La psychanalyse freudienne 3°partie

Publié le 20 Avril 2009

V : L’APPAREIL PSYCHIQUE

 

A : LA PREMIERE TOPIQUE.

 

FREUD décrit 3 modalités du fonctionnement psychique :

 

·      Le conscient

·      Le préconscient

·      L’inconscient

 

FREUD a esquissé un corpus théorique général de l’appareil psychique; ce n’est pas une théorie du fonctionnement mental mais la mise en évidence des rapports qui s’établissent entre la conscience et l’inconscient.

 

Cette doctrine et cette méthode forment une thérapeutique des maladies mentales et plus particulièrement des névroses. D’autre part, si FREUD n’a pas découvert l’inconscient (de nombreux philosophes ont évoqué cette instance), il a, cependant, faisant ainsi preuve d’une intuition géniale, démontré l’intervention des processus inconscients dans la vie somatique et la vie quotidienne dite consciente.

 

 

·      Est consciente : « toute représentation présente à notre conscience et perçue par nous »

 

·      est préconsciente : « toute donnée latente (souvenir, savoir...) qui, sans être perçue en permanence, peut-être amenée dans le champ de conscience à volonté et l’investir »

 

·      est inconsciente : « toute donnée latente qui ne peut être rappelée dans le champ de conscience par un effort volontaire. Les éléments inconscients du psychisme ne sont ni faibles, ni inefficaces, mais simplement mis en arrière plan par le processus dynamique du refoulement »

 

B : LA DEUXIEME TOPIQUE.

 

La conception de FREUD a évolué progressivement car il s’est aperçu que l’inconscient allait bien au-delà du simple cadre des pulsions et de la partie qui en avait été refoulée. Il adopte alors une description de la personnalité en conservant les trois instances mais en modifiant le nom et le contenu :

 

·      Le ça

·      Le Moi

·      Le Sur-moi

 

1 : Le ça .

 

Cette instance intègre

 

« tout ce que l’être apporte en naissant, tout ce qui a été constitutionnellement déterminé, donc avant tout les pulsions émanées de l’organisation corporelle »

 

Le ça est le réservoir des pulsions les plus primitives. Ces processus inconscients dominent la personnalité par le biais d’impulsions, de passions ou de perversions et ne supportent pas de renoncement, de délais ni de compromis. Les pulsions de ça ne sont pas organisées et agissent de façon indépendante les unes des autres. (C’est le règne des instincts et passions déchaînées des malades alcooliques). Le ça, en tant que réservoir de pulsions absolument inconscientes, est en rapport direct avec le corps et constitue la source d’énergie de toute activité mentale. Ainsi, quelque chose nous pousse à accomplir telle action alors que nous n’en avons pas le désir conscient :

 

-« Cela (ça) est plus fort que moi (Moi) »

 

Dans la théorie psychanalytique, il est admis que le cours des processus psychiques se trouve réglé automatiquement depuis le début de la vie par le principe de plaisir qui règne sans contrainte dans le ça. Le ça est aussi en rapport avec le subconscient et l’inconscient (de la 1ère topique) car il désigne...

 

« L’ensemble des tendances orientant certaines de nos activités, soit en raison de faits psychologiques qui échappent momentanément à  notre conscience, soit qui restent totalement méconnus sauf à l’occasion de circonstances très particulières. »

 

Freud

 

Ainsi, dans le ça se trouve beaucoup de souvenirs et de sentiments oubliés. Or, tous ces faits psychiques, même très anciens, gardent l’intégralité de leur charge émotionnelle. Ils sont comme des « aimants » psychologiques stagnant au fond de nous-mêmes et qui attirent à eux les circonstances qui s’y rapportent.

 

2 : Le Moi

 

Le Moi est la localisation de la conscience ainsi que le lieu d’expression de l’inconscient . Dans la 1ère topique, le conscient est issu du rapport duel entre le principe de réalité et le principe de plaisir. Mais cette proposition théorique ne va pas s’avérer opérante avec la pulsion de répétition (cf. instinct de vie et de mort). FREUD va donc, en 1920, dans Au-delà du principe de plaisir, définir le ça, le Moi et le Sur-moi qu’il nommera aussi l’idéal du Moi.

