 3ème et 4ème niveaux.

 

La cuirasse du 4ème niveau est très difficile à dissoudre comme pour le 3ème niveau. La cuirasse thoracique s'installe sous la forme d'une attitude en inspiration permanente. Le thorax est figé avec une respiration superficielle. L'inspiration est en effet la méthode la plus efficace pour contenir les émotions. A ce niveau, la cuirasse exprime la réserve, la maîtrise de soi, l'immobilité et la contrainte. Elle renforce et imite la cuirasse du cou pour exprimer le dépit et l'obstination.

 

Les biopathies qui proviennent de ce niveau sont très dangereuses puisqu'elles interessent les poumons et le muscle cardiaque.

 

Les émotions liées à ce segment sont la rage, la crise de larmes, les sanglots ravalés, les nostalgies "dévorantes". Ce niveau est aussi celui de l'identité (du moi) comme de l'identité immunitaire par rapport au thymus.

 

L'individu cuirassé au 4ème niveau est embarrassé dans ses gestes, il donne une impression hautaine, dure, inaccessible. Il ignore les sensations naturelles, avale sa colère, méprise les larmes qui sont inacceptables pour un homme et marque un "manque de caractère". Ce type de patient décrit la "boule hystérique" qui est un spasme de l'oesophage. L'inhibition de ce segment induit des attitudes de "grasping" au niveau des mains et des bras, comme s'il voulait étreindre ou s'agripper. Les gestes des bras restent libres tant que le mouvement n'implique pas la notion de décision, d'aspiration. Cela peut provoquer des ankyloses des mains et des doigts.

 

Cette cuirasse, chez la femme, se traduit par le manque de sensibilité des seins, l'anorgasmie et le dégoût de l'allaitement.

 

Cette cuirasse est formée précocément en raison de souvenirs infantiles douloureux, de mauvais traitements, de frustration d'amour et de déception par rapport aux parents.

 

Les maladies du thymus

A partir de 3 ans, cette glande a acquis sa taille maximale; elle est proportionnellement énorme chez l'enfant, puis s'atrophie lors du vieillissement.

 

Le thymus est le point de départ des lymphocites et c'est là qu'ils apprennent à reconnaitre les cellules de l'organisme et les antigènes. Le thymus différencie le soi du non-soi, il est le gardien de l'identité biologique. Comme pour les empreintes digitales, chaque personne, par cette glande, est unique et différente. Ce n'est pas un hasard si le SIDA atteint des sujets qui ont une identité biologique faible ou fausse (les homosexuels).

 

La myasthénie : liée au thymoma (cancer du thymus)

Asphyxie du nouveau-né : peut-être dûe à une compression de la trachée par une hypertrophie.

L'hypothymisme : on trouve une anticipation ou un retard de croissance, une fragilité osseuse, un amaigrissement, un ralentissement mental et une spasmophilie (hyper excitabilité musculaire)

L'hyperthymisme s'accompagne d'une croissance précoce du squelette, d'un hyperthyroïdisme et de manifestations neuro-végétatives et para sympathicotoniques.

 

 

D'une façon générale, le sujet hyper ou hypothymique présente une hypertrophie des organes lymphatiques : rate, ganglions, amygdales. La peau est pâle, les tissus mous, le rachitisme fréquent.

 

Les pathologies du thymus signent en général une grande ambivalence entre soi et non-soi, donc de l'identité. Le thymus est lié chez l'homme à son côté féminin, et inversement chez la femme.

 

Les pathologies du cœur

 

C'est un muscle qui est très connecté au S.N.A. Il est soit dilaté, soit contracté. Il est compris dans le médiastin, il est recouvert d'une membrane, le péricarde et l'intérieur est tapissé de l'endocarde. Le coeur est très lié aux émotions.

