Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 13:17

Question de C....

Qu'est ce qu'on appelle une biopathie?


Ma réponse

Wilhelm Reich a crée ce concept pour décrire les maladie du vivant - bio (vie) pathos (maladie).


On appelle biopathie:

 

·         tout état morbide, toute pathologie dégénérative ou systémique pour lequel la médecine officielle ne connaît pas d'étiologie.

·         toutes pathologie dont l'origine est une dysfonction dans le sens de la contraction du système nerveux autonome (sympathicotonie).

·         Dans tous les cas, la composante psychologique détermine les manifestations symptomatique et influence le pronostic.


 

 

Reich dit que:

«la biopathie humaine n'est, après tout, que la somme totale de toutes les distorsions des modes naturels d'expression de l'organisme vivant. En démasquant les formes d'expression pathologique, nous faisons la connaissance des profondeurs de la biopathie humaine, que les techniques thérapeutiques fondées sur la parole ne peuvent atteindre.....la biopathie avec son expression déformée de la vie se situe, malheureusement au-delà du domaine des mots et des concepts.»

 

 

Les deux grandes entités biopathiques.

Il existe deux types de biopathies qui impliquent tout l'organisme, car elles sont extensives. Ils est d'ailleurs rarement possible de localiser dans le temps et dans le corps le point de départ de ces maladies systémiques.

 

·         les biopathies primaires.

Elles trouvent leur origine dans la vie intra-utérine. Ce sont de vraies maladies psychosomatiques. Le patient qui en est la victime ressent de grandes difficultés à verbaliser et s'exprime par l'entremise du corps. L'hypo - orgonie favorise le langage des organes. Dans ce cas, la seule végétothérapie ne donne aucun résultat si elle n'est pas accompagnée par des thérapies convergentes (acupuncture et homéopathie) qui permettent une meilleure répartition de l'énergie dans le corps du patient

 

·         les biopathies secondaires.

Elles proviennent d'événements de la vie néonatale. Elles sont, en général associées à la structure hypo-orgonotique dysorgonotique. Là aussi, les thérapies convergentes sont d'un grand secours. Nous savons que la cellule répond au stress par la contraction. Si le stress se répète trop souvent la contraction va devenir permanente et irréversible. La peur est donc le fondement psychique de la plupart des pathologies. D'après les travaux de W.Reich et les observation de F.Navarro, près de 75 % de la population présente une structure hypo - orgonotique et hypo - dysorgonotique, c'est à dire un terrain propice à la rétraction et aux biopathies. En présence d'une biopathie, le test du sang selon Reich, montre une diminution grave de la pulsation énergétique des hématies, mouvement qui permet la capture, le transport et la libération de l'oxygène et de l'orgone.

 

Toutes les maladies biopathiques ont en commun la résignation des malades qui conduit à la désintégration des tissus. Toutes ces biopathies s'accompagnent nécessairement du blocage du diaphragme qui est le réceptacle privilégié de l'angoisse. Il est aussi un instrument efficace pour bloquer les émotions.
Par lobsang sonam - Publié dans : Réponse aux questions - Communauté : sexologie
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Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /Avr /2009 14:30
«Les savants européens sont atteints d'une curieuse maladie qui fait que personne ne peut savoir mieux ou autrement qu'eux!» Joseph de Maistre

 

A: LE PROSCRIT DE LA PSYCHANALYSE.

 

Wilhelm REICH naquit en 1897 en Galicie, alors rattachée à l' Empire Austro - hongrois, dans une famille paysanne pauvre. Son père meurt en 1914 et sa famille se trouve totalement ruinée par la guerre. Le jeune Wilhelm va dés lors, connaître une jeunesse difficile et besogneuse. Autodidacte , il dévore tous les livres qu'il peut se procurer. C'est avec une immense rage d'apprendre qu'il entreprend des études de médecine qui seront couronnées de succès. Il se passionne pour la biologie et la sexologie et va pour l'occasion découvrir et s'intéresser à l'œuvre de Freud et de Jung.

 

Reich va rapidement se faire connaître par ses contributions notamment grâce à son texte: «LE CONFLIT DE LA LIBIDO ET DU DELIRE CHEZ PEER GYNT». Il est apprécié dans le milieu médical et psychanalytique, et il est admis dès 1920 dans  la Société Psychanalytique de Vienne où Freud le considère tout de suite comme un homme de valeur.

 

En 1922, il est promu Premier Assistant au dispensaire de psychanalyse de Vienne.

 

En 1923, Reich crée un séminaire de technique psychanalytique qu'il conduira jusqu' en 1930.

 

En 1924, les premières dissensions se font jour avec Freud et les analystes de son entourage (Théodore Reik, Otto Rank ) et iront sans cesse croissante. Reich, fort de son intérêt pour la biologie et la sexologie, affirme l'importance du corps dans la fonction sexuelle, là où Freud analyse seulement les forces psychiques. Le jeune psychanalyste présente au Congrès de Salzbourg, une communication sur «la puissance orgastique».

 

Initialement, Freud est plutôt favorable aux apports de Reich mais la situation va se délabrer quand celui - ci va considérer que l’étiologie des névroses se trouve dans les conditions de vie misérables de la classe ouvrière et la répression de la sexualité au service du maintien de l'oppression du peuple. Reich se rend compte que personne, dans les milieux psychanalytique ne montre le moindre intérêt en ce qui concerne le pourquoi et le rôle naturel de l'orgasme. Ses premières communications sur le sujet ne rencontre qu'«un silence polaire».

 

L'hostilité des milieux psychanalytiques va aller sans cesse croissante tandis que Freud devient de plus en plus méprisant. Contrairement à l'idée admise par les psychanalystes orthodoxes, Reich affirme qu'une sexualité génitale, heureuse et satisfaisante est un contre - poison à l'instinct de mort et se trouve, de facto, incompatible avec le caractère névrotique.

 

Toujours avide de savoir, il lit les ouvrages des grands penseurs socialistes et marxistes et va s'engager, lors de nombreuses conférences, plus avant dans le politique et ses liens avec la pathologie mentale. Il s'intéresse aussi à l'ethnologie et à la sociologie et les nombreux travaux qu 'il effectue dans ces deux domaines transparaîtrons dans toute son oeuvre.

 

En 1927, il est témoin d’une effusion de sang lors de la répression d'une grève à Schattendorf, qui le révolte. Wilhelm Reich s'inscrit alors au Parti Socialiste, dans la mouvance communiste, et il fait paraître, la même année, l'un de ses livres les plus retentissant:«LA FONCTION DE L'ORGASME» dont Freud dira, avec un souverain mépris, lorsque Reich lui présentera le manuscrit: « Si gros que ça!».

 

En effet W. Reich nommé par Freud, directeur de l'Institut de Psychanalyse de Vienne, s'est vite aperçu que l'analyse se heurtait à une véritable impasse, celle de la globalité du caractère du sujet. Le DIRE, par la parole et le symbole, comme on le pratique dans la psychanalyse ou d'autres thérapies intellectuelles, n'est pas tout le signifié de l'être individuel. Il manquait tous les autres modes d'expression de l'organisme vivant / le corps, les émotions, les comportements sociaux, les mouvements de l'énergie, souvent inconscient et involontaires, qui font le langage de la vie d'une personne et sa façon d'être au monde avec son caractère.

 

Pour répondre à cette question vitale, Reich a crée une nouvelle méthodologie qu'il a d'abord appelé Analyse Caractérielle lorsqu'il était toujours membre actif de la Société Internationale de Psychanalyse, puis Végétothérapie caractéro - Analytique lorsqu'il a voulu insister d'une part sur l'importance capitale des perturbations du système Neurovégétatif dans l'établissement des névroses et des psychoses, et d'autre part, sur la nécessité de retrouver une circulation valable de cette énergie végétative et donc de retrouver les sensations végétatives correspondantes.

 

Ce n'est que tardivement, en 1940, qu'il appellera sa méthodologie: Orgonothérapie, lorsqu'il a complété sa méthode thérapeutique par un travail plus physique sur cette énergie qu'il a appelé ORGONE sans que pour autant, le rôle de l'approche psychanalytique se trouve diminuée ou reniée.

 

En 1928 et 1929, il fonde, dans l'optique de la prévention des névroses, 6 centres d'hygiène sexuelle qui sont des centres de «planning familial» avant l'heure. A la même époque, Il conduit des recherches sur la famille patriarcale en se fondant sur les travaux préliminaires de MALINOWSKY: «LA VIE SEXUELLE DES SAUVAGES» portant sur le mode de vie et les comportements des indigènes des îles TROBRIAND.

 

En 1930, il s'installe à Berlin et fréquente Fénichel et Fromm. Devenu membre du parti communiste, il milite dans la cellule « BLOC ROUGE» et il combat avec les groupes communistes d'autodéfense contre les S.A du NSDAP. Très actif, Reich fonde en 1931, sous le contrôle du parti communiste l'«Association Allemande pour une politique sexuelle prolétarienne»: le SEXPOL. La même année, faisant preuve d'une activité et d'une fécondité peu commune, il sort son ouvrage: «L'IRRUPTION DE LA MORALE SEXUELLE».

 

En 1932, contre l'avis des dirigeants du parti, mais avec l'appui des Jeunesses Communistes, il publie malgré tout: «LE COMBAT SEXUEL DE LA JEUNESSE».

 

En 1933, il fait paraître simultanément: «PSYCHOLOGIE DE MASSE DU FASCISME»  bien que le parti communiste ai interdit cet ouvrage et sa contribution principale à l'étude du psychisme humain: «L'ANALYSE CARACTERIELLE». L'arrivée au pouvoir d'HITLER, le 30 Janvier 1933, l'oblige à se réfugier à Vienne où il apprend coup sur coup, son éviction du parti communiste et de l'Association Internationale de Psychanalyse. L'Anschlüss le conduit à fuir et à entamer une vie d'errance. Poursuivi par la haine et la médisance du milieu psychanalytique, des fascistes et des staliniens, il est mal accueilli partout en Europe. Après avoir séjourné avec plus ou moins de bonheur, en Hollande, en Angleterre, en France et en Suisse, il va trouver un refuge précaire et fructueux durant cinq ans en Norvège. C'est en effet, durant ce séjour qu'il effectue de très intéressant travaux de biologie à la recherche de particules témoignant de l'existence réelle d'une énergie vitale: les BIONS. C'est à cette période que ses nombreux adversaires sous - entendent ou affirment que Reich est devenu fou.

 

En 1939, fuyant les Nazis, il se réfugie aux Etats - Unis et grâce à ses relations, il obtient un poste d’enseignant à la New School of Social Research. Reich continu ses recherches sur l'énergie d’Orgone, nom qu'il donne à l'énergie universelle, qu'il voit à l'œuvre dans toutes les manifestations de la vie et de la nature. Il crée à cet effet un institut de recherche: ORGONON au sein duquel il va s'adonner à une luxuriance de recherches et d'expérimentations touchant à la compréhension et la prévention du cancer, aussi bien qu'à la façon d'accumuler l'Orgone atmosphérique pour faire « tomber la pluie».

 

La personnalité dérangeante de ce chercheur qui dénonce les riches laboratoires pharmaceutiques et leur omnipotence de même qu'il dénonce le modèle mécano - chimique qui préside à l'étude du vivant ( lettre à A.S Neill du14 juin 1955), va être insupportable aux yeux de l'administration américaine et de ses affidés dans les milieux politiques, scientifiques, culturels et journalistiques. Le puritanisme, le conformisme et la paranoïa de la période Mac Carthyste  vont saper les recherches et la renommée de Reich, accusé de pornographie, de communisme, de dilettantisme , de charlatanisme etc....

 

Accusé d'outrage à magistrat pour avoir taxer la cour d'incompétence, il est emprisonné dans le pénitencier de Lewisburg en Pennsylvanie où il meurt le 3 Novembre 1957. La FDA ( Food and Drug Administration) fait détruire les accumulateurs d'Orgone et brûler les ouvrages de Reich.

 

Encore de nos jours, l'ostracisme perdure et seule une infime partie de l'œuvre de Reich est publiée (et encore en petite quantité). De nombreux ouvrages et résultats d'expériences scientifiques ont été détruit à jamais par la rage de la F.D.A. En France, se fut à la faveur de la révolte de Mai 1968, que l'œuvre du psychanalyste connue un regain d'intérêt. Sur la base des travaux de Reich, plusieurs courants thérapeutiques ont vus le jour: la végétothérapie, la bioénergie, la psychologie bio dynamique, l’Analyse Psycho-organique ainsi que la majeure partie des systèmes de soins qui sont regroupés sous le vocable: somatothérapies.

 

La galaxie reichienne n'échappe pas à la règle de la récupération de la part d'individu ou d'organisations qui n'hésitent pas à utiliser le thème racoleur de la sexualité à des fins «glauques». C'est le cas de la secte autrichienne AAO (Analyse Actionnelle Organisation) qui est implantée en France. Le dirigeant de cette organisation a dévoyé la pensée reichienne à des fins pornographiques et fascistes. Otto Muehl purge actuellement une peine de 7 ans de prison.

 

B: L'AFFAIRE DE LA MORT DE REICH.

 

A dire vrai l'hypothèse de l'assassinat délibéré commandité par les milieux médicaux et pharmaceutiques est plus que probable. Cette élimination fait partie d'une longue série de morts «opportunes» réduisant au silence de nombreux opposants au régime politique américain et ses sbires, dans les suites des procès délirants du Maccarthysme. Les affaires Hiss, White, Rosenberg, Rémington, Jackson...etc monteront, à l'évidence les implications du F.B.I tant dans le trucage des procès que dans l'élimination des condamnés.

 

Lorsque Reich prend connaissance de sa condamnation, il écrit à son épouse le 29 Mai 1956:

«Je me plierai mal au pénitencier et, très vraisemblablement, j'y serai assassiné.»