 

Le Moi est décrit comme une partie du ça qui se pose en se confrontant avec les exigences de la vie en société. Le Moi est donc un compromis, un amortisseur entre le ça et le Sur-moi. Ce qui fait dire à FREUD que le Moi est un Moi pathologique car seul l’enfant dispose d’un moi authentique, sans compromission. L’adulte ne montre qu’un Moi restreint qui sert de censeur castrateur face aux excitations du monde extérieur.

 

Nous voyons qu’une censure va se mettre en place sous l’effet de l’éducation, qui va arrêter la satisfaction d’une pulsion incontrôlée. Cette pulsion va être, soit intégralement masquée, soit partiellement satisfaite, soit transformée, sublimée dans un but artistique, social, moral acceptable pour le Moi et la Société.

 

L’éducation intervient :

·      Soit en interdisant la satisfaction par la menace du châtiment, par la répression de l’acte ou le chantage affectif (amour conditionnel).

 

·      Soit par l’appel à des valeurs transcendantes, le bien, le mal, l’humilité, la honte, la fierté, la pudeur, l’honneur etc...

 

En 1923, dans « Le Moi et le ça », FREUD écrit :

 

« Un individu donc est, selon nous, un ça psychique inconnu et inconscient, à la surface duquel est posé le Moi qui s’est développé à partir du système préconscient comme de son noyau ... ; le Moi n’enveloppe pas complètement le ça mais seulement dans les limites où le préconscient constitue sa surface, donc à peu près comme le disque germinatif est posé sur l’œuf. Le Moi n’est pas nettement séparé du ça, il fusionne avec lui dans sa partie inférieure. »

 

Le Moi a des rapports incontournables avec le corps qui ont été soulignés par FREUD : Il est avant toute chose un moi somatique qui :

 

« Peut-être considéré comme une projection mentale de la surface du corps et représente la surface de l’appareil mental ».

 

Nous ne pouvons accéder à notre corps qu’en passant par son Moi. Ce qui, en psychologie pathologique se révèle par les liens plus ou moins difficiles qui s’établissent entre le corps et la conscience de patients dont la structure du Moi est lésée.

 

Le Moi est aussi formé des « restes mnésiques du mot entendu » comme l’a souligné le père de la psychanalyse, montrant que le langage est formateur du psychisme, pas tant au niveau du contenu manifeste du message que de l’empreinte qu’il a laissée dans l’esprit en rapport avec l’état émotionnel, l’acuité et la maturité des perceptions de l’enfant.

 

C’est sur ce rôle formateur du langage que se trouveront fondées les prémices des travaux de Jacques LACAN. Celui-ci, se voyant comme un garant de l’orthodoxie Freudienne, (nous y reviendrons) prônera « un retour à Freud ». Cependant le corps ne l’intéressera jamais pour lui-même si ce n‘est qu ‘en tant que signifiant. Lacan n ‘aura de cesse que de souligner « le peu de physiologie que l’inconscient intéresse... ! ».

 

 

 









3 : Le Sur-moi

 

Le Sur-moi est simplement le Moi dressé, domestiqué, le policier qui s’installe dans notre tête. Il est parfois l’agent de police débonnaire qui favorise l’harmonie et la gestion pacifique des intérêts divergents, mais il peut être aussi le « Flic » obtus, autoritaire et fascinant, le dictateur dont le seul but est de faire régner une loi d’airain sans adaptation ni justification. De fréquents conflits vont ainsi naître dans un cercle vicieux qui verra des pulsions se trouver refoulées par un Sur-moi tyrannique. L’insatisfaction et l’angoisse vont apparaître qui vont provoquer le retour encore plus puissant de la pulsion initiale afin de satisfaire le besoin refoulé et de calmer l’angoisse. Parvenu à ce point du mécanisme , le patient va :

 

·      Soit SUBLIMER SA PULSION, la rendre acceptable. A noter que dans le domaine artistique, beaucoup de créateurs sont des insatisfaits, des angoissés.

 

·      Soit REFOULER SA PULSION de plus en plus profondément, la fixer, en dépensant pour cela, de plus en plus d’énergie.

 

Ce processus de refoulement va être le moteur de très nombreuses névroses, de situations existentielles de plus en plus douloureuses et insatisfaisantes, d’asthénies, de maladies somatiques, de décompensations psychologiques cataclysmiques (passage à l’acte, suicide, meurtres en série...)

 

C : L’ORIGINE DES COMPLEXES.

