Doit-on tout accepter dans les rapports amoureux ?

Publié le 17 Mars 2009


Cette question vient le plus souvent des femmes. Face à des pratiques, qui les rebutent ou les dégoûtent (fellation, rapport anal le plus souvent), doivent-elles céder aux propositions de leur partenaire ? Au nom de l'amour, doivent-elles tout accepter ?

De plus, l'appétit sexuel est parfois plus important chez l'un des partenaires. Si l'homme désire plus fréquemment faire l'amour que sa partenaire, doit-elle s'y soumettre ? Dans une relation amoureuse, les rapports sexuels s'accomplissent dans la recherche d'un plaisir partagé. Bien sûr dans le respect des désirs et des limites de chacun des partenaires, la femme pourra être encouragée à découvrir de nouvelles pratiques sexuelles.

Mais s'il arrive qu'elle éprouve une répulsion trop importante pour passer à l'acte, il convient de se limiter à des pratiques appréciées par les deux partenaires ; sans quoi, la qualité des relations pourrait s'en trouver affectée. Dans un état d'excitation sexuelle important certaines barrières peuvent se lever, mais si elles subsistent, l'obstination d'un des partenaires peut entraîner la disparition du désir sexuel de l'autre... Le problème de la fréquence des rapports sexuels dans le couple peut également devenir un sujet conflictuel, après quelques années de vie commune. Il y a en general, deux situations qui se presentent : Par la discussion, le couple trouve un rythme commun.

Par le silence et comme souvent, l'homme est plus demandeur, la frustration s’installe. Ce qu'il éprouve peut être à l'origine de tensions à l'intérieur du couple, d’infidélité, situation rapidement difficile à vivre. Que faire ? Tout d'abord, les besoins sexuels de chacun sont conditionnés par : Des facteurs permanents, dont les origines sont propres aux processus psychiques de l'individu ; Des facteurs plus immédiats comme la fatigue, les soucis, le stress, la maladie, la mésentente dans le couple, etc.

La communication au sein du couple permettra souvent de sortir de ses périodes conflictuelles. Le plus demandeur peut également, en cas de non-désir spontané de son ou sa partenaire, tenter de susciter ce désir par une ambiance, des mots doux, des caresses mais attention : si l'envie ne vient pas, il faut savoir s'arrêter. En effet, si l'homme de son côté peut atteindre un coït égoïste, qui s'apparentera à une masturbation avec le corps de sa compagne, la femme à l'inverse ne ressentira aucun plaisir. Dans cette situation, la relation sexuelle n'est plus synonyme de partage et de jeux. Redoutant désormais les instants de communion érotique, qui concrétisait précédemment les instants de plaisir du couple, elle se désintéresse peu à peu de la relation charnelle, évitant désormais les caresses et les échanges de tendresse : quelque chose est cassée.

Les pratiques sadomasochistes

Infliger à l'autre des douleurs physiques ou psychologiques peut être l'occasion d'excitation sexuelle chez certaines personnes, c'est le sadisme sexuel. Souffrir dans son corps ou par des attitudes dégradantes, peut également être source d'excitation et de plaisir chez d'autres, c'est le masochisme sexuel. Ces pratiques ne trouveront leur place dans un couple, que si les penchants des partenaires sont complémentaires. S'il n'y a pas consentement, il s'agit d'une agression sexuelle incompatible avec une sexualité basée sur l'échange et le partage.

Rédigé par philippe

Publié dans #Questions réponses en sexologie

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Commenter cet article

mina 15/09/2011 15:55


est ce que pratiquer la masturbation au moment des regles peut déchirer l'hymen