 

L'arrêt du juge prévoit simplement la récupération des accumulateurs d'Orgone et de la documentation qui s'y rattache. Pris d'une rage aveugle, ce que Reich appelle: la peste émotionnelle - les fonctionnaires et les médecins de la F.D.A  vont aller bien au-delà de cette réquisition, puisqu'ils vont détruire tout le matériel saisi, mais aussi brûler l'intégralité de l'œuvre de Reich. En réponse à cet autodafé d'un autre âge et cette atteinte aux droits de l'homme, l'Association américaine pour les libertés civiques remit aux plus grands journaux un communiqué de protestation qui ne fut publié par aucun d'entre eux par conformisme ou crainte des représailles.

 

Les nombreux témoignages de compagnons d'emprisonnement de Reich font état de la conscience que le psychanalyste avait d'être condamné. Adolphus Hohensee, codétenu et fondateur d'un mouvement chrétien d'assistance aux détenus et persécutés, raconte dans un livre de témoignage que:

 

«...le vice-géolier Cox me rappela que j'étais relégué dans l'aile de la prison, dite:aile de la mort.....Dans cette aile, le professeur Reich, un médecin emprisonné pour outrage à la cour, sur requête de la F.D.A, mourut effectivement quelques jours plus tard. Il me disait que, depuis deux semaines, on était en train de le tuer avec certains médicaments.

 

Et le jour avant sa mort, il me dit qu'on s'apprêtait à lui donner la dose fatale cette nuit-là. Il en fut ainsi, le matin suivant, il était mort. Plusieurs fois ce grand médecin vint vers moi les larmes aux yeux pour me dire que ces maudits sadiques, maîtres absolus de la vie de 1200 êtres humains, le rendaient fou et, avec leurs remèdes expérimentaux, le poussaient vers l'abîme de la mort.

 

Lorsqu'il fut transféré dans l'aile de la mort ( là même où Remington avait été tué quelques mois auparavant), Reich sentit qu'il ne résisterait pas longtemps. Il me fit part de cette conviction à plusieurs reprises, au cours de la semaine du 28 octobre, quand les gardiens m'envoyèrent moi aussi pourrir dans cette aile....Peu avant de mourir, le professeur Reich passa près de moi, tandis que je me traînais comme je pouvais dans le corridor, en m'appuyant aux murs, pour arriver jusqu'à ma cellule. Il me dit qu'il ne réussissait pas à supporter les médicaments dont on lui saturait l'organisme et, de fait, il mourut en l'espace de deux jours».

 

Dans un testament rédigé le 8 mars 1957, Reich demande à ce que tous ses biens soient versés à une fondation qu'il nomme: Fondation W.Reich pour l'enfance et que 80 % des droits dérivant de ses découvertes soient consacrés à la protection de l'enfance partout dans le monde.

 

Ainsi finissait au fond d'une prison, celui qu'une grande partie des «savants» du monde entier, qualifiaient de «pornographe juif» et de «paranoïaque délirant».

 

C: LES FONDEMENTS DE LA REPRESSION SEXUELLE EN OCCIDENT.

 

W. Reich affirme que les névroses trouvent leur cause dans l'insatisfaction du désir sexuel dans son acception la plus large et la plus noble. Il va alors de soi, que l'étude des corpus idéologiques, qui sous-tendent la répression sexuelle, doit être conduite à son terme. Reich devient alors un penseur politique engagé qui va conduire une analyse critique sans concession des diverses machines d'oppression de l'homme par l'homme et encore plus précisément de la femme par l'homme.

 

S'appuyant sur les travaux de Malinowski et de Géza Roheim, Reich se livra à une puissante analyse des fondements répressifs de la société patriarcale. Il considéra que cette société patriarcale et la famille autoritaire se sont édifiées sur les décombres du matriarcat primordial appuyé sur la famille naturelle. Reich fit donc le lien entre l'autoritarisme de la société et la violence de la répression de la sexualité. Selon Reich, la famille patriarcale répond à la description suivantes:

 

·         Mariage monogamique impliquant la fidélité conjugale.

·         Situation économique et juridique secondaire de la femme.

·         Fonction reproductrice seule reconnue à la femme.

·         Sujétion à peu prés complète des enfants à une discipline stricte.

·         Education anti-sexuelle (la sexualité est sale, honteuse, bestiale, purement reproductrice).

·         Système oedipien des relation parentales (l'enfant ne peut pas faire appel à des images sexualisées d'adultes hors le cadre familial.

·         Fermeture plus ou moins marquée de la famille par rapport à la société, que l'on justifie par la «vie privée». La morale patriarcale fait facilement l'amalgame entre vie collective et promiscuité.

 

La famille patriarcale est la courroie de transmission des valeurs de l'Etat en direction des enfants. Le but ultime de la cellule familiale est donc de livrer «des produits finis», des enfants polis, lisses, adaptés à la sélection et au conformisme qu'exige la société. Pour prix de son intégration, le jeune adulte doit se couler sans discuter dans les modèles de la religion, de l'école, de l'armée, de la culture, des moeurs, du système de croyances qui légitime les options politiques du groupe. L'éducation autoritaire met en place des représentations qui encadrent les aspirations de l'homme, ses revendications, ses prétentions au bonheur, à l'autonomie, en somme toutes les tendances lui permettant d'exister par lui-même au nom de ses propres choix et de son libre arbitre.

 

La répression sexuelle est la pierre angulaire de l'édifice de la famille et de la société patriarcale. La sexualité épanouie, dédramatisée, satisfaisante se trouve systématiquement réprimée au moyen d'interdits, de tabous et d'arguties moralisatrices. Ces interdits ne sont pas le fruit du hasard, mais bel et bien de la connaissance intime et profonde que les idéologues des castes dominantes, ont de la puissance libératrice de la sexualité. Celle-ci, dans l'esprit reichien, ne peut être que l'acte autonome, responsable et confiant d'une femme et d'un homme pleins de tendresse et de confiance l'un pour l'autre. L'abandon total que suppose l'orgasme est à ce prix. (cf orgonomes matériel et bioénergétique ).

 

D: COURTE HISTOIRE DE LA FEMME DANS LE PATRIARCAT.

1: L'Egypte

La civilisation égyptienne, compte tenu de sa pérennité au travers des millénaires semble être une forme d'organisation sociale et culturelle de transition entre le matriarcat et le patriarcat. Les femmes y tinrent une place respectée bien que progressivement marginalisée. Les 55 poèmes - (datant de 1300 av JC ) - que l'on a pu retrouver et traduire, montrent que les Egyptiens célébraient la beauté sous toute ses formes et se montraient peu enclins à la culpabilité dans les choses de l'amour et du sexe. Si la honte et le péché existaient, s'était par rapport au sentiment, qui persiste encore de nos jours autour de la Méditerranée, de trahir sa famille en la quittant. Dans ces oeuvres, les deux amoureux des deux sexes faisaient librement l'aveu de leur désir et de leur amour et se désignent fréquemment par les noms de frère et de soeur. L'inceste entre frères et soeurs était couramment pratiqué en tant que façon de maintenir l'intégrité des biens familiaux car les femmes étaient habilitées à recevoir l'héritage des terres. Ceci n'impliquait pas forcément que les époux soient fidèles ou que le mariage soit consommé entre eux. Des enfants pouvaient naître qui ne soient pas engendrés par le mari. C'est bel et bien la fonction économique, et non pas la volonté de perpétuer les liens du sang, qui justifie cette pratique. Nous notons que cette fonction est avérée par le fait que les unions incestueuses entre parents et enfants étaient inexistantes.

 

2: La Grèce.

La Grèce antique s'avère être un monde dans lequel la femme fut systématiquement reléguée au second plan. La rigueur et la compétition, avec le statut de citoyen sont les fondements de la société athénienne. Seul l'état de citoyen permet de pouvoir hériter donc de perpétuer une lignée. Les femmes étaient exclues de cet état car leur esprit ne leur permettait pas de s'astreindre aux mêmes lois que les hommes et leur nature les rendait inapte à la compétition.

« Les femmes n'étaient pas admises à la citoyenneté. La politique leur aurait peut-être fait trop d'effet. On savait les femmes irrationnelles de nature, hystériques, voraces, adonnées à la boisson et obsédées par le sexe. On considérait qu'elles n'avaient pas assez de jugeote ni de volonté pour une responsabilité aussi essentielle que l'indépendance gouvernementale...».

LE LIVRE DE L'AMOUR.  Diane Ackerman. Grasset.

 

Les femmes ne participaient pas au réunion entre hommes sous peine d'être considérées comme des courtisanes. Le mariage était avant tout le moyen de s'attacher une femme qui assurait la reproduction et l'entretien du foyer. Elle prenait alors rang parmi les biens et richesses du mari. Cette conception impliquait que le mariage était aussi un moyen coercitif de maîtriser la femme d'évidence dissolue. Celle-ci devait se marier jeune, être vierge, chaste de préférence illettrée et sans contact social avec les hommes. L'homme n'était tenu à aucune de ces prescriptions. Le mariage n'était certes pas le lieu de l'amour, mais la tendresse et une forme de respect adoucissaient  les rapports entre époux. Il est très probable que la femme devait être, au regard de son époux, une continuation de l'image maternelle. Ce qui peut expliquer sans doute, l'horreur qui étreint Oedipe quand il découvre qu'il est amoureux de sa mère à qui il a fait l'amour. La structure familiale est l'axe central autour duquel se structure la vie et la cité. L'homme grec  qui est avant tout un citoyen, a l'obligation civique de se marier. La sphère du public (le citoyen) l'emporte toujours sur le privée (le père ou le mari).

La femme soumise est la base de l'édifice et l'homme doit en permanence dompter la nature de sa compagne. La maternité est un grand mystère qui trouve des représentations nombreuses dans la nature. Cette nature est une déesse qui est régulièrement enceinte et permet la survie de la société grecque essentiellement agricole. Les enfants, et à fortiori les filles, voyaient peu leur père et les progénitures étaient essentiellement élevées dans un monde de femmes. La séparation radicale des sexes, le manichéisme, l'oppression et la claustration des femmes grecques a pour conséquences naturelles, toujours présentent dans le modèle patriarcal, la prostitution et les perversions sexuelles. En effet, les seuls «objets» de désir et de satisfaction disponibles et visibles dans les rues, se trouvaient être des prostituées et de jeunes garçons qui ne faisaient pas mystère de leur corps. Les jeunes garçons s'adonnaient à un grand nombre d'activités dans une totale nudité et s'exposaient ainsi à la convoitise de leurs aînés.  Il était d'ailleurs commun à l'époque de considérer que les femmes donnaient des enfants mais que l'on prenait du plaisir avec les garçons. L'homosexualité était aussi en vogue à Sparte, où chaque soldat vétéran était «associé» à une jeune recrue dont il faisait l'éducation militaire et affective. On attribue la vaillance légendaire des Spartiates au combat, à la volonté que les couples ainsi formés, avaient de se protéger ou de se venger si l'un des deux mourait dans la mêlée. Les rapports entre hommes n'étaient pas uniquement fondés sur le plaisir sexuel mais l'amour y était souvent présent, plein de délicatesse et d'esthétisme. L'idéal grec voulait que ce qui était beau ne pouvait être que bon et bien ainsi que l'avait écrit Platon et la pédérastie était ressentie comme une forme évoluée de l'éducation des jeunes garçons.

 

«...En Grèce, un bel homme était aussi sublime moralement - la bonté intérieure devant s'exprimer dans la beauté. Ainsi l'amour homosexuel pouvait - il se colorer d'un zèle religieux et d'une justification cosmique....Lorsque les femmes exprimaient leur amour, on les trouvait lubriques et irrationnelles. Lorsque les hommes aimaient des hommes, ils adoraient simultanément la chair et la vertu unies sous la forme du bien-aimé.»

Diane Ackerman.

 

Pour autant, la paillardise était souvent manifeste et faisait la preuve d'une totale absence de culpabilisation de l'homosexualité.

 

«Eh quoi! En voilà une affaire, maudit que tu es! Tu vois mon fils à la sortie du gymnase, il est tout frais, il vient de se laver, et tu ne l'embrasse pas, tu ne lui adresses pas la parole, et tu ne le prends pas dans tes bras, tu ne lui pelotes pas les couilles! et tu prétends être un ami de la famille»

« LES OISEAUX» Aristophane

 

Les femmes, dans ce contexte, isolées entre elles, ne pouvaient que difficilement pratiquer l'adultère. De nombreux textes attestent que le saphisme et l'utilisation de godemichets étaient des pratiques dérivatives courantes qui n'étaient en rien considérées comme un vice. A telle enseigne que la ville de Milet, sur la côte ouest de l'actuelle Turquie, s'était fait une réputation dans la fabrication et la vente en Grèce d'olisbos en bois et en cuir.

 

3: Rome.

Rome est un haut-lieu des conventions et des règles et représente, sans doute l'une des manifestations les plus abouties de la société patriarcale. La morale rigide, les convenances tyranniques en public faisait, dans la sphère privée, le lit de comportements totalement opposés à l'étiquette et à la morale affichée. La société romaine présentait donc à l'extérieur une image très forte du père idéal (Le Pater Familias) basée sur le stoïcisme, la sévérité, le travail, le puritanisme et la vertu et à l'intérieur, la violence, la licence et la dépravation extrêmes étaient communes.

 

Les hommes célibataires pouvaient en toute liberté, avoir des amants, des maîtresses, fréquenter les prostituées, boire et jouer sans vergogne mais cette vie dissolue devait cesser en apparence dès la conclusion d'un mariage Le mariage servait à conclure des alliances avantageuses et à se reproduire. Le mariage d'amour, de même que les baisers, les caresses et les gestes affectueux entre époux accomplis en dehors de la seule sexualité de reproduction étaient vus comme des folies et un gaspillage d'énergie. On pouvait au mieux espérer que les époux développeraient des liens amicaux et un modus vivendi.