 

La névrose cardiaque

Douleur rétrosternale, respiration irrégulière, palpitations. Les extrémités sont chaudes ou froides. Il n'y a pas de perturbation de l'ECG, ou de signe en faveur de l'angor ou de l'infarctus. Psychologiquement, le sujet s'identifie affectivement avec un être cher qui est mort d'une maladie cardiaque. Typiquement, cette névrose augmente lorsque l'on évoque l'hérédité. L'attitude thérapeutique doit être très ferme : "ce n'est pas grave".

 

L'angine de poitrine

Elles touchent la quasi-totalité des personnes qui sont hyperactives, compétitives, avec une tension artérielle élevée. Le carriérisme et l'arrivisme sont des facteurs de société responsables des maladies du coeur. Ces personnes sont très adaptables et pragmatiques par rapport au technicisme, compulsives dans le travail, avec l'impression de n'en avoir jamais fait assez. Elles veulent être sans reproche et recherchent la perfection. Elles s'identifient à leur travail et verbalisent très difficilement en thérapie.

 

Le désir de perfection est plus fort que les sentiments. S'il se présente un conflit entre les deux, cela provoque l'anxiété, l'agressivité. Ces patients sont d'une grande immaturité affective. Leur éducation leur a enseigné que le devoir est plus important que le plaisir. Ils sont d'une grande réserve avec des difficultés à s'extérioriser. Ils ont de très fortes fixations orales et compensent avec le tabac, l'alcool. Ils sont prédisposés au diabète et à l'obésité. Les fixations anales induisent la rigidité, la parcimonie voire l'avarice, le goût de la collection.

 

La sexualité est secondaire en raison d'un puissant self-control ; ce qui favorise périodiquement des explosions de colère destructrice par, rapport à l'objet aimé. Ils obtiennent des réalisations et de grands succès. Leur vocabulaire est riche des mots "conquête, indépendance, réussite... Extérieurement, ce sont des personnes solides, calmes mais quand elles décompensent, c'est un véritable écroulement.

 

L'infarctus

C'est l'aboutissement de l'angine de poitrine. Le profil psychologique est le même. Mais ce qui déclenche l'infarctus, c'est un conflit intérieur avec une attente qui n'est jamais satisfaite. La personne qui fait un infarctus est agitée, demande de l'aide. Dans les mois et les années qui précèdent, le malade est dans un état de sympathicotonie; il est en alerte, ce qui provoque un déséquilibre neurovégétatif. C'est une personne résignée, qui a renoncé à lutter contre l'anxiété. En terme reïchien, la base psychologique est dépressive, avec hypo orgonie de la bouche et hyper orgonie du thorax. En améliorant l'hypo orgonie de la bouche, on améliore la dépression.

N.B.: la sexualité est très importante pour ces personnes et doit être encouragée, car elle stimule le parasympathique et favorise le flux du sang vers le muscle cardiaque.

 

Les pathologies du poumon

 

Il y a un rapport entre respiration et autonomie. Dans la tristesse, la respiration diminue, dans le plaisir, elle augmente, dans l'anxiété elle diminue, plus exactement, le malade inspire plus qu'il n'expire.

 

Les bronchites et les pneumonies

Ce sont des décharges énergétiques dûes à l'ambivalence d'un sujet dépressif et anxieux qui est impuissant à changer une situation existentielle.

 

La tuberculose

C'est une somatisation influencée par des facteurs socio-hygiéniques ; La primo infection passe inaperçue. On parle de fièvre de croissance. Cela signe une condition psychique difficile pour l'enfant, compensée par l'activité immunitaire du thymus. La guérison est seulement clinique, car le B.K. reste "emmuré". Et si au cours de l'existence, il y a des conditions favorisantes, la tuberculose réapparait au niveau des os, des glandes etc ... La tuberculose correspond à un blocage des poumons et du ler niveau qui rend l'hypophyse inefficace et les défenses inexistantes.

