La Contraception

Publié le 17 Mars 2009

Le préservatif masculin

Le préservatif, appelé aussi condom ou capote anglaise, est une fine gaine de latex qui permet de recouvrir le pénis en érection. Cette barrière physique empêche la fécondation et constitue donc un contraceptif efficace. Le préservatif permet aussi de pratiquer le sexe sans risque : il protège contre le sida et les autres Maladies Sexuellement Transmissibles, sous réserve d’être correctement employé.
Sa protection est efficace à environ 97%

 

Il existe différents modèles : avec ou sans réservoir, pré-lubrifiés ou non, colorés, parfumés... Pour plus de sensations, optez pour les préservatifs à texture gravée (ils augmentent le plaisir de la femme) ou pour les extra-fins (ils augmentent la sensibilité du pénis).

 

Il est conseillé d'utiliser un gel à base d'eau, même avec un préservatif pré-lubrifié. N'utilisez jamais de vaseline ou de corps gras : ils peuvent détériorer le latex, le préservatif devient alors poreux et risque de se déchirer !

 

Mode d'emploi

 

Pensez à vérifier la date limite d'utilisation et la présence de la marque NF. On peut conserver un préservatif de 3 à 5 ans, à l'abri de la chaleur, de l'humidité et de la lumière.

 

Ouvrez l'emballage avec vos doigts (pas avec les dents, ni avec les ongles ou des ciseaux). Placez le préservatif à l'extrémité du pénis puis déroulez le jusqu' à la base du sexe en érection en comprimant le réservoir pour expulser l'air.

 

Si il n'y a pas de réservoir, créez en un en pinçant l'extrémité. (Appliquez un lubrifiant à base d'eau à l'extérieur du préservatif, et même à l' intérieur, pour un confort maximum).

 

Après l'éjaculation, et avant la fin de l'érection, retirez-vous doucement en retenant le préservatif à la base.

 

Faites un nœud au préservatif et jetez-le à la poubelle. Il faut évidemment en utiliser un nouveau à chaque rapport.


Le préservatif féminin


Le Préservatif Féminin est une gaine de plastique en polyuréthane fin qui possède un anneau flexible à chaque extrémité. Il mesure environ 15 cm de largeur et couvre la distance moyenne entre le col de l'utérus et l'entrée du vagin. Il ne peut donc être ni trop long, ni trop court.

 

Mode d'emploi

L'anneau interne, le plus étroit, est situé au fond du préservatif ; il doit être enfoncé le plus loin possible dans le vagin. Introduisez cet anneau en le pinçant entre le pouce et l'index.

Introduisez ensuite l'index dans le préservatif et poussez l'anneau interne. L'anneau le plus large, placé à l'entrée du vagin, permet de retenir le préservatif pendant le rapport.

Le préservatif féminin est pré-lubrifié, à l'intérieur comme à l'extérieur. Il est à la fois fin, solide et souple ; il s'adapte parfaitement aux parois du vagin.

 

Avantages

C'est une méthode de contraception fiable, mais aussi de prévention efficace contre le virus du sida (le VIH) et contre les autres MST. Le préservatif féminin peut être placé un certain temps avant le rapport. Contrairement au latex du préservatif masculin, le polyuréthane transmet bien la chaleur et n'est pas détérioré par les lubrifiants à base d'huile. En outre, l'anneau externe peut augmenter le plaisir sexuel en frottant contre le clitoris.


Inconvénients


Certaines personnes sont rebutées par le manque d'esthétisme du préservatif féminin. Celui-ci peut en plus occasionner une légère diminution de la sensibilité et faire un peu de bruit. Il n'est pas toujours facile de l'insérer au début, et l'anneau interne peut occasionner une certaine gène. La femme doit surtout veiller à guider le pénis : il pourrait glisser à côté du préservatif, directement dans le vagin ! Il est parfois nécessaire d'ajouter un lubrifiant pour rendre le rapport plus agréable.


C’est une capsule de caoutchouc avec un anneau qui enserre le col de l’utérus et que la femme place elle-même au fond de son vagin. Cette calotte empêche les spermatozoïdes de franchir le col de l'utérus. La taille de cet anneau est à choisir en fonction de la profondeur du vagin, en consultant un gynécologue. On y associe habituellement une gelée spermicide. Il peut être conservé durant quelques heures si le couple souhaite avoir plusieurs rapports, mais il faut impérativement introduire dans le vagin une nouvelle dose de spermicide toutes les 3 heures. Le risque de choc septique est faible, mais pas nul. Les diaphragmes ne sont plus guère employés en Europe mais sont encore assez utilisés aux Etats-Unis.
Sa protection est efficace à environ 98% associée à un spermicide. Cependant ce moyen contraceptif n'offre aucune protection contre les MST.