 

Les tabous étaient fort nombreux. L'adultère, l'inceste, les rapports avec une femme totalement nue étaient interdits, sauf si elle était prostituée. La fellation entre hommes ou avec une femme était autorisée. Le cunnilingus était jugé comme dégradant pour l'homme. D'une façon plus générale, dans l'esprit du mâle romain n'était bon que ce qui était actif, pénétrant, dominant: toute autre fantaisie ne pouvait qu'offenser la dignité de l'homme.

 

Les femmes et les enfants n'avaient qu'un statut social précaire et les hommes ne rechignaient pas au dressage de leur compagne et de leurs enfants. Ainsi le Pater Familias pouvait disposer librement de ses enfants qui étaient assimilés à ses biens. Il pouvait les échanger contre de l'argent, un poste de fonctionnaire, une dignité. Ce pouvoir allait jusqu'au droit de vie et de mort. Dans les classes aisées, les parents ne s'occupaient pas de leurs enfants et confiaient cette mission à des précepteurs, des pédagogues et des nourrices qui, quant à elles, pourvoyaient aux besoins d'amour de l'enfant. L'instruction était peu valorisée en tant que telle. Si un homme s'instruisait ce n'était pas tant pour le plaisir d'apprendre et de savoir, que pour le prestige qu'il y gagnait.

 

Nous voyons que les relations entre hommes et femmes ne devaient pas être un modèle de sérénité et de satisfaction mutuelle. Ainsi nous pouvons sans doute trouver dans la violence inhérente à cette société, l'explication du nombre incalculable de drames familiaux que rapporte la littérature latine: meurtre du père, trahison, amants meurtriers etc...

 

 

4: Le Monothéisme. L'oppression justifiée par Dieu.

En Occident, la Genèse, peut être considérée comme l'un des textes fondateurs de l'autoritarisme patriarcal et de la «loi des Mâles». Ce texte inaugural de la Bible montre que l'Homme, après qu'il eut été chassé de l'Eden, dut porter une malédiction qui n'est autre que la liberté de choisir sans la tutelle du Père autoritaire.

 

La possession du libre arbitre se traduit par la connaissance de la différence de l'autre au travers de sa nudité. Or cette nudité, cette altérité nous rend le partenaire désirable et irrésistible, notre besoin d'union avec lui. La diversité éveille la curiosité, l'intérêt et la rencontre Le fruit de l'union est porteur de qualités nouvelles. La bible montre d'ailleurs que la descendance d'Adam et Eve est fort nombreuse et pleine de potentialités qui n'étaient auparavant manifestées.

 

Tout aussi exemplaire est le fait ,qu'au fur à mesure des nouvelles générations bibliques, la durée de vie des patriarches se raccourcie. Nous voyons ainsi Adam engendrer Seth à l'âge de 130 ans et mourir à 930 ans, Noé à l'âge de 950 ans et plus tard Abraham s'éteint à 175 ans; Ismaël à 135 ans. Ici les Textes Sacrés rejoignent la théorie du vivant qui propose que la vie a «inventé la mort» car la reproduction sexuée permet la création d'un organisme supérieur à la somme de ses géniteurs. La mort devient alors nécessaire afin de faire disparaître les formes vivantes les moins adaptées.

 

Initialement, la Tradition  biblique a utilisé la culpabilité et la mort, comme un moyen d'oppression de l'homme au service d'une caste de prêtres et de guerriers. Plus tard, la même escroquerie sera utilisée au XIX° pour le maintien et la reproduction de la société religieuse et bourgeoise. La force de cette rhétorique est tellement prégnante, qu'elle à réussi à investir les sociétés laïques fasciste, communiste et aujourd'hui libérale, adossées à un système économique de production tyrannique.

 

Voyons maintenant certains des textes qui fondent l'imaginaire de la répression et de l'autoritarisme . Tous ces textes sont issus de la Genèse et de l'Apocalypse dans la version française de la Bible de Jérusalem:

 

Genèse 2.16: Et Yahve Dieu, fit à l'homme ce commandement: «Tu peux manger de tous les arbres du jardin.

 

Genèse 2.17: Mais de l'arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas, car le jour où tu en mangeras, tu deviendras passible de mort.»

 

la Genèse 2.18: Yahvé Dieu dit: «il n'est pas bon que l'homme soit seul. Il faut que je lui fasse une aide qui lui soit assortie».

 

Genèse 2.25: Or tous deux étaient nus, l'homme et sa femme, et n'avaient pas honte l'un devant l'autre.

Genèse 3. 6: La femme vit que l'arbre était bon à manger et séduisant à voir, et qu'il était, cet arbre, désirable pour acquérir le discernement. Elle prit de son fruit et mangea. Elle en donna aussi à son mari, qui était avec elle, et il mangea.

 

Genèse 3.7: Alors leurs yeux à tous deux s'ouvrirent et ils connurent qu'ils étaient nus , ils cousirent des feuilles de figuier et se firent des pagnes.

 

Genèse 3.16: A la femme, il [ Dieu] dit: «Je multiplierai les peines de tes grossesses, dans la peine tu enfanteras des fils. Ta convoitise te poussera vers ton mari et lui dominera sur toi.»

 

Genèse 3.22: Puis Yahvé Dieu dit: « Voilà que l'homme est devenu comme l'un de nous, pour connaître le bien et le mal! Qu'il n'étende pas la maintenant la main, ne cueille aussi de l'arbre de la vie, n'en mange et ne vive pour toujours!»

 

Genèse 3.23: Et Yahve Dieu le renvoya du jardin d'Eden pour cultiver le sol d'où il avait été tiré.

 

Genèse 3.24: Il bannit l'homme et il posta devant le jardin d'Eden les chérubins et la flamme du glaive fulgurant pour garder le chemin de l'arbre de vie.

 

Il est intéressant de noter que la figure démoniaque est revêtue fréquemment de l'image phallique du Serpent qui a tenté Eve. Toujours dans la Genèse, Dieu, tout à sa vengeance, mit une hostilité irréductible et éternelle entre ce phallus et la femme. La connaissance du bien et du mal ( la nudité) rapproche de la divinité ( ce qui se traduit en terme reichien par le caractère génital) . La connaissance et la possession de l'arbre de vie: (la sexualité comme désir d'union) donne la vie éternelle et en cela permet à la créature de s'émanciper de la tutelle de son créateur.

 

Dieu, l'autorité suprême ne peut tolérer ceci et clos la porte de l'Eden par des symboles menaçants et castrateurs. Le symbole du glaive flamboyant et purificateur est évidente, les chérubins (du babylonien karibu) sont des génies mi-humains mi-animaux ressemblant au sphinx qui veillent à la porte des temples et des sanctuaires.

 

Apocalypse 20.2: Il maîtrisa le Dragon, l'antique Serpent, - c'est le Diable, Satan, - et l'enchaîna pour mille années.

 

Apocalypse 20.3: Il le jeta dans l'Abîme, tira sur lui les verrous, apposa des scellés, afin qu'il cessât de fourvoyer les nations jusqu'à l'achèvement des mille années. Après quoi, il doit être relâché pour un peu de temps.

L'apôtre Saint Paul présente une particularité absolument unique, en tant que théoricien du christianisme après la crucifixion. Il est au confluent du monde hébraïque, grec et romain et en cela, il va faire la synthèse des trois cultures à travers le mépris des femmes.Il sera le vecteur de la peste patriarcale qui va grever le christianisme dès son origine. Il est proprement stupéfiant de voir cet apôtre, qui n'a jamais rencontrer Jésus, se faire le messager de Dieu et d'édicter par la seule force de sa volonté des lois qui vont régir prés de deux mille ans de notre histoire.

 

Que l'on songe que les quelques versets cités, serviront de fondements à l'aversion délirante des chrétiens pour les femmes, la chair et le plaisir.

 

Ecoutons Paul:

Première Epître à Thimothé.

«Pendant l'instruction, la femme doit garder le silence, en toute soumission. Je ne permets pas à la femme d'enseigner ni de faire la loi à l'homme. Qu'elle garde le silence. C'est Adam en effet qui fut formé le premier, Eve ensuite. Et ce n'est pas Adam qui se laissa séduire, mais la femme qui, séduite, se rendit coupable de transgression. Néanmoins elle sera sauvée en devenant mère, à condition de persévérer avec modestie dans la foi, la charité et la sainteté.»

 

Première Epître aux Thessaloniciens.

«Et voici quelle est la volonté de Dieu: c'est votre sanctification; c'est que vous vous absteniez d'impudicité, que chacun de vous sache usez du corps qui lui appartient avec sainteté et respect, sans se laisser emporter par la passion comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu.»

 

Epître aux Romains.

«Que chacun se soumette aux autorités en charge. Car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu et celles qui existent sont constituées par Dieu. Si bien que celui qui résiste à l'autorité se rebelle contre l'ordre établi par Dieu. Et les rebelles se feront eux-mêmes condamner.»

 

Premier Epître aux corinthiens.

«J'en viens maintenant à ce que vous m'avez écrit. Il est bon pour l'homme de s'abstenir de la femme. Toutefois, à cause des débauches, que chaque homme ait sa femme et chaque femme son mari. La femme ne dispose pas de son corps, mais le mari. Pareillement, le mari ne dispose pas de son corps, mais la femme.

Ne vous refusez pas l'un à l'autre, si ce n'est d'un commun accord, pour un temps, afin de vaquer à la prière; et de nouveau soyez ensemble, de peur que Satan ne profite, pour vous tenter, de votre incontinence. Ce que je dis là est une concession, non un ordre.»

Je dis toutefois aux célibataires et aux veuves qu'il leur est bon de demeurer comme moi. Mais s'ils ne peuvent se contenir, qu'ils se marient: mieux vaut se marier que de brûler»

 

Ces quelques versets qui, tous, montrent le lien qui s'est établi entre le désir sexuel, sa satisfaction et la désobéissance au père sont très lourds de sens. Que l'on songe aux conséquences de cette représentation de la femme, coupable de la faute originelle en raison de son désir.

 

5: Un exemple de Peste Emotionnelle.

 

Ces croyances justifièrent des poussées de Peste Emotionnelle, payées de centaines de milliers de procès en sorcellerie et de bûchers (environ 350 000 suppliciées en 4 siècles dont plusieurs dizaines de milliers de 1480 à 1630). Le livre «Le Marteau Des Sorcières» imprimé à la fin du 15° siècle, décrit par le menu, les moeurs des suppôts de Satan. Cet ouvrage sera le premier d'une trop longue série, qui accompagna de véritables épidémies de répression durant la Renaissance jusqu'au 17° siècle. La poursuite des« sorcières et des sorciers» se fait sur délation ou simples soupçons. Les prévenus, soumis à la Question Ordinaire ou Extraordinaire, sont encouragés à dénoncer leurs complices. Ce qui donnera le caractère épidémique des bûchers et justifiera à posteriori la nécessité de la répression, puisque l'on avait trouvé des Envoyés du Diable!!!

L'église porte l'entière responsabilité de ces morts, d'autant qu'elle su créer un climat paranoïaque qui entraîna à ses cotés une quirielle de laïcs, de lettrés, magistrats, conseillers royaux et médecins, ce qui amplifia encore le nombre des procès et des meurtres. En 1591, le juge Boguet dans le «Discours des sorciers» affirme que «les sorciers marchent partout à milliers, multipliant en terre tout ainsi que les chenilles en nos jardins».

 

En 1595, le juge Nicolas Rémy affirme la présence du Diable parmi nous et envoie 4000 malheureux au bûcher sur des «preuves flagrantes» de possessions démoniaques. Les exécutions capitales d'hommes, infiniment moins nombreuses, furent motivées par des questions politiques ou dogmatiques quand, celles des femmes étaient toujours assorties d'une fantasmagorie sexuelle et diabolique.

 

Dans la religion chrétienne, la menace de l'Enfer a toujours été opposée aux désirs sexuels des fidèles. L'angoisse est omniprésente car le danger est partout. Les textes sacrés ont toujours insisté sur le fait que nous sommes entourés de pervertis et de pervertisseurs. La faute est certaine et même pire, on peut succomber sans le savoir.

 

La société de l'époque répondit par deux attitudes opposées:

 

·         Des comportements rigoristes qui prônaient la fermeture sur soi, l'observation et l'analyse compulsionnelle des moindres faits et gestes, la pénitence, les interdits et l'absence de miséricorde pour soi et les autres. A partir de 1350, on vit apparaître avec le Millénarisme, d'immenses processions de Flagellants où l'on annonçait l'imminence de l'Apocalypse, les péchés s'expiaient par des mortifications et des blessures volontaires graves. Les représentations de la mort dans l'art sont datées de cette période et pérennisent l'angoisse généralisée sur les murs des lieux de culte, des maisons nobles et bourgeoises.

 

·         A l'inverse, la proximité immédiate de la mort favorise des explosions de désespoir qui conduisent à la licence et à la folie:

 

«Quelquefois, l'effet fut inverse. L'idée de la mort menaçante, de l'impossibilité d'avoir une vie vraiment juste, finit par rendre certains complètement délirants. Perdus pour perdus, ils jetaient leur bonnet par-dessus les moulins. Ainsi, quand Avignon fut touchée par la peste de 1722, le désespoir fut si grand que certains se crurent autorisés à tout. Il fallut expulser des infirmières surprises en pleine débauche. Non seulement elles s'étaient livrées à des turpitudes sexuelles, mais elles avaient joué à saute mouton sur les cadavres de l'hôpital. La proximité de la mort rend fou. La peur rend fou.»

 

«LA CHAIR, LE DIABLE ET LE CONFESSEUR» - Guy Bechetel - Plon.

 

La peur et la haine des femmes atteignent des paroxysmes tant dans la violence du discours que dans sa théorisation. Les mêmes qui décrivaient la façon de reconnaître Satan et ses suppôts s'épanchent, et pour cause, à longueur de pages sur les turpitudes féminines. Le «péché de chair» n'échappe pas à de savantes et maladives digressions où la moindre perversion réelle ou fantasmatique est disséquée avec une précision d'entomologiste.