 

Le tuberculeux est d'une tritesse profonde et ancienne. Sa maladie est le résultat de la lutte entre la tendance dépressive et la résignation temporaire. C'est une automutilation qui signe le caractère masochiste de cette personnalité narcissique et ambivalente qui a un grand besoin d'amour. Pour traiter la tuberculose, il faut faire disparaître le côté dépressif par une activation douce du diaphragme.

 

L'asthme primaire et secondaire

L’asthme cardiaque : lié à l'insuffisance cardiaque

L’asthme rénal : l'accumulation de toxines dans le sang qui est limitée ou éliminée par une hyper oxygénation.

L’asthme bronchique (nous en parlerons plus loin)

 

Les pathologies du sein

 

Le facteur narcissique est extrêmement déterminant dans les maladies du sein.

 

Les mastoses et mastites

Ce sont des expressions de stagnation énergétique dans le muscle grand pectoral. Les mastites notamment recèlent la peur que le sein soit abimé par l'allaitement. Le mamelon est très sensible par le biais du muscle papillaire qui permet son érection quand le bébé approche la bouche. Si le muscle papillaire est atonique, le mamelon est rentré, ce qui empêche l'allaitement. Il s'agit de femmes jalouses de leurs seins avec une forte assimilation au pénis. Il arrive dans ce cas que le lait soit amer (forte concentration de bilirubine hépatique dans le lait) et le bébé refuse l'aliment. La présence importante de bilirubine dans le sang signe des femmes coléreuses.

 

Le cancer du sein

Il est aussi très lié au muscle grand pectoral et au narcissisme. En Occident, le sein est à la fois le symbôle de la féminité et de la reproduction. Il est chargé d'un très fort contenu sexuel et fantasmatique. A ce titre, il est un argument de séduction et d'esthétique très investi par les femmes. Toute intervention sur le sein est vécue comme une atteinte à la féminité et plus profondément à la personnalité même. Au-delà de la signification du cancer, ces interventions recueillent les peurs liées à la castration, à la dissolution et à la perte. La réaction peut être agressive et revendicative par rapport au chirurgien et aux paramédicaux - " J'étais mieux avant, maintenant j'ai mal et j'ai peur ".

 

On voit certaines femmes mammectomisées se réfugier dans la négation, le refus de voir la cicatrice, la dépendance aveugle par rapport au mari et à la famille. Nous trouvons dans ce cas des femmes enfants immatures.

 

E :Les pathologies du 5ème niveau

 

La névrose gastrique se rapporte à l'estomac. La symptômatologie gastrique répond à une façon inadéquate de manger, mastication incomplète marquant la précipitation et le manque de modération. C'est la manifestation d'un conflit affectif avec prédominance de l'anxiété et de la culpabilité.

 

Les pathologies de l'estomac

 

La gastrite hypo-acide

Elle dénote une tendance dépressive. Le sujet se fatigue facilement. Il s'agit d'une base fréquente de cancer de l'estomac.

 

La gastrite hyperacide

C'est la base de l'ulcère. Il s'agit de sujets qui répriment leur tendance à fuir les responsabilités. Il y a un conflit avec le Moi adulte qui provient d'une dépendance infantile niée. En réponse, le sujet se surcharge de responsabilités.

 

L'ictère acide gastrique

Gène légère après le repas avec acidité, éructation jusqu'au vomissement - perte d'appétit. Cette pathologie est influencée par le chagrin, les peurs, les querelles, les bouleversements économiques. Il s'agit de patients qui ont un besoin impérieux de repos et de sécurité. Il suffit parfois de vacances dans un milieu serein pour faire disparaître le symptôme mais le conflit persiste.

 

L'ulcère

On trouve, à la base, des causes affectives. Nous sommes en présence d'une personnalité agressive, bagarreuse, très active qui considère les épreuves de la vie comme des obstacles à surmonter systématiquement. Pour les hommes, il y a toujours le refus de leur côté féminin. Ils sont de type oral, longilignes, très agressifs avec une ambition exagérée d'indépendance. Ils refusent l'aide des autres. Ils se chargent de toutes les responsabilités en réaction au sentiment de dépendance. Car ils ont très profondément une attente de prise en charge et un besoin réprimé d'amour. Ces sujets n'ont pas honte de demander de l'amour, mais s'ils en sont frustrés, ils évoluent vers l'ulcère puis le cancer.

