La taille du pénis

Publié le 17 Mars 2009

 

L'homme s'inquiète souvent de la taille de son pénis, partie importante de son corps et de son identité d'homme. Il se soucie de la taille de son sexe pour lui même pour sa fierté d'homme, mais également il redoute de ne pouvoir faire jouir sa partenaire si son sexe lui paraît de dimension modeste.

 

Pourtant, beaucoup d'arguments montrent qu'il n'y a pas de corrélation entre la taille du pénis et la satisfaction sexuelle de la partenaire. La relation de confiance, l'expérience sexuelle et l'attention à l'autre comptent beaucoup plus que la dimension de l'organe.

 

Des enquêtes ont montré que les femmes s'intéressent moins à la taille du pénis que les hommes le croient. Certaines ont peur d'un gros pénis avec l'idée que "ça ne passera pas", qu'elles auront mal. D'autres en revanche sont excités par la vision d'un pénis de taille importante.

 

Le plaisir lors du coït


Puisque la pénétration vaginale est pour l'homme le moment du plaisir le plus intense (son pénis est son organe sexuel le plus sensible), il s'imagine qu'il en est de même pour sa partenaire et que le vagin est également la zone sensible la plus importante de la femme. C'est mal connaître l'anatomie féminine et les ressorts de sa jouissance. Les parois du vagin (surtout les deux tiers internes) ont peu de récepteurs du toucher et de la pression, seule la paroi antérieure et le point G en possèdent. La taille de la verge en érection intervient donc peu dans la satisfaction sexuelle de la femme lors du coït. De fait, pour une femme, le plaisir vient de la stimulation de plusieurs zones érogènes (le clitoris en particulier). On peut également noter que des études ont démontré la capacité du vagin à s'adapter à la taille du pénis, dans une certaine mesure.

 

La variété des pénis


Notre mode de vie, toujours couvert de vetements, nous empêche de découvrir la variété des anatomies génitales. Les formes et tailles du nez, des mains, des pieds, des seins, sont variables, celles des pénis le sont également. Aucune corrélation n'a pu être établie entre la taille de la verge et d'autres parties du corps.

La taille du pénis au repos est différente de la taille en érection, et il n'y pas de correspondance entre les deux. Un petit pénis au repos s'allonge souvent plus en érection, par contre un pénis déjà long au repos s'allongera peu ou pas en érection.

 

Les hommes ont parfois l'occasion de comparer leur propre sexe à ceux des autres, par exemple sous la douche après le sport. Or pour certains, l'activité physique intense rétracte encore plus la verge, cette comparaison n'a donc aucune signification puisqu'elle ne peut indiquer la différence de taille des verges en érection.

 

Une autre circonstance où l'homme peut comparer la taille de son sexe, cette fois en érection, avec celui d'un autre, c'est lors du visionnage de films pornographiques. Il faut avoir à l'esprit que ces acteurs ne sont pas dans la moyenne, ils sont choisis justement pour la taille avantageuse de leur organe, ils font partie de la minorité qui se trouve à l'extrême. Pour prendre une analogie, dans le cas de pointure de chaussures ils feraient du 54 !

 

Des chiffres


La verge doit être mesurée de la base du pénis contre l'os pubien à son extrémité. S'il y a un surpoids, la verge ne peut se montrer dans toute sa longueur ; une perte de poids permettra de la " voir s'agrandir " par la perte du tissus adipeux situé à la racine de la verge.

 

Voici les moyennes dans la population générale adulte :

 

 

Au repos

En érection

Longueur

7,5 à 11,5 cm

10 à 20 cm

Circonférence

7,5 à 10,5 cm

8,5 à 12 cm

 

Taille du pénis et positions amoureuses

 

Le pénis est mécaniquement une pièce centrale de l’emboîtement vaginal pour effectuer la copulation et permettre la réalisation des différentes positions : il doit donc répondre à des critères permettant matériellement ces réalisations. Et un critère fondamental est sa taille.