 

Le Sur-moi n’est pas une instance aussi simple qu’il y paraît. Il régit, au-delà du conflit plaisir-réalité, une véritable usine à complexes qui trouve son substrat dans le Moi Idéal, instance égotique par excellence. Le Moi est notre moteur car il donne l’élan de la pensée et la dynamique du corps. Si l’idéal que nous avons défini nous bloque, c’est que nous avons un problème, un complexe.

 

Dans le complexe, ce qui nous empêche d’agir, ce n’est pas un but trop haut mais un Moi trop restreint qui a accepté trop de limitations. Comme le soulignait Freud, le Moi adulte est toujours un Moi pathologique. La hauteur de nos idéaux en regard des restrictions de notre Moi  nous conduit à misérabiliser et à construire nos complexes. Nous confondons le plus souvent l’Idéal du Moi    avec    le Moi Idéal.

 

1 : l‘Idéal du Moi.

 

Il est une somme de savoirs, de symboles, de valeurs. Il exerce une fonction pacifiante en nous procurant des idéaux consistants, des représentations positives de nous-mêmes, en nous intégrant à une lignée d’individus imparfaits mais tous tendant vers un but élevé. Pour prendre une image biblique :

 

« aller vers le paradis en boitant, ce n’est pas pécher »

 

ou, comme l’a dit Sainte Catherine de Sienne :

 

« La route du paradis, c’est déjà le paradis »

 

L ‘Idéal du Moi nous permet d‘accepter notre imperfection et d’agir cependant pour obtenir une amélioration de notre condition humaine. La hauteur du but à atteindre n‘est pas un facteur de limitation. L’image claire et sereine que nous avons de notre incomplétude nous permet d‘agir sans avoir la peur de l’échec car son éventualité est acceptée. Il ne peut ainsi, s’il survient ébranler profondément une personnalité. L‘idéal du Moi construit une personnalité qui n‘est pas entièrement fondée sur une fausse image de toute puissance, mais sur un vécu du Moi modeste, relativiste et souple.

 

L’Idéal du Moi peut aussi avoir des côtés extrêmement noirs, en poussant un Moi restreint vers une inflation, une hypertrophie constitutive d’un complexe de supériorité. Il va alors se traduire par un orgueil démesuré, la prétention et, à terme une pathologie dépressive ou délirante. Ce côté « noir » peut aussi avoir la vertu de nous rappeler, si nous nous trouvons au bord du gouffre et du suicide, qu’en aucun cas, nous ne sommes rien. L‘Idéal du Moi est le contraire du néant avec ses avantages et ses inconvénients.

 

2 : le Moi idéal .

 

C’est la source des problèmes pour les Freudiens. Il règle et gère nos relations avec l’image du corps en nous montrant l’être que nous souhaiterions incarner. Il nous tyrannise car, face à cet être exceptionnel que nous rêvons d’être, cette idole dont souvent nos parents ont planté les germes, nous ne serons jamais assez parfaits. Mais si on l’observe d’un autre point de vue, il peut être un moteur excellent mais excessivement dangereux, qui peut aider à d’importantes réussites, voire des guérisons spectaculaires (alcoolisme), par référence à la dignité et un orgueil propre à chacun. Il rejoint en cela l’Idéal du Moi pathologique. Ce peut être de découvrir l’absolu en nous-mêmes en « encourageant » un complexe de supériorité.

 

D : REFOULEMENT - REPRESSION ET CATHARSIS

 

Le refoulement doit être distingué de la répression qui est un phénomène conscient par lequel l’individu s’abstient volontairement de satisfaire un désir (le désir étant entendu comme une pulsion devenue consciente), par rapport à des convictions éthiques, religieuses ou morales.

 

Le refoulement, quant à lui, est un phénomène subconscient par lequel des pulsions sont mises à l’écart afin de ne pas parvenir à la conscience. La notion de refoulement fait appel aux notions de discrimination et de processus actif, ce qui suppose deux mécanismes distincts intervenants dans le fonctionnement des 3 instances :

 

Le processus primaire gouverne l’inconscient.

 

Il est aveugle, indifférent à la réalité extérieure ; il fait régner un véritable chaos qui ignore la contradiction du principe de réalité, sans passé, sans futur, dans un éternel présent. Son unique but est de décharger les tensions issues des pulsions, de façon maximale et continue.