 

On trouve deux cas l'indépendance exagérée ou la dépendance parasitaire. L'activité gastrique augmente avec la peur de perdre la relation de dépendance. Dans la relation médecin-malade, l'ulcéreux demande du maternage. En thérapie, il faut le gratifier avec tact. L'agressivité et la rancune accélèrent le passage de la nourriture à travers l'estomac.

 

D'autre part, le désir d'être aimé se transforme en un besoin d'être nourri. Les malades d'ulcère mangent en permanence. Ils ont un besoin de satiété qui correspond à une tension chronique localisée dans le diaphragme, avec une prévalence neurovégétative parasympathicotonique. Le système orthosympathique est stimulé (+++) puis se paralyse et laisse tout le terrain au parasympathique.

 

• L'ulcère déclaré permet le repos et l'éloignement de la lutte (dans les suites, hémorragie gastrique, perforation de l'estomac...).

  • L'ulcère du duodénum - acidité +++ la nuit
  • L'ulcère de l'estomac - acidité +++ le matin.
  •  

 

Les pathologies du pancréas

 

Le diabète sucré

Parmi les nombreuses formes de diabète, cette forme est d’origine pancréatique.

Le diabète sucré suppose des prédispositions héréditaires qui peuvent s'exprimer sous l'effet d'un stress prolongé par des frustrations orales très précoces. On retrouve fréquemment dans l'interrogatoire médical une faim insatiable. Le diabète sucré est souvent lié à des comportements alimentaires pathologiques, car la nourriture traduit la relation mère-enfant dans ses composantes sexuelles, agressives et narcissiques. Il est souvent observé une tendance à l'obésité et la boulimie.

 

Les mères des diabétiques sont fréquemment décrites comme hyperprotectrices, sans que l'on puisse bien définir s'il s'agit d'un facteur favorisant ou bien du résultat des angoisses de la mère face à la maladie de son enfant. Il semble pourtant que la frustration orale peut signifier un mauvais contact entre la mère et son bébé, soit par refus d'allaitement, soit par rejet anxieux de l'enfant (lait amer), soit par sevrage brutal.

 

La pathologie sexuelle est fréquente. 50% des hommes diabétiques présentent une impuissance partielle ou totale par neuropathie ou vasculopathie. On estime, d'après certaines observations que 40% de ces cas sont d’origine psychologique en raison des tendances dépressives qui accompagnent les maladies somatiques chroniques.

Les diabétiques se montrent volontiers compétitifs, ambitieux pour compenser leur sentiment d'infériorité: La dépressivité est très forte et peut facilement se déchainer en cas d'échec dans les ambitions.

 

Les pancréatites

Elles révèlent souvent un alcoolisme et les troubles du comportement qui s'y rattachent.

 

Les pathologies du foie

D'une façon générale, elles sont en relation avec des affects, des souffrances psychologiques. Il s'agit, dans ce cas, de troubles fonctionnels réactionnels. Les maladies plus graves (stéatose, cirrhose, cancer hépatique) sont le résultat d'infections, d'inflammations chroniques dûes à l'intoxication médicamenteuse ou alcoolique.

 

Le dysfonctionnement de la vésicule biliaire est lié au blocage d'émotions. La colère inhibe la production biliaire tandis que la joie, l'anxiété et la dépression augmentent cette sécrétion.

 

Les pathologies du 6ème niveau

Le 6ème niveau est un niveau de transition avec le bassin. Il est le correspondant sous-diaphragmatique du thorax. Le niveau abdominal est donc en rapport étroit avec le diaphragme qui est lui-même très lié à la bouche (oralité). Les troubles gastro-intestinaux sont de fréquentes expressions de maladies psychosomatiques. Ceci se rattache à l'importance majeure du tube digestif dans la relation initiale entre la mère et l'enfant. Le tube digestif est le premier moyen de communication de l'enfant dont la mère s'occupe tout naturellement avec l'alimentation, la digestion et la défécation. Il est notable que l'enfant place, de façon diffuse, toutes les douleurs "dans le ventre".