 

Autour de 1710, dans le «TRAITE DES DIFFERENTES LUXURES» Charles Billuart écrit:

 

« il y a quatre sortes de péchés contre nature: L' acte sexuel, pour que la génération soit possible, réclame en effet quatre conditions:

 

1.l'accouplement de deux individus

2.que tous les deux soient de la même nature spécifique

3.qu'ils soient de sexes différents

4.que le mode d'accouplement soit naturel.

 

Il y a donc quatre sortes de péchés contre nature:

 

La première ,si, sans aucun accouplement, la pollution se produit à la suite du plaisir sexuel;ce qui est appelé - immunditia - ou par certains - mollesse.

La seconde, si elle se produit par accouplement avec un individu d'une autre espèce, par exemple, une bête ou un démon, ce qui est appelé bestialité.

 

La troisième se produit par l'accouplement avec un individu de sexe défendu, c'est à dire de même sexe, homme avec homme, femme avec femme, ce qui est appelé sodomie.

 

La quatrième, quand les sexes étant ce qu'ils doivent être, le mode naturel d'accouplement n'est pas observé, de sorte que la génération devient impossible; ce qui peut arriver de deux façons:

 

1.par le défaut de l'instrument naturel, quand l'homme coite dans le vase postérieur.

2.par le défaut de la position naturelle, quand la femme se met sur l'homme, ou quand l'homme prend la femme par derrière, tout en se servant du vase naturel»

 

Le théologien Benedicti au 16° siècle démontre que la femme est mauvaise par l'étude des lettres qui composent le mot latin  MVLIER qui signifie femme.

 

M est le Mal.

V est la vanité.

L est la luxure.

I est l'ire.

E fait référence aux Erinnyes, déesses de la vengeance.

R est la ruine où elles conduisent l'homme.

 

Si la femme est belle et libidineuse, c'est pour mieux avilir l'homme qui est essentiellement une victime. Jalouse, intéressée, n'aimant pas son père, ni sa mère, ni son mari, ni ses enfants, elle doit être reléguée comme femme au foyer s'occupant des enfants, sans contact avec le monde des hommes, soumise, silencieuse, frigide. Si elle peut être religieuse cela est encore mieux.

 

Aujourd'hui, le récent Catéchisme de l'église catholique consacre l'un de ses chapitre au mariage sous le titre: le mariage sous le signe du péché. On peut y lire ceci:

«Tout homme fait l'expérience du mal, autour de lui et même en lui. Cette expérience se fait aussi sentir dans les relations de l'homme et de la femme. De tout temps, leur union à été menacée par la discorde, l'esprit de domination, l'infidélité, la jalousie et des conflits qui peuvent aller jusqu'à la haine et la rupture.»

 

Nous voyons que l'église n'a pas renoncé à lié le mariage et le malheur, et, à fortiori la sexualité

Par lobsang sonam - Publié dans : Connaissances pour thérapeutes - Communauté : Psychanalyse et thérapies
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Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /Avr /2009 14:27

E : LA FAMILLE AUTORITAIRE CONTEMPORAINE.

La lourdeur de cette morale nous affecte tous, à notre «corps défendant», en témoigne la dramatique fréquence de la pathologie mentale et somatique à base de répression de la pulsion sexuelle. Ce rapport malsain que nous entretenons avec un besoin naturel et vital favorise l'éclosion de formes perverses de la sexualité au travers de l'inceste, de la prostitution, du viol. Les sectes millénaristes qui se fondent sur la répression sexuelle et la mortification, utilisent, aujourd'hui encore, ce substrat «philosophique» pour assujettir leurs victimes à une image divine totalitaire par la peur, l'urgence et la culpabilisation.

 

Si la famille autoritaire suppose le refoulement, le conformisme, la compétition et la méfiance par rapport aux autres, c'est bien que ces prétendues vertus sont puissamment anti sexuelles

 

La société patriarcale encourage et favorise toutes les «qualités» masculines et dévalorise les aspects féminins. Ainsi la force physique, la compétition, la rentabilité, la brutalité, la domination, l'orgueil, le mépris des faibles, des femmes sont investis de toutes les vertus avec comme corollaires: la guerre, les régimes autoritaires (fascisme noir et fascisme rouge), les religions, le capitalisme, la productivité, la destruction de la nature dans l'homme et autour de l'homme.

 

Il nous suffit d'observer notre société en 2005 pour vérifier que Reich avait profondément raison de caractériser notre civilisation comme vouée:

 

·         au mépris et la domination des femmes.

·         au travail compulsionnel épuisant.

·         à la répression impitoyable de la sexualité génitale au profit des formes prégénitales des rapports sexuels. (cf films pornographiques, prostitutions, homosexualité, perversions, pédophilie).

·         à l'isolement des êtres humains au profit du système politique et de production.

·         à la transformation des travailleurs en biens consommables.

·         à l'insécurité croissante dans laquelle les hommes sont contraints de survivre et dans l'incapacité de fonder des familles sécurisantes pour eux, leur conjoint et leurs enfants.

·         à l'apparition et l'installation de régimes politiques fascistes. Notons que le terme fasciste fait référence à la racine latine fascinun  qui signifie: charme, envoûtement du dieu-phallus FASCINUS

 
Personne ne peut nier que notre société nous encourage à accumuler, dans de monstrueuses stases matérielles, une quantité croissante de sensations, de désirs, de biens qui sont incapables de nous satisfaire durablement et de nous apporter une saine satiété. Bien au contraire, cette pléthore sature nos capacités sensorielles au point de favoriser l'avoir au détriment de l'être, tout en créant un profond sentiment de frustration.

L'égoïsme de base (narcissisme) est valorisé par la promotion au mérite, la loi du plus fort, le libéralisme économique dans un contexte de massification et de promiscuité que l'on connaît pour être le terrain de prédilection des plus bas instincts de l'homme.

 

L'insatisfaction chronique et la culpabilisation qui naissent du conflit entre les exigences de la société et les exigences vitales de l'individu, favorisent les stases énergétiques sur lesquelles fleurissent la haine, la méfiance, la rivalité, la peur, le fascisme, l'agressivité, les crimes, les pathologies mentales et somatiques. En somme, c'est la guerre qui s'installe dans l'homme et dans son monde. La puissance orgastique ne peut être le fait que de femmes et d'hommes libres, autonomes, confiants dans l'autre et affectivement matures qui ne sont pas dupes des mensonges et des exactions du modèle culturel. Ces dispositions d'esprit et de corps font que ces personnes ne recherchent pas de figures fantasmatiques parentales dans leurs partenaires, leurs conjoints, leurs hommes politiques ou religieux etc ....

 

Ils se trouvent par là, peu enclins à la soumission, à la résignation et au conformisme que réclament tous les systèmes de pouvoir, fussent-ils recouverts des atours dévoyés de la démocratie.

 

Le roman de G.Orwell: «1984» fait état du cri de ralliements de tous les totalitarismes:

«Nous abolirons l'orgasme!!!»

 

F: LA FAMILLE NATURELLE.

 

Reich a plus décrié la famille autoritaire qu'il n'a décrit la famille naturelle. Il y a ici deux raisons à cet état de fait.

·         Il a senti que l'attaque contre la famille autoritaire était un combat à mener sans retard. Il fut sans doute l'un des premiers intellectuels européens à prendre conscience du danger totalitaire et de sa dynamique familiale.

 

·         L'instauration de la famille naturelle supposait une révolution culturelle et morale que les esprits n'étaient pas préparés à assumer. Sans doute l'échec de l'expérience de révolution sexuelle menée en URSS conduisit Reich a considérer qu'il fallait au préalable détruire la structure familiale générant la peste émotionnelle.

 

C'est donc au travers de sa critique de la famille patriarcale que l'on peut décrire ce que Reich entendait par famille naturelle. Il s'agit d'abord de récuser:

 

 

·         les aspects excessifs de l'autorité - violence, despotisme, l'apprentissage de la soumission systématique à l'autorité .

 

·         l'esprit mafieux et la tendance à l'accumulation des biens en vue de leur transmission par héritage.

 

·         la répression sexuelle de principe, la haine du corps, du plaisir et de la femme.

 

Reich pense que l'autorégulation est la meilleure méthode pour saper les bases autoritaires et puritaine de la famille patriarcale. Cette autorégulation est fondée sur:

 

1. l'égalité entre tous les membres de la famille.

2. La sexualité, le plaisir et la confiance comme bases du couple.

3. La reconnaissance de la sexualité infantile et son approbation franche de la part des parents.

4. La protection des adolescents et de leur besoins sexuels. Absence de discours moralisateurs.

5. Ouverture de la famille vers les autres groupes que ce soit d'autres familles, des institutions etc...

6: Engagement militant de tous les membres de la famille en direction du bien commun.

7 :.Lutte contre les manifestations excessives du pouvoir.

 

G: LES RECHERCHES SUR LA FONCTION DE L'ORGASME.


Les deux racines grecques du mot orgasme donnent de précieuses indications sur le vécu qualitatif lié à cet événement psycho-neuro-végétatif hors d'un contexte pudibond et répressif.

En effet, orgasme dérive de la racine «organ»: être plein de suc, de sève, et de la racine «orgê»: ardeur, passion, colère. Dans son ouvrage, LA SUPERPOSITION COSMIQUE, paru en 1951, W.Reich écrit:

 

«c'est la fonction de l'orgasme qui a fourni le fil rouge de toutes nos recherches».

 

Faisant fi de toute vaine pudibonderie, le psychanalyste s'est intéressé très tôt (1927) à la fonction de l'orgasme tant dans ses implications sociales (interdits, culpabilisations, bestialisation, mutilations principalement pour les femmes ) que dans son rôle et sa signification énergétique pour l'être humain.

 

«la formule de l'orgasme est la formule même du vivant»

 

écrit-il soulignant ainsi que ce qui est à l'œuvre dans le temps de l'orgasme, est un phénomène du vivant dans son expression la plus naturelle, toute répression d'une manifestation de la vie ne pouvant qu'induire l'apparition d'états morbides.

Si l'énergie sexuelle n'a pas été déchargée totalement au cours d'un rapport sexuel qui COMBLE et EPANOUISSE les deux partenaires, il va se créer une «stase libidinale».

 

Ce quantum d'énergie, en « croupissant» va constituer le réservoir où le noyau de la névrose va puiser des forces sans cesse renouvelées. Reich conduira sur la base de cette stase toute une puissante réflexion sur la cause et la dynamique des névroses.

 

1: La description de l'orgasme.

L'orgasme se défini par un rythme à 4 temps:

 

tension mécanique ►charge énergétique ►décharge énergétique ►détente mécanique

 

Ce rythme peut être ramené à une formule encore plus simple et fondamentale, que l'on trouve partout à l'œuvre dans l'univers, par le biais des phases d'expansion (tension mécanique et charge énergétique) et de rétraction (décharge énergétique et détente mécanique). Cette fonction pulsatoire se retrouve peu ou prou à tous les niveaux de l'organique et de l'inorganique dans le quartz, la cellule vivante, l'homme et l'univers. Cet axe de recherche va conduire la recherche reichienne des manifestations bio-électriques de la sexualité et de la sensibilité organique jusqu'à la découverte de l'énergie d'Orgone en tant qu'énergie biologique universelle non réductible aux formes traditionnelles électrique, magnétique et calorifique de l'énergie. Au niveau somatique Reich donne une définition originale de la personne «puissante», ainsi qu'une description de l'orgasme et de sa mécanique qui n'a pas été, à ce jour remise réellement en cause.

 

La puissance orgastique est très différente de la capacité d'érection ou d'éjaculation, avec lesquelles, elle se trouve souvent confondue. Elle se définie avant tout selon deux critères:

 

  • les contractions involontaires du systéme musculaire durant l'acmé.

·         la décharge complète de l'excitation à l'issu du rapport.

 

Ces deux conditions impliquent que chacun des partenaires soit capable de s'abandonner, sans aucune inhibition, aux courants bioénergétiques qui le traverse, en faisant fi de tous ses conflits psychiques et en projetant un minimum de fantasme sur son partenaire.

 

La qualité de l'orgasme se caractérise par:

 

«une satisfaction conforme à la stase libidinale du moment....»

«par l'aptitude à parvenir fréquemment à cette satisfaction....»

«par l'intensité du plaisir dans l'orgasme....Le plaisir est d'autant plus intense, plus grand, que plus abrupte est la chute dans l'excitation....»

 

La dynamique de l'orgasme se déroule en 5 phases:

 

1.La phase des préliminaires se caractérise par l'augmentation de l'excitation sexuelle sous le contrôle de la volonté. La femme connaît une intense lubrification de ses organes génitaux alors que l'homme qui a une érection agréable, ressent un intense besoin de pénétrer. Ce besoin de pénétrer pour l'homme sain ,est distinct de l'érection sans besoin du narcissique et du désir fantasmatique d'enfoncer et de percer du sadique.

 

2. Une douceur réelle, spontanée caractérise les attouchements des deux partenaires qui montrent une activité et un intérêt réciproque et égal l'un envers l'autre.

 

3. Une augmentation brutale du désir entraîne la pénétration, qui s'accompagne chez la femme de la sensation d'absorber et pour l'homme d'être absorbé L'excitation reste concentrée au niveau des parties génitales et elle est entretenue par «des frottements mutuels, lents, spontanés et sans efforts». Reich notera que les personnes saines qui atteignent un orgasme puissant et satisfaisant, disent que plus les mouvements du coït sont lents, empreints de douceur et d'harmonie, plus le plaisir est intense. La nécessité de l'abandon à l'autre fait que les rapports ,à l'exception de quelques mots tendres, se font sans parler ou rire. Le Moi oriente la conscience vers toutes les perceptions de plaisirs dans le but d'atteindre le maximum de tension mécanique et de charge énergétique dans un puissant processus de fusion dans le partenaire. Lors de cette phase, l'interruption du rapport n'est pas ressenti comme un déplaisir mais comme un moyen de prolonger l'acte et de préparer une nouvelle pénétration.