 

En effet, en dessous d’une certaine dimension, que l’on peut évaluer à une petite dizaine de centimètres, le pénis risque de se désolidariser du vagin au moindre changement de position ou glisser et sortir à chaque mouvement. Quand les cuisses ou les fesses, tiendront le pubis de l’homme à distance de la vulve de sa compagne, cette taille ne permettra pas de pénétration du tout ou n’autorisera que celle du gland. Il sera alors nécessaire de rechercher des positions où le contact sera plus immédiat.


Le missionnaire


Le face à face, pubis contre pubis, où la femme est allongée sur le dos et l’homme entre ses jambes, par exemple, surtout si les cuisses sont bien écartées et relevées, pour que le corps masculin puisse se coller contre le sexe féminin; la femme peut être placée de façon à ce que son sexe soit au niveau du bord du lit, afin que son compagnon, debout ou à genoux, puisse s’appuyer bassin contre bassin; le résultat est équivalent si la femme est allongée sur une table, jambes pendantes ou relevées.

 
La levrette


La levrette en revanche, permet rarement une pénétration suffisamment profonde pour être confortable.

 
La position d’Andromaque

 

La position d’Andromaque offre de bonnes conditions pour un contact efficace, à la fois vaginal et clitoridien et peut se révéler idéale.

 

Pour pallier l’insuffisance de taille, il faudra aussi que les mouvements soient moins amples, et il vaut mieux privilégier le frottement contre le clitoris par rapport au seul va et vient, même si celui-ci offre à la verge la possibilité de caresser le col de l’utérus (qui n’est généralement qu’à six ou sept centimètres de profondeur), provoquant une sensation à laquelle beaucoup de femmes sont sensibles.


Bien sûr, il ne faut pas négliger toutes les positions sans pénétration, comme le tête-bêche (le 69), qui sont elles aussi sources d’excitation et de plaisir.

 

Mais la taille du pénis peut être aussi un problème par excès, trop grande longueur ou diamètre trop épais. Un diamètre important nécessite que l’on consacre du temps à l’assouplissement des muscles qui enserrent l’entrée du vagin avant de tenter la pénétration : c’est très facile, ces muscles comme tous les autres peuvent devenir plus souples, il suffit de quelques exercices, d’un peu d’entraînement.

 

En revanche, le moindre passage en force sera très douloureux.

 

Beaucoup de femmes sont rassurées et détendues devant un pénis moyen ou plus mince que la moyenne, alors qu’elles se crispent d’appréhension devant une verge un tant soit peu plus forte. Des hommes se plaignent de ne pas avoir facilement de rapports, leurs partenaires se dérobant au dernier moment par crainte d’avoir mal. Mais d’autres femmes savent très bien s’adapter à des calibres importants, et en tirer des sensations qui les intéressent.

 

Quand à la longueur, le vagin est extensible en profondeur de plusieurs centimètres et peut donc accueillir la quasi-totalité des tailles. On peut jouer sur les positions en choisissant cette fois celles où les fesses ou les cuisses maintiennent l’homme à distance ; on peut aussi limiter la pénétration, qui n’a pas besoin d’être totale pour être agréable :

 

En somme, petit ou gros pénis, il faut savoir se montrer réaliste : tous les pénis ne permettent pas toutes les positions, mais tous les genoux, tous les reins, tous les ventres, toutes les hanches non plus ! Les contraintes physiques qui limitent le choix des positions amoureuses pour telle personne ou pour tel couple sont multiples, et la taille du sexe n’est pas la plus gênante d’entre elles.

 

Il reste en effet, au total, beaucoup de possibilités à explorer, des sensations multiples à découvrir. À inventer sa sexualité personnelle, adaptée à sa propre psychologie et à son propre corps.

 

Rédigé par philippe

Publié dans #Connaissances pour thérapeutes

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

VigRX Plus 02/10/2010 19:34


Tres bon article et surtout tres pertinent.