 

le processus secondaire gouverne le préconscient et le conscient.

 

Il est issu de la rencontre de l’homme et du monde extérieur.

 

« Il introduit une suite chronologique dans les représentations, établit des rapports logiques, comble des lacunes entre les différentes suites d’idées et introduit l’élément de causalité. »

NUNBERG

 

D’un point de vue superficiel, nous pouvons dire que le processus primaire correspond à la plus pure conception, la plus usuelle définition du refoulement, alors que le processus secondaire répond plus directement à la définition de la répression.

 

Pour FREUD, le refoulement originaire est constitué :

 

·      d’une représentation de la pulsion

 

·      d’une fixation associée, qui est fixée de façon invariable

 

Le deuxième temps du refoulement porte sur les conséquences psychiques liées au refoulement originaire. Il va s’agir de la répression de l’imaginaire et des associations d’idées liées à la représentation refoulée.

 

1 : le refoulement

 

FREUD s’est interrogé sur le fait très commun que toute personne « oublie » une grande quantité de faits passés, anciens ou très récents, alors qu’elle peut s’en souvenir très facilement sous hypnose. Or il apparaît que « l’oubli » est sélectif et dirigé vers les faits douloureux, gênants, effrayants par rapport à la structure de la personnalité de l’individu, ses options morales ou son éducation. Cependant, le « resouvenir » ne se laisse pas manipuler toujours de la même façon, ni avec la même facilité. Les efforts que le praticien déploie pour le provoquer vont donner une idée de l’intensité de la résistance donc de la puissance affective du refoulé.

 

Le processus pathogène

 

Un conflit psychique nait du surgissement d’une pulsion isolée qui entre en conflit avec des tendances puissantes et contraires, issues de comportements acquis. Ces deux entités opposées sont les instincts et les résistances. La lutte dure un certain temps. La conscience y prend une part puissante et ceci jusqu’au point où l’instinct est repoussé et dépouillé de « son investissement énergétique ». Ce qui constitue la solution normale dans le meilleur des cas.

Mais, dans un grand nombre de situations, le processus ne se déroule pas normalement et le conflit se résout dans la névrose.

 

Pour une cause non élucidée, il semble que parfois, le Moi se retire dès le premier affrontement avec la puissance instinctuelle manifestée et ne lui permet pas l’accès à la conscience, ni le soulagement par la décharge motrice. La pulsion est refoulée avec toute sa puissance énergétique qui va se manifester par la suite sous la forme de symptômes névrotiques. Ainsi, le refoulement est un mécanisme primaire de défense que l’on peut assimiler à une fuite, un repli en ordre, de plus en plus coûteux en énergie, qui ne peut constituer une solution définitive. Le refoulement permet d’attendre une situation réelle ou fantasmée qui nous permettra d’adopter une solution judicieuse définitive et un compromis acceptable, économe en énergie, pour satisfaire et apaiser la tyrannie de l’instinct.

 

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Nous pouvons établir un parallèle avec le système immunitaire humain. Celui-ci est considéré comme un système de défense orienté vers la reconnaissance d’adversaires dangereux pour l’organisme et leur destruction. Compte tenu des myriades d’antigènes que l’organisme est contraint de reconnaître en permanence, nous devrions développer des anticorps tout azimut, ce qui n’est pas le cas. L’observation très simple nous permet d’observer qu’au milieu de n’importe quelle épidémie, de nombreuses personnes, non seulement ne développent pas la maladie mais ne fabriquent  même pas d’anticorps spécifiques à l’antigène.

 

Il peut donc être envisagé que le développement d’un système immunitaire très puissant représente un mécanisme primaire de défense, qui signerait l’échec de la rencontre et l’impossibilité de considérer la dissemblance entre l’organisme humain et un micro organisme ou un virus comme tolérable.

 

Dans la conception classique, il est courant de penser qu’un système immunitaire puissant est un gage de santé, ce qui justifie les vaccinations tout azimut. Cependant, nous constatons une recrudescence indéniable des pathologies dégénératives concernant l’immunité et ses manifestations excessives. Les maladies auto-immunes représentent bien les effets induits par un système immunitaire surmené  qui sort des limites de l’homéostasie.

 

 Il semble acquis que les personnes dépressives, insatisfaites et stressées, ont un système immunitaire déprimé.