 

4.Une nouvelle augmentation de l'excitation provoque des contractions musculaires involontaires irrépressibles avec d'intense manifestations neuro-végétatives sympathiques. L'excitation se répand dans toutes les parties du corps depuis les organes sexuels. Les contractions involontaires se produisent au rythme de la pénétration. A ce stade de la relation, toute interruption est vécue comme un déplaisir absolu. Les contractions se font de plus en plus intenses et incontrôlables jusqu'à l'orgasme qui se produit de façon rapide et soudaine en coïncidence avec l'éjaculation de l'homme. L'orgasme s'accompagne d'une sensation «fondante» avec:

 

« l'obscurcissement plus ou moins profond de la conscience»

 

et il se défini comme:

 

«le reflux complet de l'excitation vers le corps tout entier qui est perçu comme une diminution soudaine de la tension et la décharge complète de la libido concentrée dans l'appareil génital».

 

La totale satisfaction orgastique se traduit par une diminution en courbe douce, de toute excitation qui conduit au sommeil dans une agréable sensation de détente psychique et somatique. Un profond sentiment de tendresse et de gratitude unis les deux partenaires.

 

 

 

2: La mécanique somatique de l'orgasme.

L'orgasme s'accompagne d'un réflexe (articulation d'une voie afférente avec une voie efférente au niveau de la moelle épinière, sans participation d'un centre encéphalique supérieur). Le réflexe orgastique affecte l'ensemble du corps qui connaît, à ce moment, une convulsion généralisée ET QUI CONDITIONNE la plénitude du vécu orgastique. Ce mécanisme est retrouvé chez tous les organismes en train de copuler. Au niveau les plus archaïques de la vie, la convulsion est remplacée par la contraction - décontraction, mais il prend sa forme habituelle dés l'apparition d'un squelette. Chez les vertébrés, le réflexe orgastique remplace la rétraction, par le seul mouvement que permette la présence d'un squelette, à savoir la flexion aussi rapide et complète que possible. C'est bel et bien ce mouvement qui rapproche les deux extrémités de l'organisme: la bouche et l'anus, afin de retourner à la forme originelle en refermant le tube digestif sur lui - même. Reich montre que:

 

«toutes les formes du domaine vivant peuvent être ramenées le plus naturellement possible à la forme ovoïde»

 

à un moment quelconque de leur évolution. Reich appelle cette tendance vers la forme l'orgonome. Il s'agit de la forme primordiale captive, animée d'un mouvement curviligne pulsatoire, que prend l'énergie non différenciée. La vie et la richesse des formes naissent de l'antagonisme entre l'orgone qui tend à la rétraction et l'énergie orgonotique libre qui pousse à la dilatation. Le corps humain donne un exemple frappant de ce fait.

 

Reich distingue deux fonctions à l'énergie orgonotique.

 

1. La première fonction:

l'orgonome matériel tend à maintenir la forme du corps, des tissus, des organes, le plus près possible de la forme ovoïde. C'est pour cette raison, que la partie postérieure du corps qui permet à l'orgone de s'écouler librement dans le sens de la rétraction, présente peu d'aspérités et se caractérise plutôt par sa simplicité et ses courbes larges.

 

2. La deuxième fonction:

L'avant du corps tout au contraire, présente de nombreux reliefs, qui indique autant de cristallisation de l'orgone, qui tend à vouloir s'évader vers l'extérieur du corps. Il s'agit de l'orgonome bioénergétique, qui marque la tendance de l'organisme à vouloir se projeter hors de sa membrane.

 

«l'énergie d'orgone déviée de sa direction normale, s'écoulant de l'extrémité céphalique vers l'extrémité caudale, essaie dans les organes génitaux de reprendre l'orientation primitive vers l'avant, en provoquant au niveau de ces organes une forte excitation, une orientation en avant et l'érection....

[l'orgone n'a] qu'une seule possibilité de s'écouler dans la direction voulue: c'est la fusion avec un deuxième organisme de telle manière que l'orientation de l'excitation du deuxième organisme coïncide avec celle des ondes orgonotiques du premier.»

 

L'orgasme est l'aboutissement de cette volonté de l'organisme d'échapper à l'orgonome matériel - sa tendance naturelle à revenir sur lui - même. Il peut ainsi fusionner et découvrir, à l'intérieur d'un autre organisme l'ivresse d'un nouvel espace dans une «nouvelle frontière».

 

«Du fait que l'énergie d'un organisme se déverse dans l'enceinte énergétique d'un autre organisme,[que] l'orgone libre parvient à dépasser les frontières de l'orgonome matériel, c'est à dire de l'organisme, et à se confondre avec le système orgonotique situé en dehors de l'orgonome, à maintenir ses oscillations».

 

C'est ainsi que l'orgasme et l'éjaculation s'accompagnent de sensations d'éclatement, de délivrance, de libération et de satisfaction. Il découle de cette observation que la structure du corps, les zones de tensions, les blocages musculaires et articulaires vont avoir une incidence sur le libre accomplissement de cette convulsion. Les limitations somatiques peuvent être soit un acquis involontaire de la stase libidinale, soit un moyen morbide, plus ou moins inconscient, de résister à la libre circulation des courants bioénergétiques.

 

3: La pathologie de l'orgasme.

L'impuissance orgastique est le lot de tout individu névrosé et se définit par une stase libidinale dont l'importance déterminera des tableaux plus ou moins sévères de névroses.

 

Les manifestations somatiques de ces névroses au niveau génital sont:

 

·         Les érections «froides».

·         Le défaut de lubrification vaginale.

·         Le vaginisme.

·         Le fantasme de perforation pour l'homme.

·         Le fantasme de viol pour la femme.

·         Les mouvements du coït brutaux, précipités en dysharmonie avec le partenaire.

·         La possession par des fantasmes prégénitaux d'origine infantile: analité, oralité, sadisme, voyeurisme, sexualité de groupe, exhibitionnisme, fétichisme.

·         La recherche compulsionnelle de la performance et de la multiplication des partenaires: nymphomanie, donjuanisme.

·         L'abstinence, la frigidité ou l'impuissance par peur de l'échec.

·         Le maintien d'un contrôle volontaire, l'absence d'abandon et la persistance de la conscience durant l'orgasme.

·         jugements moraux concernant l'activité sexuelle et le plaisir.

·         Perception désagréable d'une fatigue post-coïtale s'accompagnant de dégout, d'un sentiment d'inutilité et de futilité de l'acte sexuel. Une grande frustration teintée d'amertume donne tout son sens à la formule latine:

 

«Omne animal post coïtum triste est.»

Par lobsang sonam - Publié dans : Connaissances pour thérapeutes - Communauté : Psychanalyse et thérapies
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Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /Avr /2009 14:25

G: LA DECOUVERTE DES BIONS ET DE L'ENERGIE D'ORGONE.

Pendant son séjour en Norvège, Reich a fait porter ses recherches sur les manifestations bioélectriques qui caractérisent le vivant et tout particulièrement dans le cadre de la sexualité. C'est par l'observation des bions en tant que: «vésicules chargées d'énergie» que le chercheur a mis en évidence un rayonnement de nature inconnue qu'il nommera: énergie orgonotique.

 

1: Les bions.

En 1937, Reich entreprend une recherche systématique sur les formes vivantes les plus simples, à savoir les protozoaires (amibes, paramécies..etc). Il dispose pour cela d'un équipements très moderne pour l'époque. Il ne se satisfait pas de la théorie, alors en vogue, de la contamination aérienne, pour expliquer l'apparition des formes élémentaires de la vie dans un milieu aqueux (sporogénèse). Il remarqua que lorsque l'on laisse décanter de l'herbe ou du foin dans de l'eau au bout d'un certain temps, les cellules superficielles s'hypertrophient puis éclatent en formant des vésicules qui se regroupent en grappes. Ces vésicules, de la taille d'un streptocoque et présentant une enveloppe sont animés de mouvements de rotation, de fusion, de pulsation et au - delà d'un grossissement de 3000 fois on constate un mouvement alternatif d' expansion et de contraction. Reich, frappé de la ressemblance de ces mouvements avec la motilité des amibes donne le nom de «plasmoïdes» à ces vésicules.

 

Avec l'avancée de ses recherches, et de plus en plus convaincu qu'il observe des formes primordiales de la vie faisant le pont entre la matière et le vivant, il leur donne leur nom définitif: «les bions P.A» de paquet du fait de leur tendance à se regrouper. Les expériences seront répétées un nombre incalculables de fois, avec divers matériaux organiques comme inorganiques (fer, silice). Afin de réfuter l'argument de la contamination aérienne, les préparations sont stérilisées à 180° et les métaux portés à incandescence dans des éprouvettes scellées. Les résultats montrent une constante génération de bions, souvent même augmentée par le chauffage. De nombreuses photos et des films attestaient de la véracité du phénomène. En janvier 1937, Reich fait parvenir ses rapports à l'Académie des Sciences de Paris pour vérification ainsi qu'à Roger du Teil du Centre Universitaire Méditerranéen de Nice.

 

Le Professeur Lapicque de la Sorbonne répond au bout d'un an dans une lettre datée du 25 Janvier 1938, qu'il a constaté ce que Reich avait signalé. Mais il refuse de remettre en cause le modèle physico - chimique dont il est un tenant et faisant preuve d'un manque total d'objectivité, décide par avance de l'interprétation qu'il convient de donner à l'observation et l'hypothèse qu'il convient par avance de rejeter:

 

«Je suis disposé à proposer à l'Académie de publier brièvement votre constatation en la faisant suivre d'une courte note de moi - même confirmant le fait avec une interprétation physico - chimique n'engageant que moi. Laissant de côté votre théorie électrique qui n'a rien à faire avec l'expérience...!!!»

 

Reich fait ainsi l'expérience de la rigidité et de la prétention d'une partie des scientifiques que signalé Joseph de Maistre:

 

«Les savants européens sont atteints d'une curieuse maladie qui fait que personne ne peut savoir mieux, ni autrement qu'eux».

 

Que l'on songe qu'il fallu que Louis XIV prenne un arrêt royal pour obliger la Faculté de médecine a enseigner la circulation du sang et la pulsation du cœur. Les Chinois savaient ceci de façon empirique depuis 2000 ans ainsi que le temps du cycle sanguin qu'ils estimaient à 29 minutes - l'appareillage moderne ayant montré que ce cycle était de 30 minutes. Le professeur Du Teil fait une communication devant la Société de Philosophie naturelle de Nice, le 7 mars 1939. Il se montre enthousiaste et convaincu de la validité et du sérieux des travaux de Reich. Il a systématiquement étudié les cultures de bions qui lui ont été soumises, avec l'assistance critique des bactériologistes Ronchese, Saraille et Deel. Du Teil va alors s'impliquer aux côtés de Reich et va participer à la publication d'un livre introuvable aujourd'hui: «LES BIONS» en 1938.

 

Parallèlement à ces événements, Reich continu ses recherches et observe pour la première fois des formes particulières, 5 à 20 fois plus petites que les bions P.A, allongées et pointues en forme de piques. Ces nouveaux corpuscules apparaissent dans le cadre de processus mortifères. Il donne le nom de « bacilles T» de tod ,la mort en allemand.

 

Dans le courant du mois de Janvier 1939, par erreur, Reich porte à incandescence une culture qui contient du sable de mer. L'observation microscopique de la préparation révèle au chercheur de bions d'une vigueur et d'une mobilité très supérieures à celles des bions P.A. Fidèle à sa méthode expérimentale, Reich va multiplier les expériences et ainsi s'apercevoir que les nouveaux bions qu'il nomme BIONS SA.PA (de Sand - Packet) sont redoutablement efficaces pour détruire les bacilles T. Les bions SA.PA présentent une conformation par quatre toujours identique. Ils sont reliés entre eux par des ponts énergétiques et ils n'ont pas d'enveloppe.

 

Les bions apparaissent au cours d'un processus de désintégration et de gonflement de la matiére, qu'elle fut organique ou inorganique, soit spontanément dans le sol, soit par la désintégration des tissus cancéreux. Ainsi les bions participent à la naissance de la cellule mais ils sont aussi le fruit de la désintégration de celle-ci. Reich étudie les bacilles T en 1937 et 1938 ainsi que leur interaction avec les bions. Il en tire de nombreuses observations:

 

·         les bacilles T sont des produits de dégénérescence et de putréfaction de protéines vivantes et non vivantes. Ils apparaissent dans des tissus qui perdent leur énergie vitale. Les bacilles T sont eux - mêmes des systèmes énergétiques faibles. Ils ont un tropisme tout particulier pour les cellules cancéreuses.

 

·         injectés massivement à des souris, la mort survient inexorablement dans les 24 heures.

 

·         Les bions P.A, qui sont des systèmes énergétiquement forts et matures paralysent et détruisent les bacilles Les bions SA.PA présentent des caractéristiques identiques mais démultipliées. Reich met alors en évidence un étrange rayonnement qui semble être la cause principale de l'agressivité des bions SA.PA à l'encontre des amibes, bactéries et bacilles. Le savant physicien hollandais BON, avait déjà sensibilisé le chercheur à l'hypothèse de la radiation comme phénomène issu du vivant, quelques mois auparavant, mais Reich avait répondu qu'il n'avait jamais observé un quelconque rayonnement.

 

2: La découverte de l'énergie orgonotique

Or durant un mois, Reich et ses collaborateurs vont présenter de graves conjonctivites ainsi qu'un bronzage marqué, à force d'observer des cultures de bions SA.PA. La possibilité d'un rayonnement de nature inconnue se fait jour et afin de le mettre en évidence, Reich va tenter une série d'expériences.

 

Expérience 1:

Un culture de bions est déposée sur une plaque de verre puis cette plaque appliquée sur la peau pendant 10 minutes sans possibilité de contact entre la culture de bions et l'épiderme. Après ce laps de temps, la plaque est retirée et il apparaît au point d'application une tache blanche entourée d'un rebord rouge et en relief. Dans un délai de 2 semaines, l'irritation se transforme en zone fortement inflammatoire , très rouge et douloureuse. L'intensité de la réaction est proportionnelle à la vitalité végétative et émotionnelle du patient.