Le stérilet

II s'agit d'un dispositif, habituellement en cuivre, posé par le gynécologue dans la cavité utérine. C'est la contraception idéale, du moins chez la femme ayant déjà des enfants, car il peut être cause de stérilité se­condaire par l'inflamma­tion chronique qu'il en­traîne : c'est d'ailleurs cette inflammation per­manente qui empêche la nidation de l'œuf. Le stérilet peut rester en place 2 ou 3 ans.
Son efficacité est d’environ 97%.


La pillule contraceptive

C’est un composé hormo­nal (oestrogène et proges­térone de synthèse) qui crée dans l'organisme fé­minin un état de gros­sesse fictive. L'hypothalamus et l'hypophyse, ainsi inhibés, vont cesser de produire les hor­mones nécessaires à l'ovulation. Cette association bloque le fonctionnement ovarien : une situation d'absence d'ovulation s'installe. Près de 50 % des femmes dans le monde utilisent la pilule comme mode contraceptif. C'est aussi la méthode la plus efficace.
Sa protection est efficace à environ 99,5 %.

 

Précautions concernant son utilisation

Une consultation médicale est nécessaire avant toute prescription, afin de s'assurer que la femme ne présente aucune contre-indication à la prise d'un contraceptif oral et prescrire la pilule la mieux adaptée.

 

Effets secondaires habituels

Ils s'observent parfois au début de la prise de la pilule et sont peu nombreux. Cependant, si ces effets persistent, il est nécessaire de consulter un médecin.

 

Les nausées et tensions mammaires, plus rares avec les dosages utilisés aujourd'hui, elles s'estompent souvent après quelques cycles de prises.

 

La prise de poids, qui peut être maîtrisée par des efforts d'équilibre alimentaires et d'activité sportive concédés dans les trois premiers mois de la prise.

 

Le spotting qui sont des faibles saignements, souvent brunâtres qui peuvent survenir lors des deux ou trois premiers mois d'utilisation. Il faut s'en accommoder et continuez à prendre régulièrement la pilule.

 

Si les règles ne surviennent pas dans la semaine d'arrêt de la pilule, il n'y a pas lieu de s'inquiéter car on constate de temps en temps une absence de règles sous pilule.

 

Le "masque de grossesse" qui s'est estompé après l'accouchement peut réapparaître à l'occasion de la prise de la pilule.

 

Des effets secondaires peuvent entraîner des ennuis plus importants et imposent l'arrêt de la prise. Ces effets peuvent être les maux de tête, les migraines inhabituelles ou les troubles visuels accompagnés ou non d'élévation des chiffres de la tension artérielle.

 

Les risques

La pilule ne donne pas le cancer mais elle est contre indiquée en cas de cancer du sein. Ses risques sont avant tout d'ordre cardio-vasculaire.

 

L'utilisation de la pilule dans ces situations est déconseillée :

 

  • L'âge, le tabac, l'obésité, les antécédents familiaux vasculaires (accident vasculaire cérébral), les migraines, le diabète non insulino-dépendant, les kystes mammaires bénins et les interventions chirurgicales (l'arrêt de la pilule est alors recommandé).

 

  • L'association du tabac et de la pilule augmente énormément les risques d'accidents cardio-vasculaires. Les femmes ayant recours à la pilule doivent impérativement cesser de fumer.

 

Dans les situations suivantes, l'utilisation de la pilule dans ces situations est interdit car il peut être très dangereux pour la santé:

 

  • Les accidents thromboemboliques (formation de caillots dans les veines qui peuvent se déplacer dans le flux sanguin et entraîne une embolie pulmonaire),
  • les accidents vasculaires cérébraux et vasculaires oculaires,
  • les cancers hormonodépendants,
  • les cardiopathies arythmiques (les troubles du rythme cardiaque),
  • les antécédents d'ictère (affection du foie),
  • le diabète insulino-dépendant,
  • l'adénome hypophysaire  
Mode d'emploi

Si vous prenez la pilule pour la première fois, il faut prendre le 1er comprimé de la plaquette, le 1er jour des règles. Il faut prendre 1 comprimé par jour, toujours à la même heure et sans oubli. C'est impératif. La prise se fait pendant 21 jours consécutifs avec un arrêt de 7 jours. Chaque plaquette commencera toujours le même jour de la semaine. Exemple : si vous prenez le premier comprimé de la 1ère plaquette un jeudi, le premier comprimé de la 2ème plaquette se prendra un jeudi. Le comprimé doit être pris quotidiennement, régulièrement et à heure fixe.

 

L'efficacité peut être compromise si vous n'observez pas toutes ces précautions.

 

Les règles surviennent souvent trois jours après la prise du dernier comprimé. Quelles que soient la durée et la date des règles, commencez la nouvelle plaquette après l'arrêt de 7 jours (pour une plaquette de 21 comprimés).