 

Les symptômes hypocondriaques s'accompagnent fréquemment de troubles dépressifs liés à la perte, à la déception, au découragement. Les douleurs vagues décrites peuvent être aussi l'équivalent de la dépression masquée.

 

Ainsi, autour de satisfactions orales et à travers sa fonction digestive, le bébé organise des rapports d'amour et de haine avec le monde. Il ingurgite ce qui lui semble bon et satisfaisant et rejette ce qu'il considère comme mauvais. Le langage courant exprime cette fonction d'ingurgitation ou de rejet : un bébé "à croquer", une attitude " à vomir "... L'agressivité orale ou l'attachement affectif se manifestent aussi par des métaphores "dentaires" avoir "du mordant", "ronger son frein", "être mordu pour...".

 

C'est au 6ème niveau que l'on trouve la fonction digestive basse et excrétoire. Les intestins et les reins se trouvent inclus dans ce niveau. L'évacuation des déchets jusqu'à trois ans est liée à l'idée de garder ou de donner. Cette fonction se calque aussi sur les tendances à l'hostilité, à l'agression, la destruction et la volonté de souiller.

 

Lors du sevrage, le bébé perd le plaisir d'être satisfait oralement. La zone de l'anus est alors investie dans sa fonction de continence et la capacité de retenir. D'autre part, l'éducation des sphincters signifie une perte d'autonomie de l'enfant qui doit se plier aux attentes des parents. Ceux-ci encouragent souvent trop précocément la propreté de l'enfant qui acquiert une hypertonie de la musculature volontaire du périné, car le contrôle automatique neurovégétatif n'est pas mature. Cette hypertonie du périné entraine des troubles intestinaux terminaux et sexuels.

 

L'apprentissage précoce de la propreté est stimulé par des gratifications : bonbons, félicitations... De cette façon, l'enfant donne de la valeur à ses selles.

 

Puis celles-ci se transforment en objet de dégoût, de mépris. Ce qui explique la translation de la valeur des excréments vers l'attachement à l'argent, aux objets ("la collectionite"). Les selles représentant donc les tendances à donner ou à retenir, il est clair que la pathologie intestinale sera très significative du vécu du patient.

 

 

Les travaux de GRACE et WOLFF ont mis en évidence deux types de réponse du colon aux stress et aux émotions .

 

- des réponses hyperdynamiques (parasympathique) avec diarrhée.

- des réponses hypodynamiques (orthosympathique) avec constipation.

 

Les premières accompagnent les tensions émotionnelles, l'angoisse et l'agressivité (expériences de KARUSH, HIATT et DANIELS).

Les secondes sont en rapport avec la peur d'une agression, avec un sentiment de défaite.

 

Les maladies des intestins

 

La constipation

Elle est polyétiologique. Dans les cas de constipation fonctionnelle, les patients sont fatigables, souffrent de maux de tête et de tendances hypocondriaques. Ils ne veulent rien changer dans leur vie, afin de maintenir une situation acquise. Ces sujets sont extrêmement préoccupés par la propreté, ce qui camoufle leur tendance agressive et la peur de se salir, au sens propre comme au figuré. Ces patients "tiennent bon" et manifestent une grande resistance en thérapie, mettant les soins en échec plus ou moins longtemps.

 

La constipation est sans doute liée à une fixation anale, où les solutions passent par la "retenue", la rétention. Ces personnes ont souvent eu une mère exigeante qui a recherché pour son enfant un contrôle précoce des sphincters pour obtenir la propreté.

