Les pathologies sexuelles masculines

Publié le 17 Mars 2009

 

La fatigue et le stress peuvent perturber l'érection ou rendre l'orgasme difficile, difficultés qui cèdent généralement au temps, au repos ou à la relation de confiance. La plupart du temps, il suffit de laisser passer un moment, de parler d'autre chose en échangeant des gestes de tendresse, et lorsqu'on recommence, tout va bien. Il ne faut jamais dramatiser.

 

Les pannes ponctuelles ne sont générale­ment pas graves. Le problème devient plus perturbant lorsque les difficultés s'instal­lent. Impuissance, anorgasmie, difficulté d'éjaculation, éjaculation douloureuse ou précoce... peuvent avoir des causes diver­ses. Certaines sont d'origine organique : les corps caverneux sont endommagés, le sys­tème circulatoire est défectueux au niveau de la verge, les sécrétions hormonales sont taries... mais ces cas sont rares. La plupart du temps, les pannes possèdent une dimension psychologique importante. Quand elles ne sont pas d'origine complète­ment psy : l'anxiété chronique, la déprime, voire la dépression, ont un retentissement direct sur le tonus sexuel.

 

Les pannes masculines résultent parfois d'un cercle vicieux : une difficulté passa­gère peut créer une pression telle que le problème empire à chaque tentative, la crainte de ne pas réussir venant ajouter du stress à la situation. C'est pourquoi les consultations en sexolo­gie sont, en partie, d'ordre psychothéra­peutique. Le thérapeute peut se trouver confronté à un couple, à l'intérieur duquel il doit tenter de rétablir la communication. Il a parfois à renforcer l'estime de soi dé­faillante de certains hommes. Le plus sou­vent, le traitement passe par la parole et la rééducation sensorielle.

 

Comme les autres troubles de la sexualité, l'impuissance totale peut avoir des causes organiques, psychologiques ou mélangées: L’impossibilité absolue d'avoir une érection ferme et durable peut être due à, des perturbations veineuses ou à la maladie de Lapeyronie (verge courbée). Mais elle peut aussi être due à des blocages névrotiques importants.

 
Les traitements à visée circulatoire, en amé­liorant la circulation veineuse de retour, faci­litent l'afflux sanguin dans la zone du petit bassin, ce qui renforce le désir et l'érection. Il en est de même des traitements de l'hypo­thyroïdie, puisque les carences en hormone thyroïdienne induisent une baisse du désir. Les antidépresseurs ont une action plus ambivalente : en résorbant la cause des dif­ficultés, ils peuvent relancer la machine du désir, mais si l'on en prend trop, leur action psychotrope inhibe l'appétit sexuel.

 

Rédigé par philippe

Publié dans #Connaissances pour thérapeutes

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Lola 03/11/2010 19:23


Bonjour, je cherche des information sur la "rééducation sensorielle" dont vous parlez dans votre article afin de résoudre un problème d'anéjaculation, auriez-vous plus d'informations à ce sujet
?
Merci.