 

« Les étudiants américains en droit qui envisagent l’année scolaire avec optimisme ont de meilleures défenses immunitaires que les étudiants pessimistes. Leur taux de lymphocytes T est plus élevé . Ils devraient donc être mieux armés pour lutter contre les maladies infectieuses et le cancer. » -Science et Vie n° 971 p 42. Ce que nous savons maintenant sur le SIDA montre les limites de la conception purement défensive du système immunitaire. Le sida n ‘est pas à l’origine un effondrement immédiat de l’immunité, mais bien une réaction de défense massive, totale et violente contre le HIV, qui va épuiser le système immunitaire et laisser le champs libre à l’apparition de maladies opportunistes après un laps de temps plus ou moins long. La réaction immunitaire  anti V.I.H. montre, non pas une destruction directe due au virus, mais bien un emballement  paranoïaque des défenses .(Syndrome de désadaptation de SELYE)

 

On ne peut qu’être frappé par l’augmentation des maladies auto-immunes en lieu et place de dépressions nerveuses caractérisées.  Le mécanisme à l’œuvre dans cette dynamique est sans doute :

 

Surmenage - refoulement - réponse immunitaire importante - dépression marquée - Valorisation de l’effort - Négation de la fatigue - Surmenage - Refoulement - sur - stimulation immunitaire -  Epuisement - répétition du cycle - épuisement total - fuite par les maladies auto-immunes comme « porte de sortie ».

 

si le système immunitaire n’était principalement qu’un outil de guerre défensive, il y a belle lurette qu’il n’y aurait plus d’homme sur terre, tant nos organismes se seraient épuisés dans une lutte incessante contre des adversaires toujours renouvelés.

 

Dire que le SIDA est la maladie de notre temps est un lieu commun, mais dire qu’elle  est la pathologie du « refoulé », une abréaction à l’échelle d’une espèce... voilà une piste à fouiller. Qui est infecté ? Qui développe un SIDA ? Qui en meurt ?


 

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FREUD démontre que le refoulement est à l’origine du contre investissement qui se traduit par une déperdition énergétique importante car le refoulé, maintenant inconscient, cherche des voies de sortie, de satisfaction et de substitution, de façon à contourner le refoulement. Il faut que le Moi se protège en permanence et de façon de plus en plus paranoïaque (donc coûteuse en énergie) contre le retour éventuel de la pulsion sans cesse renforcée par l’énergie que l’on met à la repousser.

 

En conclusion de ce chapitre sur le refoulement, il est bon de rappeler que FREUD, suite à cette découverte majeure, a abandonné la catharsis dont le but était ...

 

« l’abréaction de l’affect engagé dans des voies fausses  ... »

 

au profit d’une nouvelle technique favorisant...

 

«La découverte des refoulements et leur résolution par des actes de jugement qui pouvaient consister en l’acceptation ou en la condamnation de ce qui avait été autrefois repoussé. Je tiens compte du nouvel état des choses en appelant cette méthode d’investigation et de guérison, non plus catharsis mais psychanalyse. »  

Ma vie et la psychanalyse - FREUD - 1928

 

 

2 : qu ‘est ce qu‘ une représentation ?

 

Entendue dans l’acception classique, une représentation est un : « contenu concret d’un acte de pensée ». Dans les divers écrits de FREUD, on trouve plusieurs définitions se complétant et se différenciant de la définition classique. Face à l’expérience d’une pulsion, la représentation est séparée de l’affect qui est lui-même converti en énergie somatique sous forme d’un symptôme. La représentation est refoulée, quant à elle, sous forme de trace mnésique. (N.B. : cette trace mnésique n’est pas dépourvue d’énergie, ni de substrat somatique car la mémoire n’est pas circonscrite au cerveau. Il semble même acquis qu’une grande partie de la mémoire soit à base corporelle.)

 

Il faut bien voir que la représentation doit être séparée de la trace mnésique car la façon dont  le sujet représente sa pulsion est un langage qui lui est propre, une lecture particulière du monde, le plus souvent incommunicable à autrui. En revanche, la trace mnésique semble être plus sujette à une certaine forme d’intercommunication. Face à un événement traumatisant collectif, si chacun des protagonistes va  construire sa propre représentation de l’affaire, ils pourront cependant  partager certaines traces mnésiques.(problème des témoignages)

 

Rédigé par lobsang sonam

Publié dans #Connaissances pour thérapeutes

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