 

La personne constipée n'attend rien des autres et donc ne veut rien donner. On trouve fondamentalement un mépris envers l'humanité et une agressivité réprimée. On constate une forte implication du S.N.A. et du diaphragme dans la problématique de la constipation.

 

Les travaux de Grass, Wolf et Wolff démontrent que le colon est réactif au stress en augmentant son péristaltisme ou en le diminuant.

 

Les diarrhées

Si l'on élimine les symtômes de maladies organiques, les: diarrhées sont une réponse à une angoisse aigüe, dans des situations de grande demande extérieure que ne maitrise pas le patient. Les diarrhées sont une façon de se déculpabiliser.

 

La colite spasmodique

 

Cette pathologie est liée à une dépression, à des déceptions multiples et une insatisfaction profonde. Le sujet se trouve affecté d'un manque de perspective et du sentiment qu'il y a une part de méchanceté en lui. Il s'agit le plus souvent de femmes à structure compulsive - obsessionnelle, avec des composantes masochistes et dépressives.

 

La recto-colite hémorragique

C'est l'une des maladies psychosomatiques les plus graves, On a pourtant évoqué l'influence de facteurs héréditaires, La R.C.H. affecte des patients avec une personnalité particulière. On rencontre fréquemment, dans l'histoire des patients, la perte d'une personne très importante, et/ou des crises de rage.

 

Les malades fonctionnent sur un mode obsessionnel, très sensible au rejet et à l'hostilité des autres. Ils présentent des traits paranoides. Ils sont très passifs et dépendants, répriment leur agressivité et leurs émotions. Pourtant, tout leur comportement est fortement émotionnel. Ils ont une relation symbiotique avec la mère. Celle-ci est de type autoritaire, soupçonneuse, moralisatrice, rigide, punitrice et froide. Ces patients ont une structure compulsive-obsessionnelle, se préoccupent des mauvaises odeurs, des soins corporels, de la salubrité des logements, de l'environnement. Leur sexualité est faible et vécue comme quelque chose de "sale". Le rapport avec le conjoint est de type fraternel.

 

L'appendicite

Celle-ci touche l'appendice, riche en tissus lymphatiques. C'est l'équivalent de l'amygdale pour l'intestin et son inflammation est analogue. Il y a un danger d'extension de l'infection au péritoine (péritonite). La réaction du péritoine est un élément clinique capital, avec la fièvre et le mauvais état général du malade, pour poser le diagnostic d'appendicite. Il est notable que le nombre des appendicites nécessitant une intervention chirurgicale a été, par le passé, très nettement surestimé. Selon Harding, après examen histologique, 50% des cas ne relevaient pas de la chirurgie. Il s'agissait à l'évidence de troubles fonctionnels. Ces cas sont entre autre, une indigestion nerveuse pour des patients qui reportent sur le colon, un sentiment de culpabilité, une ambivalence affective, tout cela lié à une fonction sexuelle du 7ème niveau niée.

 

Ces patients ont été souvent élevés dans un déficit de chaleur affective, avec une valorisation du devoir, de la responsabilité et de l'autonomie précoce. Ils retiennent leurs affects douloureux, ont très peur de se tromper et considèrent l'amour comme une soumission. Ils sont méfiants, très critiques et portés à une vie solitaire. Ils résistent fortement aux changements et ils répondent par des réactions et des décisions rigides qui résolvent, seulement en apparence, le problème de l'ambivalence entre donner et retenir.

 

7ème niveau : le segment pelvien

 

La cuirasse pelvienne comprend tous les muscles et viscères du bassin, les muscles du bas ventre, les adducteurs, les fessiers. Tous ces muscles sont douloureux sur un bassin en antéversion qui exprime le retrait, le refus. Le bassin retient une forme particulière de colère et d'angoisse due à l'insatisfaction sexuelle qui pousse l'être humain à se procurer une satisfaction dénaturée et frustrante par la force et la compulsion.