 

Expérience 2:

Des plaques photographiques sont installées au contact, a proximité ou à distance respectable des cultures de bions. Certaines de ces témoins sont recouverts de plaques de plomb de diverses formes. A l'issue de l'expérience, toutes les plaques, quelle que soit la distance, sont voilées, à l'exclusion des plaques obturées par du plomb, qui ont réagi, excepté la surface protégée par le métal.

 

 

 

Expérience 3:

Des cultures de bions sont observées dans l'obscurité. Reich au bout de deux heures, voit un rayonnement bleu qui émane de son corps ainsi qu'un brouillard ténu qui semble provenir des objets du laboratoire.

 

«un soir, je passai jusqu'à 5 heures consécutives dans le sous - sol. Au bout de deux heures, je commençai à voir très distinctement un rayonnement émanant de la paume de ma main, de la manche de ma chemise et, en me regardant dans un miroir, de mes cheveux. Progressivement, cette lueur bleue entoura mon corps, ainsi que les objets présents dans le local, pareille à une vapeur floue, lumineuse, d'une teinte gris - bleu, qui se mouvait lentement. Je reconnais que la chose m'effraya. Je téléphonai la nuit même au Docteur Bon en Hollande pour l'informer de l'expérience».

 

Comme souvent dans l'histoire des sciences, de grandes découvertes sont le fruit du hasard, Reich ne déroge en rien à ce fait. Celui-ci travaille sur les bions, avec des gants de caoutchouc, or il advint que posant ses gants près d'un électroscope, il se produisit une forte déviation. Cette déviation se répéta à chaque fois et par la suite, avec tous les matériaux restés au voisinage des bions SA.PA. Ce phénomène disparaissait dans l'obscurité, dans une atmosphère humide ou lorsque l'objet restait éloigné des bions ou tenu en main trop longtemps. L'application des différentes matières sur l'abdomen ou les organes génitaux de personnes des deux sexes, génitalement saines, actives et satisfaites, induit un chargement énergétique identique et mesurable.

 

D'autre part, Reich découvre que des gants neufs, exposés au soleil, n'ayant jamais été au contact des bions, induisaient la même déviation. Peu à peu, une idée se fait jour: les bions SA.PA sont de l'énergie solaire sous forme de vésicule, libéré de son support de silice par le chauffage de la préparation. Reich pose alors le postulat:

 

«la radiation est présente partout....et elle doit être apparentée à l'énergie solaire....de toute évidence, j'ai affaire à une énergie inconnue dotée d'une activité biologique spécifique. Cette énergie se manifeste dans tout matériau que l'on a chauffé jusqu'à incandescence et dont on a obtenu le gonflement dans des solutions appropriées. Elle est probablement libérée au cours de la décomposition et de la désintégration de la matiére...Elle est, en outre, irradiée dans l'atmosphère par le Soleil, et par conséquent, elle est présente partout... aussi dans l'organisme vivant qui prend cette énergie dans l'atmosphère, et la reçoit directement du soleil».

«TROIS EXPERIENCES AVEC L'ELECTROSCOPE STATIQUE» - 1939 -  Reich

 

Reich baptise cette énergie du nom d'ORGONE en raison de son rapport avec la formule de l'orgasme et de son rôle dans l'économie de l'organisme ainsi que, pour sa capacité à charger les matières d'origine organique non conductrices.

 

H: LES BIOPATHIES.

1: Définition des biopathies.

Reich dit que:

«la biopathie humaine n'est, après tout, que la somme totale de toutes les distorsions des modes naturels d'expression de l'organisme vivant. En démasquant les formes d'expression pathologique, nous faisons la connaissance des profondeurs de la biopathie humaine, que les techniques thérapeutiques fondées sur la parole ne peuvent atteindre.....la biopathie avec son expression déformée de la vie se situe, malheureusement au-delà du domaine des mots et des concepts.»

 

On appelle biopathie:

 

·         tout état morbide, toute pathologie dégénérative ou systémique pour lequel la médecine officielle ne connaît pas d'étiologie.

·         toutes pathologie dont l'origine est une dysfonction dans le sens de la contraction du système nerveux autonome (sympathicotonie).

·         Dans tous les cas, la composante psychologique détermine les manifestations symptomatique et influence le pronostic.

 

2:Les deux grandes entités biopathiques.

Il existe deux types de biopathies qui impliquent tout l'organisme, car elles sont extensives. Ils est d'ailleurs rarement possible de localiser dans le temps et dans le corps le point de départ de ces maladies systémiques.

 

·         les biopathies primaires.

Elles trouvent leur origine dans la vie intra-utérine. Ce sont de vraies maladies psychosomatiques. Le patient qui en est la victime ressent de grandes difficultés à verbaliser et s'exprime par l'entremise du corps. L'hypo - orgonie favorise le langage des organes. Dans ce cas, la seule végétothérapie ne donne aucun résultat si elle n'est pas accompagnée par des thérapies convergentes (acupuncture et homéopathie) qui permettent une meilleure répartition de l'énergie dans le corps du patient

 

·         les biopathies secondaires.

Elles proviennent d'événements de la vie néonatale. Elles sont, en général associées à la structure hypo-orgonotique dysorgonotique. Là aussi, les thérapies convergentes sont d'un grand secours. Nous savons que la cellule répond au stress par la contraction. Si le stress se répète trop souvent la contraction va devenir permanente et irréversible. La peur est donc le fondement psychique de la plupart des pathologies. D'après les travaux de W.Reich et les observation de F.Navarro, près de 75 % de la population présente une structure hypo - orgonotique et hypo - dysorgonotique, c'est à dire un terrain propice à la rétraction et aux biopathies. En présence d'une biopathie, le test du sang selon Reich, montre une diminution grave de la pulsation énergétique des hématies, mouvement qui permet la capture, le transport et la libération de l'oxygène et de l'orgone.

 

Toutes les maladies biopathiques ont en commun la résignation des malades qui conduit à la désintégration des tissus. Toutes ces biopathies s'accompagnent nécessairement du blocage du diaphragme qui est le réceptacle privilégié de l'angoisse. Il est aussi un instrument efficace pour bloquer les émotions. En effet pour bloquer des larmes, une colère la violence nous avons tous tendance à prendre une inspiration et à bloquer le cycle respiratoire. La «faim sexuelle» est absente dans les biopathies car la libido n'y trouve aucune satisfaction. Pourtant le désir sexuel existe dans les biopathies, mais les décharges se répandent dans tout l'organisme et perdent ainsi leur pouvoir d'apaisement et de gratification. Sur un terrain cancéreux, cette décharge insatisfaisante augmente la prolifération cellulaire et le silence émotionnel défensif qui caractérise le cancéreux. L'orgone stagnante se transforme en énergie mortifère: le DOR (death orgone) ou orgone de mort. Le DOR est à la base de tous les processus pathologiques dans le corps en modifiant la structure de l'ADN cellulaire. Cette cellule devient alors une étrangère, un antigène que le système immunitaire ne reconnaît pas et identifie à un agresseur. C'est le mécanisme des maladies auto - immunitaires où le stress aggrave les symptômes de la maladie et en rapproche les poussées évolutives.

 

L'inflammation est le signe de l'excès de DOR à un niveau particulier ou généralisé au corps entier. L'inflammation est une parasympathicotonie «réactive» à un stress qui rétablie l'homéostasie. Ce processus se traduit par l'oedème, la chaleur, la rougeur, la fièvre, la diarrhée, la tachycardie. Il y a une réaction immunitaire avec augmentation des globules blancs éosinophiles qui s'opposent à l'histamine et l'augmentation locale de hématies qui tentent d'évacuer l'énergie stagnante.

 

Les macrophages augmentent la phagocytose. Les immunoglobulines sont en hausse. Le taux de corticoïdes augmente. Le volume plasmatique s'accroît car cette réaction vise à éliminer le DOR au moyen de l'eau. Il s'en suit une déshydratation secondaire avec ulcération, diminution du volume sanguin, état de choc. Par la perte éventuelle de connaissance, le patient manifeste psychologiquement de l'anxiété et de la colère.

 

Les biopathies secondaires sont de type inflammatoire chez le sujet jeune tandis que chez l'adulte et la personne âgée elles prennent plutôt un aspect chronique et dégénératif. Le lien entre des fonctionnements mentaux pathologiques et la survenue de maladies somatiques est évident. Cette conception peut ouvrir la voie à de fructueuses recherches dans les cas de maladies familiales pour lesquelles l'hypothèse génétique se montre insuffisante. On peut évoquer  certains cas de pathologies qui se transmettraient d'une génération à l'autre par une contamination psychologique: les mêmes causes entraînant les mêmes effets.

 

3 : La biopathie cancéreuse.

Le cancer est une maladie complexe qui pose le pronostic vital. De nombreuses étiologies sont évoquées mais rien n'explique vraiment pourquoi, à un moment donné, la réplication cellulaire s'emballe. Ce qui répond à l'exacte définition de la biopathie primaire telle que décrite précédemment. La question devient encore plus ardue, si l'on considère que la production tumorale ne permet pas à elle toute seule d'affirmer le pronostic malin. Il faut aussi mettre en évidence la déformation, la désorganisation cellulaire, la migration et l'infiltration des tissus par les cellules suspectes.

 

En abordant la question du cancer, il faut que nous ayons présent à l'esprit qu'un français sur trois, selon les prévisions des instituts de recherche, sera atteint d'un cancer au cours de sa vie. La médecine officielle annonce parfois des taux de guérisons spectaculaires qu'il convient de tempérer. Certains chiffres encourageants sont en effet trompeurs, car ils recouvrent  dans une même entité pathologique - le cancer - des formes différentes de la maladies. La réalité est qu'il existe une explosion du nombre de cancers dépistés et traités et de grandes disparités dans les «guérisons». A telle enseigne que la médecine parle de rémission à 1 an, 2 ans, 5 ans répugnant à employer le terme de guérison.

 

Nous ne pouvons pas nier que la recherche et le traitement des cancers ait fait de grands progrès mais nous pensons que les résultats obtenus ne sont pas à la hauteur des colossales sommes investies.

 

Ce n'est pas le lieu de développer ici les raisons de nos objections, nous nous contenterons de faire une simple remarque qui nous semble de bon sens. La recherche et le traitement de cette pathologie ne tient pas compte (à de rares exceptions près) de la psychologie du malade. Dans la plupart des cas, cette dimension de la maladie est totalement ignorée mais, si les soignants prennent en compte le facteur psychologique, c'est en tant qu'élément clinique affirmant le diagnostic et non pas en tant que cofacteur d'amélioration des soins.

 

Ainsi les ouvrages de médecine interne et de pathologie psychosomatique définissent en général deux grands types de patients cancéreux:

 

  • Les frustrés manifestes, tristes, inhibés et insatisfaits.

·         Les malades qui cachent le même tableau que ci-dessus, derrière une hyperactivité et une jovialité de façade.

 

Il nous semble que l'enseignement de ce fait clinique n'est pas mis à profit pour le bénéfice des malades. Or, en fréquentant les services hospitaliers, nous nous sommes aperçu que souvent les soignants (médecins, personnel infirmier, kinésithérapeutes, aides-soignants) savent intuitivement, de façon empirique, que tel patient a une bonne chance de réagir favorablement au traitement alors que tel autre mourra sans que la qualité des soins soit en cause.

Il est admis aujourd'hui que l'on peut invoquer des causes psychosomatiques au cancer et que ceci n'est pas pris en compte suffisamment dans le cadre du traitement. Pour cela il nous semble fallacieux d'annoncer des chiffres de rémissions globaux alors que seule une classification psychologique rigoureuse des malades couplés à l'analyse des taux de rémission par type de cancer pourraient nous permettre d'y voir plus clair.

 

Par ailleurs, cela se retourne contre le volet médical des soins. Si l'on admet l'influence du psychisme sur la capacité de «guérir» dont dispose le patient, comment alors affirmer que telle chimiothérapie est efficace ou inefficace par elle - même. Il s'agit là sans doute d'un lieu commun mais pourtant il nous paraît utile de le rappeler tant la dimension humaine nous semble absente de la prise en charge médicale.

 

Le traitement idéal (et sans doute utopique) du cancer à notre avis ne peut être que bio-psycho-social. Il doit comprendre:

 

1.des soins médicaux et chirurgicaux classiques avec une forte implication humaine du médecin. Le technicien doit revêtir les vêtements de «l'Homme».

 

2.un bilan psychologique précis et un suivi somato-psychothérapique «au long cours» qui ne soit pas fondé sur la théorie assassine de l'instinct de mort mais qui s'applique à mettre en avant la force, le désir et le bonheur de vivre.

 

3.un traitement social, culturel et économique, en somme politique des facteurs qui conduisent l'homme à la frustration et l'épuisement.

 

L'idée de la prévention fait certes, son chemin, mais elle s'entend comme un ensemble pertinent de mesures d'hygiène corporelle, de diététique, d'abstinence de tabac et d'alcool. Mais comment ne pas voir que, parallèlement à ceci, les conditions socio-économiques conduisent un nombre croissant de personnes à la désespérance, la pauvreté et les toxicomanies par ailleurs combattues. Toutes conditions qui s'opposent point par point à la prévention.

 

Le cancer est aussi vieux que l'humanité, des signes d'ostéosarcomes ayant été retrouvé sur des ossements humain préhistoriques. Hippocrate (460 - 377 avant JC) fit l'hypothèse que cette maladie était due à une stase des «humeurs» - notamment l'Atrabile. Il en préconisait l'ablation tout en connaissant la tendance des cancres à récidiver avec encore plus de violence.

 

Cette conception perdura jusqu'aux débuts d'une médecine occidentale digne de ce nom, à la fin du XVIII° siècle.

 

Galien, 200 ans après JC décrivit trois sortes de tumeurs:

 

Les tumeurs selon la nature:

elles correspondent aux hyperplasies physiologiques telles que la maternité, le gonflement des seins etc...

