La position de l'union du lotus

Publié le 24 Mars 2009

Propice aux caresses, aux baisers et à l’expression de votre tendresse dans un face à face amoureux, l’union du lotus a été qualifiée de "favorite des amants" par Kalyanamalla, l’auteur du texte érotique indien l’Anangaranga, texte écrit mille cinq cents ans plus tard que le Kama-sutra. Ce texte hindou, à la différence de son  prédécesseur, valorise le caractère sacré du mariage et veut protéger celui-ci de la lassitude sexuelle.


 

Assis par terre ou sur un lit, l’homme replie ses jambes, cuisses écartées, et colle ses plantes de pieds l’une contre l’autre. Sa compagne s’assied sur lui, de face, les cuisses sur celles de son partenaire, les jambes serrées autour de la taille de celui-ci, les pieds posés au sol ou sur le lit.


Dans cette position les contacts intimes incitent à une union complète. Cela commence par de longs baisers où les lèvres s’unissent, les langues se cherchent et jouent entre elles. L’homme peut caresser les seins de sa partenaire, les empoigner ou les embrasser, puis en mordre tendrement les mamelons. La femme peut glisser sa main dans l’entrejambe de l’homme, enserrer son pénis dans un anneau formé par son pouce et son index monter de la base de la verge jusqu’au gland puis redescendre lentement, tout en exerçant de légères pressions qui feront gémir son partenaire ; en même temps, elle frotte son poignet ou son avant-bras sur sa vulve, ce qui ne manquera pas de l’exciter davantage. Les mains de chacun vagabondent sur les fesses, le dos, les épaules de l’autre, s’abreuvant de la douceur du corps de l’aimé(e). La femme peut maintenant imprimer de légers mouvements à son bassin pour frotter sa vulve sur le pénis sûrement passablement dressé de son partenaire, ce qui stimulera davantage encore son clitoris.


Au bord de défaillir, elle suppliera son amant de la pénétrer :  l’homme aide alors la femme à se soulever pour que son vagin enfourche son pénis en érection. La pénétration est facile parce que le vagin s’est naturellement lubrifié et dilaté. Cependant, la femme peut aussi enduire de salive le sexe de son compagnon, avant qu’il la pénètre, une caresse qui ajoutera à la douceur et la tendresse de la situation. Ou bien c’est l’homme qui glisse ses doigts mouillés sur les petites lèvres, puis guide son pénis vers l’intérieur du vagin.

L’amant peut passer ses deux bras autour du cou de sa maîtresse, ou poser ses mains sur ses épaules, et la laisser donner le rythme au va-et-vient de la pénétration.

Mais il peut aussi la maintenir par la taille, tout en imprimant de légères pressions sur ses fesses pour l’aider à se “balancer” selon une cadence réglée à l’unisson. Si la femme contracte les muscles de son périnée, cela resserre son vagin sur le pénis et augmente pour chacun l’intensité des sensations. L’homme peut basculer son bassin vers l’avant, en abaissant ou relevant ses genoux : ainsi les frottements vaginaux sont plus forts et variés et le plaisir de la femme se renforce, la conduisant à l’orgasme. Si elle le désire, la femme peut rapprocher une jambe de son corps et soulever l’autre, tout en se soutenant d’une main : ce mouvement permet de faire varier la tension du vagin sur le pénis et provoque chez chacun des partenaires de délicieuses vagues de plaisir qu’il savoure, tout en contemplant la jouissance de l’autre. Car c’est l’avantage de cette union du lotus : pouvoir donner à l’autre autant de plaisir que l’on en reçoit.

 

Rédigé par philippe

Publié dans #Erotisme

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