 

Il doit "aller au bout" comme le souligne REICH, sous cet aspect sadique - le plaisir inhibé se transforme en colère et la colère inhibée en spasmes musculaires. Du dépit et de l'insatisfaction que tire l'être humain de telles relations découle le mépris du pelvis, de ses organes, de ses fonctions, de la sexualité et au-delà du partenaire sexuel.

 

La quasi totalité des injures font référence à ce niveau, ses organes, ses fonctions et la façon de vivre sa sexualité.

Les pathologies de ce niveau sont de nature hystérique, souvent en rapport avec la difficulté de résoudre l'Oedipe.

 

Ce niveau comprend tous les muscles du bassin et les membres inférieurs. Les muscles de ce niveau les plus fréquemment touchés par les blocages sont : l'obturateur interne, le pyramidal du bassin, l'ischiococcygien, le releveur de l'anus.

 

Pour l'école Reichienne, le deuxième siège du SurMoi, lié au jugement des autres, est situé à ce niveau, dans les adducteurs des cuisses (les gardiens de la virginité).

 

Le bassin bloqué est placé en antéversion, provoquant une cambrure des lombaires exagérée. Le retrait du bassin exprime la peur de la castration et s'accompagne de l'hypertonie des fessiers et des adducteurs. La rigidité de ce segment est dûe à une éducation moraliste, qui a coupé la personne de ses sensations. Le 7ème niveau est décrit, dans ce cas, "mort" ou "vide". Le blocage du bassin est toujours secondaire, jamais primaire ni principal, car les interdits d'ordre sexuel transitent d'abord par les premiers niveaux en les bloquant plus ou moins intensément.

 

En végétothérapie, on travaille ce niveau en dernier, lorsque le patient atteint un stade de maturation de type hystérique. L'école Reichienne considère que le caractère hystérique est le plus proche du caractère génital. C'est pour cette raison que la végétothérapie veille à le canaliser plutôt qu'à le réprimer, comme cela est fait classiquement.

 

Se manifestant en fin de thérapie, la situation hystérique , si elle est la plus simple à traiter, est souvent la plus longue. L'hystérique, en effet, trouve de multiples solutions pour s'évader et esquiver les implications de.la thérapie.

 

La personnalité de l'hystérique

Le blocage du bassin peut être permanent ou intermittant. La personne change d'humeur facilement et ne garde pas ou peu de souvenirs de son enfance. La sexualité est omniprésente ainsi que l'égocentrisme, avec un Sur-Moi rigide très fort dû à la tension oedipienne qui lui interdit de vivre une sexualité génitale saine. La composante masochiste est très puissante et se matérialise par une agressivité sexuelle importante suivie d'une passivité presque totale dans le passage à l'acte.

 

L'hystérique aime tout ce qui est exaltant et exubérant dans la vie. Il a une imagination très fertile, à la limite de la mythomanie (théatralisme). Il convient d'être très circonspect quand une femme hystérique parle de viol, précisément en raison de cette mythomanie. L'hystérique somatise très facilement car elle fuit dans la maladie, un conflit toujours conscient, à la différence des malades psychosomatiques.

 

Les pathologies du 7ème niveau

 

Les pathologies régionales non génitales

 

Les hémorroïdes

C'est une affection très fréquente. Nous considérons qu'elle est liée au blocage du bassin et l'intermittence des crises, signe le caractère hystérique du sujet. Chez l'homme, cela peut être vu comme une défense anale par rapport à l'homosexualité latente.

 

Les cystites

Elless sont plus fréquentes chez les femmes. En dehors d'infections bactériennes, les phénomènes inflammatoires de la vessie sont des somatisations en rapport avec la culpabilité et les conflits liés à la sexualité. Les troubles de la miction sont déclenchés par des émotions qui nuisent à la capacité d'uriner, en tant que façon "d'évacuer le mal".