Les tumeurs dépassants la nature:

ce sont les oedèmes inflammatoires, post traumatiques, les cals osseux, les ostéophytes, la rétention d'eau etc.....

 

Les tumeurs contre la nature:

Il regroupe sous cette rubrique toutes les tumeurs au sens où nous les entendons qu'elles soient bénignes ou malignes.  

 

Ambroise Paré s'opposait à l'intervention chirurgicale «de peur d'irriter cette hydre et qu'elle ne sorte de sa tanière». 

 

L'apparition au XIX° siècle de l'anatomie pathologique, permit à Bichat de montrer qu'il s'agissait d'une maladie où la tumeur dérivait du tissu normal. Laennec fait quant à lui, une différence entre deux types de tissus pathologiques:

 

·         les tumeurs homéomorphes qui sont composées de cellules qui ont leur équivalent dans l'organisme par exemple métastases pulmonaires de cellules osseuses dans le cadre d'un ostéosarcome.

 

·         les tumeurs hétéromorphes dont les cellules malades n'ont pas de correspondance tissulaire dans le corps. Il s'agit de cellules de plus en plus immatures qui retournent vers l'état embryonnaire indifférencié.

·          

C'est à la fin du XIX° siècle que l'on prouve que les cellules naissent les une des autres selon des lignées. Une cellule néoplasique ne peut venir que d'une structure de même nature. Ainsi le tissu conjonctif de soutient donne des sarcomes et le tissu épithélial des carcinomes.

 

De l'antiquité à nos jours l'étiologie psychosomatique de nombreuses maladies (et bien sur le cancer) fut controversée. Ambroise Paré avait coutume de dire:

 

«Je soigne, mais c'est Dieu qui guérit».

 

On savait au XVII°siècle que les gens heureux guérissaient mieux. La tuberculose avait d'ailleurs la réputation d'atteindre principalement des gens tristes. Une chanson a boire de cette époque dit :

 

«l'eau ne fait rien que pourrir le poumon, vide-nous ce verre de vin et nous le remplirons, notre avis passe celui d'un médecin»

 

suivant, en cela, les prescriptions médicales de l'époque conseillant aux convalescents de se tenir en galante compagnie, entouré d'amis pour boire, manger, chanter et jouer aux dés.

 

Bonum vinum laetificat cor homini!!!

 

Hagnell - Coll - Dunbar - Nemeth - Mazeï - Baltrusch chacun pour leur part ont conduit des recherches en vue de décrire la personnalité du cancéreux. Il en ressort globalement que le cancéreux est en apparence une personne sociable qui cherche à plaire, qui se montre coopératif parfois à l'excès et extrêmement appliqué. Sous ces dehors, il est en vérité anxieux, sensible et passif avec un forte tendance à la dépression. Ces malades ont rencontré plus souvent que la moyenne des situations de pertes irrémédiables, de frustrations graves et une enfance plus malheureuse que la moyenne du groupe témoin.

 

Le Pr Matté a noté que les tumeurs du seins et des organes génitaux sont souvent liées à une sexualité inhibée, tandis qu'une sexualité satisfaisante provoque une hausse de l'immunité.

 

Cooper décrit les cancéreux comme des personnes ayant une immense rage intérieure jamais exprimée. Grâce à des études prédictives américaines faites sur des personnes désemparées, résignées, dépressives, abouliques et présentant un épuisement profond, ont à pu pronostiquer un état cancéreux avec un taux d'erreur de 2%.

 

Laurence Leschamps présente la tumeur comme une séquelle de l'existence qui commence par la perte ou la séparation d'avec un être cher très investi. Cette perte est vécue comme irrémédiable et s'accompagne d'un sentiment d'abandon. Le malade a tout investi dans la personne absente ou dans la situation. Extérieurement, il n'y a pas ou peu de réactions en raison d'un self control très puissant. En réalité, le malade a perdu tout désir de vivre et ne trouve plus de sens à son existence. Ce serait pour cette raison que l'on remarque une recrudescence des cancers chez les survivants dans un délai de 6 à 18 mois après la mort d'un conjoint. Hammer pense que la tumeur maligne est le résultat d'un conflit personnel dramatique, prolongé, associé à la solitude et la fermeture psychologique. Fox fut plus tempéré en disant que les émotions et les frustrations n'étaient pas déterminantes dans la genèse de la maladie mais qu'elles influaient très fortement sur son évolution. L'optimisme fait donc partie intégrante du traitement du cancer.

 

I: PEURS - BLOCAGES - STRUCTURES ET ETATS ENERGETIQUES.

Les peurs ancrées aux différents étages induisent des blocages, des surcharges et des carences non seulement pour les niveaux concernés , mais aussi pour les niveaux sus et sous-jacents. Il existe trois types de blocages.

 

·         le blocage primaire qui naît d'un traumatisme initial. Ce blocage est le plus profondément ancré et cède en dernier. Toute la résistance est organisée afin de détourner la conscience et l'effort thérapeutique de la résolution de ce blocage.

·          

·         le blocage principal s'est organisé en amont ou en aval du blocage primaire pour soulager les tensions les plus pénibles issues du blocage primaire. Par exemple: un blocage principal du cou (3° niveau) peut soulager des angoisses d'un blocage primaire du diaphragme (5° niveau).

 

·         le blocage secondaire soulage les tensions du blocage principal.


Chaque blocage détermine un aspect caractériel, et au fur et à mesure que les blocages se dissolvent, l'aspect psychologique de l'individu lié à cette problématique disparaît. A l'inverse, la stagnation énergétique, à un ou plusieurs niveaux bloqués, favorise l'apparition d'une biopathie de ce ou ces niveaux. Une économie saine de l'énergie, sans stase, grâce à la fonction énergétique de l'orgasme, est un facteur de santé. Comme en homéopathie, chaque symptôme est l'expression de la recherche d'un nouvel équilibre Nous pouvons donc proposer que la maladie est la recherche d'un nouvel équilibre individuel . Il n'y à donc pas de maladies mais des malades.

Par lobsang sonam - Publié dans : Connaissances pour thérapeutes - Communauté : Psychanalyse et thérapies
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Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /Avr /2009 14:23

 1: Les peurs.

La peur est une émotion primaire en réponse à une menace réelle ou supposée du milieu. Elle n'est pas négative car elle permet la prudence, la fuite ou l'attaque donc la préservation de la vie. La peur est donc une fonction vitale de survie. Il est utile de faire la différence entre l'émotion et l'affect. L'émotion est une réponse à une stimulation provenant de l'extérieur alors que l'affect répond à une stimulation d'origine interne. Ainsi, la peur peut être aussi bien un affect qu'une émotion mais, un tout état de cause, elle est toujours la réponse à la peur de mourir.

 

Il existe aussi des modalités de la peur qui sont fondamentalement négatives en raison des inhibitions morbides qu'elles induisent. Ces formes de peur peuvent avoir une origine:

 

  • embryonnaire
  • foetale
  • néonatale
  • post natale

 

Elles s'inscrivent dans les cellules. L'expérience de Boulder a démontré la réalité de l'empreinte du stress sur la structure cellulaire car on constate, dans la chaîne ADN, une nette diminution des ions métalliques qui sont les supports vibratoires cellulaires (Pr Navarro).

 

La peur embryonnaire.

Cette peur inconsciente trouve son origine dans des événements survenus entre la conception et la 11°semaine.

 

La peur ou le stress qui surviennent avant la constitution des systèmes nerveux volontaires et neurovégétatifs vont lésées le système endocrinien. Durant la période embryonnaire, le jeune organisme en formation se trouve sous une prédominance hormonale qui imprègne toutes les cellules du corps. Les conséquences seront donc généralisées et feront le lit ultérieur de troubles neuro-psychosomatiques et endocriniens importants ( F.Navarro).Cela n'arrête pas nécessairement le développement de l'enfant, mais par contre des cellules biopathiques faibles se trouvent incluses dans les tissus. La situation énergétique hypo - orgonotique est donc fixée et définitive. Plus avant dans la vie, sous le coup d'une peur inconsciente identique ou très proche de la peur embryonnaire, ces même cellules pourront être réactivées et se développer follement pour survivre - (biopathie primaire cancéreuse). Nous notons que les cellules cancéreuses ont précisément cette tendance à retourner vers les formes indifférenciées qui caractérisent les premiers temps de la gestation. Ainsi le cancer, d'un point de vue reichien, est une tentative erronée pour ne pas mourir. La reproduction anarchique et le manque d'énergie des cellules ne permet pas la maturation cellulaire, cette situation est responsable des maladies incurables de l'enfant, de certaines formes de pathologies du système nerveux, de cancers etc...

 

La peur foetale.

C'est une peur inconsciente, qui survient entre la 12° semaine de gestation et le 10°jour post - natal. Durant cette période, c'est le système nerveux neurovégétatif qui domine la structuration du foetus. Les effets de la peur se feront donc sentir sur le SNA et provoqueront une sympathicotonie de base irréversible. L'énergie est concentrée au niveau de l'hypophyse et plus généralement du diencéphale où l'on trouve les centres vitaux crâniens . Le diaphragme que l'on considère comme le deuxième cœur, est privé d'énergie et se trouve bloqué en position haute et hypo - orgonotique.

 

La sympathicotonie chronique du foetus affecte particulièrement le tissu conjonctif et sa structure. C'est la base des maladies de système et dégénératives. Les maladies de ce terrain sont polymorphes et peuvent régresser ou se révéler mortelles selon que l'on travaille ou pas à modifier le terrain. Le premier niveau (yeux - oreilles) est hypo - orgonotique. Ces personnes se caractérisent par une intelligence qui est excellente ( cortex)  et un SNA fonctionne bien. Cependant le cerveau limbique est inopérant et prive ces personnes de l'affectif et de l'émotionnel. Il existe un noyau psychotique par peur atroce de la dissolution. La verbalisation est toujours difficile.

 

La peur néonatale.

Elle peut s'installer entre le 11° jour postnatal et le 9° mois de l'enfant alors que l'enfant passe progressivement de la motilité à la mobilité. Tous les systèmes sont en place et le stress peut diffuser à tous les niveaux. L'enfant passe de l'instinctuel au langage. La peur de la période néonatale est une peur consciente qui favorise les biopathies secondaires et ont pour origine le premier champ énergétique: la symbiose mère - enfant.

 

La sympathicotonie n'est pas totale, car elle est localisée à chaque niveau du corps en tant que réaction aigue et non chronique en fonction de la signification du niveau. Cette sympathicotonie est liée au seul niveau somatique et sa problématique psychique.

C'est aussi durant cette période que se mature le patrimoine immunitaire et l'identité biologique. Il s'agit de personnes  de type «borderline», prédisposées aux biopathies primaires et secondaires  qui sont poly - étiologiques, d'évolution assez imprévisible et difficiles à cerner (diabète, arthrite, hypertension etc....).

 

Nous trouverons chez ces patients des situations énergétiques très différentes qui expliqueront qu'un même traitement donnera des résultats différents d'un patient à l'autre.

 

La peur postnatale.

Il s'agit d'une peur qui est apparue après le 9° mois de l'enfant et qui se trouve en rapport avec le 2° champ énergétique: la famille. Elle est liée à la façon dont à été négociée la problématique oedipienne. Cette peur consciente réactive qui provoque les maladies somato psychologiques qui se caractérisent par des troubles fonctionnels (gastrite, angine...) et qui peuvent éventuellement s'achever par des maladies graves (ulcère, infarctus...). Cette peur peut s'enraciner jusqu'à la puberté et se fonde sur l'angoisse de castration. Le conflit oedipien est masqué par une somatisation: les symptômes sont métaphoriques et non symboliques.

 

Si nous «n'avalons pas» une réprimande, nous faisons une angine qui nous empêche d'avaler. Si nous ne la «digérons pas», nous déclenchons une indigestion. Mon rhume est un signe d'agressivité à l'égard d'une personne que je ne peux pas «sentir».

 

Nous sommes en présence de malades psychonévrotiques hyper-orgonotiques dysorgonotiques avec un fond important de neurodystonie. Cette condition psychonévrotique peut - être la couverture d'une hypo - orgonie infra -utérine ou néonatale. Dans ce cas, les pathologies peuvent être des maladies somato - psychologiques liées à la couverture ou de véritables biopathies en rapport avec le noyau psychotique.

 

La peur pseudo génitale.

Elle correspond à la structure névrotique et se trouve très proche de la peur néonatale. Dans ce cas de figure, la peur n'induit qu'un blocage extrêmement localisé. Les petites pathologies qui naissent  de la frustration et de la répression sont spontanément réversibles et curables.

 

2 : Les 4 structures énergétiques.

Nous définissons tout d'abord 5 états de l'énergie globale dans le corps humain:

 

L'hypo - orgonie:

se caractérise par un niveau énergétique faible à tous les niveaux. Il s'agit de personnes possédant un noyau psychotique.

 

L'hypo - orgonie dysorgonotique:

se caractérise par une énergie globalement faible mais mal distribuée sur les différents niveaux. Il s'agit de personnes possédant un noyau et une structure borderline ou un noyau psychotique compensé par une couverture borderline.

 

L'hyper - orgonie dysorgonotique:

se caractérise par une énergie très forte mais mal distribuée selon les niveaux. Il s'agit de personnes possédant un noyau et une structure psychonévrotiques où de la couverture d'un noyau borderline.

 

L'hyper - orgonie:

se caractérise par une forte énergie bien répartie à tous les niveaux. Il s'agit de personnes névrotiques ou de la couverture d'une psychonévrose.

 

La normo - orgonie:

se caractérise par une énergie équilibrée, libre, labile et circulante entre tous les niveaux. Il s'agit là du cas rarissime de l'individu sain.

Lors du bilan énergétique qui est, rappelons-le, primordial en végétothérapie, l'analyse de la qualité énergétique de chaque niveau va nous permettre de définir le type de cuirasse que la personne a organisée pour se protéger de la peur. Hors le sujet sain - rarissime - il se présente 4 grands types de structures.