 

Les effets de la pilule sont immédiats et car elle bloque le processus de l'ovulation et réversibles.

 

Dès l'arrêt de la prise de pilule son action cesse, l'hypophyse redonne l'ordre aux ovaires de fonctionner. et un nouveau cycle spontané s'installe. L'arrêt permet donc un retour immédiat à l'état naturel. De plus, La pilule ne rend pas stérile.


La pillule du lendemain

Cette méthode consiste en la prise d'une quantité importante d'hormones au lendemain d'un rap­port sans protection. Elle doit se pratiquer sous surveillance médicale.
Son efficacité est d’environ 100%.


Les methodes naturelles de contraception

Les méthodes naturelles de contraception se fondent sur une abstinence sexuelle périodique pendant les périodes d'ovulation, mais le taux d'échec de ces contraceptions naturelles reste élevé, autour de 20%. En effet, les cycles varient beaucoup d'une femme à l'autre, et parfois chez une même femme, rendant délicate et souvent peu précise l' identification du jour d'ovulation (normalement le 14e jour d'un cycle de 28 jours). Ces méthodes, autrefois très employées, ont peu à peu disparu avec la généralisation de la pilule. Il existe 3 méthodes principales :



La methode des temperatures

La température du corps baisse légèrement avant l'ovulation puis pendant la période d'ovulation, la température de la femme s'élève de quelques dixièmes de degré. En prenant sa température chaque matin, la femme peut donc en déduire le début de sa période d'ovulation.

 

Cette méthode est peu fiable car d'autres facteurs influencent la température du corps, tels qu'une fièvre passagère.

 
La méthode Ogino

Cette méthode est fondée sur l'abstinence périodique et repose sur un calcul du jour de l'ovulation en soustrayant 14 jours de la date présumée des règles. L'abstinence est prescrite pendant une semaine entourant le jour présumé de l'ovulation. Pour un cycle idéal de 28 jours, les rapports sexuels peuvent être pratiqués entre le 19° jour et le 9° jour du cycle suivant.  Notez bien, que la période de fécondité peut varier d’une femme à l’autre de 2 a 8 jours. Certains préconisent donc, pour la plus totale sécurité de prolonger encore de 3 jours la période d’abstinence.

 

Les causes d'échec sont liées à l'existence de cycles irréguliers. Des produits spermicides (Mousses, crèmes, lavements et comprimés vaginaux) doivent être employés en même temps tuent les spermatozoïdes. Sa protection est efficace à environ 60 %.

 

La méthode Billings

La femme doit vérifier chaque jour la viscosité de l'écoulement. Pendant l'ovulation, la glaire cervicale de la femme devient plus fluide et transparente. La glaire sécrétée par le col de l'utérus s'amincit et aug­mente en quantité au moment de l'ovulation. En observant sa glaire tous les jours jusqu'à ce moment, la femme pourra théoriquement détecter ce changement et en déduire que sa période ovulatoire a commencé. D'après ces signes indicatifs de l'ovulation, le couple qui ne désire pas avoir d'enfant observe une absti­nence sexuelle pendant les jours où la femme est fécondable.

 

Cependant, si elle a eu un rapport sexuel la veille, ou même l'avant-veille, elle peut encore tomber enceinte ! En outre, il est difficile de déterminer si la glaire est réellement plus fluide. Enfin, cette méthode est d'autant plus approximative que la femme peut aussi avoir des sécrétions particulières, qui peuvent modifier l'aspect de la glaire, pendant des périodes variables.


Le coit interrompu

Le retrait du pénis avant l'éjaculation reste très utilisé comme méthode contraceptive mais implique de la part de l'homme qu'il se maîtrise totalement. Elle est peu fiable car le liquide pré-éjaculatoire, émis durant le coït, très riche en spermatozoïdes, qui se répand dans le vagin, peut suffire à féconder l'ovule.
Cette méthode comporte envi­ron 30 % d'échecs dans une population de femmes mariées entre 25 et 39 ans sur une année.

 

Cette s'avère frustrante pour l'homme qui ne va pas jusqu'au bout de son plaisir. Elle est très gênante pour partager le plaisir entre les partenaires car elle suppose un contrôle pour l’homme ( ce qui va au contraire de la nature) et une surveillance des réactions de l’homme de la part de la partenaire féminine qui peut craindre que son partenaire ne se retire pas à temps. 


La stérilisation

Citons ici pour mémoire les méthodes chirurgicales de stérilisation des femmes et des hommes. Ces moyens sont efficace a près de 100% mais souvent difficilement réversibles et s’adressent en général a des couples ayant déjà des enfants et ne souhaitant plus en concevoir.

 

 

 

 

 

Rédigé par philippe

Publié dans #pour tout le monde

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