 

L'énurésie nocturne chez les enfants

C'est un signe de révolte et d'hostilité contre le manque d'amour maternel. Le lien mère-enfant n'est pas bon et l'enfant préfère se satisfaire que de plaire à sa mère. Il n'est pas rare de voir l'apparition d'une énurésie après la naissance d'un autre enfant. L'ainé manifeste ainsi son vécu d'une perte d'amour.

 

La constipation

Elle est toujours présente dans la névrose hystérique.

 

Les prostatites et l'hypertrophie

En dehors d'atteintes de blennoragies mal soignées, de tuberculose ou de syphilis, elles s'expliquent par la congestion sanguine locale et la stase énergétique qui font suite à des excitations sexuelles non assouvies.

 

Les pathologies liées à la fonction sexuelle et reproductrice

 

La dysménorrhée

Elle s'accompagne de douleur, faiblesse générale, céphalées et troubles gastro-intestinaux. Le sujet est déprimé est instable. La végétothérapie pense qu'il s'agit d'une hyperorgonie (surcharge énergétique) du muscle utérin qui entretient un état de tension très élevé.

Les femmes affectées de ce trouble sont agressives et ont de la rancune envers leur propre sexe. Durant l'adolescence, elles demandaient beaucoup d'affection et de protection. En tant qu'adultes, elles méprisent leur féminité et sont anxieuses. Il n'est pas rare de trouver chez ces patientes un besoin de se venger ou l'idée de devoir souffrir.

On remarque fréquemment qu'un mariage heureux, une grossesse désirée ou une amélioration des relations dans le couple amène la résolution des troubles.

L'aménorrhée

Les règles sont l'expression somatique de la façon dont la femme vit sa féminité. En général, l'aménorrhée est toujours secondaire et sa fréquence est maximale entre 16 et 25 ans.

 

On décrit 3 formes cliniques

 

  • L’aménorrhée avec amaigrissement : dure quelques mois, en rapport avec des traumatismes émotionnels. La femme présente une pathologie obsessionnelle avec une dépression.

 

  • L’aménorrhée avec obésité : elle s'accompagne de boulimie, céphalées, constipation, rétention d'eau et peur de la sexualité.

 

  • L’aménorrhée simple avec troubles neuro-végétatifs : fréquente dans les premiers temps du mariage, pendant les périodes d'examens scolaires ou dans les suites d'un viol.

 

La stérilité fonctionnelle

Il s'agit dans la plupart des cas de femmes "phalliconarcissiques" qui privilégient le succès social par rapport à la maternité ou bien d'attitudes infantiles chez des femmes qui voudraient rester enfant.

Cette stérilité fonctionnelle provient du refus de rapports sexuels pendant les périodes fécondes, de mouvements du bassin interdisant la diffusion du sperme, de la contraction des trompes ou du col de l'utérus provoquée par l'anxiété.

 

Les douleurs du périnée

S'y rattachent les douleurs du clitoris, le prurit vulvaire, les cystalgies, les brûlures vaginales. Il s'agit d'une personnalité hypocondriaque anxieuse, qui réprime une agressivité puissante dûe à la frustration existentielle, la déception de la stérilité, une sexualité décevante, un conflit par rapport au conjoint, ou l'abandon de celui-ci.

 

La dyspareunie (colt douloureux) et le vaginisme

La dyspareunie est due à une contraction des muscles de la vulve alors que le vaginisme est lié à la contraction involontaire du muscle releveur de l'anus, quand le partenaire insiste pour parvenir à la pénétration. Le vaginisme est un symptôme phobique anxieux. C'est la peur qui empêche la pénétration.

 

La dyspareunie est plus conplexe car elle touche des patientes dont l'identité féminine est défaillante et le comportement agressif. Il y a aussi, souvent, une composante organique.

 

L'impuissance fonctionnelle masculine

Elle intervient quand le Sur-Moi impose une sévère censure et que le complexe oedipien n'a pas été dépassé. L'homme cherche alors une épouse "bonne, sérieuse, moralisatrice".

 

 

 

Rédigé par lobsang sonam

Publié dans #Connaissances pour thérapeutes

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