 

Le sujet hypo - orgonotique.

Le noyau psychologique est du type psychotique avec une impossibilité de contact avec le réel. Il est acquis pendant la période embryonnaire et foetale. Selon le test de Vincent, il s'agit du terrain alcalino - oxydé sur lequel se développent les biopathies primaires. Le sujet psychotique a une peur atroce de la dissociation, de la dissolution car il a un grand problème avec les limites, ce qui est Moi et Non - Moi. La cuirasse musculaire est pratiquement inexistante. Le faible potentiel de la personne est concentré dans le visage avec un fort blocage du cou pour maintenir l'énergie dans la tête. Les tensions s'organisent d'abord à partir des yeux avec une prédominance du premier niveau puis un semblant de cuirasse se met en place par le biais, par exemple d'un blocage principal (le cou - 3°niveau) et d'un blocage secondaire (la bouche et le nez - 2° niveau). Il arrive, dans les cas les plus graves, que le blocage du 1°niveau soit tellement puissant qu'aucun autre niveau ne puisse se mettre en place par carence énergétique.

Un psychotique compensé se porte bien, se montre supérieurement intelligent et jette sur toute chose un regard supérieur. Lors des inévitables décompensations, il sombre dans de profonds délires de type schizophrénique ou maniaco - dépressif.


Le thérapeute doit jouer pour ce patient le rôle du « bon utérus chaud et accueillant» dont il a été privé
.

Sur ce terrain se développe la grande pathologie mentale, le SIDA, les cancers foudroyants et incurables, les maladies dégénératives exacerbées.

 

Le sujet hypo - dysorgonotique.

Ce noyau est de type borderline avec un gros noyau psychotique acquis durant la période néonatale. Selon le test de Vincent, il s'agit du terrain acide - oxydé. La personne va donc présenter des traits de caractère qui ressortent à la fois de la psychose et de la névrose sous la forme d'un narcissisme, de l'ambivalence sado - masochiste, de l'oralité et des obsessions. On doit trouver chez le borderline un noyau psychotique, un blocage du cou et un blocage du diaphragme.

 

Le gros noyau psychotique a été compensé par un bon maternage , et la personne a pu construire un solide 3° niveau qui a renforcé le narcissisme, donc une identité. Le 4°niveau (diaphragme), lié à l'angoisse et au masochisme est également fortement verrouillé. Ce terrain est celui des biopathies secondaires,a savoir des maladies multi étiologiques: diabète, obésité, asthme, allergie, hypertension, maladies de peau....Ce patient vit la précarité de toute chose et a simplement peur de ne pas survivre.

 

Le rôle du thérapeute doit être la mère qui assure un bon maternage.

 

Le sujet hyper - dysorgonotique.

Il s'agit du noyau psychonévrotique correspondant au terrain acide réduit dans le test de Vincent. Cette personne a un petit noyau psychotique ainsi qu'une structure borderline limitée. C'est un état proche de la névrose. Là aussi le noyau psychotique est compensé par le blocage du cou et le blocage du diaphragme est plus labile que dans le type précédent. Le blocage du diaphragme sert ici à bloquer l'énergie du bassin suite à la frustration sexuelle lors de l'oedipe ou à l'adolescence. Le terrain de ces patients est celui des ulcères, des colites, cystites, gastrites, angine de poitrine, infarctus.....

 

La peur est ici fondée sur l'angoisse de castration et se traduit par la peur de ne pouvoir vivre (ce qui est différent de survivre).

 

Le thérapeute doit s'identifier pour son patient au parent permissif avec des pulsions oedipiennes.

 

Le sujet hyper - orgonotique.

Il s'agit du type névrotique rarement demandeur de thérapie, car il est très proche de l'état sain. Il a résolu l'oedipe mais mal et il garde l'espoir de trouver un jour la bonne solution. La base de son anxiété, c'est de savoir que toute espérance se fonde au départ sur une peur. La cuirasse est en général relativement labile, l'énergie est forte et bien distribuée entre les niveaux. La problématique est en rapport avec le 3° champ - la société. Les blocages les plus puissants vont donc se trouver au niveau du bassin. La condition hystérique est le but que doit se fixer la thérapie car elle correspond au seul blocage du 7°niveau (le bassin). IL manque la capacité d'abandon dans l'orgasme en rapport avec la peur de s'évanouir, de mourir. Il faut amener ce patient a prendre conscience que nous mourons chaque jour. Le névrotique a peur de ne pas bien vivre, et de ne pas atteindre la satisfaction de ses désirs.

 

Le thérapeute doit être l'ami auquel on peut se confier.

 

Ce terrain est celui des pathologies aiguës, réactives, temporaires. Ce sont les somatisations et les conversions hystériques. Les statistiques du Pr Navarro montrent que si nous sommes pour la plupart normaux, très peu d'entre nous sont sains!!!

 

30% de la population présente un noyau psychotique.

45%..............................................................borderline.

20%..............................................................psychonévrotique.

4,9%.............................................................névrotique.

0,1%.............................a atteint la maturité génitale.

 

Ce petit tableau montre que 75% de la population présente un fort risque biopathique.

 

J : LA SYMPATHICOTONIE.
 

Le S.N.A est l'ensemble des effecteurs qui, par le biais de neurotransmetteurs ont une fonction d'activation ou d'inhibition sur les organes et les fonctions de l'organismes participant à l'adaptation.

 

Le système sympathique agit par le biais de La noradrénaline et des ions calcium .

 

Le système parasympathique agit par le biais de l'acétylcholine et des ions potassium

 

La sur-stimulation du S.N.A entraîne des altérations profondes des rythmes et fonctions biologiques ainsi que des échanges ioniques. Il est à noter que lorsque dans un organe on trouve une parasympathicotonie et donc des ions potassium, la noradrénaline et les ions calcium développent un effet parasympathico mimétique. Ce fait explique selon Reich, la parasympathicotonie profonde des cancéreux en phase terminale. Ainsi, après des années de sympathicotonie, favorable à l'éclosion de la biopathie cancéreuse, l'organisme pour tenter de survivre, modifie son terrain neurovégétatif et bascule dans la parasympathicotonie. Elle se trouve aggravée par l'action du sympathique et les effets paradoxaux de la noradrénaline. Sous l'effet du stress, de traumatismes, du manque de satisfaction de besoins vitaux ou de frustrations, l'organisme humain s'installe dans un état d'alerte permanent, une paranoïa à l'échelle psychique et, bien sur somatique. Cet état de fait ne peut, en général que se renforcer. L'individu recrute de plus en plus d'énergie pour se protéger, se défendre et refouler son angoisse. Le résultat survient au bout de longues années, sous la forme d'une inhibition totale avec une sensation d'épuisement profond. Toute action, même la plus gratifiante en temps normal, devient pénible car le flux vital est entièrement organisé en direction de la défense contre l'angoisse. Les pathologie psychique et somatique se renforcent de la puissance que le malade met dans sa protection: la cuirasse caractérielle et la cuirasse musculaire.

 

Confronté à des structures de plus en plus rigides donc inadaptables, l'organisme va faire des tentatives de réharmonisation en favorisant le surgissement plus ou moins violent, de décompensations psychiques et physiques.

 

Les affirmations de Reich en ce qui concerne les phénomènes de rétraction ont été vérifiées expérimentalement. L'expérience effectuée à Boulder University, montre que la cellule répond par une contraction ou une relaxation aux changements du milieu extérieur. Quand la température baisse, la cellule devient globulaire et se contracte en utilisant un mécanisme de défense qui vise à conserver un maximum d'énergie, dans un petit volume en limitant les pertes et les échanges avec l'extérieur. Le prix a payer est l'épuisement à terme du systéme selon la loi entropique.

 

Si la température revient aux alentours de 37°, la cellule revient à sa forme initiale et à sa fonction. Par contre si le stress dure trop longtemps, la cellule ne revient plus à sa forme originelle et reste définitivement rétractée. La «motivation» de la cellule à se contracter est l'instinct de survie, la «peur de la mort». L'homme, en tant qu'organisme vivant, ne se comporte pas autrement. Reich en déduit que la peur- sous une forme ou une autre- est à la base de toutes les biopathies.

 

La maladie psychosomatique acquiert donc le statut d'ultime défense, d'appel à l'aide voir de fuite par rapport à une problématique psychique. Etre malade dans son corps, c'est avouer que l'on est débordé sans avoir «l'humiliation» de reconnaître avec des mots, notre défaite psychologique. L'homme est ainsi fait, qu'il perçoit comme plus honorable et moins compromettant une maladie somatique qu'une fragilité psychique. Le corps souffrant permet d'invoquer la malchance, la  non responsabilité dans la genèse des troubles alors qu'il est impossible de plaider de la sorte si l'on admet la subsidiarité du symptôme somatique par rapport à l'épuisement psychique, qui est un aveu de faiblesse très dévalorisé dans notre société.

 

1 : Le mécanisme de l'épuisement.

L'étude de la physiologie de la contraction musculaire et du cycle de Krebs montre à quel point la contraction nécessite la médiation du S.N.A.

 

·         La contraction aérobie suppose une bonne irrigation sanguine du muscle réglée par le parasympathique), lorsque un effort de durée moyenne ou prolongée et d'intensité modérée sollicite fortement le sympathique.

 

·         La contraction anaérobie ne nécessite pas d'oxygène sanguin, mais elle épuise le muscle en diminuant les réserves d'A.T.P. Le repos, après l'effort, permet la reconstitution du stock par l'apport de l'oxygène sanguin.

 

Dans les deux cas, la fatigue est un phénomène normal et le repos, une nécessité vitale, qui permet à l'organisme de récupérer après un laps de temps plus ou moins long, en fonction de l'âge, de l'entraînement etc....Or, dans la réalité, c'est l'hyperactivité qui est gratifiée. Le narcissisme surdéveloppé permet de repousser toujours plus loin les défis que le milieu nous impose à dessein sous la forme d'une compétition qui se pose de plus en plus en terme de survie et d'intégration. Nous savons maintenant que l'hyperactivité favorise la sympathicotonie qui s'oppose à la récupération. Cette hyperactivité ( qui se présente le plus souvent comme une fébrilité ) camoufle un épuisement généralisé. La cuirasse musculaire se verrouille de plus en plus pour tendre sans cesse vers l'effort et le dépassement. Cette tension chronique ,qui s'oppose au fonctionnement harmonieux des systèmes adaptatifs, rend nécessaire la décharge d'une partie de l'énergie de stase accumulée. C'est ainsi, qu'un nombre impressionnant de nos contemporains se reposent en faisant du sport le dimanche et le soir!!!!! Si nous faisons la sommes de la dépense énergétique que doit concéder un individu pour être conforme à ce modèle, le bilan s'avère dramatique:

 

Une personne doit:

·         refouler ses émotions et sa problématique psychique.

·         travailler souvent au - delà de ses forces.

·         repousser les limites de sa fatigue pour éviter la dévalorisation.

·         rester et devenir de plus en plus efficace.

·         «se détendre» et se valoriser dans le sport.

·         faire face sans faillir aux infinies sollicitations de son environnement.

·         gérer ses problème, sans rien en montrer;

·         ne pas écouter les plaintes de son corps.

·         accepter les frustrations sexuelles car l'énergie est de plus en plus indisponible pour une sexualité gratifiante. Ceci s'analyse en terme entropique ( cf Cours 1)

·         être un bon citoyen, un bon parent, etc....

·         avoir suffisamment peur pour accepter le conformisme.

·         mais ne jamais monter sa peur qui est un aveu de faiblesse.

·         ne jamais être faible: « vae victis».

·         rester jeune.

·         être  «flexible» selon le terme à la mode et qui se traduit de façon triviale par:

·         « être jetable après usage.»

·          

Cette liste n'est, hélas pas exhaustive. Le travail, dans ce contexte totalitaire, en totale contradiction avec les besoins fondamentaux de l'être humain justifie, une fois de plus son étymologie: trapalium qui est un instrument de torture.        

 

 

 

Individu

 

Action

   

Fatigue

nombreuses sollicitations

peur de déchoir à son propre regard et celui des autres

 

fatigue + arrêt du travail                                                                   fatigue + hyperactivité

dévalorisation                                                                                        valorisation

 

honte                                                                                                  fierté + hyperactivité fatigue

 

dépression +dévalorisation +++                                                         fébrilité + gratification

 

culpabilisation  

 

                                                    sympathicotonie

 

maladies

 

                                    épuisement +retour au travail + gratification

                                                 

                                                   sympathicotonie +++

             

                                                   maladies chroniques

                                

                                   maladies curables      maladies incurables                                      

                        (biopathies secondaires)      ( biopathies primaires)

 

 

            thérapies 

           changement de  mode de vie                       fuite dans une maladie «contrôlée»

                                                                                hyperactivité persistante - mort     

 

 

Nous entrons dans une forme de tyrannie, la toxicomanie du sport fondée sue la stimulation maladive et compulsionnelle du systéme adrénergique. Nous savons en effet, que l'effort prolongé, libère des endorphines dans le sang, ce qui valide doublement le fonctionnement pervers de l'hyperactivité.

 

·         les endorphines (morphines naturelles) sont des hormones du plaisirs.

 

·         elles repoussent les limites de la perception de la fatigue et de la douleur.

 

·         ces comportements dangereux et anti naturels s'auto-entretiennent car ils sont gratifiés par la société et sont physiquement et psychologiquement gratifiants pour la personne.

 

Reich, penseur politique, à montré les liens entre la valorisation du travail, de l'effort du sacrifice et du culte du corps et l'idéologie fasciste  «noire» ou «rouge». Les slogans nazis « le travail rend libre - la force par la joie»,  la peinture officielle soviétique qui magnifiait l'homme au travail ou au combat prouvent amplement la filiation directe de l'imaginaire fasciste avec le meurtre émotionnel et la divinisation d'un corps jeune et efficace du surhomme.

Par lobsang sonam - Publié dans : Connaissances pour thérapeutes - Communauté : Psychanalyse et thérapies
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